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mardi 30 août 2016

En finir avec la baleine (reprendre la forme en perdant des formes)

La vie est une suite d'étapes. Certaines plus difficiles à franchir que d'autres. Pour ma part, prendre ma vie comme un chemin et non une réaction au passé n'a pas été si évident. Devenir adulte, prendre soin de l'adulte et non de l'enfant en moi (ou des autres). Je me suis concentrée sur l'intellect délaissant le superflu qui est devenu superdé(en)veloppé.

Ou la réflexion d'une baleine pour ne garder que sa queue de cétacé, afin de bien faire une queue de poisson aux diktats des régimes (et des préjugés)!

*source image

***
Et puis il a fallu faire avec cette obésité. L'assumer et ne pas vouloir devenir shar pei donc rester telle que. L'assumer et vouloir tout de même repasser à une norme plus facile à habiller, à bouger.


Après cette séance animalière, passons au gras double. Je suis en obésité, ce n'est pas une vue de l'esprit, pas une coquetterie de midinette. C'est un mot médical, grossier, mais exact, trois chiffres sur la balance, sans zéro et pas que des 1. A l'inverse de ce que certains pourraient dire, je n'ai pas honte! L'obscénité est seulement dans ce que j'ai vécu, souffert et dans le mal que je continuais à me faire et non dans ce que les autres voient en me regardant.


L'assumer avec humeur, humour. Vouloir une hygiène de vie et non une perte de poids! (non non ce n'est pas identique!) Je suis ainsi partie durant quelques années sur différentes voies comme le montrent mes anciens billets.

Alimentaire: parce que je suis une fervente opposante aux régimes (à toute restriction cognitive)! Il a été question de favoriser des modes alimentaires, flexitariens mais aussi crétois et Okinawa, de retrouver ses sensations alimentaires (satiété, rassasiement, faim) et de prendre plaisir. Cela fait donc quelques années que je mets la main à la pâte pour que ces gestes deviennent naturels et peu demandeurs d'investissement. Parce que oui, je n'aimais faire la cuisine que de bonne humeur, le reste était faire la bouffe et là je parais au plus pressé. Il a fallu du temps pour que les recettes s'enchainent avec souplesse.

Émotionnelle: parce que toutes mes émotions se compensaient ainsi. J'ai cherché des méthodes de lâcher prise, de la méditation de pleine conscience. Je ne suis pas assez assidue mais je persévère.

Stop sédentarité: marcher encore et toujours, prendre le prétexte d'une amitié naissante pour le faire 1h presque chaque matin en papotant; prendre le prétexte d'une montre podomètre pour faire plus de 10 000 pas par jour. Nager quand l'occasion se présente, faire du vélo quand l'enthousiasme me prenait, onduler sur de la zumba quand le dos le permettait.

Mais je n'étais pas encore dans l'optique de perdre du poids. Enfin pas tant que cela.
Il y avait, en plus, deux vérités peu agréables que je gardais en mémoire pour ne pas démarrer mieux:
- Les cellules graisseuses, adipocytes, sur un sujet qui prend du poids, ont deux méthodes de stockage: se remplir et grossir ou se multiplier. En sachant que, si les adipocytes se sont multipliées, c'est irréversible. Donc plus de gras!
- Si le sujet a expérimenté plusieurs régimes (même contre son gré), la restriction des apports alimentaires réduisait le métabolisme de base propre à libérer le gras! Le métabolisme ne revenant plus à la normal. Donc plus de gras!

Il a fallu un petit d'homme mettant à mal mes genoux et une intervention sur ces adipocytes d'un coach médiatisé pour que je parte sur une nouvelle voie:


Sportive: Il a parlé d'adrénaline comme d'un bouchon décapsuleur d'adipocytes. De cardio et de musculation. Conquise sur le papier par les exercices adrénergiques, soit libérateurs de lipide sur les zones les plus récalcitrantes. Non, je ne deviens pas fashion! Et voici que cet été je suivais sa Méthode détox Fitnext.

Sur l'ineptie des régimes et une voie possible:

Sur la prévalence de la musculation:

Sur les efforts anabolisants et catabolisants:


Erwann Mentheour propose un coatching en ligne payant, dégressif en multipliant les mois. J'ai choisi pour ma part son livre Méthode. Mon objectif premier n'est pas de perdre du poids mais de me reprendre en main. Après son parcours très instructif et des éléments scientifiques et sur la nutrition, sur le corps et le sport, il offre 6 semaines clefs en main: alimentaires, sportives et de zen attitude.


Je n'ai pas suivi ses menus ciblés pour une action détox (avec recettes en fin de livre) tout en gardant en tête des éléments prégnants: - pas de plats industriels tout prêts - pas de café - pas d'alcool - pas de chocolat - pas de pain après le petit déjeuner - pas de laitage après le midi (et si possible pas de vache) - une monodiète de détox au début - une autre chaque soir de sport - légumes si possibles seuls le soir (pendant les 40 jours). Je ne me suis pas restreinte et ai suivi globalement que peu d'éléments (surlignés), le reste a tout de même évolué avec les repas d'une famille retrouvée pendant les vacances.
J'ai tout de même énormément fractionné mes repas en offrant des pauses douceurs à 10h et à 16h (fruits et fruits secs). Pauses qui se sont avérées très salvatrices sur mon appétit, de potentielles envies de grignotage et surtout sur des compulsions possibles tournées vers le sucre rapide! Je me suis mise à la tisane de thym et aux rototos de souffre (capsules d'huile de haarlem prises les soirs de sport).


Agréablement surprise par les exercices en isométrie (en tension, en gainage mais sans mouvement) et les autres sans matériel et peu douloureux pour le dos.
J'ai pris au pied de la lettre toute la partie active. Trois jours de sport par semaine: une séance cardio (footing) progressif de 30 minutes à 1 heure, deux séances de 45 minutes de musculation dont une couplée à du cardio. Faire de la musculation est vraiment une nouveauté, j'avais bien fait des abdos, mais là, la cadence et l'intensité sont importantes. Voici par exemple mon exercice horreur!


Pourquoi en parler autant ? parce que cela marche. Cet été, une nouvelle silhouette est apparue: plus ferme, plus gainée et un moins lourde (presque moins 10 kg sans régime ni restriction en 2 mois).
Et puis je continue au quotidien comme une hygiène de vie. Je vous laisse suivre le site Fitnext pour la méthode, les exercices, les focus alimentaires et les vidéos.

J'ai échangé le footing (trop traumatisant pour mon dos) par un autre exercice de cardio effectué en endurance fondamentale: la marche nordique. Vous savez cette marche avec bâtons, entre marche et ski de fond! J'en reparle ici.
En plus de mobiliser plus de muscles que le footing, la marche nordique m'apporte une foulée évidente (et une suée).


***
Ne reste plus qu'à...

S'approprier les plis, les drapés. Y voir une pelisse, une douceur revenue après un traumatisme assoupi. Retirer les écailles de la carapace, de l'armure. Choisir d'autres armes pour se battre contre la vie. Pour la vie. Lâcher du lest pour aller de l'avant. Ne plus avoir peur de cette peau qui va inévitablement être détendue, trop lâche.

jeudi 20 juin 2013

Il ne faut pas perdre ne serait-ce qu'1 kg avant l'été !

Bien-sûr le titre est tape à l’œil! Une folle période pré-estivale se déploie devant nous et, même si le soleil n'est pas toujours au rendez-vous et que la température est bien fraiche (ou trop chaude), les envies de se dorer au soleil reprennent tous les voisins/voisines. Et, pour elles, leur lot de décolletés, de jambes nues et de rondeurs à liquéfier, à faire disparaitre, à perdre, à abandonner sur le chemin.
Ce qui me hérisse le poil c'est l'obligation conventionnelle, sociétale, qu'il faudrait pour une femme digne de ce nom (et même une adolescente) se mettre au régime, perdre quelques kilos avant le passage en tissus souples, élastiques, ajustés et volontiers sous-marins. Je déteste les régimes!

*source

Alors oui, c'est une grosse qui parle, de l’embonpoint à la Obélix, plus que forte quoi. Oui j'ai un passif avec les régimes, ayant écouté ça et là les bonnes paroles de personnes attentionnées, expertes ou non, familiales comme médicales... des propos contradictoires, des aliments sains, d'autres malsains, des appels à la volonté etc... En fait, des affirmations erronées pour la plupart, suivies jusqu'à mes 25 ans environ, où un seul élément était bien commun, lui, la culpabilisation. Alors oui, depuis plus de régimes, depuis un poids qui évolue toujours vers le haut ou un peu vers le bas, le bas ne dépendant que d'une certaine sérénité. Pas encore de stabilité, toujours largement déréglée.
Alors oui, être contre les régimes parce qu'ils n'ont pas marché sur soi c'est simple me direz-vous! Mais mon aversion est bien plus profonde qu'une banale insatisfaction. Je suis aussi réticente à l'envie institutionnalisée d'inculquer la "diététique" aux enfants. J'ai déjà parlé sur ce média de mon rapport à l'alimentation, de mes troubles, avec humour ou plus de réflexion. Je voudrais y revenir... quelques mois ont passé, voire des années pour certains débuts d'approches.

Je considère qu'il ne faut pas troubler la prise alimentaire. Je suis, en effet, convaincue que le cerveau est un maître d'orchestre de génie, qu'il sait amener un contrôle parfait des apports alimentaires sans jamais considérer d'aliments à solliciter et d'autres à bannir, sans jamais nous obliger à compter les calories, à calculer les apports journaliers, à intellectualiser les repas. Je suis contre cette restriction cognitive si mise en exergue et applaudie par tous les médias féminins. A bas les programmes, à bas le choix des aliments.
Cette attitude complètement spontanée et décomplexée est bien entendu celle d'une personne avec une relation saine, non déréglée, à l'alimentation. Et de plus en plus, nous faisons partie de l'autre catégorie de personnes... et nos enfants vont aussi le devenir, insidieusement, par le contrastes entre les produits industrialisés ciblés sur eux, la publicité, et les repas "normalisés", le lot de discours préventifs à visée diététique.

Je vous invite à suivre quelques lectures, les 4 premières références étant explicitées là.
- "L'art de la frugalité et de la volupté" de Dominique LOREAU quelque peu régime tout de même
- "Okinawa, un programme global pour mieux vivre" du Dr Jean-Paul CURTAY part sur de "bons" aliments et propose plus qu'un régime, une première prise de conscience de la vie autour de l'alimentation.
- "Le temps du goût" de Régine ZEKRI-HURSTEL, neurologue, et Jacques PUISAIS, docteur en sciences et œnologue sur le rapport au cerveau des perceptions alimentaires
- "Maigrir sans régime" de Jean-Philippe ZERMATI, le plus complet pour entamer cette démarche de retrouver ses sensation


et  "Manger en pleine conscience, La méthode des sensations et des émotions" du Dr Jan CHOZEN BAYS. Un cadeau à se faire assurément!!! D'une lecture simple, reprenant les analyses cognitives, les avancées scientifiques mais aussi tout l'apport d'une pratique méditative laïque ou bouddhiste. Mais le livre n'est qu'une introduction à la pratique méditative (avec énormément d'exercices écrits et le soutien du CD audio).
Vous y apprendrez les 7 différentes faims avec des exercices pour les reconnaitre et d'autres pour les satisfaire autrement que dans l'alimentation. La faim des yeux sensible à une belle image de repas, d'aliments ou même de recettes sur papier glacé. La faim du nez avec l'odeur du bon pain chaud même avant de passer devant la boulangerie et apprendre à "se nourrir d'une effluve". La faim de la bouche, de cet organe uniquement plein de désirs de sensations fortes ou nouvelles et la sensation à la différence de textures pendant la mastication, la permanence du goût après avoir avalé l'aliment. La faim de l'estomac qui n'est toujours pas synonyme de faim réelle. La faim des cellules, elle étant la vraie faim avec ses variations saisonnières. La faim de l'esprit totalement contradictoire, habituée aux débats sur les aliments, poussant à la consommation, restreignante, source de restriction cognitive: à court-circuiter. La faim du cœur et les aliments réconforts, source de réminiscence du passé, réconforts d'une tristesse, d'une solitude, d'une émotion.
Puis se défaire des conditionnements alimentaires et là, solution miracle, pas rapide pour un sou mais pérenne: être conscient.
" "Être conscient et ne rien faire d'autre" signifie qu'il ne faut ni parler ni faire quoi que ce soit avec le corps. Le fait de bouger soit la bouche, soit le corps, c'est ce que les bouddhistes appellent karma. Lorsque nous stoppons un comportement automatique, lorsque nous créons un espace entre une pensée et l'action ou le discours qui suit habituellement cette pensée, c'est comme si nous avions mis un pied dans la porte qui fermait la prison de nos milliers de schémas de comportements conditionnés. Un jour, après des années de pratique, cette porte restera grande ouverte. Alors, lorsqu’une ancienne habitude acquise fera surface, nous conserverons notre liberté d'action. Nous pourrons même sourire devant l'absurdité de nos nombreux schémas mentaux."
Avec une approche de tous ses aliments dits de réconforts et une étude cognitive de leur attrait irrépressible.
Une présentation de 6 lignes de conduite: ralentir pour entendre les ordres du cerveau et y être attentif mais aussi pour augmenter la satisfaction, prendre la quantité juste avec une vraie prise de conscience de la sienne et non d'une définie de l'extérieur, l'équation énergétique, la substitution consciente (à ne pas confondre avec restriction cognitive), tenir loin (des yeux, du cœur et de l'esprit avec le jeûne et l'alimentation en pleine conscience), reconnaitre la bienveillance et le critique intérieur.
Les derniers chapitres, plus bouddhistes, sont l'encouragement à la gratitude et les leçons de vie.

vendredi 23 mars 2012

Lectures de l'esprit et du corps (digestif et émotionnel)

Je lis tout le temps, tous les jours, de tout.

Cette particularité s'est effectivement un peu "empirée" depuis la naissance de notre enfant et mes réflexions sur la parenté, autant comme bouleversement émotionnel de la déjà très émotive que j'étais mais aussi comme ressources pour une parentalité respectueuse et encore comme voies alternatives d'éducation et d'apprentissages.

Je lis aussi des essais sur la nourriture. Oui oui des livres culinaires en tant que recueils de recettes, voire accompagnés par une certaine sociologie alimentaire. Des livres qui me créent une stabilité culinaire, une trame de mes envies. Des livres qui entr'ouvrent des portes sur d'autres manières de concevoir le repas, pour palier à des moments où la vie se ferait moins douce, une certaine orthorexie (obsession à manger sainement) quelque fois.
Mais aussi des livres explicitant ce qui se cache derrière, ce qui accompagne l'alimentation: une philosophie de vie et des émotions.

A cause de ce popotin (qui continue encore à être dans les billets les plus lus, mais dis-donc c'est une sacrée histoire cette longévité de "popularité"), je lis sur les déviances alimentaires mais aussi, et surtout, sur la philosophie de vie à prévaloir pour retrouver un sens, une alimentation qui fasse sens, une vie qui se vitalise en prenant de l'énergie...
J'en parlerais plus sur mon autre blog, un jour (comme s'il était moins propice aux réflexions poussées ce petit support-là). En tous cas, je lis sur la neurologie et l'alimentation.

"L'art de la frugalité et de la volupté" de Dominique LOREAU fut le premier arrivé. J'aime beaucoup les livres de cette auteure qui vulgarise des principes orientaux, en l’occurrence japonais, et apporte cette touche de spiritualité, de sérénité et de mesure dans toute chose.
Ce livre prépare la voie à la redécouverte des sensations alimentaires (faim et satiété), propose quelques astuces pour retrouver la taille de son estomac, réduire les portions par le choix des contenants (assiettes ou bento par exemple), des produits et des mesures.
Il apporte aussi cette dimension de respect de soi par quelques voies de bien-être de son corps et du reste. Il offre aussi, après cet acte de frugalité, une vision plus active de la volupté comme acte du quotidien.
Malgré ses apports, je trouve le livre assez exigeant, presque culpabilisant en fait. La contrainte de certaines astuces s'apparente tout de même à une restriction cognitive proche d'un régime, plus spirituel c'est vrai mais tout de même.

"Okinawa, un programme global pour mieux vivre" du Dr Jean-Paul CURTAY, médecin nutrithérapeute, pourrait passer pour un livre de régime, encore un. Mais non.
D'une part, je déteste (et au combien) les régimes, qu'il soit avec des produits et des bases japonisantes comme j'aime ou avec des miraculeux "brûles-graisse ou brûles-sucre". Alors même si cette île d'Okinawa, pour sa situation géographique au Japon, pour ses centenaires et ses plats qui peuvent m'enchanter (les uns pour leurs rides, leurs vitalité, les autres pour leur exotisme et leur goût), cela n'attire qu'un temps.
D'autre part, à l'inverse de bon nombre d'autres livres sur le phénomène Okinawa, celui-ci n'est pas un recueil de recettes et d'une présentation des aliments miracles. Oui il y a aussi une présentation des produits bien spécifiques dits "plus sains" pour notre santé, oui, il y a quelques idées de menus. Mais les clefs de son programme comptent bien plus de gestes, de spiritualité et d'hygiène de vie que d'alimentaire.
Cela passe par le moment du repas, ce qu'il a dans l'assiette mais aussi la table, notre état d'esprit, les sensations alimentaires. Mais aussi par la gestion de notre stress, l'indulgence à soi, les alliés de notre bien-être et les gestes de substitution. Le développement personnel, la spiritualité, la méditation (respiration), la visualisation et les auto-massages de confort ou thérapeutiques (do-in, shiatsu) sont aussi présentés comme alliés de notre programme.
Ce livre est très important pour justement tous ces éléments soit disant extérieurs au poids mais qui marquent notre état de santé, vous pouvez d'ailleurs faire votre bilan santé et "longévité" sur le site de l'auteur, il est un peu court mais si vous êtes dans mauvais, pire, voir pire... c'est intéressant de le savoir. Je reviendrais sur quelques points plus tard.

"Maigrir sans régime" de Jean-Philippe ZERMATI, nutritionniste et thérapeute comportemental, (il existe en poche) est une vraie mine de renseignements sur la restriction cognitive et ses conséquences désastreuses. Point par point tout est remis en question. Ce médecin montre pas à pas comment fonctionne le cerveau et montre aussi nos rapports avec les substitutions.
De nombreuses voies de travail sur les sensations alimentaires sont proposées. Elles permettent de découvrir la faim, la satiété, les émotions. Beaucoup de témoignages de personnes aux difficultés alimentaires ponctuent le texte et les explications scientifiques. Le nutritionniste apporte là de très nombreux exercices pour pratiquer et découvrir soi-même le bien fondé de laisser le cerveau faire: aucune restriction alimentaire mais des prises en compte des sensations, des émotions, du stress. Ce livre apporte toutes les bases nécessaires pour se reconnecter au cerveau.

"Le temps du goût" de Régine ZEKRI-HURSTEL, neurologue, et Jacques PUISAIS, docteur en sciences et œnologue, apporte lui une touche encore plus savoureuse. En expliquant la neurologie derrière l'alimentaire, les deux auteurs offrent une manière experte de découvrir les sensations et le goût avec toutes ses caractéristiques. De quoi devenir expert en perception et développer son coefficient (poly)sensoriel. Ce n'est pas anodin que ce soit un grand amateur de thé, pratiquant la dégustation avec un maître, qui m'ai donné l'envie.

mardi 20 mars 2012

Etre un bec sucré... mais de quel sucre?

Comme tout enfant (mais est-ce bien vrai?), le lutin aime le goût sucré... enfin presque. En préparant les pancakes pour le goûté, je me rappelle de sa remarque: "- Je les veux avec le sucre comme l'huile d'olive!". Mais oui bien-sûr avec du sirop d'érable.
Même si je tente de me sevrer de ce goût extra-sucré qui prédomine tous les plats tout prêts, dont l'intensité peut quelque fois vraiment me rendre malade, j'avais envie de montrer que les sucres étaient "fabriqués" et que leur ajout se devait d'être choisi et non subi.

Certains sucres me plaisent toujours autant, certains appellent les papilles sans être ajoutés presque à quoi que ce soit... j'ai envie de les privilégier. Et pour expliquer, rien de mieux qu'un début de leçon de chose. Le sucre ne vient pas du sucrier!!

J'avais envie de montrer la diversité... de ce sucre blanc de betterave, qui lui est maintenant un peu plus familier grâce à un dessin animé "Les trois brigands" de Tomi UNGERER... sortie de terre, elle est ensuite passée en machine pour donner ce jus sucré.

* betterave sucrière, blanche

Mais aussi les autres "sucrants" qu'il apprécie d'office, presque purs: le sirop d'érable et le miel. Pour le miel, le fait d'avoir vu un temps la ruche grand-maternelle et des rayons, le lutin reconnait... et apprécie (il ne boude pas son plaisir quand nous les goûtons, les quelques dizaines de variétés différentes présentes dans les placards, ou quand il arrive pour soulager un maux de gorge, une blessure sur la lèvre).

*miel

Le sirop d'érable est aussi un nectar qu'il adore (et moi aussi)... malheureusement nous ne nous offrons que celui du commerce et nous ne sommes pas encore très connaisseurs en qualité. Mais il n'empêche. Et l'idée de retirer la sève de l’arbre l'intrigue énormément. Il connait les plantes et les herbes sauvages, nous en mangeons certaines en y retrouvant d'ailleurs ce goût sucré à l'état pur mais le fait d'expérimenter le sucre avant même qu'il soit concentré le déstabilise un peu.


*sirop d'érable (noir, à sucre, rouge), source à lire

Dans la même idée aussi les pousses de stevia grand-maternelle sont aussi une sacrée découverte, un peu moins gourmande, un peu plus hard même. La stevia moulue, verte (feuilles séchées et moulues) ou blanche (après traitement), a une amertume et un goût de réglisse fort,

*source stevia rebaudiana

Sans s'en rendre compte, et depuis je lui indique, j'utilise du sucre de canne,

*canne à sucre

du sirop d'agave et du sirop de pomme. Jus d'une plante pour les deux premiers, pommes "confites" pour le dernier... soit extraire encore le sucrant et le concentrer.



*sirop d'agave (bleue ou tequilana)

Mais encore plus j'avais envie d'aller vers des sucres que je ne connais pas bien moi-même. Autant j'utilise les fruits secs et les pâtes, confits de fruits pour sucrer, autant je ne connaissais pas les mélasses faites à partir de ces produits. J'ai tout de même une réserve. Le goût est peut-être fort comme cette mélasse noire de canne à sucre que me donnait ma maman jeune. Je voulais du sucre, j'en avais mais il n'était pas à mon goût... j'étais un bec sucré mais pas de n'importe quel sucre!
A découvrir donc les mélasses, miels ou sirops de cocotier, de sorgho, de dattier, de palmier à sucre voir ici et , de caroube.

*source mélasse de caroube

Il en reste un cependant qui attire toute mon attention. Un qui m'a fait rêver au temps de la mélasse et des périodes sensibles macrobiotiques de ma maman... l'amazake, crème de riz koji (aussi une boisson). Je voyais la recette décrite dans les livres maternels, je n'avais qu'une seule envie... la faire, la savourer. Pas moyen d'y arriver. Si un jour l'essai est concluant, je vous en parle sur le blog alimentaire. Ce fut la même déception que pour le riz gluant pillé, le mochi: pas moyen d'arriver à le faire maison avec des grains entiers cuits, je n'arrive qu'avec la farine.

* "sirop" de riz (amazake )

Plus tard, je présenterais au lutin les régions productrices sur une mappemonde. Plus tard, pour le moment juste se sensibiliser au fait que le goût sucré, en dehors des aliments le contenant, soit plutôt le "sucrant", est différent pour chacun et vient d'un élément naturel, d'une plante, d'un fruit, d'un arbre, d'un légume ou d'une céréale, que nous utilisons à ces fins.

jeudi 13 janvier 2011

Je suis irrésistible

Des fois, je me trouve "grosse fille". Vous savez (ou ne le savez pas d'ailleurs) ces jours où le blues survient et où une multitude de détails, qui peuvent paraître anodins ou que vous n'auriez pas vus un autre jour, deviennent ce jour-là la preuve de mon "hors-norme". Je fais mon poids sur la balance, certains jours j'assume, d'autres non. Mais là n'est pas tellement la question. Aujourd'hui n'est pas un de ces jours mais les statistiques des blogs ont ce caractère insidieux de modifier un peu le cours des pensées. (Oui mon billet "Ras le popotin" reste dans les billets les plus consultés depuis maintenant plus d'un mois, colonne de droite : est-ce juste en raison du contenu, parce qu'il incite la lecture à être déjà statistiquement plus lus, ou est-ce... et là je souris tout de même un peu... la photo de ce petit bourrelet d'amour qui attire ?)

*source Jeanne LORIOZ

Alors oui, je fais un petit billet/chansons d'humeur, un petit billet qui fait du bien, un billet pour redonner le peps nécessaire quand le regard des autres (hypothétiques ou réels) ou mon regard ne me rendent pas la confiance en moi et mon corps.
Parce que oui, je suis une hyppopodame...
"L'hyppopodame" de Serge GAINSBOURG


Oui mais ce n'est pas par défaut, en l'absence d'autres, que je me sens belle, je ne suis pas un lot de consolation, ce serait oublier que je suis irrésistible...
Juliette "Irresistible"


Merci Juliette, cette chanson me fait toujours le même effet: haut les cœurs!!!

RAJOUT DU 13/01/2015: plus de vidéo, Irrésistible est magnifique, voici d'une une autre vidéo sur cette chanson:

samedi 10 juillet 2010

Gras double ou maigrir... sans restriction

Bah non à mon gras double: parce qu'il est émotionnel j'aimerais qu'il devienne gras simple mais aussi non, NON, NON aux régimes...

un petit coup de Sanseverino: "Maigrir" ou "comment devenir fin sans devenir fou" et puis...



"Les régimes amaigrissants sont devenus la manière institutionnelle de s'imposer une restriction cognitive.(...)
(...)
La restriction cognitive consiste à nier les sensations de faim et de rassasiement de son organisme.
- La restriction cognitive consiste à manger sans tenir compte des informations que nous fournit notre organisme par le moyen des sensations de faim et de satiété. On mange selon des plans préétablis, dans des quantités préétablies. (...) on ne mange donc plus par faim et on ne s’arrête pas de manger parce qu’on est rassasié, mais on se fie à ses croyances concernant les aliments mangés, le côté plus ou moins "grossissant" qu’on leur prête.
- On ne fait donc plus confiance à son corps et à ses systèmes de régulation. Comme on mange moins afin de maigrir, la faim et l’appétence pour les aliments riches en calories s’en trouve exacerbée, ce qui oblige à une lutte permanente contre ses désirs alimentaires, ce vers quoi nous porte nos goûts.
(...)
Restriction et perte de contrôle : deux états de conscience fondamentalement opposés:
Faire barrage à ses désirs alimentaires oblige à étouffer ses émotions et sensations, ses pensées personnelles, qui risqueraient de nous détourner de notre effort."
(extraits tirés du site GROS, Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids, article que penser des régimes)

lundi 2 mars 2009

Ras le popotin !

Allez, un petit billet d’humeur. Un week-end un peu « lourd », lourdeur des propos par rapport à une lourdeur de mes hanches (mes fesses, mes s… enfin le tout quoi !).

*source d'une photo qui pourrait être moi

Un petit coup asséné ici par les « compétences » entourant notre petit loup… « Attention, ne limiter pas l'alimentation de votre enfant parce que vous êtes ... ». Mais bien sûr ! Quelle idiotie ! Quel manque de tact, quelle incompétence. Quelle ironie aussi : faut-il que je leur précise que focaliser une chose la rend problématique ! Le fait que je focalise sur l’alimentaire (mais peut-on me limiter à cela, pour ceux qui feraient le tour de cet univers ouvert à tous, ce blog, je pense que la réponse saute aux yeux ! Pour les autres, fermez-les !) ne fait pas de moi une maman qui focalise son enfant sur l’alimentaire. D’ailleurs c’est faux, archi-faux ! Mon rapport à l’alimentaire est biaisé, malmené certes, mais pas obnibulateur ! Mais là n’est pas la question. Pour ceux qui ne sauraient pas comment, justement, ne pas continuer avec leur enfant ce cercle vicieux affectif ou émotionnel avec l’aliment, je leur conseille « Les clés d’or de l’alimentation de notre enfant, ou l’art d’éviter la guerre» d’Anaïs BARRE-CHANRY et Ségolène D’ARBOIS. Ce livre reprend le désarroi des parents devant l’alimentation de leur enfant de 0 à 3 ans. Diversification, gros mangeur, petit appétit, le non, etc… Il permet de se repositionner face à une éducation reçue, de faire le choix de ce que sera l’alimentaire et le repas pour la famille. Une partie reprend l’assiette et les émotions : « Evitons les maladies de l’assiette et contournons les conflits alimentaires : - Boulimie et obésité – Chantage et restriction – Réconfort dans la nourriture. Prendre de bonnes habitudes alimentaires en famille : - C’est imposer des règles simples, saines et efficaces. – C’est refuser le mal-être alimentaire d’une génération ». Ecrit par une pédiatre et une maman, ce petit livre apporte astuces, trucs et espace pour le débat et le carnet de bord, contrat entre papa, maman et enfant. Très bon petit livre de rappel !


Et si le cas était inverse, notre enfant un peu enveloppé… je dirais non au régime et à tous les spécialistes qui oseraient mettre devant mon enfant une courbe de poids (même de corpulence, soit poids et taille)… le trouble alimentaire n’étant qu’une pancarte d’un autre, à trouver, chercher… soit un enfant à soutenir, réconforter, aider dans son autonomie et sa capacité à être, être d’émotions et être d’action. Alors je lirais avec lui « Le marchand de glace à la vanille » de KOCHKA, illustré par Violaine LEROY pour une pathologie quelquefois liée ou "Cerise griotte" de Benjamin LACOMBE ou encore "Corps de ballerine" de Sébastien PEREZ, illustré par Justine BRAX, eux-mêmes lus par Clarabel ici… entre autres…


*sources

Un petit mot des beaux-parents, la tante est au régime « elle »… et bien tant mieux pour elle (ou tant pis, vu que je suis contre les régimes). Chacune, chacun, a ses affects et sa façon d’être à la nourriture, chacun à son histoire avec ce remplissage de nutriments, ce besoin, ce rassasiement ou cette satiété non retrouvée (ou jamais découverte), cette satisfaction, cet énervement. Je n’ai aucune envie de maigrir pour les autres, pour leur regard, pour limiter leur désagrément ! Encore moins pour des personnes qui ne se donnent pas la peine de savoir ce que je suis. Ma carapace ne définit pas qui je suis ! Elle ne montre qu’une de mes failles, la plus visible : ma non-maîtrise émotionnelle. Alors oui j’assume, je ne sais pas encore gérer mes émotions mais je me soigne !

Une émission dont ma famille me parle… pour maigrir bien sûr ! Comme si je me limitais à n’être qu’une malade de l’alimentation sans avoir chercher des soins, sans connaître mes troubles. Rassurez-vous, ma famille qui se soucie de moi ! Je vais très bien et comme je vous le dis souvent… mais encore… mon poids n’est que le symptôme final. Oui il met en péril ma vie, dans sa santé ou même dans sa durée. Il est le résultat de mes maltraitances à son encontre, il est aussi le reflet de mes réflexions, de mes maux. Je ne m’occupe de lui que par des moyens détournés, qui pour moi soignent tout, le corps et l’esprit et sont peut-être plus silencieux et transparents mais plus essentiels à long terme. Je n’ai aucune envie, aucune volonté (ou plutôt une volonté farouche de ne pas le faire), de limiter, de restreindre, de contrôler, de focaliser l’alimentation. Je cherche à défocaliser et désintellectualiser. Je choisis d’autres combats, de vie et non d’une époque (d’une saison de femme) : reprendre goût à me nourrir et à nourrir ma famille pour les bonnes raisons ; trouver une hygiène alimentaire entre équilibre, plaisir des saveurs et satiété connue ; libérer mes émotions autrement, les exprimer (par exemple dans mon journal créatif ) et les mettre à profit (ou les maîtriser par le shiatsu, la méditation, le sport, le bon air) ; ouvrir mes possibilités, mes façons d’être au monde et à moi.

*source pathologies augmentées par l'obésité

Et non je ne travaille pas que sur l’esprit. Oui oui je suis une cogiteuse, j’ai mon point de vue, tranché pour certains, sur le poids, l’idéal et la norme. Soit aucun rêve de retrouver un corps de gazelle. Certaines le possèdent bien mieux que moi et leurs atouts même très visibles ne limiteront jamais les miens. Je n’ai pas envie d’être mince… mon poids de forme, celui qu'il serait bien d’avoir, se négocie de manière pratique : courir après le bus sans être essoufflée, être capable de randonnée avec dénivelé, avoir un minimum d’endurance pour, en cas de danger, mettre en sécurité mes enfants (au singulier pour l’instant), restreindre les conséquences d’une surcharge pondérale sur le frottement des cuisses, les genoux et le dos… Alors oui mes travaux sur moi sont aussi pratiques : faire la cuisine au quotidien (je maigris toujours quand je choisis les produits, confectionne les recettes, me mets aux fourneaux… ma relation frauduleuse à la nourriture est ailleurs), m’organiser pour ne pas laisser l’épuisement choisir les moyens les plus faciles (et les plus désastreux). M’épanouir intellectuellement et créativement (bon le dernier point est au… point mort mais l’écrit est déjà une forme de créativité donc rien n’est perdu. L’esprit prend de l’air, des ressources, de l’inspiration, de la respiration… pour donner le meilleur, en son temps). Et puis cette hygiène de vie si difficile à établir, prendre soin de soi, prendre soin de ses émotions, prendre soin de ses communications, prendre soin de son quotidien, prendre soin par là-même de ceux qu’on aime. Pour moi, cela passe par les makkho-ho, un moment de détente autour d'un thé, d’un dessin, d’une lecture, une méditation, une page écrite, un croquis esquissé mais aussi une marche, une petite sueur dans le cou et le dos, une réflexion sur la parentalité, sur la féminité, sur la vie et ses valeurs mais aussi cela passe par du rouge aux joues et des échanges.

Et la séduction dans tout ça. Je ne m’assois pas dessus. Je suis une femme, enveloppée et j’espère à tout jamais enveloppante ! J’ai le corps rond mais j’espère que mon cœur et mon âme garderont cette géométrie. Je n’ai aucun besoin de faire illusion en étant autre chose que moi-même. Oui je bougonne sur ces habits qui ne me mettent pas en valeur, sur les inconvénients physiques à « assumer » une faille de cette manière. Mais il faut l’avouer cette manière me plait, je n’aurais pas pu être alcoolique, ni droguée, si j’avais pris le parti d’être sportive addict j’aurais sûrement choisi les sports extrêmes ou ceux qui sans intelligence sont un danger… et comme le mal est là et qu’il doit être digéré (je suis lente à la digestion) j’aurais pris trop de risques ! Ma séduction n’est pas offerte au plus grand nombre. Et alors ! Ai-je à ce point besoin d’être aimée ! Oui, en fait, mais pas par tous. Oh non pas par tous. Et puis après, il faut se rapprocher pour être séduit… et alors. C’est bien cela justement le plus beau, ce temps d’approche, cet apprivoisement délicat des amis, des amants… et de nos enfants.

Alors ma carapace, cette enveloppe si dévorante pour tous, si indélicate pour certains, si pornographique de mes souffrances, elle est là… elle est à moi, rien qu’à moi. Seuls les nutritionnistes, les psychothérapeutes, les amis écoutant, disponibles voire même trop altruistes, et celui qui m’aime, sont à même d'en parler avec tout le respect qu’elle mérite… pour les autres, grattons ensemble dessous voir ce qu’il y a. Et pour ceux qui ne peuvent pas, ne veulent pas, passez votre chemin ! Notre rencontre, nos échanges, nos partages, auront peut-être lieu un autre jour !
Quand à mes solutions concernant la nourriture, il s’agit d’éducation alimentaire dont je parlais et de rééquilibrage dont je parlais ici et une lecture assidue de ce site Groupe de Réflexion sur l’Obésité et le Surpoids... Oserais-je aussi dire qu'après la lecture de "Notre corps ne ment jamais" d'Alice MILLER, je pourrais moi aussi savoir de quoi il retourne vraiment.

mercredi 6 août 2008

Pyrales de malheur

Pour rentrer chez nous, nous passons par l’enfer…les parties communes du rez-de chaussée sont infestées de bébés pyrales…ou bébés teignes…des mites en fait. Je ne sais pas si elles aiment les vêtements ou les céréales mais chaque été, elles tentent de s’infiltrer chez nous et commencent par la zone cuisine.

Ouvrir la fenêtre le soir, avec ou sans éclairage intérieur, est toujours risqué : les moustiques aiment le sang sucré de mes deux hommes. Quelques fois un papillon de nuit se perd chez nous…mais nous n’avons pas encore eu une chauve-souris comme une année (malheureuse à « zoner » dans notre salon et essayant autant faire se peut de ne pas s’emmêler dans mes cheveux, merci d’ailleurs à elle, nous avions été ni effrayés, ni inquiets : subjugués et attentifs à son ingéniosité pour retrouver la sortie !). J’aime les papillons de nuit, je suis toujours désolée quand ils viennent chez nous de peur de ne pas pouvoir les aider à ressortir (de nuit bien sûr !). J’admire souvent leurs couleurs plus timides, leurs ailes duveteuses. Mais là, non, j’ai une horreur hystérique de cette espèce de petit, tout petit papillon de nuit, la pyrale !!! J’ai tout de suite des envies de meurtre et retrouver sur mes doigts la poudre, résultat de leur explosion, ne me laisse avec aucune gêne.

*source d’une belle pyrale pourpre (elle aussi nuisible mais pas dans ma cuisine, donc tout de suite plus jolie !)


Si je ne suis pas scrupuleuse, les ravages sont immenses. Bien sûr, car comme toute adepte d’une influence végétarienne et macrobiotique j’ai dans mes placards énormément de céréales, de farines, de graines et de légumineuses (tout ceci pêchers mignons de ces affreuses bestioles !).


Alors voilà avant de faire la guerre (avec perte), j’ai préparé mes troupes : nettoyage des placards au vinaigre blanc, redispaching des produits dans les contenants hermétiques (pourvu que mon homme ne m’en jette pas un autre à la poubelle par aversion de défaire leur fourbi de tunnel de soie, de niche de larves). J’en ai profité pour faire du rangement actif (liste des aliments dans mes contenants à la porte).



Et j’ai mis mes anti-pyrales en place : j’ai introduit dans chaque boite, juste en dessous du couvercle, deux feuilles de menthe poivrée séchée avec deux clous de girofle. Puis dans le placard des filtres à thé avec une autre utilisation : quelques clous de girofle aussi pour que l’odeur ne leur donne pas envie de rester par là….
D’ailleurs vous voyez mon pot à clous de girofles a changé de place pour cet été : dans le placard avec l’ouverture à trous. Et puis, à tous les étages de mes placards tentateurs, j’ai rajouté un coton imbibé de trois gouttes d’huile essentielle d’eucalyptus. Et puis je pulvérise, en plus du petit coin, dans mes pièces des huiles essentielles (de lavande entre autre) de phytaromasol.



Je vous laisse les techniques diverses et variées ici et celle d’une bio-végétarienne .

Voilà mes farines, céréales, fécules et légumineuses sont plus à l’abri des pyrales… et maintenant plus en mémoire et disponibles pour mes recettes un peu bizarres…

lundi 28 avril 2008

Après un déséquilibre alimentaire

J’avais parlé de l’éducation alimentaire que j’aimerais mettre à profit avec mon petit d’homme. Comment vais-je faire ? N’est-ce pas par mimétisme qu’un enfant apprend aussi (et surtout). Oui je suis une obèse, pas fière de l’être, quoique des fois. Je dis n’importe quoi, l’obésité est une maladie qui tue, je ne suis donc pas heureuse d’être malade même si j’y ai trouvé des caches pour moi-même et pour les autres…et une telle carapace est difficile à retirer. Alors comme un tatou, j’enlève écaille par écaille en prenant goût à la vie et à une hygiène de vie.


*source Dasypus: Roger HALL

Je ne parlerais pas des causes du surpoids, mes causes sont quelques fois entre ces lignes… voici seulement de quoi sortir des discours convenus ici et un petit schéma :


*source estime de soi et obésité

Mais reprenons, comment donc revenir à la normal et être un modèle pour son enfant ? Pour être claire tout de suite, je suis contre les régimes ! Contre, opposée, farouchement opposée, pour de nombreuses raisons :
- diététique : le régime en lui-même la plupart du temps est une utilisation frauduleuse de la diététique. Ce sont très souvent des régimes déséquilibrés, sources de carences
- pragmatique : les résultats des régimes sont (quand il y en a) à court terme et à long terme le poids est repris voir amplifié.
- psychologique : se focaliser sur la nourriture lui confère un poids de culpabilité possible
Je ne parle même pas des régimes dangereux que nous pouvons retrouver ou découvrir chaque année en cette saison (Atkins, Mayo, Scardale, Montignac, Gesta, soupe au chou, diète protéinée, régime des stars) : une abomination de l’entendement et un cercle vicieux du déséquilibre alimentaire.

Je cherche, tout au long de mon parcours, pour tout, à réfléchir sur le problème, mes réticences à en sortir et les solutions, alternatives le plus souvent, pour aller de l’avant. Voici, comme un carnet de bord, une mise en mots d’une réflexion pour l’aboutir et la digérer, un petit tour de (m)a question.

- ne plus focaliser sur le repas, c’est tellement vrai. Et manger de tout. C’est un seul point car pour moi l’un et l’autre vont de paire. Si nous éliminons une partie de nos aliments nous avons déjà trop focalisé sur la potentielle dangerosité d’un produit. Je ne mets pas le doigt sur les végétariens car les protéines sont aussi végétales. Cela revient aussi à un des fondements de l’hygiène alimentaire d’Okinawa (dont je parlais ici, à ne pas confondre avec le régime, ou japonais) qu’est le nuchi gusui (soit pour un occidental, l’aliment est bon, me veut en bonne santé).
- Reprendre plaisir, se rabibocher avec la nourriture avant même de vouloir la limiter : soit réapprendre le goût, si important, et retrouver un triple équilibre grâce à lui : énergétique, nutritionnel personnel et émotionnel. Pour réapprendre à déguster, voilà un indice. Redéfinir nos envies et les saveurs. Essayer de décaler l’une pour un autre repas, le sucré pour le goûter par exemple. L’étude suivante sur les saveurs est à prendre avec des pincettes mais il est toujours bon de se réapproprier les saveurs.


*source

- Pour redéfinir notre poids et comprendre notre déséquilibre, le Docteur Jacques FRICKER est un premier palier bien intéressant. « Le nouveau guide du bien maigrir » permet de se poser à côté de notre poids et de choisir « en bonne intelligence » d'en perdre ou non.

Il distille aussi des menus « plus adaptés », pour participer à réduire certains types d’aliments trop présents. Pour moi, ce n’est qu’une étape. Il me semble nécessaire de trouver une hygiène alimentaire à tenir toute une vie, non limitative ou restrictive.


- La restriction me semble être aussi un facteur négatif à une hygiène alimentaire sur la vie durant. Une reprise en mains de nos sensations corporelles et faire confiance en son corps me semblent nécessaires. En ce sens les principes du Docteur Jean-Philippe ZERMATI sont forts intéressants, dont un des livres donne la méthode : « Maigrir sans régime ».

Il suffit de réapprendre à suivre ses sensations alimentaires et laisser faire la régulation sensorielle : « Chacun possède naturellement une compétence psychophysiologique lui permettant d’ajuster spontanément sa consommation d’aliments à sa dépense énergétique et de maintenir son poids d’équilibre génétiquement déterminé. » Si vous voulez suivre ses étapes : retrouver ses sensations alimentaires, faire la paix avec les aliments et distinguer émotions et prises alimentaires, je vous conseille de lire ceci. Vous y trouverez, entre autre, un très bon exercice pour retrouver la satiété … et un exercice sur le goût.



- Il est aussi possible d’offrir d’autres propositions alimentaires en allégeant certaines recettes pleines de saveurs, en employant les produits alternatifs : l’agar agar si bien mis en valeur par Cléa et son livre « Agar agar »,

les laits et crèmes végétaux, les ingrédients d’ailleurs ou prendre de bonnes idées de la gastronomie moléculaire d’Hervé THIS, entre autres…(si cela vous intéresse lire ici ou et ici et )


Mes choix alternatifs ne sont pas des pis-aller pour ne pas prendre le problème à la racine, ce n’est pas une fuite mais bien au contraire une éthique de vie, quelque chose que je trouve bien plus essentiel que d’apprendre la norme de poids à quiconque.

Edit: oui, c'est ça La Trolette, ce site sur le Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids est une vraie mine d'or!

jeudi 27 mars 2008

Education alimentaire: entre sensations et plaisir

Dans certains blogs, de mamans ou de lectrices (au sens de catégorie de blog), le thème de l’alimentation prend de la place. Lily m’avait interpellée avec sa glace à la vanille comme envie de partage entre cette enfant diabétique et ce marchand de glace ignorant la maladie de la petite. Clarabel remettait le couvert avec une sensibilisation des enfants au poids (surcharge ou anorexie). J’avais aussi été touchée par les commentaires découlant de ce dernier billet : entre une hyper sensibilité due à une souffrance (stigmatisée par un peu trop de poids), une volonté de sensibiliser les bambins grâce aux publicités, ou tout au contraire un refus farouche de ces publicités, destinées aux enfants, entre deux épisodes de leurs dessins animés préférés, comprises aussi entre d’autres pour produits trop sucrés. Lysalsys nous parlait aussi de cette focalisation qui pouvait dérouter les enfants. Mon parcours personnel et les peurs paniques de mon entourage pour moi et ma petite famille me donnaient envie de mettre mon grain de sel. Ayant suivi un schéma alimentaire assez mauvais, ayant perdu pied pour des raisons psychologiques (et peut-être pas que), ma grande peur était de le reproduire pour notre bout de chou. A 1 an ½ je ne peux pas dire ce que sera son avenir. Je suis pourtant persuadée qu’il y a bien une éducation alimentaire à promouvoir.

*source des facteurs déterminants à une prise de poids (source Sénat : dossier prévention )

Je me demandais si j’étais pour les démarches politiques sur la nutrition, contre la malbouffe et l’obésité. Pour ou contre les publicités : pour les 5 fruits et légumes par jour, contre le grignotage, contre le trop sucré, salé ou gras ? En fait, je suis persuadée qu’un réel apprentissage alimentaire, comme hygiène de vie, est à mettre en place dans les familles. Il s’agit d’une éducation parentale et culpabiliser les enfants ne provoque que des focalisations et problèmes.

Et pourquoi donc intellectualiser alors ? Parce que je suis une obèse et que je ne veux pas reproduire mon déséquilibre. Parce que ma maman lit ce blog et que je veux pouvoir lui mettre mes priorités bien en évidence, parce que je suis assez opposée aux méthodes conventionnelles et que je veux cheminer seule sans porter préjudice à ma petite famille qui attend que je cuisine au quotidien.
Je ne parlerais pas là des voies pour retrouver un équilibre alimentaire (cet autre billet) mais bien des principes que je souhaite mettre en place à la maison pour notre bambin (et nous).
  • un repas comme moment de convivialité, d’échanges et de partages. Un moment où les sujets qui fâchent sont abolis et laissent place à une envie sereine d’être ensemble (encore faut-il créer d’autres moments privilégiés de partage et de parole).
  • une éducation sur l’alimentation (pas de diététique pour les enfants, c’est pour les adultes !) mais bien une découverte familiale des produits, de la culture et récolte (si possible) à la manière de les préparer, de les cuisiner. Découvrir ensemble de nouveaux produits : un herbier à croquer par exemple


*source de la fleur alimentaire à faire avec des enfants
  • un apprentissage des goûts, les reconnaître et vouloir jouer aussi avec les saveurs : même au plus jeune âge

*source des saveurs sur la langue
  • une éducation aux sensations corporelles liées à l’ingestion de nourriture et les moyens pour les ressentir :
Soit manger lentement et de manière consciente, mâcher et mastiquer longuement pour les moyens.
Savoir reconnaître la faim (besoin d’énergie dont les symptômes sont les gargouillis, creux à l’estomac, fatigue), la satiété (sensation de plénitude provoquée par la disponibilité de l’énergie), l’appétit (sensation partiellement indépendante de la faim) et le rassasiement (en cours d’ingestion). Le rassasiement est le plus complexe : il apparait quand le plaisir gustatif disparait, mais pour que plaisir gustatif il y ai, il faut une ingestion sereine et lente.

*source Carl Von BERGEN (à l’inverse de cette peinture, il ne faut pas forcément finir son assiette)
  • une hygiène de vie dans l’ingestion que nous devons aux enseignements d’OKINAWA (longévité japonaise très bien expliquée ici).
Pratiquer le hara hachi bu (à ne pas assimiler à une restriction alimentaire comme beaucoup le font), soit une prise de conscience du rassasiement et choisir de s’arrêter de manger aux premiers signes avant la sensation complète…à force le corps permettra (sans intervention de la conscience) de s’arrêter à 80% de rassasiement et non 100%.
Pratiquer le kuten gwa, soit manger en petites portions en se resservant le moins possible.
Pratiquer le nuchi gusui, soit prendre conscience de notre besoin vitale de chaque composant de notre alimentation, comme si la nourriture nous soignait. Pour appliquer ces préceptes, il faut oublier notre éducation de finir notre assiette, de manger à heures fixes (le plus dur pour se retrouver en famille) ou de choisir d’ingérer une portion par quantité et non par sensation corporelle.

Vous avez vu je n’ai pas parlé de diététique : de légumes, de viandes ou de friandises. Pour moi, cela est subjectif et rentre dans une histoire familiale. C’est vrai que je ne suis pas forcément une carnassière, que j’aime énormément les légumes et les fruits, que je suis pour une ouverture du panel des aliments (graines germées, légumineux, protéines végétales, algues et fruits secs par exemple…comme nous le montre le livre de Alessandra BURONZO, « L’alimentation intelligente »).

Que par alimentation psychologique, j’aime le sucré à outrance (j’en parlerais encore plus dans le billet sur le déséquilibre). Il est vrai aussi que je regarde dans toutes les cuisines du monde, le végétarisme, la macrobiotique et la cuisine Tao mais le plus important est de réapprendre à connaître nos sensations corporelles et ce sont elles qui vont nous permettre de nous retrouver et de faire face à notre société de consommation (alimentaire).

mercredi 7 novembre 2007

Sereine, sereine, sereine...à force peut-être

Il y a des moments où j’aimerais être aussi sereine que certains petits détails de ma journée :

Du haut de la tête…au pied :

Une friction Roi-lion pour un cuir chevelu trop émotif ( j'en parle mieux ici)
Une version maison de celle proposée par Marie LAFORET dans « Mes petites magies »


Soit ½ litre de rhum bon marché (blanc ou ambré)
5 gouttes d’huile essentielle de thuya
5 gouttes d’huile essentielle de cyprès
5 gouttes d’huile essentielle de thym
3 gouttes d’huile essentielle de carotte
Frictionnez le cuir chevelu avec des cotons imbibés, partie par partie.

Des pieds à la chinoise (loin des pieds bandés traditionnels) :

sorte de tongs à semelle de bois (et non des zori et encore moins des geta japonaises) et des tabi (qui doivent avoir un autre nom chinois) …

En passant par le système digestif :



De l’eau miellé et de l’aloe vera…parce que oui pour le système immunitaire et comme régulateur du glucose, c’est bon…Je ne suis pas le Père Lustucru et l’aloe vera ne semble qu’une gentille fantaisie pour moi mais je devrais vraiment prendre soin de moi avant que mon corps dise non !


Ce n’est pas la pulpe de celui-là…je le réserve pour un masque de peau…

A moins que vous ne vouliez une eau pétillante avec de l’umebosis légèrement sucrée (une version plus agréable de ma prune gobée seule ) comme Vénezia nous le propose .

Et l'esprit:


Une TRES bonne nouvelle officialisée : nous sommes invités au mariage de ma cousine adorée …en janvier (c’est un peu court ! Non ! Je vous assure que pour un moment de bonheur il n’y a qu’une préparation à faire : inviter les êtres chers !)
Notre mission sera de canaliser le vent qui les emmènera vivre la saison des sakura dans le pays d’origine!