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dimanche 3 avril 2022

Le nombre en maternelle: dénombrement et décomposition

 Ce qui est intéressant avec ce métier de professeur des écoles, est qu'à chaque instant j'apprends. Je découvre, grâce aux recherches scientifiques, que l'apprentissage est une mise en place de processus. Bien-sûr l'enfant apprendra avec ou non les stratégies trouvées mais leur présentation amènera peut-être un socle plus sûr.

Nous sommes loin de la comptine numérique, simple répétition sans appréhension du concept de nombre. Il faut jouer avec le dénombrement: la comptine croissante, à rebours, par énumération "1 et 1, et 1, 3" pour éviter le par coeur sans sens.

Il faut confronter les élèves aux différentes représentations du nombre. D'où l'intérêt d'une fleur des nombres, je vous présente le chiffre 6.



- constellation de doigts (mains mais aussi traits de Stelle Baruck) ou véritables silhouettes

- constellation de points dés

- représentation de la boite picbille (deux parties de 5 dont le couvercle se rabat, de Rémi Brissiaud)

- représentation Herbinière

- perles Montessori

- bandes rouge et bleu Montessori

- le nombre en chiffres

- le nombre en lettres

- une collection de jetons à mettre

Les élèves pourront par la suite utiliser les organisations spatiales des jetons pour lire le nombre plus vite, calculer et décomposer.

Voici les cartes Atzeo


Puis il est nécessaire de décomposer dès le plus jeune âge.

- bandes Nurvero

-  numicon (où l'on peut mettre les doigts)

- cartes Atzeo bleu et rose vers l'addition, noir et blanche vers la soustraction


 en s'aidant en rituel des calculines (comptines mathématiques) et des affichages (ici celle de Lutins de maternelle)



*source calculine Primath

J'ai énormément appris sur l'enseignement du nombre en maternelle en suivant Nurvero et Lutins de maternelle (liens au dessus). Merci à elles.

dimanche 6 février 2022

J'adore lire à mes élèves

J'en parlerai encore plus dans un autre billet. Mais oui, j'adore offrir des lectures offertes (ou dites magistrales), juste pour le plaisir. Je théatralise beaucoup, j'aime beaucoup cela. J'aime aussi que mes élèves soient attentifs.

Ma première année de classe, mes élèves de CE2/CM1 étaient assis à leur table, les pieds où ils le souhaitaient et je m'asseyais à des emplacements différents pour que chacun puisse à un moment avoir une "surprise": un silence, une page qui se tourne avec un choc, un regard appuyé de ma part, un chuchotement plus près de son oreille. Je joue beaucoup.

Voilà ce que je leur avais lu, lectures cadeau, lecture présent. 

"Lafcadio, le lion qui visait juste » de Shel Silverstein dont un extrait ici, « Le Yark » de Bertrand Santini et illustré par Laurent Gapaillard dont je parle là, « N’y a-t-il personne pour se mettre en colère ? » de Toon Tellegen et illustré par Marc Boutavant dont je parle là, « Super gloupi » d’Edward Van de Vendel et illustré par Flor Van der Weel dont je parle là, « Sagesses et malices de Nasreddine, le fou qui était sage » de Jihad Darwiche et illustré par David B, « Le bonheur prisonnier » de Jean-François Chabas et illustré par David Sala dont je parle là et « Charles à l’école des dragons » d’Alex Cousseau et illustré par Philippe-Henri Turin dont je parle là.

Cette année avec mes petites sections de maternelle je reprends un texte vu avec mes CM2 en anglais. Bien-sûr le texte que je leur lis est en français, mais je mets la théatralisation de son auteur. Ils adorent...

"We're going on a bear hunt"





dimanche 26 décembre 2021

Un parcours de motricité en maternelle: un exemple "sauter, franchir"

Devenir citoyen par le sport. Je ne sais pas pourquoi cela m'a paru assez difficile à appréhender pendant la préparation du concours CRPE. Heureusement j'ai été interrogée sur la natation et (pour l'anecdote, malgré les révisions de mon fils pour apprendre par coeur les programmes de cette discipline, j'en ai été incapable: un blanc de 3 à 4 minutes quelque soit le cycle, le jury en est resté sidéré autant que moi!)

*source Beatrice Alemagna, illustration de "Lotta, la filoute" d'Astrid Lindgren

Selon les communes, en tant que professeur, vous pouvez (ou non) être en charge de l'enseigner. L'année dernière fut ma première année. Bonheur de la natation pendant un temps. Mais j'ai eu beaucoup de mal à investir ce domaine (avec en plus un manque de moyen considérable). Parce que non, vous ne pouvez plus proposer des jeux collectifs comme nos chers volley-ball, basket, foot, hand). Il faut aussi partir sur des jeux collectifs aux règles mettant en avant des difficulté de l'humain et non des règle de jeu conventionnels. Adieu mes souvenirs de "Jeanne et Serge".

Cette année j'en suis en charge, surtout qu'en maternelle, l'activité physique est prévue tous les jours. Je voulais ainsi proposer ici un focus d'une de mes propositions chouchou: le parcours de motricité.

Bon, il vous faut:

- du temps de préparation effective le jour même (une bonne demi-heure pour le mettre en place, compter moins pour le ranger surtout s'il s'agit d'une autre classe qui s'en charge, où si ce sont les élèves eux-même qui sont investis de cette fonction en sein de leur activité! Un prolongement du jeu des déménageurs avec tri associé ;) )

- du temps de préparation en amont (sauf si une bonne âme a pris des photos ou a fait des schémas avec le matériel présent dans votre école)

- une grande salle de motricité

- du matériel! 

***

Je n'ai pas proposé tout ce que vous voyez ici:

- pas de lectures, écriture si ce n'est celle concernant la structuration spatiale de ce cher chien par rapport à son carton (qu'est-ce que je l'ai cherché cette représentation de "à travers")

- pas de maquette parce que je n'ai pas de kit de matériel miniature

Mais voilà vers quoi j'aurai aimé aller : il s'agit ici de passer de tomber à sauter

J'aime aussi le parcours car une fois installé, vous êtes complétement disponible à vos élèves surtout si vous proposez un parcours linéaire: les élèves se suivent dans un circuit fermé. Il ne reste plus qu'à engager vos élèves dans l'activité, les encourager, les sécuriser, les rassurer, les observer (pour les évaluer aussi!)... et les féliciter après.

Voici des photos de ma mise en place réelle faite dans une de mes écoles, la dernière semaine avant les vacances.



Bon! Que dire! J'adore cette salle de motricité, immense, haute de plafond, très claire (très bruyante aussi).

***
Mais pourquoi donc avoir illustrer ce billet avec cette petite fille en mode cochon pendu! Parce que notre objectif est de proposer des mobilités différentes du quotidien, avec des difficultés croissantes et dans un cadre structuré et sécurisant.

Et qu'il y a bien une (?) chose dont je rêve: grimper aux arbres, escalader, surfer sur les vagues, surfer le vent, me prendre pour un écureuil volant (wingsuit).... (et si vous me connaissiez d'avant l'interruption de ce blog: slalomer entre les murs, escaliers, toits avec le parkours...)

Bon je ne proposerai pas toutes ces mobilités (dangereuses.... enfin pas toutes). Mais j'aime l'idée de proposer une structure rassurante et sécurisée à la prise de risque. Comme pour le lutin qui a grimpé aux arbres et aux structures en araignée des parcs en sachant en descendre seul, je mets beaucoup d’énergie à proposer aux élèves de trouver eux-même la solution. En haut de la structure, prendre le temps de se mettre en sécurité : les mains tiennent, jamais face au vide, un pied après l'autre, chaque pas devant être très très stable. Je ne les tiens pas, je suis là, ma main près de leur dos et je ne leur donne pas la main.

"Mets toi en sécurité. Non, tu n'y es pas encore. Oui. Appuie plus sur tes pieds" Et par contre j'appuie sur les chaussures pour montrer ce que j'appelle stable. Beaucoup de temps passer là, juste au point charnière.

De quoi leur apprendre à prendre des risques calculés, à faire des choses "dangereuses" mais en sachant le plus possible s'en sortir seul. J'envie beaucoup ces éducations qui donnent une liberté folle aux enfants tout en leur ayant appris l'essentiel pour ne jamais se sentir effondré. J'aurais aimé oublier le monde grimpée sur un arbre.

 Ça je sais que c'est moi qui l'ai apprise seule, pas dans une formation mais dans mon envie de voir mon chenapan aller plus haut, plus loin que je n'ai jamais fait... ça va: en plus de l'escalade, il fait ça !

mardi 21 septembre 2021

Projet corps humain, santé, hygiène pour le cycle 1

    Me voilà en poste fractionné et surtout en maternelle. J'arrive presque enfin à mémoriser petites trombines et prénoms associés. Je me croyais physionomiste mais plus de 75 élèves c'est tout de même pas évident.

    Je n'ai pas arrêté et d'ici jeudi j'aurai fait mes 4 réunions parents-professeurs sur 5 (2 réunions pour le lycée du fiston, chouette en tant que maman). Quoique j'aime beaucoup les réunions de rentrée: c'est le moment de présenter les programmes, projets, manières de travailler, de communiquer. Vous êtes en démonstration pour la confiance et la crédibilité.

    Mais bon, je divague, mon propos se voulait être autre: j'ai enfin pu préparer un projet pour une des classes. Un projet autour du corps humain, de la santé et du schéma corporel - limites dans l'espace (morphologie), possibilités motrices (rapidité, souplesse), possibilités d'expression à travers le corps (attitudes, mimiques), perception des différentes parties du corps, niveau verbale, représentation du corps (au point de vue mental ou graphique) (B.De Le Lièvre et L.Staes via un message très inspirant de Kaloo_k2 sur Instag*).

    Des gestes d'hygiène aussi comme se laver les mains (de circonstance en ces temps de pandémie) mais aussi très très important se moucher (même si j'aimerai leur apprendre à faire jala neti).

Voici donc une idée de ce qui les attend:



Explorer le monde du vivant: le corps et la santé PS - cycle 1 par VANeDO

dimanche 15 août 2021

Fort(e) de notre expérience en tant que professeur des écoles (et séquence album codé cyclce 1)

Je n'arrive pas à lâcher prise. Oui c'est un réel défaut mais j'aurai des heures de discussion pour essayer de comprendre la chose. Et ce blog est maintenant un vieux blog, les billets du passé donnent de nombreuses clefs.

Alors en attendant de connaitre mon école d'affectation, le niveau de classe (tout cela au singulier ou au pluriel), je continue à m'affairer de manière si possible constructive. En suivant les collègues plus confirmées d'InstaG*, un retour sur l'année passée est toujours une approche réflexive intéressante: nos erreurs, ce qui n'a pas marché et pourquoi, nos doutes et nos réussites. Je ne m'attarderai pas là sur les erreurs, elles demandent un retour très approfondi mais sur les mises en place dont nous pouvons être fier, même après quelques modifications.

Voici une séquence mise en place en Petite Section de maternelle pendant un stage de 3 semaines, en période 4 (important la période pour ce niveau de classe!): un album codé, Les trois petits cochons, avec de l'interdisciplinarité (ou de la transdisciplinarité si j'ai bien travaillé).

Les trois petits cochons par VANeDO