samedi 4 août 2018

Cnidaires

J'aime particulièrement travailler sur les supports en zoologie. Un intérêt que je garde de l'enfance... Alors oui, à chaque occasion, je cherche et présente quelque chose au lutin. En ce moment je suis dans la finalisation de la classification animale. Le plus embêtant, comme je vous l'avais déjà présenté, est qu'elle a changé depuis peu mettant plus en avant des caractères phylogéniques. Les points communs sont moins visibles et proviennent même quelques fois d'éléments disparus avec l'évolution.

*source Macrophoto plaisir passion. Bons réflexes, parce que nous, c'était slalom entre chacune

Nous sommes en vacances au bord de la mer et lors d'une de nos baignades, horreur, malheur, des méduses rayonnées (boussoles ou chrysaora hysoscella) par dizaines (oui, oui plus de dix!). Cela nous a refroidi pendant quelques jours. Venues là par temps chaud, à marée montante et haute, pour se gaver de zooplancton. Pour nous, c'était déjà les astuces après piqure: retirer les tentacules urticantes avec un support (pas à mains nues), retirer ce qui reste à l'aide de sable et d'une carte plastique, rincer à l'eau de mer (et surtout pas avec de l'eau douce...). Petite angoisse donc et baignade expéditive quelques fois.
Ne vous inquiétez pas pour nous, elles se font rares maintenant. Mais des questions sur la douleur causée - potentielle - et quelques recherches plus tard et me voilà avec un petit focus sur l'élément urticant (prochain billet) et cette classe animale que sont les cnidaires.


En me basant sur les supports Montessori de classification animale, cf le fabuleux boulot de Montessori 6/12 ans, je cherche à mettre en évidence des éléments frappants, des "caractères". Les cnidaires sont des animaux au corps mou et aux cellules urticantes.
Mais je n'arrive pas à m'en contenter.
Des méduses, des anémones, des coraux. Oui parfait. Cela se voit en regardant la classification mais comment la rendre évidente.


J'ai opté pour quelques éléments, la morphologie simplifiée, une idée du cycle de vie et le schéma de classification des cnidaires.
La morphologie est la même pour tous les cnidaires. Oui, oui. Les méduses, les anémones de mer et les coraux se ressemblent comme trois gouttes d'eau. Pour s'en rendre compte il faut savoir où regarder. La méduse sans son ombrelle, l'anémone sans son pied, le corail sans sa muraille calcifiée soit les bourgeons vivants. Et là vous découvrez une sorte de tube conique avec un seul orifice bouche/anus, un corps mou, des tentacules et des cellules urticantes. Un polype, tête en haut pour le corail et l'anémone, en le retournant pour la méduse.

Deux termes reviennent: polypes et méduses. Ce sont, avec le stade larvaire (planula), des étapes du cycle de vie des cnidaires, certains s'arrêtant à l'un des deux.

Les cnidaires se répartissent en schyphozoaires (méduses), anthozoaires (animaux fleurs, soit les anémones, coraux et gorgones) et les hydrozoaires (un peu de méduse, un peu de corail et des hydres, c'est simple non!?). Et me voilà en train de tout mettre au propre. A suivre...

mardi 10 juillet 2018

Chat en vacances

La nôtre est partie avec nous, dans un logis inconnu...


mais elle a fait bonne figure avec même quelques attitudes nouvelles: câlins aux hommes de la maison (normalement il n'y en a que pour moi)


et presque balade dans notre après-midi (encart voyageur).

 
Puis farniente, toujours au même endroit, à la bonne hauteur pour la photographe...


Nous en avons rencontrés d'autres, un de la même race, d'autres faits de coups de crayon, Dubout et Geluck.

Dubout que je découvre dans ses dessins de mouvement fabuleux (je n'ai pas photographié la bagarre, pensant la trouver en carte, mais non). Et puis, le troisième œil est arrivé par chez nous ainsi que quelques chatittudes.

Normandie de bois, de pierre, de lais de mer

Quelques jours vers la Manche... des jours passés sous le soleil, les pieds dans mes tongs avec chaussettes... quelques jours dans un petit appartement mansardé au bout d'un minuscule escalier torsadé, pas loin de multiples églises.


Quelques jours où les seules photos sont celles des bois,

 
colombages,


charpentes,


de ports, de murs et de plantes pas tout à fait plantées



Le reste du temps a été la baignade: soit passage par la plage pour plonger et marcher le long des vagues, les pieds dans le déferlement de pierres colorées.
Avec vue sur la montée de l'eau dans le port pour découvrir les premiers jours l'heure de la marée (étonnée que je fus descente de marée normande).


Les yeux vers les grandes cheminées et le fantasme de la falaise calcaire encore inconnue.


Quel point de vue (c'est aussi le nom de l'établissement au fond, il faut me faire confiance).


jeudi 21 juin 2018

Racine carrée sensorielle, façon Montessori

La pédagogie Montessori propose l'appréhension très précoce (et non prématurée) de notions complexes. Les racines carrées en sont un exemple. L'enfant peut utiliser la manipulation sans faire le calcul.
Il suffit de préparer le damier des formes de racines carrées Montessori (ici le regroupement de quatre séparables prévus), les timbres Montessori (aussi utilisés dans la Méthode de Singapour) et une fiche de calcul.


Quelle est la racine carrée de 46 656 ? - Même pas peur!
- Attention tout de même: certains nombres ne peuvent pas être manipulés avec des timbres (ou il faudrait 60 timbres de chaque voir plus) -

1/ Je remplis ma fiche et prépare les timbres.
Les demi-cercles de la fiche m'indiquent quel damier utiliser: l'espace entre deux demi-cercles correspond à une colonne de numération (Unités, Dizaines, Centaines, ...) du résultat, chaque espace rempli entièrement ou à moitié compte.
Comme le résultat se lit sur la dernière ligne du damier, il faut choisir dans ce cas: unité, dizaine, centaine.

2/ Et maintenant la manipulation commence, il suffit de suivre le modèle coloré en commençant à remplir par le haut à gauche, soit ici le carré bleu. Puis les rectangles verts.



Il reste deux timbres de 1 000 qui ne peuvent pas être mis, ils sont échangés contre leur valeur en timbre du dessous, soit vingt timbres de 100 à ajouter aux six timbres du départ.



Encore. Un timbre doit être échangé: un timbre de 100 contre dix timbres de 10.


Encore. Trois timbres de 10 sont échangés contre 30 timbres de 1.


Voici le modèle construit, il suffit de lire le résultat (et de vérifier à la calculatrice). Deux timbres 100 rouges, un timbre 10 bleus et six timbres 1 vert: 216. La racine carrée de 46 656 est 216.

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Mais dans certains cas les petits timbres ne sont pas assez nombreux pour la manipulation. Le quadrillage apparait.
Ici on recherche la racine carrée de 3 136. Le damier est trouvé.



1/ Pas moyen de placer le 3 mille vert parce qu'il nous faut démarrer par un carré rouge. Nous démarrons donc avec 31 centaines rouges (3 des mille + 1 des centaines). On commence à cocher.

2/ Vingt-cinq cases sont cochées (31 - 25 renseigné sur la fiche de calcul), il nous reste 6 centaines rouges que nous ne pouvons pas mettre.

3/ Nous avons 63 dizaines bleues. On coche, seuls 60 sont cochables. Il nous reste 3 dizaines bleues à prendre en compte.

4/ Nous avons 36 unités vertes. Le modèle est fini, le résultat se lit sur la dernière ligne et la fiche de calcul complétée. La racine carrée de 3 136 est 56.


Et le quadrillage en plus gros pour la différence de couleurs. Le chenapan adore l'atelier quadrillage.

mercredi 20 juin 2018

Mathématique Montessori, de 6 à 9 ans

Depuis que je suis le crapouillot dans ses apprentissages, je me suis tournée vers différentes ressources. Pour les mathématiques par exemple, je me suis très vite orientée vers la Méthode de Singapour qui me donne entière satisfaction. J'ai utilisé la pédagogie Montessori au début pour visualiser l'addition et la soustraction. Mais nous sommes passés vite.
La pédagogie Montessori est moins explicitée pour les enfants de 6 à 9 ans, période école primaire (et encore moins concernant le collège).
 
Alors au détour d'un kit préparé pour ma cousine américaine (enfin juste partie là-bas avec mari et enfants, trop loin, depuis trop longtemps!), me voilà à lui mettre en avant les ateliers Montessori. Parce que depuis peu de petits livrets très bien faits et pas chers sont arrivés sur le marché (merci Librairie des écoles) et parce que je reviens vers ces premières approches spécialement pour la multiplication avec le lutin.


Oui, le petit d'homme va rentré en 5ème et son aîné, à elle, rentre en équivalent CE1. Quelle différence et pourtant je vois que les tables de multiplication sont encore et toujours un élément important. Les apprendre bien-sûr mais aussi et surtout savoir les utiliser et particulièrement dans le cas du grand chenapan dans les futures racines carrées et cubiques.
Manipuler, visualiser la multiplication, puis les tables de multiplication avec les perles, expérimenter la commutativité avec les cartes, mettre des formes et des chiffres. De quoi refaire un petit point des approches Montessori par le biais des livrets.

Les cahiers proposés accompagnent les parents dans les différentes étapes de l'enfant, en français (lecture et grammaire par exemple) et en mathématiques ("J'apprends les nombres de 0 à 10", "Je calcule jusqu'à 10", "Je calcule jusqu'au 19", "Je calcule jusqu'à 100", "Je découvre les grands nombres", "J'additionne", "Je soustrais"). Ce sont des supports pour expliquer simplement chaque atelier. Bien-sûr le matériel réel est important mais vu le coût ou l'investissement en bricolage pour certains, il s'agit d'un bon compromis. Ils apportent aussi une idée des étapes à suivre. Parce que oui vous trouverez quasiment tout sur le net mais rarement avec les paliers des ateliers.

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J'ai porté mon dévolu sur "Je multiplie" et "Je divise".


Grâce au premier support "Je multiplie", tout devient clair: le passage de la manipulation de la multiplication, la visualisation plus abstraite et les premiers grands calculs: perles, tableau de Pythagore, tableau de mémorisation, table sensorielle de Pythagore (à ne pas confondre avec le tableau), planche à clous, banque, timbres, damier et boulier doré. Chaque matériel apporte un résultat concret à une difficulté possible: la multiplication comme addition, la commutativité, la retenue, la mémorisation, la mise au carré, le calcul de surface, etc.


Pour vous faire une idée, le crapouillot a expérimenté avec les perles, le tableau de Pythagore (encore) et les timbres très présents dans la Méthode de Singapour.


A chaque fois, la méthode et le matériel vous sont présentés, un exemple et après quelques exercices à faire directement sur le cahier. Un focus sur l'importance de telle étape est aussi apporté si besoin.


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"Je divise" a les mêmes atouts que le premier, il explicite tableau de mémorisation, tableau à doigts, banque, timbres, grande division. Les difficultés sont aperçues une à une, la banque pour bien comprendre l'échange (le change), une première approche du calcul mental avec une mémorisation vue avec le tableau à doigts etc.


Le lutin est bon en mathématiques, vive la Méthode de Singapour, et pourtant nous allons refaire quelques manipulations Montessori pour ancrer le calcul mental: table de Pythagore, tableau de Pythagore, tableau à doigts pour la division, et surtout planche à clous Montessori pour les racines carrées. J'en reparlerais

mardi 19 juin 2018

Presque les vacances



Après le bricolage, des balades, la venue de la maman, les préparations culinaires du monde entier (mochi parfumé au pandanus et fourré à l'anko)...



... des amis et encore des amis

... une organisation a peaufiner, la liste des indispensables dans la valise à créer, le chat à préparer (sa nouvelle maison roulante, les griffes en moins, l'antipuce et le vermifuge, prêt).

... les kits pour la cousine d'Amérique à finir (aromathérapie, astuces Montessori et Waldorf Steiner pour la multiplication et la division, un début de grande leçon Montessori, éducation cosmique et histoire de la vie sur Terre)



... une méthodo pour venir chez nous à envoyer.


Des fois, je me dis que je ne suis pas tout à fait cablée comme tout le monde! Non mais le GPS se trompe une fois sur deux (enfin une marque se trompe!).