mardi 3 novembre 2009

Les attrimaths comme première approche des mathématiques

Depuis un certain temps déjà, le petit d’homme joue librement avec les pièces d’attrimaths. Je n’avais pas tardé à acheter ce matériel après mon billet. J’avais fait des feuilles en dessinant les formes des pièces et leurs couleurs composant la forme complète mais sans succès. Le lutin était trop petit, aux mains encore malhabiles. Le champignon (1 trapèze rouge sur un hexagone jaune) avait eu du succès mais la difficulté de garder les pièces les unes auprès des autres l’énervait énormément. * le carré orange n'est pas égal à 2 losanges blancs!

Je lui ai ressorti les attrimaths une fois que les encastrements sont arrivés. Et là ils sont devenus de l’activité courante. Il joue librement avec les pièces et deux encastrements (les autres ne l’intéressent pas encore). Librement avec la limite de ne pas renverser la boite de pièces, de ne pas jeter et de ranger après bien-sûr. Il apprend ainsi doucement les formes, les grandeurs.
La plaque des hexagones est sa favorite. La première fois, il avait trouvé toutes les combinaisons mais après ce fut du bleu et du vert, encore et encore. Il a pris beaucoup de joie à découvrir que des pièces différentes pouvaient entrer. Il fait les hexagones maintenant même en dehors de l’encastrement.La plaque des formes géométriques est plus dure et pourtant elle a réussi à l’enthousiasmer quelques fois mais il a besoin que je la fasse devant lui avant. Pour bien-sûr au final offrir une autre version. Je n’ai pas encore abordé le nom des formes géométriques par ce biais, le lutin ne restant pas très longtemps concentré sur cette plaque.

Les attrimaths avec les encastrements ont de beaux jours devant eux. Vous pouvez voir les possibilités des attrimaths avec Kikabeille ou chez Balthazarandco.

lundi 2 novembre 2009

Tandem Jeunesse.... suis en retard


Je suis en retard sans y être. Je participe au Tandem Jeunesse, projet 7 de Ricochet. Le but étant de confectionner en binôme (auteur/illustrateur) un livre jeunesse. Je me suis inscrite en tant qu’auteur, sous le prétexte que l’année dernière, deux d’entre eux m’ont poussé à le faire.

J’ai cru en être capable. Mais entre vouloir écrire des livres, juste lus à ses enfants et un livre potentiellement entre les mains d’autres, il y a une marge incroyable. Là me reviennent en mémoire les talents des auteurs que j’aime lire au lutin. Des textes forts, de l’inspiration, une dose d’imaginaire mais aussi de belles petites réflexions. Mince alors ! Je suis restée plus d’une semaine à ne pas oser m’affronter à l’exigence que j’avais de mon texte. Donc je n’ai rien écrit. Et puis une idée. Le thème aurait pu aider « Cuisine et gourmandises » et pourtant pas tant que cela.
Et puis il y a eu le petit d’homme en vacances et malade, les nuits courtes, le papa demandeur de présence. J’ai du 31 octobre matin au 6 novembre au soir pour délimiter mon texte, en reprendre les bases et le peaufiner.
Voilà, en retard, je vous disais. Je suis en train d’écrire mon histoire et non la peaufiner, la rendre lisible, la rendre propre, la rendre attrayante.

Je pensais qu’il fallait murir son histoire. Oui, j’en suis sûr ! Maintenant j’aurais aimé la considérer, la sous-estimée, la reprendre, la jeter, en choisir une autre pour au final y revenir par un autre biais, plus fin, plus malicieux aussi. Je devrais me contenter de mon premier défi, laborieux et faillible : donner envie à un illustrateur de travailler avec moi…. Mais quel défi !

samedi 31 octobre 2009

Un jardin, trésor de l'enfance

La lecture de « Mon jardin » de Zidrou et illustré par Marjorie POURCHET est riche quand les souvenirs d’enfance reviennent. Ce livre jeunesse est d’une poésie fine.

Cet homme revient là où il a habité tout jeune, chez ses parents. Son passé défile par petites touches grâce à ce jardin, son royaume d’enfant. Il arrive par la fenêtre, les feuilles dans les arbres, le vent et tout revient.
Les aventures et leurs personnages, les sorcières, les pirates, les fourmis. Le végétal s’humanise, les détails deviennent la source de nouvelles histoires. Tour à tour explorateur, archéologue. « Je suis seul. Je suis plusieurs. » Et aussi enfant qui grandit au fil des anniversaires, des Noëls et des « petits » deuils.
Lieu où le réel est extérieur, lieu où l’enfance prédomine. Cet homme revient voir ce jardin devenu vieux d’avoir trop attendu un enfant pour jouer entre ses arbres. Tout tient maintenant dans une boite à trésors, tendue par des mains familières, apparemment les dernières vivantes en cette demeure.
Vous ne verrez plus le gravier des jardins de la même manière.

Et que dire des illustrations, fines, douces, de Marjorie POURCHET. Si ce n'est qu'elle nous entraine elle aussi vers une histoire, peut-être une autre, celle de l'enfance, d'un parcours de vie, des sentiments de solitude et des envies d'évasion.

vendredi 30 octobre 2009

Escargot de longévité et Mickey3D

Parce que j'écoute en ce moment le nouvel album de Mickey3D, en voici en extrait...

... et dire que l'escargot est un met choisi pour stimuler notre longévité dans le régime Crétois (voir ici), au même titre que les produits de la mer et, n'oublions pas, les herbes sauvages comestibles. Car le goya (sorte de courgette) et les raisins de mer, umi budo, seront sûrement appréciés par chez nous mais peu la face de porc du régime Okinawa (voir ici).

Bon et pour la vraie réflexion de Mickey3D, je vous laisse la deviner.

Sur les traces de Billy dans le brouillard et la nuit

Quand je l’ai acheté, j’ai tout d’abord cru que c’était une histoire pour grand. Vous savez les adultes, les ados… enfin quand l’insouciance est une notion plus aussi spontanée.

Et bien la première lecture de « Billy Brouillard, le don de trouble vue » de Guillaume BIANCO a bien été de ce style. Une lecture quasiment au premier degré.


Mais quel plaisir qu’à la seconde lecture, le texte se délie, les métaphores prennent place… et le livre devient celui d’un enfant de 7, 9 ans. Bon, c’est vrai, je n’ai pas de notion sur l’âge réel de l’enfant. En fait, dès que la question de la mort est venue sur le devant des réflexions.

Billy est un enfant myope, il voit mal sans ses lunettes. Petit garçon aventurier et très taquin avec sa petite sœur, sa vision floue devient une « trouble vue » et lui fait vivre des aventures extraordinaires, en plus du fait que jouer aux fléchettes sur les oiseaux est un vrai bonheur, peut-être mieux que de voir se noyer les fourmis dans de la bave chocolatée.

Mais tout commence vraiment à la mort de son chat Tarzan. Là, en prise avec la réalité, Billy va chercher dans ses références de quoi l’aider à comprendre. Le Père Noel, ce multi-centenaire, doit en savoir sur le sujet. Au fil des pages, le réel devient une illusion et nous suivons Billy dans un univers parallèle.

Il cherche dans les malles du grenier de quoi lui donner des pistes : un Magazine du bizarre est ainsi lu, puis une Cryptologie est créée de toutes pièces par Billy (en référence aux schémas de découpe de sciences naturelles et avec une volonté de tout reprendre, comportement, légende de morphologie, astuces pour ne plus être la cible de tourment). A chaque nouveau personnage, un poème en prose ou vers ou une étude détaillée et puis le fil du récit continue sur quelques mois. Le réel n’a pas d’intérêt pour Billy, seuls les personnages de la nuit, des cauchemars et des moments clefs du réel sont présents. Le garçonnet trouve les adultes bien décevants aussi, oublieux de l’enfant qu’ils étaient et du monde si étrange et fabuleux du fictif.

Que dire de ce fourmillement de notes, de références, de bonnes idées, d’allusions ou de métaphores. Des coups de cœurs à toutes les pages donnant envie de se référer au sommaire (qui nous joue un tour aussi… regardez les numéros de page... bon c'est vrai c'est tout petit: 13!). Des croquis et des tableaux gothiques, des poèmes que l’on peut lire aux enfants plus jeunes. J’aime particulièrement « La princesse et la flaque d’eau », poème sur l’hiver, la morte saison, la nature moins enchanteresse, et pourtant. Je me retrouve aussi dans l’extrait de « La nuit » de Maupassant. J’aime particulièrement les inventions de Billy : les serpents devenus vermicolles aux dents bien acérées, d’autres (potentiellement des futures mante-religieuses) que l’on ingère et qui donnent les gargouillis que l’on entend dans le ventre de son père quand lors de câlin nous avons l'oreille dessus. J’aime les personnages où l’influence de Tim Burton est flagrante mais pas que lui d’ailleurs (la petite fille aux couteaux rappelle le môme aux clous dans les yeux).Et puis ces reprises de vieilles coutumes ou superstitions : le croquemitaine, les vampires (dont une si douce, si gentille, se mordra jusqu’à la mort pour ne pas détruire une autre vie), la communication avec les esprits grâce à l’ouja, les auras etc…

Et puis ses conceptions de la reproduction humaine, la naissance et plus encore les graines de petites sœurs et un coupe-coupe-couette offert (parce que les bordereaux de commande et les anciennes publicités ne sont pas en reste). Parce qu’encore plus qu’une histoire honorant le fictif des cauchemars et des peurs enfantines, ce livre as
sez inclassable est une ode à la fraternité. Billy ne se gène pas pour embêter sa petite sœur, lui en faire voir de toutes les couleurs, la malmener et pourtant c’est de l’amour qu’il y a là.

Un vrai bonheur de lecture, de relecture. Et même si le graphisme, efficace, magnifique ert sombre, et certaines histoires peuvent choquer, je vous recommande les poèmes et les cryptologies prises seules. J’avais suivi là les lectures de Benjamin LACOMBE véritable prescripteur de merveilles et illustrateur/auteur d’autres. J’attends avec impatience des nouvelles de l’auteur, Guillaume BIANCO, dont voici le site, une petite voix m’a dit que ce sera pour bientôt.

Rajout: Emmyne n'y voit aucune tendresse et peu d'humour, un livre pour adulte, voir ici. A vous maintenant de vous faire votre idée!

Au revoir journal de bord de la mikka-bozu

Parce que Blogger est faillible, mon blog "Pour le plaisir d'une mikka-bozu" n'existe plus. Il est restaurable mais bon, après maintes et maintes demandes de vérifications manuelles pour en valider le contenu (non spam et non publicitaire), il a tout simplement disparu... mes billets ne sont plus visibles que par paperblog (et pour encore combien de temps ?).
Au revoir :
hommes parfaits
myciculture en cuisine
cuisines philosophiques japonaises
bols à riz ochawan ou autres
dissections en tricot
régal végétal
cuisine des 7 familles au cœur des pays et chez eux
peluches des organes du cœur ou de microbes
hôtel de jardin pour les insectes
moyashimon, microorganismes japonais (entre autres)
matériel de mathématique Montessori ou autres pour le petit loup
atlas des sciences naturelles pour les plus petits
autarcie alimentaire
terres de Koichi Kurita
figurines animales
corps humains à toucher
abécédaire sensoriel
lombricomposteur
ou

etc, etc…

Il est revenu.... n'hésitez plus à aller y jeter un coup d'oeil (au cas où), c'est par ici.

mercredi 28 octobre 2009

Une cigale qui jazze au Swing café

J’étais déjà conquise rien qu’à lire la quatrième de couverture alléchante : ce fabuleux Carl NORAC s’associant à une créatrice de bel univers, Rébecca DAUTREMER.
Carl NORAC nous propose une découverte du jazz. Oui des extraits de grands standards du jazz se faufilent ça et là et nous mettent en joie, oui la voix de Jeanne BALIBAR offre un défilement doux, rythmé, elle est à la fois nonchalante, chaloupée et très séduisante.

Mais… et surtout, ce sont les mots de NORAC qui me portent. Une cigale chanteuse, zazou, veut partir en Amérique mêler sa voix aux musiques jazzies. Nous la suivons dans ses pensées et ses rencontres. Une aventure d’insectes dans le monde des hommes jusqu’à un café, le Swing café, milieu des musiciens.


Je suis sous le charme, de cette histoire pouvant s’adresser aux plus jeunes par une lecture souple mais aussi pour tous ces détails, ces approches, ces accroches. Des indices d’entomologiste, une finesse des situations et de caractères typés et des moments de vie à la musicalité enfin perceptible.

Les métaphores scintillent, les jeux de mots apportent une touche de poésie supplémentaire : « A la batterie, la seule abeille qui a horreur des fleurs. Quand elle frappe, l’air est fouetté. Après, c’est du miel. » Le parfum d’une cigale, le vol d’un insecte, la danse entre les gouttes d’eau ou encore ce Chinatown sous la pluie et ces nouilles comme des serpents mous. J’en redemande, je mets en boucle, je dévore, note et continue à m’émerveiller à chaque lecture/écoute. Oh oui ces extraits mis à propos au rythme fou, ce phrasé anglophone parfois qui interpellent. Une leçon de swing, une leçon de chose aussi. « « Piano édenté, pour jouer une note sur deux. » C’est bien assez. Un piano pour moi toute seule. Je ne sais pas jouer. »

Et puis il y a ces illustrations. Rébecca DAUTREMER sublime le texte. Là les insectes ressemblent à des humains et ce sont les humains, qui eux ressemblent à des fantômes de papier. Le monde est onirique même si la chaleur, la tristesse, la misère ou l’ambiance chaude d’une musique de jazz se dégagent. Une ombrelle de doryphore, un chapeau fleuri que j’aimerais porter etc…. Les teintes sont sombres, presque feutrées, de celles que l’on rencontre dans un café mal éclairé, des couleurs chaudes, presque couleurs café et des collages de photos d'époque… j’aime beaucoup, comme un rappel aussi aux couleurs de peau chocolats des premiers jazz(wo)mans.

Nous en ressortons avec des rythmes, des intonations et des sonorités, phonologies plein la tête. L'interview de Carl NORAC et de Rébecca DAUTREMER vous donnera peut-être encore plus envie. Vous n'aviez pas encore la volonté de vous jeter dessus... allez, allez l'atterrissage est bien doux!

vendredi 23 octobre 2009

34

... ans
et un peu plus sereine.