samedi 20 janvier 2018

Supports de Français au collège - grammaire, orthographe, conjugaison

Cela m'arrive souvent. Je ne trouve de solutions que bien après mon besoin. Ici, tout part d'un constat: un programme de Français qui ne sera pas complet fin d'année et un petit d'homme qui s'inscrit au latin l'année prochaine.
Mais pourquoi donc se donner tant de mal et lui ajouter du travail? Parce qu'il est nécessaire de bien connaître ses bases. Le français est notre langue maternelle, c'est avec elle que nous tentons de nous exprimer et de nous faire comprendre. Plus ses rudiments sont intégrés et plus notre pensée ne sera pas limitée par nos manques.

* Tableau de Laurent de LA HYRE

Ce tableau de La Hyre représente la grammaire en tant que femme prenant soin de son jardin, permettant aux fleurs de croitre et de se développer avec tout leur potentiel. Je crois effectivement qu'une bonne maitrise des conditions de pousse permet de créer de bonnes racines à notre pensée. Et je comprends l'intérêt d'une éducation des arts libéraux médiévaux dont le Trivium pour le langage, constitué de la grammaire, de la dialectique et de la rhétorique (quoique la dernière serait plutôt une analyse de la rhétorique à des fins critiques). Lire ici pour plus de détails sur ces arts libéraux.
Et puis l'Allemand que le lutin suit déjà, le Latin par la suite, sont aussi des langues très grammaticales, bien comprendre la logique sera un plus pour plus tard.
Se concentrer sur les fondamentaux maintenant permettra de garder de l'énergie pour ce qui l'attend par la suite. Je n'en veux pas aux maîtresses de CM2 et de son actuel 6ème: l'hétérogénéité des deux classes et la refonte du programme ne les ont pas aidées.

J'avais opté jusqu'ici pour des apports ponctuels mais maintenant je refais presque entièrement le programme à côté des cours du chenapan. Jusqu'à la fin de l'école primaire, et encore cette année, je m'aide des "petits devoirs" de la Librairie des écoles. Il me manquait les supports pour le collège.
En furetant et demandant ici et là, me voici avec ce qu'il me faut pour la grammaire, la conjugaison et les règles de base de l'orthographe.


Pour la conjugaison, l'indispensable Bescherelle (Merci A.). Une référence stable et pratique.
Et pour la grammaire au collège, des livres disponibles sur les liens des maisons d'éditions:
"Grammaire française, précis d'analyse grammaticale et logique" de Cécile REVERET du GRIP (Merci C.A.). Ce support met l'accent sur les analyses en prenant (souvent) le contrepied de la réforme pour plus de rigueur et de justesse. Je m'étais aidée de ce livre pour l'analyse grammaticale de base de révision cet été par exemple.
"Grammaire française du XXIe siècle, à partir de la sixième", des éditions de Clairval, apporte ce qu'il manquait: toutes les leçons, claires et approfondies, et grâce aux cahiers d'exercices en plus, des exercices précis et d'un bon niveau. Oui un niveau bien plus élevé que celui des livrets scolaires ou des supports du commerce. Je dois d'ailleurs finir quelques leçons de CM2 avant de démarrer plus avant. Dans le cahier d'exercices, à chaque fin de thème, une rédaction est proposée avec un canevas possible, parfait pour accompagner les élèves doucement.
J'ai connu ce dernier support grâce à Chouette y a pas école qui nous parle en détails du livre de leçons et des cahiers d'exercices.

Je reviendrais vers vous lors de quelques séances.

lundi 15 janvier 2018

Simplifier les apprentissages (exemple frise chronologique en histoire et carte mentale en français)

Je suis beaucoup derrière le lutin pour le scolaire. Est-il capable d'être autonome, sûrement, peut-être, oui. Il a préparé plusieurs fois ses devoirs seul mais (mal habitué) il aime que je sois avec lui pour reprendre, pour donner une méthode. Il s'agit beaucoup de cela en ce moment, de la méthodologie tous les soirs, en en essayant différentes, et aussi énormément de travail de documentation, je n'en finis pas d'actualiser notre support de documentaires enfouis dans nos bibliothèques personnelles.
Pour l'instant je lui présente du matériel et nous y voyons l'intérêt, il attend de les créer seul mais le temps manque encore.


Voici par exemple une frise chronologique que j'ai préparée pour les temps préhistoriques. Elle n'a pas tous les éléments de celle créée pour la Grande Leçon Montessori sur la naissance de l'homme mais est une première approche et le résumé de son cours.
La frise est en noir et blanc mais je la voulais au propre. Elle sera complétée (et/ou) modifiée en prévision du Brevet des Collèges, il s'agit pour moi d'un support parfait pour les révisions (à entrevoir avec les Chronicards dont je vous parlais ici).
 
(clic pour la taille originale)

Je me suis servie du logiciel gratuit frisechronos.fr, des tutos expliquent tout très clairement.

Le chenapan doit aussi préparer ses premières fiches de lecture. Il est lecteur mais pas avec frénésie et l'exercice lui est encore difficile. Je voulais absolument lui proposer clef en main un support pour ne pas avoir à tous trouver au dernier moment. La carte mentale me parait être parfaite, elle est visuelle, permet d'écrire dessus un peu et de repérer encore mieux les différents éléments la constituant.


Voici la moulure 6ème, mixte de son cours et du manuel Terre des lettres dont je vous parlais là.

(clic pour la taille originale)

 

Cela vous arrive de regarder la télé?

Nous oui, bien-sûr. Alors juste pour le plaisir des replay, en vrac, et oui, je m'amuse avec ce que je veux (documentaires surtout):



- la génialissime série "Tu mourras moins bête" du Professeur Moustache, de Marion Montaigne avec la voix fabuleuse de circonstance de François Morel, sur Arte: de la pédagogie scientifique désopilante

- la nouvelle venue "A musée vous, A musée moi" de Fabrice Maruca, sur Arte ou une manière décalée de parler de certains tableaux
- "River monsters" de Jeremy Wade, surtout quand il s'agit des monstres préhistoriques ou du Loch Ness: sous ses airs de pêcheur de l'impossible quelques données biologiques sont distillées sur la faune marine.

Et oui, lutin et moi, le mercredi...

mercredi 10 janvier 2018

Très belle année 2018




Je nous souhaite:
- de gros nuages noirs, rapides, suivis par de petits gris et des ciels bleus, azurés, blancs même certains jours ou encore roses, rouges ou parsemés d'aurores boréales
- des lignes blanches dans ces ciels, pour nous montrer toutes les voies possibles, celles que nous ne prenons pas mais aussi celles qui sont encore accessibles
- des tâches de rousseur sur les joues des plus effrontés
- des paillettes d'or et d'argent dans les yeux
- des feux d'artifice multicolores dans les coeurs
- des bleus sur les genoux d'avoir trop crapahuté en montagne, en forêt ou sur les dunes de sable
- des mains blanches d'avoir joué dans la neige ou dans l'eau
- des traces vertes sur les jupes, les shorts ou les pantalons d'avoir trop roulé dans l'herbe par amour
- du rouge, rouge, rouge sur les pommettes pour les fous rires et les mondes refaits avec les amis

*source image: détails, de g à d, miss wanderixg, mister Y. et Klimt

jeudi 4 janvier 2018

Une fois dans l'année

*source

Commencer l'année, le premier jour, le matin même, par une incartade au téléphone qui me prend une heure, une heure pour amadouer une hystérique, une heure pour permettre au quotidien de continuer, une heure pour que les autres, ceux que j'aime, puissent supporter l'année. Une heure de don, une heure... enfin plus, une journée à la traiter de tous les noms une fois le téléphone coupé et un lendemain avec une migraine comme j'en ai peu connue. Mon quota de respect pour elle est au niveau zéro, pour l'année qui vient. Il lui faudra accumuler des bons points. Oui, le respect se mérite!

Commencer l'année avec de la malveillance qui vous arrive en pleine face, de la mauvaise fois et comme une onde de choc encore pire, savoir que je serais seule sur le front. Au moins les choses sont claires dès le début: les défis sont de toute une vie! Je n'ai pas de bonnes résolutions. Je vais faire avec ce que je suis, avec ma patience et mes crises d'intolérance, avec ma sympathie et mon manque de lâcher prise, avec ma bonne volonté et mon insolence. Je ne peux pas, je n'arrive toujours pas à me dévaluer même pour la bonne cause. Elle me pollue la vie. Je veux du temps pour ceux que j'aime, pour moi. Je veux ne me remettre en cause que pour eux, pas pour de la racaille sans âge. J'en ai marre de sortir de ces moments-ci que par orgueil déplacé - Voyez ce que j'ai encore fait pour nous, pour vous, pour elle! - Je ne mérite pas non plus cette aigreur d'après-coup.

Mes souhaits commencent par moi:
Je me souhaite une seule tirade hystérique, à sens unique, ou je ne peux même pas remettre en place la personne parce que les déflagrations n'atteignent pas que moi. Et, bonheur, elle a déjà eu lieu.

Et je mets mes autres vœux dans un billet séparé, à relire avec plaisir sans cette réminiscence.

....

vendredi 29 décembre 2017

Révision des conjugaisons à travers un texte fourni

Dans le primaire, le lutin a appris à conjuguer les verbes et a appliqué ce savoir à des exercices mais la difficulté reste quand il s'agit d'une dictée.
Son enseignante de 6ème ne refait que peu d'exercices de grammaire, d'orthographe ou de conjugaison. Et je dois dire que cela n'arrange pas la confusion du chenapan lors de la dictée. Alors nous les continuons en extra-préparées juste pour bien ancrer un mode opératoire. Ici un point sur la conjugaison.



Voici les différents outils qui nous servent à retrouver le temps d'un verbe. Des tableaux vides ou complets (auxiliaires) de conjugaison trouvés chez Loustics , des cartes "mémoires" par temps indiquant les terminaisons par groupe trouvées chez Bout de gomme et les temps composés trouvés chez SDP (troubles neurovisuels et dys).


Nous préparions une dictée extraite de "Dictées CM2, les petits devoirs" des éditions La Librairie des écoles. Oui, oui, je sais le crapouillot est en 6ème mais il manque toujours de réflexes et se perd très très vite lors d'une dictée même la plus simple, alors CE2, CM1 ou CM2, je prends. L’objectif est de trouver ses marques et revoir le programme du primaire.
Donc une dictée et une préparation axée sur les verbes:
- infinif, groupe, temps (j'ai rajouté simple ou composé et passé, présent ou futur), sujet (ou pronom personnel pouvant le remplacer)


La grande carte des temps du mode inficatif était parfaite. Les temps composés présentés mais aussi les temps simples grâce aux auxiliaires conjugués. Puis la flèche du temps Montessori a été abordée doucement.


La vérification se faisait par les cartes "mémoires" des terminaisons, les tableaux des auxiliaires, le corrigé bien-sûr en fin de cahier mais aussi un Bescherelle... parce que "il plut" est le passé simple du verbe pleuvoir mais aussi du verbe plaire.

dimanche 24 décembre 2017

Joyeux Noël

*John BAUER

Que les présents viennent d'un Saint-Nicolas, d'un Santa Claus, d'un Julbock ou de vos proches, je vous souhaite des partages, de la convivialité, des moments en famille choisi(e -s / choisissez le sens que vous voulez!) sans aucune culpabilité.

vendredi 22 décembre 2017

Poussée par les événements

marcher les yeux en l'air, presque par tous les temps...


sous les arbres, les couleurs avec le ciel, sous le peu de neige...


puis profiter d'une quart d'heure


déguster un calisson en douce, un florentin Prestat chipé au lutin, un carré de chocolat à la ganache de rêve

lire, peu, un peu, mais tout de même,
réparer (ou plutôt regarder les autres le faire)
massouiller, sauter, marcher,


se dire que décidément les bonnes ondes viennent aussi du Canada, merci encore K.

jeudi 30 novembre 2017

Division d'un nombre entier par une fraction

Nous avançons tout doucement dans le programme de 6ème selon la Méthode de Singapour (niveau un peu au-dessus du programme). Tout simplement parce que cette année demande au lutin plus d'investissement.

Le processus va utiliser la multiplication d'un nombre entier par une fraction. Un rappel est bienvenu:
3 x 2/3 = ( 3 x 2 ) / 3 = 6/3 = 2

***
Mais comme à chaque fois avec la Méthode de Singapour, la pratique et la visualisation sont importantes.

Les fractions ce sont des parts d'un tout. Avec les formes Attrimaths, il est possible de savoir combien de parts il y a dans l'hexagone jaune.
1 part dans l'entier (hexagone jaune) s'il n'est pas coupé
2 parts (trapèzes rouges) dans l'entier (hexagone jaune), soit le trapèze rouge équivaut à 1/2 (1 demi)
3 parts (losanges bleus) dans l'entier (hexagone jaune), soit le losange bleu équivaut à 1/3 (1 tiers)
6 parts (triangles verts) dans l'entier (hexagone jaune), soit le triangle vert équivaut à 1/6 (1 sixième)


Ce qui parait plus complexe et qui ne l'est pas en manipulant est de savoir, par exemple, combien de sixième (1/6) il y a dans un demi (1/2)? Soit combien de triangles verts dans un trapèze rouge.
C'est le moment de dire que cela revient à diviser le trapèze rouge (1/2) en triangles verts (1/6), soit: (1/2) / (1/6) = ?

Ou combien de sixième (1/6) dans trois entiers (3)? 18.
3 / (1/6) = ?

Reste à imager la démarche. La ligne des nombres illustre le processus de division d'un nombre entier par une fraction en utilisant la soustraction répétée.
En démarrant de zéro, la ligne va jusqu'au nombre entier à diviser. Il suffit alors de noter les entiers et les diviser par l'unité de "séparation". Puis, au dessus de la ligne, de soustraire par la fraction demandée. Attention l'unité de séparation est toujours un part du tout divisé en tant de parts.

Voici des exemples:
 2 / (1/4) = ?

ou plus compliqué:
5 / (2/3) = ?
Préparer la ligne des nombre de 0 à 5 et la diviser en portions, ici de 1/3 dans chaque entier. Repartir de 5 et compter par 2/3.
5 / (2/3) = 7 + 1/2


Puis de découvrir que le nombre entier divisé par la fraction revient à multiplier celui-ci par une fraction où l'on a inversé le dénominateur et le nominateur.
Il n'est plus alors nécessaire de passer par la schématisation:
6 / (1/7) = ?
6 / (1/7) = 6 x (7/1) = 6 x 7 =  42


ou
5 / (5/7) = 5 x (7/5) = (5 x 7) /5 = 35/5 = 7

mardi 31 octobre 2017

Le Musée de l'homme

Cette sortie, bienvenue dans le parcours scolaire du lutin et dans ma démarche de ne pas faire qu'aborder avec curiosité les Grandes leçons Montessori, ici la naissance de l'homme, devait être mieux présentée. Mais mes émotions, ma maladresse en ont décidé autrement. Moi si respectueuse, j'ai fait tomber un os d'hominidés de la présentation en voulant montrer le trou occipital, indice de la bipédie. Bon, j'ai eu peur, très peur, il s'agissait en fait juste d'une réplique en résine et j'ai plutôt gêné l'équipe du musée et le chenapan en me confondant en excuses et en fondant en larmes. Après cet aveu, un petit retour.


Nous étions venus pour la mise en avant des hominidés.
Une manivelle a été une parfaite application au déroulement long, long, très, très long, et très fatiguant (à force) pour passer du big bang aux temps de la première forme de vie sur Terre, puis aux premiers dinosaures, aux premiers hommes. Toute troublée encore, ma photo n'a pas cadré le haut de l'écran où la date apparait, nous étions en 500 000 ans avant J-C. Patience lutin, patience. Elle m'a fait penser à ce rouleau de tissu noir enroulé sur un dernier minuscule bout de tissu rouge permettant de visualiser l'arrivée de la vie sur Terre à la manière de Montessori. Le Ruban noir est constitué de 46m en noir et de 2,4cm en rouge.


Et puis, ils y sont, un peu, les fossiles trouvés, avec une présentation à la verticale (que vous ne verrez pas pour cause de tremblotte) et à chaque fois une carte d'identité. Il y avait leurs empreintes de pas, quelques modèles de mains, des crânes associés deux par deux, à toucher avec le dialogue de deux premiers hommes, homo ergaster et homo erectus, ou l'homme de Néendertal et l'homo sapiens, à chaque fois accompagné par le discours d'un paléontologue là pour prendre parti! Touchez l'ourlet au dessus des orbites, la forme ovale ou ronde du crâne, la face plus ou moins aplatie. Fascinant!


Mais le Musée de l'homme est bien plus que cela. Il est le dépositaire de notre vision d'européen sur l'autre, celui que nous ne connaissions pas encore. De nombreuses sculptures de bustes d'après modèle présente les autres ethnies du globe puis ce fut les moulages sur volontaires présentés peints sur une échelle impressionnante sur deux étages. Avec toute la mentalité de chaque époque, l'aliénation ou les tares humaines se verraient sur les faces, la race et son penchant péjoratif etc.

Il y avait aussi des vitrines magnifiques présentant ce qu'est l'homme, entre culture et nature, entre animal et humain, entre rites et coutumes. Des masques, des représentations, des vêtements, des décors sur la spiritualité, des animaux symboliques.

Et la première partie, très impressionnante pour les plus jeunes, est celle des représentations du corps humain: par moulage, résines et même vrais organes dans du formol. Ces outils à visée médicale représentent une partie du corps, son intérieur, ses veines, ses os, les dents, le cerveau, mais aussi un mannequin de gynécologie en tissu ou des sexes moulés. Mais aussi les prothèses jusqu'aux robots.

Tout cela pour dire que la prochaine fois je vous présente tout clairement, avec photos, c'était passionnant. Et quelle surprise de rencontrer Ida au détour d'une vitrine.


Nous n'avons pas fini de découvrir la vie sur Terre, d'ailleurs ici je présentais trois livres sur la paléontologie et la géologie.


J'en reparle...

***
Juste.
En ce moment je suis très fragile...


vendredi 27 octobre 2017

Un thé pour deux

Enfin prendre le temps d'une dégustation. Tout le matériel est pourtant bien placé, dans un meuble de choix, un meuble avec une âme. Abimé, oui, mais dorloté enfant (enfin surtout l'occupant du haut que j'espérais doré) et reçu par la suite, comme un héritage.


Le lutin l'a demandé et ce sont pourtant mes affaires qui l'occupent... il voulait ne le remplir que d'un esprit asiatique.

Zhongs, théières, tasses japonaises, quelques écorces ou coquillages..


Mes théières sont là et celle du dragon est de sortie. Trois infusions de Anxi Tieguanyin 2016 se succèdent. 


Nous avons ramené de la balade un herbier du moment, feuilles de notre jardin partagé. Puis ce magnifique thé, un Tie Guan Yin d'exception, wulong de Thé de Chine, l'infusion d'une belle couleur jaune, les feuilles sèches légèrement torsadées et vertes.


Nous n'avions pas pris le temps au temps depuis si longtemps. Le lutin en redemandait. Alors cette fois-ci, tout était prêt: la mer de thé (Chapan), les deux couples de dégustation (nez et tasse), la théière de réserve (ChaHai). Cette minuscule statuette chinoise qui m'est si chère.

Et puis un contexte, la référence à cette déesse de la fécondité ou de la fertilité de la terre, Guanyin, mais aussi à la dynastie Qing, surtout au XVIIIe siècle pour ce thé, et à cette région du Fujian (sud est de la Chine) et particulièrement les montagnes Anxi.



Et après juste sentir, même souffler un peu du nez dans le "nez", tenter d'expliciter ce que nous sentons avec la roue des arômes. Et boire - comme pour un saké, dis le fiston qui n'en a jamais bu - et profiter.
Une liqueur ample qui tapisse la langue et le palais. Se dire que oui, ces partages là valent de l'or. Et puis badigeonnez la théière de son thé.

mardi 24 octobre 2017

Il me faut

* Gosia Herba

Il me faut encore des rêves.
Il me faut avancer, il me faut arrêter de regarder vers l'arrière, mes pas, les traces sur mes bras, mes jambes, les morsures sur mes épaules.
Il me faut avancer, imaginer un futur en solitaire. Non, non, je ne suis pas seule, deux hommes à la maison, mais il faut bien prendre mes marques.
Il me faut avancer sans penser à eux, sans être toujours là, sans être toujours présence absente.
Il me faut trouver une barque et des rames pour continuer sur cette mer houleuse... enfin pas tant... enfin si, le vent est là et je tousse.
Je tousse toutes mes envies, toutes mes erreurs, tous mes ralentis.
Il me faut avancer... vite, avant d'être prise par le gel d'une idée préconçue de moi.
Il me faut y croire.

Allez, un peu comme cette femme, il manque quelques petites choses mais c'est un bon début.

vendredi 13 octobre 2017

Mon "autre" travail

... à petits pas...


en suivant la ligne laissée par Kitty CROWTHER.


... insectes avec Jean-Yves FABRE ou MIYAZAKI.

samedi 7 octobre 2017

J'adore le manuel scolaire de Français

Ce n'est pas souvent. Ou j'avais mal regardé. Ou j’étais moins concernée. Mais là, quelle surprise? Je le feuilletais toute la première soirée à tel point que je me demandais si je ne l’achèterai pas pour nous plus tard (mais pour qui?), à tel point que le crapouillot me dit en revenant de son premier cours - Tu vas être contente, celui-là reste avec toi toute la journée, il y a un double en classe! -


Il s'agit d'un manuel de français niveau collège Terre des lettres de chez Nathan. Je ne me positionnerais pas idéologiquement. Je ne sais pas le niveau attendu par les professeurs pour une classe de 6ième. Je ne connais même pas en détails le programme. Alors de quoi vais-je parler?

Et bien de la manière de traiter les thématiques par exemple. Les textes anciens côtoient des versions contemporaines de qualité (Murielle Szac). A chaque fois, les extraits sont longs et offrent de nombreuses ouvertures possibles.

La thématique des ogres et sorcières amène 6 textes, entre autres, de Charles Perrault, des frères Grimm, à chaque extrait des questions de compréhension de lecture, du vocabulaire, des exercices d'écriture. Mais aussi de la lecture d'image, des propositions bibliographiques ou de films, un repère historique et une grande approche finale de l'écrit.
Et puis des parcours de lecture différenciés, les tâches complexes indiquées, des approfondissements notés.


Et puis les focus sur les auteurs, un portrait en image et petit texte, une frise chronologique dans chaque repère et au début incluant les auteurs et les "metteurs en image"(et quelque fois carte géographique). Ou encore cette immersion dans l’œuvre de Kipling avec une frise chronologique de sa vie, pour voir en quoi une brève connaissance de la biographie donne du sens. Les liens vers d'autres matières EPI ne sont pas tirés par les cheveux, de l'étymologie et du latin, de la mythologie, de l'étude de l'image, du cadrage en film mais aussi étude des médias, une histoire de l'art...

La très grande majorité du manuel est consacrée à la lecture, l’expression écrite, la découverte du vocabulaire et l'approfondissement du lexique mais une étude de la langue est proposée, inductive et reprenant encore et toujours les notions abordées.


J'aime aussi le vaste choix des illustrations et pas une illustration uniformisée pour le manuel: des illustrateurs comme Gustave Doré, Edmund Dulac, des images d’Épinal, des caricatures comme celles d'Honoré Daumier, des représentations antiques, de l'art dit mineur comme les marionnettes ou des dessins zoologiques mais aussi de la sculpture, des photographies de pièces de théâtre, de la bande dessinée et des films (Michel Ocelot, Balke et Mortimer, Cocteau) ou des peintres comme Goya, Delacroix, Rousseau, Brueghel, Rembrandt, Van Gogh mais aussi les préraphaélites ou la très contemporaine Fabienne Verdier.

Je vous ferais un retour sur cette ressource à mi parcours.