mercredi 15 juin 2016

Premiers hommes

Nous continuons à découvrir les premiers hommes en terminant de lire ensemble "Qui sont nos ancêtres? Grands singes, homme, ce qu'on ne sait pas encore..." d'Anna ALTER et Brigitte SENUT, illustré par Caroline HÜE.
La bipédie précède-t-elle l'augmentation de la taille du cerveau? Avons-nous aussi interpréter faussement les ossements et les modes de vie, en se basant sur les référents actuels (hommes et grands singes modernes) ou en raison de la subjectivité des scientifiques de l'époque (homme avec un mode de vie patriarcal, occidentaux...).
Nous ne savons pas encore tout, voire pas grand chose. 


Et puis, il y avait bien, perdu dans les armoires (la cave?), une activité que le lutin avait envie de faire. Un achat datant d'avant même d'être maman (comme quoi certains virus étaient bien présents).
Reconstruire un visage de néandertalien!

Nous regardons comment faire... crâne, muscles, gras, peau... Et dire que je lisais encore il y a peu le  "Petit traité de morphologie" d'Agnès MAUPRE...



avec le travail de reconstruction dessinée ou sculptée, il n'y a qu'un pas. Regardez le travail d'Eduard Olaru!


Pendant que le petit d'homme applique les picots marquant l'épaisseur des muscles, je lis sur ce voisin de l'Homo sapiens ce qu'en dit Gille MACAGNO dans son livre "La longue marche d'Homo sapiens, la fabuleuse histoire du bipède". 

 
La partie blanc cassé correspond au crâne, la jaune à de la matière musculaire ou de chair ajoutée par avance et les petits amas blancs à de la graisse.


Nous avons fait avec de la pâte à modeler playd. à défaut de celle contenue dans le kit (très vieille elle semblait fichue). Nous ne pouvons donc pas créer une face pérenne ni même polir la pâte à modeler prévue ressemblant à de la terre glaise.


Et puis l'ami de tout au monde a agit.


Nous avons la preuve de la présence de schtrumpfs (ou d'avatars) au sein du peuple néandertalien!


Nous avons prolongé avec les différentes interprétations tri-dimensionnelles proposées avec un crâne de néandertalien par les paléosculpteurs... et la question: part-on plus sur un visage humain ou animal?





et celle de John Gurch.


lundi 13 juin 2016

Encore quelques solides (polyèdres) et leurs patrons


Nous revoyons quelques éléments des formes géométriques en 3 dimensions.
Pour réviser le cours, nous réactivons les termes de base avec les cartes de nomenclature Montessori (trouvé sur le site de ParticiPassions, ici la série 8):


base, face, arête, sommet, polygone (surfaces des polyèdres), polyèdres dont certains particuliers (prisme, cube, pavé droit).


Puis le jeu "Pirate As de la Géométrie" pour retrouver les éléments sur les solides. Compter les faces, les arêtes, les sommets, vérifier grâce à la roue


puis dessiner un des patrons possibles.


jeudi 26 mai 2016

Naissance de l'homme sur Terre

L'homme vient du singe! Non, ce n'est pas si simple... nous sommes, les singes et nous, des primates et, dans ce sens, avons un ancêtre commun mais notre arrière arrière arrière arrière ... ...  etc... grand-père n'était pas un singe! La question était revenue il y a pas si longtemps. Juste le bon moment pour me dire, qu'encore une fois, les Grandes leçons Montessori étaient essentielles pour accompagner la curiosité des enfants. Nous avons déjà aperçu "La naissance de la Terre" ici ou , "La naissance de la vie sur Terre" ici ou , il nous fallait regarder plus près de nous encore.

J'ai ainsi complété encore un peu la frise chronologique des hominidés, en millions d'années.


Un trait coloré sur la frise correspond aux temps de vie sur Terre, un seul est encore en vie bien sûr.
J'ai préparé 22 cartes des hominidés, en ajoutant l'homo floresiensis (le hobbit) et l'homo georgicus (qui pourraient n'être que des formes différentes de l'homo sapiens pour le premier et de l'homo ergaster pour le second) ainsi que l'Australopithecus sediba découvert en 2008, par contre je n'ai pas mis l'Australopithecus prometheus, appelé Little foot. Je me suis aidée du livre "La longue marche d'Homo sapiens, la fabuleuse histoire du bipède" de Gille MACAGNO, du site Hominidés et de celui-ci.


Soit 2 premiers bipèdes:
- Sahelanthropus tchadensis, Toumaï
- Orrorin tugenensis, Millenium
Soit 8 australopithèques et compagnie:
- Ardipithecus ramidus
- Australopithecus sediba
- Australopithecus garhi, Kiki le farceur
- Australopithecus anamensis, australopithèque du lac
- Australopithecus africanus, Jojo l'africain
- Kenyanthopus, Gueule plate
- Australopithecus bahrelghazeli, Abel
- Australopithecus afarensis, Lucy


Soit 3 paranthropes:
- Paranthropus boisei
- Paranthropus aethiopicus
- Paranthropus robustus
Soit 9 premiers hommes:
- Homo habilis
- Homo georgicus, Georges
- Homo erectus (dont l'homme de Tautavel et celui de Pékin)
- Homo heidelbergensis, Helmut
- Homo neanderthalensis (dont l'homme de la Chapelle aux Saints)
- Homo ergaster, l'artisan
- Homo rudolfensis, Rodolphe
- Homo floresiensis, le Hobbit
- Homo sapiens (dont l'homme de Cro-magnon et Otzi)


J'ai créé des formes plus simples en papier calque pour bien voir à quelle grande période vivaient les différents types d"hominidés: bleu les premiers bipèdes, orange les australopithèques, violet les paranthropes et vert les hominès (du groupe homo).

Le lutin remet peu à peu les cartes des hominidés à la bonne place, les ensembles colorés par types de premiers hommes puis quelques inventions importantes (issues du blog Le bonheur en famille) comme la métallurgie, l'art, la maitrise du feu, l'élevage, l'agriculture, l'outil en pierre. Cela permet vraiment de voir que pendant très longtemps les premiers hominidés n'avaient rien de plus que les autres animaux à leur accès. Elles arrivent la plupart au paléolithique soit à partir de 500 000 ans avant J.C., après la maîtrise du feu.
Le livre de MACAGNO est encore un peu trop ardu pour le petit d'homme alors nous lisons ensemble "Qui sont nos ancêtres? Grands singes, homme, ce qu'on ne sait pas encore..." d'Anna ALTER et Brigitte SENUT, illustré par Caroline HÜE.
Les questions restent entières et dépendent des recherches. A l'heure d'aujourd'hui Lucie a été détrônée par Toumaï comme le plus lointain de nos cousins hominidés... jusqu'à la prochaine découverte. Quand notre ancêtre est-il descendu de l'arbre? Pourquoi est-il devenu bipède? ...

*source

Puis aussi une relativisation des résultats.
Nous n'aurions fouillé presque que des déserts et non des forêts: les fossiles à l'est du rift africain sont plus importants mais est-ce un échantillon de la réalité ou juste le résultat de fouilles effectuées plus souvent dans cette région qu'ailleurs? Comment distinguer les ancêtres des grands singes des premiers hominidés sans passer par une étude plus approfondie des ancêtres des grands singes?

dimanche 15 mai 2016

Frustration de la Méthode de Singapour (et exemple d'opération avec les nombres décimaux)

Quoi!? Ne serait-elle pas amplement satisfaite? Celle qui depuis maintenant près de 4 ans nous en parle. Si si. Mais à chaque fin d'année il y a un moment un peu plus difficile à passer. Celui où la connaissance de la réponse par le loupiot prend le pas sur la démarche.

La Méthode de Singapour tourne autour de chaque concept en offrant à chaque fois de petites étapes. Toutes petites étapes permettant de ne pas frustrer les enfants, car normalement la difficulté est très minime par rapport à la dernière séance. Justement, certaines séances ne sont pas forcément des étapes plus ardues mais des exercices complémentaires.
Le lutin a déjà fait quelques séances avec les exercices décimaux. Je vous passe celles qui permettaient de les découvrir et les appréhender. Pas à pas, il a additionné des centièmes et des dixièmes sans retenue, puis des nombres décimaux à un chiffre après la virgule, puis à deux chiffres après la virgule, avec retenue. Il a estimé son résultat. Puis soustrait des centièmes aux dixièmes sans échange.


De tête, en mariage de nombres, en posant l'opération en colonne.
Pour que la soustraction avec échange soit bien comprise et digérée, il a dû, à nouveau représenter et modéliser ...
Ici, il devait poser la soustraction des nombres décimaux mais aussi bien noter le tableau de numération... alors qu'il savait déjà la différence. L'intérêt était dans la pratique du raisonnement mathématique et non dans le résultat... choisir la lenteur pour exprimer ce qu'il se passe et non la rapidité d'une réponse même bonne.
C'est aussi ce que j'aime dans ce processus: privilégier la démarche afin d'aller encore plus loin... une autre fois.

mercredi 11 mai 2016

A nos crayons!

Cela revient de plus en plus souvent. Cela nous détend (euh avant de nous énerver parce que le résultat ne correspond pas à nos attentes) puis nous donne, tout de même, l'impression du devoir accompli.

Des défis dessin.
Pour que le lutin malaxe la pulpe de l'index et du pouce, rende léger l'hypothénar... se faire encore et encore les mains aux gestes, l'oeil aux formes, détails et proportions. Peut-être aussi pour qu'il entretienne un enthousiasme et se crée un style.
Pour que tous mes moments de dessin ne soient pas enfouis dans des moments de survie, pour s'échapper de l'ombre du premier amour, confirmer ma personnalité, me dire que je suis rouillée sans style mais que je peux encore jouer avec...
Des dessins selon... copier, copier, copier, encore et encore pour prendre de l'assurance...

Un premier parce que le petit d'homme avait dessiné seul, je devais moi aussi m'y coller... 


un second de lui seul parce que décidément cet Anubis est top...



puis selon Jens HARDER...


Zao Dao une fois, puis deux parce que oui, le dessin est mieux.


Puis un de nos héros du moment: un yokaï pour lui avec Kitaro (de MIZUKI auquel nous devons le très bon "Nononba", j'en parle ici), un testostéronné de mon côté de Sean MURPHY (oui, des fois il y a quelques muscles dans mes références masculines, dont ce punk, j'en parle là).


Me dire que franchement j'ai un problème de proportion... par précipitation? J'aurais dû m'arrêter là.

mardi 10 mai 2016

Jules Verne, un passeur de sciences

Je n'en ai pas fini avec les lectures à voix haute offertes au lutin. Il va sur ses 10 ans et pourtant je ne m'arrête pas. Ces moments n'ont rien à voir avec ceux de lecture individuelle ou même de ses lectures à voix haute.
D'une part, elle permet d'être plus rapide et d'offrir ainsi des textes un peu plus long sans lui demander cet effort. Pourquoi? Parce qu'il est bon aussi qu'il ne se concentre que sur la compréhension et l'imaginaire.
Cela permet aussi de se poser bien plus de questions et d'en parler même sans trouver forcément de réponses. Il lui arrive aussi de demander des compléments, nous allons alors regarder des atlas, des documentaires sur un élément précis.


Je me suis beaucoup inspirée des voies d'apprentissage de Serge BOIMARE, pédopsychiatre. Non, je ne l'ai pas lu... pas encore. Les processus qu'il décrit sur l’échec scolaire semblent être pertinents mais je me suis concentrée sur les éléments mis en œuvre pour délier les frustrations, les peurs archaïques et la réflexion.
Il met ainsi en avant la médiation culturelle. Je ne peux qu'adhérer. Et particulièrement la lecture à voix haute par un adulte d'un texte fondateur. Il propose après un débat pour une meilleure compréhension du texte mais aussi des questions universelles.

Nous avons ainsi lu de la mythologie, grecque (merci surtout aux feuilletons de Murielle SZAC) ou autre, puis sur les chevaliers mais nous sommes restés un peu hermétiques, le chenapan et moi. Les histoires peuvent être fabuleuses mais nous n'avons pas encore trouvé (je n'ai pas encore trouvé) de quoi rebondir à notre lecture un peu chaotique.
Lecture offerte avec ou non un petit travail derrière mais pas de débats après lecture à proprement parlé, le crapouillot étant assez loquace pour illustrer le propos au besoin.

Puis voilà, nous démarrons un grand projet, en plusieurs temps, avec arrêts obligatoires, selon motivation et au long court (parce que la matière à lire est énorme): nous démarrons les lectures de Jules VERNE. Ses "Voyages extraordinaires" sont nombreux, près de 80... nous nous arrêterons ici et là.


Je n'ai jamais lu de Jules VERNE. C'est pourtant un des rares auteurs que j'aurais pu retrouver dans les maisons familiales. J'en ai bien lu quelques pages et aussitôt j'étais prise d'un ennui assoupissant. Pas moyen de passer la page 100. Alors pourquoi y revenir? Pourquoi offrir du soporifique? Parce qu'il est tout de même un auteur de l'aventure et des possibles.
Quand Serge BOIMARE parle de lui comme auteur référent, je ne suis pas étonnée. Il est tout de même de la veine des explorateurs, fictif (?). Alors oui, je compte ouvrir des atlas, des dictionnaires et des encyclopédies avec sa lecture. Et je me prépare à cette lecture offerte, accompagnée, ouverte et pourtant dirigée.

Oui mais voilà, je comptais offrir par là-même des leçons de chose. Un peu de biologie, d'astronomie, de botanique, de mécanique etc... Une forme d'illustré scientifique.
Il existe ainsi quelques versions des Voyages (par numéro aussi) augmentées d'un support explicatif. Celles dont nous nous servirons pour l'instant:
- "Autour de la lune" (9ème) illustré par Jame's PUNIER et annoté par Jean-Pierre VERDET, ancienne édition Gallimard jeunesse. Que nous avons démarré.
- "Le Tour du monde en 80 jours" (14ème) avec appareil pédagogique de Laurence SUDRET et surtout pour ce qui m'intéresse maintenant une frise historique et culturelle, édition Magnard.
Restent "De la terre à la lune" (4ème) et "Les 500 millions de la begum" (19ème) pour plus tard.

Ne trouvant pas de fichier tout prêt me permettant d’allier récit fictif de VERNE et propos de présentation scientifique, j'ai cherché dans les essais.
- "Jules Verne et les sciences, cent ans après de Michel CLAMEN
- "Jules Verne l'enchantement du monde", conversations de Michel SERRES avec Jean-Paul DEKISS.
VERNE anticipait-il les sciences? Offrait-il autant de science-fiction que de réalités avérées? Michel SERRES et Michel CLAMEN ne semblent pas d'accord. Pour le premier, l'auteur vulgariserait surtout les propos scientifiques de son temps, voire juste de sa génération (la théorie scientifique étant en avance sur ces pérégrinations inventées). Je n'irais pas plus loin ici, si ce n'est que le second va m'offrir un écrin aux lectures sur le contexte scientifique de Jules VERNE.

Oui mais Michel SERRES marque bien les limites de mes illusions à partager de la science, il me faudrait plus de latente que de patente. Oui mais bon!
"Distinguons donc la science patente, par exemple la biologie des poissons, chez Nemo, l'astronomie de Black, la géographie ou l'entomologie de Paganel, que tout le monde voit et qui ennuie le lecteur souvent: jamais intéressante parce que l'auteur la recopie sans qu'elle entraine l’œuvre littéraire. Le lecteur se moque qu'il sache par cœur la classification des poissons ou celles des strates de la Terre, copiée chez Boucher de Perthes ou ailleurs. Loin de la science, voilà du pur plagiat, charge pesante pour le texte et non son moteur, d'invention ou d'allure. Le moteur seul passionne, car il entraîne, fait courir de l'avant et donne au récit vent arrière." (extrait de "Jules Verne l'enchantement du monde", conversations de Michel SERRES avec Jean-Paul DEKISS)
La documentation sera pourtant de la partie chez nous, pour cette lecture offerte et guidée, et je laisserais la science latente, celle que nous n'attendons pas, s'infiltrer seule dans la lecture du petit d'homme.
En attendant je continue la lecture de ces deux essais pour continuer à découvrir cet auteur autoritaire/augmenteur et celle de Jules VERNE qui nous emmène sur la lune... quoique pas sûr!

samedi 7 mai 2016

Cinéphilie

Quand je n'étais pas encore mère, quand j'étais encore femme active et ramenant le sou, quand je n'étais qu'une amoureuse... nous allions dans les salles obscures, beaucoup, ici et ailleurs pour partir de par le monde.
Retrouver ce court-métrage fabuleux me rappelle mon chemin culturel et cinématographique...  Emilie Müller d'Yvon Marciano avec Veronika Varga...


 

mardi 3 mai 2016

L'histoire de France comme aussi l'histoire des autres civilisations (ici arabo-musulmane)

Le Moyen-Age, encore. Des leçons qui se suivent et que nous entourons pour les rendre, espérons-le, plus révélatrices.

Le lutin apprend l'importance de l’Église catholique pour l'homme pendant cette période. Reprendre en considération le rythme provoquée par elle dans la vie (baptême, mariage, mort) et dans le quotidien (prières et dimanches), sa puissance (sacrement des rois, jugement et conseil du pouvoir), sa richesse (dîme), ses fonctions (enseignement, aide aux pauvres, soins médicaux).


Il apprend aussi le début de l'Islam sans saisir pourquoi nous en parlions - et pourquoi pas l'empire de Chine, les aztèques? Parce qu'elle nous concerne, parce qu'une partie de notre histoire est commune.


Son cours et quelques livres:
- la double page concernant Mahomet dans "Les grands personnages de l'Histoire"
- "L'histoire de France en BD" pour la partie catholique
- "Le grand livre des sciences et inventions arabes" dont je parlais pour la carte, les villes et des notions sur l'Islam (plus tard nous lirons les pages sur les sciences en particulier. Nous avions vu "L'oracle" de Stölzl aussi sur Avicenne et la ville d'Ispahan)
- "La grande histoire du monde arabe" reprend elle l'histoire commune avec l' Europe, puis les conquêtes, les califes successifs, les notions de l'Islam


Reprendre alors par le début: pendant l'Antiquité, cet empire romain immense allant du territoire de notre actuelle France aux territoires des pays arabes. Cet empire coupé en deux, le côté occidental et l'autre oriental. Puis la conquête de la civilisation arabo-musulmane.


Délimiter le territoire et découvrir certaines villes importantes: Cordoue, Bagdad, Le Caire, 


Lire sur Mahomet, le troisième prophète des religions monothéistes (Moïse pour le judaïsme, Jésus pour le christianisme). Homme commerçant, intéressé par les religions, aux contacts avec d'autres cultures, croit en Allah, un autre dieu unique. La Mecque est jusqu'ici le lieu de pèlerinage de polythéismes. Il n'est pas cru et fuit à Médine: cette émigration, l'hégire, est la date de départ du calendrier musulman. Il revient accompagné de soldat et devient homme de pouvoir. C'était au 7ème siècle après JC.


lundi 2 mai 2016

Les Machines de l'Ile (Nantes)


A chaque fois que nous sommes dans les parages, il nous faut aller le voir, lui, le pachyderme aux yeux verts, lui fait de tonnes de bois de tilleul et de machinerie de métal et de vérins. Voyez, il est ici, , et .


Il nous hypnotise toujours.
Il éternue, nous arrose et nous laisse pantois à suivre sa démarche.


Comme à chaque fois je suis subjuguée par ces créatures immenses qui mettent en avant la nature réelle avec leur mouvement au plus près mais aussi le défi technique derrière. J'aime que la compagnie laisse apparents les rouages, que nous puissions compter les vérins, les charnières, presque les soudures, que le bois ne soit pas peint mais juste teint. J'aime que tout se voit, cela ne retire un rien la magie. Voilà pour moi une magnifique version d'un esprit à la De Vinci. Des dessins, des maquettes, des prototypes, des machines grandeur nature avec en prime la possibilité d'interagir réellement sur un des mouvement secondaire.

Nous avions suivi aussi les premiers projets des Machines de l'île:
- les sorties des géants quand il ne s'agissait que des déambulations dans Nantes de la compagnie Royal de Luxe
- le premier avec le Carrousel des mondes marins

- maintenant il s'agit de peupler l'Arbre aux hérons


Cette fois-ci, pas question de partir sans un livre des croquis de François Delaroziere. qui offre des dessins naturalistes avec leur version mécanique. Du dessin d'art et aussi industriel (au sens de technique permettant de comprendre les axes de rotations et la machinerie derrière). Nous avons bien feuilleté toutes les propositions pour choisir celle-ci plus généraliste (les autres concernent un seul projet) mais permettant d'avoir le plus de grandes machines animales, un des dragons et les géants (seul manque mon éléphant, pris en carte postale!).
Voir en fin de billet. Et dire que j'ai perdu "La visite du sultan des Indes sur son éléphant à voyager dans le temps" dans un train...

***
Puis nous prenons toujours autant de plaisir à déambuler dans la ville de mes études. Découvrir de nouvelles couleurs,



suivre d'anciens pas


(et retrouver Jules Verne à un autre endroit, ici un de ses personnages vers la lune - remplacer obus sphérique par projectile cylindro-conique -),


marcher sur des plaques de verre tellement nombreuses et significatives,


ouvrir une nouvelle porte culinaire (avec des gyotaku sur les murs, des bento et des mochi sur la table)...


  
***
De quoi inspirer le lutin... encore et encore (ou la joie du père d'avoir "investi" dans un critérium)


(et moi aussi)...