* le carré orange n'est pas égal à 2 losanges blancs!mardi 3 novembre 2009
Les attrimaths comme première approche des mathématiques
* le carré orange n'est pas égal à 2 losanges blancs!lundi 2 novembre 2009
Tandem Jeunesse.... suis en retard

J’ai cru en être capable. Mais entre vouloir écrire des livres, juste lus à ses enfants et un livre potentiellement entre les mains d’autres, il y a une marge incroyable. Là me reviennent en mémoire les talents des auteurs que j’aime lire au lutin. Des textes forts, de l’inspiration, une dose d’imaginaire mais aussi de belles petites réflexions. Mince alors ! Je suis restée plus d’une semaine à ne pas oser m’affronter à l’exigence que j’avais de mon texte. Donc je n’ai rien écrit. Et puis une idée. Le thème aurait pu aider « Cuisine et gourmandises » et pourtant pas tant que cela.
Je pensais qu’il fallait murir son histoire. Oui, j’en suis sûr ! Maintenant j’aurais aimé la considérer, la sous-estimée, la reprendre, la jeter, en choisir une autre pour au final y revenir par un autre biais, plus fin, plus malicieux aussi. Je devrais me contenter de mon premier défi, laborieux et faillible : donner envie à un illustrateur de travailler avec moi…. Mais quel défi !
samedi 31 octobre 2009
Un jardin, trésor de l'enfance
Et que dire des illustrations, fines, douces, de Marjorie POURCHET. Si ce n'est qu'elle nous entraine elle aussi vers une histoire, peut-être une autre, celle de l'enfance, d'un parcours de vie, des sentiments de solitude et des envies d'évasion.
vendredi 30 octobre 2009
Escargot de longévité et Mickey3D
Bon et pour la vraie réflexion de Mickey3D, je vous laisse la deviner.
Sur les traces de Billy dans le brouillard et la nuit
Billy est un enfant myope, il voit mal sans ses lunettes. Petit garçon aventurier et très taquin avec sa petite sœur, sa vision floue devient une « trouble vue » et lui fait vivre des aventures extraordinaires, en plus du fait que jouer aux fléchettes sur les oiseaux est un vrai bonheur, peut-être mieux que de voir se noyer les fourmis dans de la bave chocolatée.
Mais tout commence vraiment à la mort de son chat Tarzan. Là, en prise avec la réalité, Billy va chercher dans ses références de quoi l’aider à comprendre. Le Père Noel, ce multi-centenaire, doit en savoir sur le sujet. Au fil des pages, le réel devient une illusion et nous suivons Billy dans un univers parallèle.
Et puis ses conceptions de la reproduction humaine, la naissance et plus encore les graines de petites sœurs et un coupe-coupe-couette offert (parce que les bordereaux de commande et les anciennes publicités ne sont pas en reste). Parce qu’encore plus qu’une histoire honorant le fictif des cauchemars et des peurs enfantines, ce livre assez inclassable est une ode à la fraternité. Billy ne se gène pas pour embêter sa petite sœur, lui en faire voir de toutes les couleurs, la malmener et pourtant c’est de l’amour qu’il y a là.
Un vrai bonheur de lecture, de relecture. Et même si le graphisme, efficace, magnifique ert sombre, et certaines histoires peuvent choquer, je vous recommande les poèmes et les cryptologies prises seules. J’avais suivi là les lectures de Benjamin LACOMBE véritable prescripteur de merveilles et illustrateur/auteur d’autres. J’attends avec impatience des nouvelles de l’auteur, Guillaume BIANCO, dont voici le site, une petite voix m’a dit que ce sera pour bientôt.
Rajout: Emmyne n'y voit aucune tendresse et peu d'humour, un livre pour adulte, voir ici. A vous maintenant de vous faire votre idée!
Au revoir journal de bord de la mikka-bozu
Au revoir :
hommes parfaits
myciculture en cuisine
cuisines philosophiques japonaises
dissections en tricot
régal végétal
cuisine des 7 familles au cœur des pays et chez eux
peluches des organes du cœur ou de microbes
hôtel de jardin pour les insectes
moyashimon, microorganismes japonais (entre autres)
matériel de mathématique Montessori ou autres pour le petit loup
atlas des sciences naturelles pour les plus petits
autarcie alimentaire
terres de Koichi Kurita
figurines animales
corps humains à toucher
abécédaire sensoriel
lombricomposteur
ou
etc, etc…
Il est revenu.... n'hésitez plus à aller y jeter un coup d'oeil (au cas où), c'est par ici.
mercredi 28 octobre 2009
Une cigale qui jazze au Swing café
Carl NORAC nous propose une découverte du jazz. Oui des extraits de grands standards du jazz se faufilent ça et là et nous mettent en joie, oui la voix de Jeanne BALIBAR offre un défilement doux, rythmé, elle est à la fois nonchalante, chaloupée et très séduisante.
Mais… et surtout, ce sont les mots de NORAC qui me portent. Une cigale chanteuse, zazou, veut partir en Amérique mêler sa voix aux musiques jazzies. Nous la suivons dans ses pensées et ses rencontres. Une aventure d’insectes dans le monde des hommes jusqu’à un café, le Swing café, milieu des musiciens.
Je suis sous le charme, de cette histoire pouvant s’adresser aux plus jeunes par une lecture souple mais aussi pour tous ces détails, ces approches, ces accroches. Des indices d’entomologiste, une finesse des situations et de caractères typés et des moments de vie à la musicalité enfin perceptible.
Les métaphores scintillent, les jeux de mots apportent une touche de poésie supplémentaire : « A la batterie, la seule abeille qui a horreur des fleurs. Quand elle frappe, l’air est fouetté. Après, c’est du miel. » Le parfum d’une cigale, le vol d’un insecte, la danse entre les gouttes d’eau ou encore ce Chinatown sous la pluie et ces nouilles comme des serpents mous. J’en redemande, je mets en boucle, je dévore, note et continue à m’émerveiller à chaque lecture/écoute. Oh oui ces extraits mis à propos au rythme fou, ce phrasé anglophone parfois qui interpellent. Une leçon de swing, une leçon de chose aussi. « « Piano édenté, pour jouer une note sur deux. » C’est bien assez. Un piano pour moi toute seule. Je ne sais pas jouer. »
Et puis il y a ces illustrations. Rébecca DAUTREMER sublime le texte. Là les insectes ressemblent à des humains et ce sont les humains, qui eux ressemblent à des fantômes de papier. Le monde est onirique même si la chaleur, la tristesse, la misère ou l’ambiance chaude d’une musique de jazz se dégagent. Une ombrelle de doryphore, un chapeau fleuri que j’aimerais porter etc…. Les teintes sont sombres, presque feutrées, de celles que l’on rencontre dans un café mal éclairé, des couleurs chaudes, presque couleurs café et des collages de photos d'époque… j’aime beaucoup, comme un rappel aussi aux couleurs de peau chocolats des premiers jazz(wo)mans.
Nous en ressortons avec des rythmes, des intonations et des sonorités, phonologies plein la tête. L'interview de Carl NORAC et de Rébecca DAUTREMER vous donnera peut-être encore plus envie. Vous n'aviez pas encore la volonté de vous jeter dessus... allez, allez l'atterrissage est bien doux!


