mardi 30 août 2016

En finir avec la baleine (reprendre la forme en perdant des formes)

La vie est une suite d'étapes. Certaines plus difficiles à franchir que d'autres. Pour ma part, prendre ma vie comme un chemin et non une réaction au passé n'a pas été si évident. Devenir adulte, prendre soin de l'adulte et non de l'enfant en moi (ou des autres). Je me suis concentrée sur l'intellect délaissant le superflu qui est devenu superdé(en)veloppé.

Ou la réflexion d'une baleine pour ne garder que sa queue de cétacé, afin de bien faire une queue de poisson aux diktats des régimes (et des préjugés)!

*source image

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Et puis il a fallu faire avec cette obésité. L'assumer et ne pas vouloir devenir shar pei donc rester telle que. L'assumer et vouloir tout de même repasser à une norme plus facile à habiller, à bouger.


Après cette séance animalière, passons au gras double. Je suis en obésité, ce n'est pas une vue de l'esprit, pas une coquetterie de midinette. C'est un mot médical, grossier, mais exact, trois chiffres sur la balance, sans zéro et pas que des 1. A l'inverse de ce que certains pourraient dire, je n'ai pas honte! L'obscénité est seulement dans ce que j'ai vécu, souffert et dans le mal que je continuais à me faire et non dans ce que les autres voient en me regardant.


L'assumer avec humeur, humour. Vouloir une hygiène de vie et non une perte de poids! (non non ce n'est pas identique!) Je suis ainsi partie durant quelques années sur différentes voies comme le montrent mes anciens billets.

Alimentaire: parce que je suis une fervente opposante aux régimes (à toute restriction cognitive)! Il a été question de favoriser des modes alimentaires, flexitariens mais aussi crétois et Okinawa, de retrouver ses sensations alimentaires (satiété, rassasiement, faim) et de prendre plaisir. Cela fait donc quelques années que je mets la main à la pâte pour que ces gestes deviennent naturels et peu demandeurs d'investissement. Parce que oui, je n'aimais faire la cuisine que de bonne humeur, le reste était faire la bouffe et là je parais au plus pressé. Il a fallu du temps pour que les recettes s'enchainent avec souplesse.

Émotionnelle: parce que toutes mes émotions se compensaient ainsi. J'ai cherché des méthodes de lâcher prise, de la méditation de pleine conscience. Je ne suis pas assez assidue mais je persévère.

Stop sédentarité: marcher encore et toujours, prendre le prétexte d'une amitié naissante pour le faire 1h presque chaque matin en papotant; prendre le prétexte d'une montre podomètre pour faire plus de 10 000 pas par jour. Nager quand l'occasion se présente, faire du vélo quand l'enthousiasme me prenait, onduler sur de la zumba quand le dos le permettait.

Mais je n'étais pas encore dans l'optique de perdre du poids. Enfin pas tant que cela.
Il y avait, en plus, deux vérités peu agréables que je gardais en mémoire pour ne pas démarrer mieux:
- Les cellules graisseuses, adipocytes, sur un sujet qui prend du poids, ont deux méthodes de stockage: se remplir et grossir ou se multiplier. En sachant que, si les adipocytes se sont multipliées, c'est irréversible. Donc plus de gras!
- Si le sujet a expérimenté plusieurs régimes (même contre son gré), la restriction des apports alimentaires réduisait le métabolisme de base propre à libérer le gras! Le métabolisme ne revenant plus à la normal. Donc plus de gras!

Il a fallu un petit d'homme mettant à mal mes genoux et une intervention sur ces adipocytes d'un coach médiatisé pour que je parte sur une nouvelle voie:


Sportive: Il a parlé d'adrénaline comme d'un bouchon décapsuleur d'adipocytes. De cardio et de musculation. Conquise sur le papier par les exercices adrénergiques, soit libérateurs de lipide sur les zones les plus récalcitrantes. Non, je ne deviens pas fashion! Et voici que cet été je suivais sa Méthode détox Fitnext.

Sur l'ineptie des régimes et une voie possible:

Sur la prévalence de la musculation:

Sur les efforts anabolisants et catabolisants:


Erwann Mentheour propose un coatching en ligne payant, dégressif en multipliant les mois. J'ai choisi pour ma part son livre Méthode. Mon objectif premier n'est pas de perdre du poids mais de me reprendre en main. Après son parcours très instructif et des éléments scientifiques et sur la nutrition, sur le corps et le sport, il offre 6 semaines clefs en main: alimentaires, sportives et de zen attitude.


Je n'ai pas suivi ses menus ciblés pour une action détox (avec recettes en fin de livre) tout en gardant en tête des éléments prégnants: - pas de plats industriels tout prêts - pas de café - pas d'alcool - pas de chocolat - pas de pain après le petit déjeuner - pas de laitage après le midi (et si possible pas de vache) - une monodiète de détox au début - une autre chaque soir de sport - légumes si possibles seuls le soir (pendant les 40 jours). Je ne me suis pas restreinte et ai suivi globalement que peu d'éléments (surlignés), le reste a tout de même évolué avec les repas d'une famille retrouvée pendant les vacances.
J'ai tout de même énormément fractionné mes repas en offrant des pauses douceurs à 10h et à 16h (fruits et fruits secs). Pauses qui se sont avérées très salvatrices sur mon appétit, de potentielles envies de grignotage et surtout sur des compulsions possibles tournées vers le sucre rapide! Je me suis mise à la tisane de thym et aux rototos de souffre (capsules d'huile de haarlem prises les soirs de sport).


Agréablement surprise par les exercices en isométrie (en tension, en gainage mais sans mouvement) et les autres sans matériel et peu douloureux pour le dos.
J'ai pris au pied de la lettre toute la partie active. Trois jours de sport par semaine: une séance cardio (footing) progressif de 30 minutes à 1 heure, deux séances de 45 minutes de musculation dont une couplée à du cardio. Faire de la musculation est vraiment une nouveauté, j'avais bien fait des abdos, mais là, la cadence et l'intensité sont importantes. Voici par exemple mon exercice horreur!


Pourquoi en parler autant ? parce que cela marche. Cet été, une nouvelle silhouette est apparue: plus ferme, plus gainée et un moins lourde (presque moins 10 kg sans régime ni restriction en 2 mois).
Et puis je continue au quotidien comme une hygiène de vie. Je vous laisse suivre le site Fitnext pour la méthode, les exercices, les focus alimentaires et les vidéos.

J'ai échangé le footing (trop traumatisant pour mon dos) par un autre exercice de cardio effectué en endurance fondamentale: la marche nordique. Vous savez cette marche avec bâtons, entre marche et ski de fond! J'en reparle ici.
En plus de mobiliser plus de muscles que le footing, la marche nordique m'apporte une foulée évidente (et une suée).


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Ne reste plus qu'à...

S'approprier les plis, les drapés. Y voir une pelisse, une douceur revenue après un traumatisme assoupi. Retirer les écailles de la carapace, de l'armure. Choisir d'autres armes pour se battre contre la vie. Pour la vie. Lâcher du lest pour aller de l'avant. Ne plus avoir peur de cette peau qui va inévitablement être détendue, trop lâche.

dimanche 28 août 2016

Quelques notions de latin (suite)

Nous avons fini le livret "Minimus, starting out in latin" de Barbara BELL et illustré par Helen FORTE dont je vous parlais là. Le lutin a tellement adoré que nous avons commandé le second volet.


Je voulais revenir sur ce sujet après avoir fait toutes les leçons. A chaque leçon le travail était est pour moi et pour le chenapan. Je préparais en amont en traduisant le vocabulaire nécessaire... en latin mais aussi en anglais (parce que les focus historiques ou mythologiques sont assez longs).
- Je lisais l'histoire en bande dessinée sans aide du vocabulaire et en mimant, rejouant la scène, il se faisait une idée du sens. Il m'a fallu reprendre quelques notions de prononciation.


Dans le livret, d'ailleurs, il est question de mettre un accent sur les syllabes. Je dois dire que je n'ai pas réussi. Le CD, à acheter à part, serait alors un complément (cher mais appréciable si l'objectif est de valider les acquis!).
- Puis nous arrivions au vocabulaire, avec sa traduction et une recherche des mots français partant de cette étymologie.
- Le petit d'homme lisait alors l'histoire pour bien prononcer et comprendre.


- Nous découvrions la gymnastique grammaticale du latin avec des questions sur les terminaisons des mots (pour mettre en évidence les accords ou les conjugaisons), pour mettre en évidence la nature des mots (noms, verbes, adjectifs, adverbes ou conjonction). Pas de leçon à proprement parlé mais une indication de l'ordre et des variations d'un même mot.
- Je traduisais le focus historique, sur la santé et l'hygiène des romains, leurs trajets, leurs armées et les pays conquis au peuple tenu en esclavage, leurs repas ou encore leurs funérailles.

*source Vindolanda avec une visite activité de ce fort romain

Ce livret a pris le parti de nous faire découvrir la culture latine de l'intérieur en parlant d'une famille qui a vraiment existé en Grande-Bretagne, sous l'empire romain, et plus particulièrement dans la ville de Vindolanda.


Les photos des objets découverts pendant les fouilles appuient le texte et des explications sont aussi présentes, comme ici la stratégie de la tortue.


- Une seconde petite histoire en bande dessinée suivait (lue deux fois puis par lui)
- A chaque fois le thème amenait une histoire offerte à l'enfant, de culture latine, grecque ou britanique. En parlant d'étourderie nous présentions Icare, à l'arrivée d'une nouvelle jeune esclaves où les autres serviteurs font les fanfarons c'était la boite de Pandore, la colère de la déesse Diana et du sort d'Actaeon, pour éviter toute avidité Midas est convoquée... Les premiers exploits de Thésée, le cheval de Troyes, l'amour impossible de Pyramus et Thisbe... Ou encore les déesses et dieux repris aux grecs, noms latins et grecs à côté.

Au final, le livret aide à une lecture amusante de phrases courtes latines. Peu à peu certains mots de vocabulaire rentrent. C'est surtout un rythme inclus par le verbe à la fin et une attention portée aux accords.
C'est amusant, instructif et aussi très généreux en narrations parentales ou professorales. Le niveau 7-11 ans est là pour indiquer qu'il s'agit bien d'une première approche mais pas forcément des bases. Nous attendons avec impatience le second volet pour découvrir ou capitaliser la curiosité que le lutin a démontrée.

samedi 27 août 2016

Trésors des plages

Aujourd'hui pas de plage. Nous sommes rentrés. Nous avions profité des proches. Puis seulement de la mer et des vagues. Après le goûter, pour défier le temps, la pesanteur, le vent. Le soleil un peu moins rude sur les dos, les fesses un peu en l'air pour regarder les laisses de mer et quelques coquillages en prime.


Chaque été, je porte mon dévolu sur un nouveau coquillage. Ce fut les si fragiles tellines roses, puis les patelles, puis une année les crépidules envahissantes. Les dentales ont pris le dessus depuis quelques années.
Cet été, j'ai porté mon dévolu sur les pétoncles, magnifiques petits coquillages en forme de noix de Saint-Jacques à une seule encoche.

Puis, je me suis laissée prendre au jeu de la marche tête baissée, pour le plaisir du sel sur la peau, de l'eau fraîche sur les pieds. Une récolte plus tard, nous les avons annotés.

Été 2016:

 - donaces, tellines et pied de pélican

- anomies si friables, turitelles, gibbule, natice, nasses réticulées, patelles, pourpres et balanes

 - murex, tellines, dentales et turitelles

- et pétoncles

mardi 16 août 2016

Premiers sons, premiers mots, premières approches d'une culture: le latin

J'ai ramené beaucoup de propositions d'activités éducatives. Toujours pas de cahiers de vacances mais de vrais livres d'apprentissage. Parmi eux, une approche du latin pour les 7-10 ans: "Minimus, Starting out in Latin" de Barbara BELL (Merci C-A). Pourquoi donc lui rajouter un apprentissage de plus par rapport à ceux proposés dans le cursus normal? Parce qu'il est en demande d’étymologie. Et puis c'était un test pour plus tard car là, les histoires et les petits exercices sont très rapides et accessibles.
Pour ceux qui me connaissent, j'ai rajouté une complexité: le livre n'est écrit qu'en latin et en anglais. Le dernier m'aidant juste un chouilla vu mon niveau.


Je n'avais pas laissé le choix d'une première séance... un mois après la fin de l'année scolaire pour le laisser un peu souffler. Et puis, à lui de m'indiquer si l'apprentissage lui plaisait.

Oui, il les réclame. Dans ce livre il n'y a que 12 leçons que nous aurons vite fait de préparer. A chaque fois une petite histoire en bande dessinée, du vocabulaire.
Puis en anglais quelques exercices de grammaire. Une explication des noms, masculin plus en -us, féminins plus en -a, des adjectifs qui s'accordent. Puis une approche très simple des verbes et de la conjugaison sur plusieurs leçons -mus, -nt, -o... tranquillement, instinctivement pour découvrir que les pronoms personnels ne sont pas nécessaires. Puis les adverbes.


Un peu de pratique, un peu de lecture, quelques éléments de la culture latine ou d'histoire et très souvent une histoire offerte, mythologique (latine) ou anglaise. (Icare, Narcisse et Echo etc...).

Nous venons d'en faire la moitié, je reviendrais vous en parler à la fin. Voici le second billet.


Nous sommes repartis. Nous avons les pieds dans l'eau, souvent. Nous avons la tête parmi les feuilles, un peu... et très peu parmi les pages de livre.
Beaucoup de retrouvailles familiales, beaucoup de grands bonheurs pour le lutin qui a profité à fond de son oncle, de son cousin et de sa tante. Beaucoup de sueurs (oui oui elles n'ont pas la même odeur selon mes deux "activités sportives" - j'en reparlerais-), même quelques sueurs froides avec multiples piqures (ils ont presque cru qu'il y en avait plus de 20!) juste en achetant du miel (et de la gelée royale et de la propolis...)


Beaucoup de regards dans les arbres sans la retrouver, elle qui grimpait partout, jouait au trampoline dans le tilleul, s'arrêtait en position -vous me voyez bien là-... Séraphine s'est noyée il y a 2 mois, elle avait 4 ans. Ne restent que des pies bien trop joyeuses à mon goût.

J'ai emmené mon petit portable... pour me rendre compte après quelques soirées d'essais, que je ne me rappelais pas de mon code. Donc pas de billets. Un seul peut-être, celui-ci.