Affichage des articles dont le libellé est Un chemin de thé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Un chemin de thé. Afficher tous les articles

mercredi 18 mai 2022

Un Gong Fu Cha de "thé de montagnes" dans "Sucré salé" de Ang Lee et théotèque

 



Mes différents arrivages de thés depuis début 2022



 

Oolongs avec quelques intrus.

Thés verts:

        Ban Lien, Vietnam

        Aile du dragon, Vietnam

        Matcha imperial, Japon

        Matcha Meiju, Japan 

Thés oolongs:

        Sticki rice, Thailande

        Tie Guan Yin Fengxi, Chine 

        Dong Fang Mei Ren, Taïwan

        Wumei oolong, Indonésie

        Bai Ye Dan Cong, Chine

        Si Ji Chun de la famille Wang, Chine

        Mai Pokhari Oolong Star, Chine

        Mae Salong      

Thés postfermentés:

        Pu erh Shu Bulang, Chine



mardi 11 février 2020

Un matcha, des vacances, des prises de notes


Bon, les vacances. Le chat est content, je suis là. Oui et non, là en présence, là à prendre toute la place sur la grande table, là à éteindre les lumières en partant (à les allumer le matin). Mais peu pour les jeux, peu pour les sorties, peu pour le dessin, pour les câlins, pour la famille... pour moi.

Un changement pendant les vacances: oui bien-sûr je ne me déplace pas. Oui aussi plus de sommeil, bah c'est clair, cela peut durer une demi-journée... ce matin réveil avec l'homme, "petites" tâches ménagères et pfiou... plus rien, juste le temps de bien ouvrir les yeux à 11h30 pour l'ado (qui grandit bien, mange bien et ne supporte plus aucune frustration, le pauvre grand).

Alors oui préparation d'un déjeuner demain: orechiette au brocoli (avec les anchois ou le chorizo à part), hôtesse végétarienne oblige, puis un "légitime" tiramisu. Et le grand de dire: heureusement elle aime le café. Bah non! Pas penser. ...... neurones au ralenti décidément.
Alors un matcha pour se requinquer. Avec dans les oreilles la pluie en forêt grâce à bellesoeurette et frérot.
Il me faudra en racheter, acheter aussi un autre bol à matcha, parce que nous sommes 4 à boire du thé maintenant.
Profiter de son arôme de yuzu et dire qu'enfin je vais pouvoir profiter des thés au plus près de leur achat, dans toute leur fraicheur et ne pas les garder pour toujours en avoir.

C'est drôle d'ailleurs, cette peur de manquer, il va me falloir la laisser partir, elle aussi... avec la reprise de ma vie professionnelle, avec une nouvelle attitude face à moi (peut-être 2020!).

Un matcha bu avec délectation, en ayant oublié combien je devais en mettre par bol... en oubliant beaucoup de choses en ce moment (pour en caler d'autres).


Et puis des livres de didactiques à prendre en notes, encore, toujours. Parce que c'est ce que fait une maîtresse de moins d'un an. Cycle 1, cycle 2, cycle 3. Ou Histoire, Maths, Sciences ou toutes disciplines....
Je termine les sciences, puis je termine les en-quêtes historiques.... que j'aime les éditions Retz.

Et je prendrai par la suite les manuels pour la petite section de maternelle. Parce qu'en mars, je vais devenir la maîtresse d'une troupe de petits coquins.
Au fait, si, je fais du sport: des squats pour préserver mon dos!
Allez squats, pédagogie explicite, situation problème bien amenée mais pas trop socio-constructiviste. Et puis différenciation ou plutôt double niveau/ double cycle, philosophie, gestion de classe... et esprit critique.
Bonheur des vacances!

mercredi 6 novembre 2019

Quand est-ce qu'une maîtresse peut prendre le thé tranquillement? Pendant les vacances, sûrement, même si cela n'a pas été très flagrant. Pendant ses longues périodes de préparation (oui, oui, longues, longues) oui!

J'ai fêté mes 44 ans pendant ces dernières vacances et de l'autre côté de l'Océan Atlantique des attentions me sont arrivées droit au coeur. Une bienveillance de tous les instants d'une de ses relations étranges que propose le net: le blog est un partage et souvent vous ne savez pas qui vous lit, qui vous suit. Moi je sais, K. est là, dès que je montre sur ce média un signe d'impuissance, de mal être, je reçois un mot de soutien accompagné de son bouquet de timbres colorés de la faune et de la flore (pile dans mes intérêts du moment). Et puis, cette cousine, cette amie de coeur, qui commande en France, paye aux USA et me fait livrer chocolats, fleurs ou... cette fois-ci thés.

Alors oui, la nouvelle maîtresse que je suis devenue bois du thé, moins souvent qu'avant, sans sortir ses petites théières de dégustation, mais avec autant de réconfort et de plaisir gustatif.


Bon, je dois l'avouer, il y a souvent un petit plus à manger aussi avec (et quelques copies à corriger, quelques manuels pédagogiques à décortiquer, quelques feuilles de préparation FDP à renseigner).

Voici les nouveaux arrivés dans les placards de thé: choix de oolongs de L'Autre thé
- TieGuanYin (parce qu'il faut toujours en avoir un chez soi!)
- Huang Jin
- Sticky Rice (oolong Jinxuan mélangé avec du Nuo Mi Xiang, plante locale aux arômes de riz gluant)
- Santhikiri

Allez, petit thé et je pars vers une préparation de cours.

vendredi 26 juillet 2019

Thés de l'été

Enfin de nouveaux thés, enfin le plaisir de laisser la tasse sur la table tout en profitant du breuvage, plus de migraine de travail, plus d'heures courbée sur mes manuels.
Les vacances sont studieuses mais le rythme mou.


J'avais laissé là avec mon petit kit de vacances, un zhong fendu et mon mini-plateau, un Pouchong impérial que j'ai fini si rapidement. Voici mes réserves pour le mois qui me reste.

- Butterfly of Taiwan parce que les hommes l'aiment tellement froid (souvent sous forme de canette Pokka)
- Thé du Hammam pour le grand à barbe
- Kabuki


...
et uniquement pour moi, oui, oui, je mords:
- Dong ding
- Rivière de Jade du Mont Halimun
puis
- des faux thés: hibiscus en infusion dans la boite rose de sablés au thé vert (partis pfiou en vitesse accélérée), des épices pour un Chai doux de Beendhi (auquel je rajoute l'eau bouillante et une lichette de lait d'amandes)


Et l'homme sans barbe voulait vraiment repartir avec un matcha... la prochaine fois.


Ici un Dong Ding renouvelé pendant 5 heures devant le petit frère...

Parce qu'un état des lieux de ma boisson préférée est toujours une bonne chose -

samedi 4 mai 2019

Le Musée de l'homme

Nous y sommes retournés, en groupe.
Nous nous sommes presque arrêtés aux mêmes endroits et, cette fois-ci, j'ai pris des photos.


Je suis extrêmement impressionnée par les études anatomiques et les alvéoles obscures qui présentent les cires (céroplastie) m'attirent toujours. Comme enfant, les spécimens dans les bocaux, j'ai beau être perturbée par les malformations, je reviens toujours pour comprendre la mécanique du corps.
Ce corps poétique, ce corps de peau, ce corps de chaleur, ce corps impressif, ce corps émotif, ce corps perturbant mais aussi ce corps de veines, d'artères, de nerfs, de cerveau, de muscles.





Ce corps inhumé, sacré, ritualisé. Oh parure du paradisier, oh souvenir d'une autre vie où je parlais de couleurs.



Peu de temps passé cette fois aux hominidés, la pièce tombée n'y était d'ailleurs plus. Mais encore du temps sur les moulages ethniques, cette foire au barbare, à l'autrui, à celui qui n'est pas nous. Un peu de temps et une mini rixe autour de la phrénologie avec une maman qui semblait trouver cela peu inquiétant, sans comprendre l'enjeu derrière.



Et puis plus d'interactions, Nous en néandertaliens, les fils,


les mères (je suis la rouge à droite avec de belles canines),


le père/l'amoureux et l'amie (bien plus belle de dos - et de face- que notre portrait/morphing le laisse croire!). La magnifique vue, ce ciel bien noir qui va nous tomber dessus dans près d'une heure, entre les touristes, les marchands de petites tours Eiffel et les joggeurs.


En passant, un coucou à Ida. 



Cette fois-ci, aussi, je suis repartie sans la Dame de Brassempouy, sans livre (jeunesse) quand quelques uns seraient bien partis avec moi (dont le dernier de Gilles MACAGNO "En route vers l'extinction finale", peu réjouissant pour une période qu'il me faut embellir pour qu'elle, à son tour, me pousse loin, loin, loin - je vous parlais de son livre sur les hominidés ici, quelques "Sur les épaules des savants" du Pommier aussi ou "La saga des hommes" Gallimard jeunesse), le chenapan, lui, sans le Singe Darwin de Reinhold, que je rêvais d'avoir enfant.


Moi j'ai pris des images, de champignons (je suis dans la période lichens, mousses, champignons et cnidaires tout de même), 


une tasse de thé paysage, comme elle me manque (l'art de la dégustation n'est plus de la maison faute de temps) et une simple bouilloire dans ce qui pourrait être mon dernier lieu de vie (cela fait bien 20 ans que je le dis, je finirais seule, vieille, dans une yourte avec un chat, dix livres, deux poules et une chèvre (les trois derniers sont nouveaux, comme le poêle au centre et l'idée d'avoir de l'eau potable, des buchettes pour le feu et....)


vendredi 27 octobre 2017

Un thé pour deux

Enfin prendre le temps d'une dégustation. Tout le matériel est pourtant bien placé, dans un meuble de choix, un meuble avec une âme. Abimé, oui, mais dorloté enfant (enfin surtout l'occupant du haut que j'espérais doré) et reçu par la suite, comme un héritage.


Le lutin l'a demandé et ce sont pourtant mes affaires qui l'occupent... il voulait ne le remplir que d'un esprit asiatique.

Zhongs, théières, tasses japonaises, quelques écorces ou coquillages..


Mes théières sont là et celle du dragon est de sortie. Trois infusions de Anxi Tieguanyin 2016 se succèdent. 


Nous avons ramené de la balade un herbier du moment, feuilles de notre jardin partagé. Puis ce magnifique thé, un Tie Guan Yin d'exception, wulong de Thé de Chine, l'infusion d'une belle couleur jaune, les feuilles sèches légèrement torsadées et vertes.


Nous n'avions pas pris le temps au temps depuis si longtemps. Le lutin en redemandait. Alors cette fois-ci, tout était prêt: la mer de thé (Chapan), les deux couples de dégustation (nez et tasse), la théière de réserve (ChaHai). Cette minuscule statuette chinoise qui m'est si chère.

Et puis un contexte, la référence à cette déesse de la fécondité ou de la fertilité de la terre, Guanyin, mais aussi à la dynastie Qing, surtout au XVIIIe siècle pour ce thé, et à cette région du Fujian (sud est de la Chine) et particulièrement les montagnes Anxi.



Et après juste sentir, même souffler un peu du nez dans le "nez", tenter d'expliciter ce que nous sentons avec la roue des arômes. Et boire - comme pour un saké, dis le fiston qui n'en a jamais bu - et profiter.
Une liqueur ample qui tapisse la langue et le palais. Se dire que oui, ces partages là valent de l'or. Et puis badigeonnez la théière de son thé.

lundi 22 mai 2017

Théothèque

*source Liu Songnian

Le café a pris une place dans la maison, des petites capsules, comme tous le monde. Du thé offert, parfumé, mais ils ne savent pas toujours que mon élan va vers les "jardins" et même certains magasins qui vendent à la récolte près. C'est un luxe, oui.

Il n'y a pas à dire le thé est dans mes veines et ma grand-mère nous a apporté plus que ses deux tasses chinoises... De quoi, enfin, pouvoir profiter d'un thé, reprendre le chemin des dégustations, longues, savoureuses, commentées, réflexives ou méditatives. Je vous en parle bientôt. En attendant la théothèque, avec déjà des thés finis.

Mise à jour le 26/09/2018:

Les verts:

du Japon:
Matcha Eiju été 2013, Le Palais des Thés
Yuzu Matcha, de Jugetsudo
Gyokuro misho, de Jugetsudo
Houjicha de Tamayura
Gyokuro de Tamayura
Sencha Yame de Tamayura  

de Chine:
Pi Lo Chun impérial
de la Route du thé

Anhui Top Tai Ping Hou Kui, de George Cannon
Tian Shin Lo TV103, de Thés de Chine
An Ji Bai Cha 2016 TV125, de Thé de Chine
En Shi Yu Lu 2016 TV127, de Thé de Chine
Bai Mao Hou, primeur 2017 de Palais des thés
Mao Feng "Ming Ding" de La route du thé
High Montain, avril 2017, de La route du thé

de Corée:
Daehsan nokcha, de Théodor
****
Les bleus, oolongs:
 
Faible oxydation pour ma petite théière ou ma théière dragon:
 

de Taïwan:
Bao Zhong Antique Millésime 1999
, Le Palais des Thés

de Chine:
Yu Zhé de la Route du thé
Tie Guan Yin impérial, de Palais des thés 
J.E.Oolong Milky, de ThéoDor 
Ali Shan TO411, de Thé de Chine
Ali Shan (O.D.C) TO411, de Thé de Chine
Anxi Tieguanyin 2016 TO415, de Thé de Chine
Grand Oolong Top Fancy, de Palais des thés
Mang Shui Da Ye, de Palais des thés
Pouchon Imperial, de La route du thé
 

Forte oxydation pour mon zhong de terre: 

de Taïwan:
Grand oolong To Fancy, de Palais des thés 

 

de Chine:
****
Les noirs (ou rouges chinois):

d'Inde:
Puttabong DJ 551, S.F.T.G.F.O.P.I, Darjeeling récolte automne 2012, Le Palais des Thés
Darjeeling Makaibari Bio 1st flush FTGFOP1, de La Route du thé

du Sri Lanka:
Sam Bodhi F.O.P., Le Palais des thés

de Chine:
Anhui OP Qimen grand jardin de George Canon
Yunnan d'or, de La route du thé

d'Ethiopie:
Wush wush thé
****
Les sombres (ou noirs chinois):

de Chine:
cuits:
Pu er 2006, Shu cha cuit de Terre de Chine
Roi du Pu er TN502, de Thé de Chine 
brique de Pu er, La Route du thé
crus:
 Pu Er Lao Qing Mao Cha, récolte 2005, Le Palais des thés
****
Le jaune:

de Chine:
Meng Ding Huang Ya, TT303 de Thés de Chine
****
Le blanc:

de Chine:
****
Le fumé:

de Chine:
Lapsang Souchong Crocodile de ThéOdor

lundi 24 octobre 2016

Thés de Tunisie


Ils sont arrivés hier les bras chargés... de livres bien-sûr... et d'un symbole du partage et de la convivialité maghrébine.
Non non pas de narguilé (nous en avons un qui ne sert pas, les fumeurs se sont arrêtés ou sont passés au vapotage et pas de fumeur à la maison... même si j'adore l'odeur de ce tabac miellé). Mais un plateau et son service à thé.
Un immense plateau d'argent, la théière aux proportions de partage, les verres et ce mrach (une chanceuse dans laquelle on met de l'eau de fleur d'oranger).
Bien-sûr ils sont arrivés avec le thé (pour être sûr d'avoir celui qui convient parce que sinon ils font confiance dans le contenu de mes placards), la fleur d'oranger (pour cela aussi ils auraient pu faire confiance au contenu du placard) et des pignons de pin.

Il restait un peu de menthe sur mon balcon. Et nous voici entre femmes à faire bouillir l'eau et le thé. A aérer le thé dans la théière avec la menthe fraiche et le sucrer, l'allonger ou le diluer en fonction de son amertume et astringence. Pas de photo, non, nous profitions.
Ce fût un thé vert à la menthe, aux pignons et gouttes d'eau de fleur d'oranger facultatifs: un tey akhdar. Je fus du service, au mètre, monter très haut la théière et redescendre tout en servant pour aérer et faire mousser le thé.
Nous aurions pu le parfumer aussi à la cannelle, la sauge, la verveine ou à l'absinthe (chiba).


Mais quelle surprise de découvrir qu'en Tunisie, un autre thé était préparé. Un thé très très longtemps infusé (bouilli): un thé rouge tunisien, tey ahmar (oui, oui, il s'agit bien du thé rouge/noir comme le nomme les chinois et non du roobois: sûrement un ceylan) avec un trait d'eau de géranium (ou aux feuilles de géranium), aâtrichiya. Ce sera pour leur prochaine visite.

"Dans la Haute-Medjerda, rares sont ceux qui se contentent de boire un verre ou deux le soir; certains douars sont réputés pour leurs buveurs de thé; on cite ce fellah qui a vendu l'héritage de son père, morceau par morceau, pour satisfaire sa passion; lorsqu'il n'eut plus de terre, il se fit marchand ambulant." (extrait de "Boissons et civilisations en Afrique" de Alain Huetz de Lemps)

***
Au fait, merciiii!

dimanche 23 octobre 2016

Comblée

... ils arriveront ce soir, les copains, ce sera discussions et rires.
... elles sont loin et pourtant si proches, si attentionnées, de Californie, du Canada ou ... d'à côté, ma chère A., juste à côté, prête à 2 ou 4 heures de discussions presque ininterrompues au téléphone. Si présentes quand il le faut, à leur manière.


Ce matin, en pyjama, me voici émue aux larmes par les cadeaux de mon grand.
Il a cassé sa tirelire, toutes ses économies...
... pour ce dragon aux grelots
... pour ce wénxiāngbēi (puits de senteur ou nez) et ce chábēi (petite tasse)


Nous infusons un Ali Shan, oolong taïwanais peu fermenté, de chez Thés de Chine et profitons de nos deux duo de dégustation de Gong Fu Cha pour profiter à trois de ces merveilles. (pas sur la photo, j'ai profité du moment).



... je reviens seule pour une énième dégustation de ce Ali Shan... en emportant avec moi toutes les attentions envoyées deci-delà, de mains en mains, par la poste ou par la toile internet. Merci.


Et un chocolat ganache menthe poivrée et citronnelle de Patrick Roger.


Ça y est, les feuilles façonnées en petites perles ont tout donné!

mercredi 10 février 2016

Un superbe oolong d'après tempête

Le vent a soufflé fort par chez nous. Les arbres se sont pliés, les oiseaux ont chanté avant et après, tous les volets, les nôtres et ceux de nos multiples voisins, ont craqués, les fenêtres ont crissé, le ciel s'est obscurci puis les nuages sont passés.
La tempête fut aussi émotionnelle. Passée, oui, les sentiments sont toujours frais mais cela passe. Il ne reste que des traces, jusqu'au prochain vent.


Je goute mon plaisir tous les matins: regarder le ciel, les arbres, zieuter le sol. Je reviens encore avec de multiples petits trésors de la nature.

Le lutin avait voulu couper une branche de gui mais c'était bien impossible... mais ne voici pas que le vent nous en a servi sur un plateau sur le chemin de l'école.


Des fruits et bourgeons de magnolia (dure et noire pour l'un, duveteux vert pour l'autre). Des cônes, de sapin (douglas avec ces petites languettes brunes entre les écailles) ou de pin (aux écailles bien larges). Et puis des lichens.
Que j'aime les lichens et leur palette de verts.


J'en ai profité pour déguster un Long Men Si Ji Chun, oolong peu fermenté de Chine. Un Si Ji Chun, théier des 4 printemps. J'ai cru qu'il s'agissait d'un thé de Chine, serait-ce une erreur et viendrait-il de Taïwan? Un thé très floral, avec une odeur presque biscuitée à l'ouverture du paquet.


Un magnifique thé à la feuille et tige bien bouchonné. Sombre sec mais aux verts plus tendres une fois infusé.


Je ne peux que confirmer que ces thés, de très grandes qualités, apportent beaucoup plus en bouche que d'autres achetés en vrac ici et là. L'homme boit maintenant beaucoup de thés. Il en choisit encore parfumés que nous buvons à la grande théière (pour plus de facilité car mon goût va aux natures, encore et encore, beaucoup plus amples, beaucoup plus rassasiants). Je lui propose aussi beaucoup d'oolongs ou ... comble de sa joie (et de celle du fiston) des thés verts japonais (trop rares dans nos bols selon eux).
Une infusion fleurie et florale, puis une autre et une autre plus amples et presque sucrées.  Hâte de reprendre goût à l’expérience explicitée avec ma roue des saveurs, pourquoi pas un carnet Moleskine spécial thé...

***
Le lutin se met à contribution dans la collecte de petits bouts de nature. - Il me faut quelque chose de différent que ce que j'ai déjà et que nous ne trouvons pas forcément au sol - Une épluchure d'orange par exemple (me dit-il avec malice)...
Et me voilà prise dans un fou rire.

mardi 5 janvier 2016

Etat de thés

© Shigeru MIZUKI / Cornélius (extraite de "Nononba" dont je parlais là)

Même s'il y aura moins de dégustations explicitées sur ce média, voici le stock de thés mis à jour. Mise à jour le 21/09/2016.

Les verts:

du Japon:
Houjicha de Tamayura
Matcha Eiju été 2013, Le Palais des Thés
Yuki Metcha 80, de Jugetsudo
Yuzu Matcha, de Jugetsudo
Sencha Tsuki, de Jugetsudo
Gyokuro misho, de Jugetsudo

de Chine:
Pi Lo Chun impérial
de la Route du thé

Anhui Top Tai Ping Hou Kui, de George Cannon
Thé vert de Meixian 
Long Men Xiang 2016 TV102, de Thés de Chine
En Shi Yu Lu 2016 TV127, de Thés de Chine
Zhejiang Longjing 2016, de Thés de Chine


de Corée:
Daehsan nokcha, de Théodor
****
Les bleus, oolongs:
 
Faible oxydation pour ma petite théière:
 

de Taïwan:
Bao Zhong Antique Millésime 1999
, Le Palais des Thés

de Chine:
Yu Zhé de la Route du thé
Tie Guan Yin impérial, de Palais des thés 
J.E.Oolong Milky, de ThéoDor 
Long Men Si Ji Chun TO421, Thé de Chine
TO413, Thé de Chine
 

Forte oxydation pour mon zhong de terre: 

de Taïwan:
Grand oolong To Fancy, de Palais des thés 
Ruby Oolong, de Palais des thés
Gui Fei Oolong, de Palais des thés
 

de Chine:
Wu Yi Rou Gui, de Palais des thés
Feng Huang Dan Cong, de Palais des thés
****
Les noirs (ou rouges chinois):

d'Inde:
Puttabong DJ 551, S.F.T.G.F.O.P.I, Darjeeling récolte automne 2012, Le Palais des Thés

du Sri Lanka:
Sam Bodhi F.O.P., Le Palais des thés

de Chine:
Anhui OP Qimen grand jardin de George Canon

d'Ethiopie:
Wush wush thé
****
Les sombres (ou noirs chinois):

de Chine:
cuits:
Pu er 2006, Shu cha cuit de Terre de Chine
Yunnan Pu er Grand jardin, George CANNON
An Hua Hei Cha TN508, de Thés de Chine 
Roi du Pu er TN502, de Thé de Chine 
brique de Pu er, La Route du thé
crus:
 Pu Er Lao Qing Mao Cha, récolte 2005, Le Palais des thés
****
Le jaune:

de Chine:
Meng Ding Huang Ya, TT303 de Thés de Chine
****
Le blanc:

de Chine:
Pai Mu Tan, de La Route du thé
****
Le fumé:

de Chine:
Lapsang Souchong Crocodile de ThéOdor

lundi 21 septembre 2015

An Ji Bai Cha et immortelle

Voilà le premier thé pris avec mon zhong, premier thé qui me permet un arrêt, une pause, une mise en scène, une respiration du quotidien. Avec ce changement d'appartement, le thé s'était infusé dans une autre théière, en terre, plus grande, plus rustique et culottée de mille et un thés du compagnon, il y a longtemps.


Un thé vert de Chine, bu par micro-gorgée, presque comme une source qui coule. Voyez-vous la différence? Un magnifique An Ji Bai Cha aux arômes fleuraux et végétaux. Je n'ai malheureusement pas repris mes dégustations avec ma roue des arômes mais ce sera pour bientôt. En attendant je découvre mon nouveau quartier, d'autres objets aussi.


Pour aller au dogo ou à l'école (en faisant un minuscule détour), il y a des ginkgos... magnifiques feuilles que j'adore... et puis cette nouvelle kokeshi qui a eu une sacrée vie. Elle vient d'une famille inconnue, vendue dans une brocante par des enfants pensant vendre un bout de bois coloré. Bienvenue chez nous fillette aux nœuds rouges dans les cheveux. 


Je n'ai pas profité de tous les effluves de ce thé. Malheureusement les odeurs de l'huile à l'arnica et surtout l'huile essentielle d'Hélichryse (même si pas italienne) étaient trop puissantes.
Et oui, je suis obligée de rester le plus souvent à la maison, entorse oblige. Oui oui, avec ces dénivelés, c'était évident non. Mais non justement, il m'a suffit d'une marche, d'une marchounette, d'une mini-marche prise en biais pour tomber mollement.
Après la chute, de la marche (il ne manquait plus d'être coincée loin de chez nous), puis glaçons pour dégonflée l’inflammation, un effleurement plus qu'un massage et ce petit mélange aromathérapeutique de Danièle FESTY: pas d'huile essentielle de gaulthérie (bah je ne suis pas une sportive comme mon frère, je n'ai pas tout en prévision!) mais huile de massage à l'arnica et quelques gouttes de cette hélichryse (immortelle).

Allez, je repose la cheville et je reviens.