mardi 26 février 2013

Pai Mu Tan du lâcher prise

Normalement le mardi est un jour consciencieux: je prépare le mercredi jour avec le lutin. Je le soutiens dans ses devoirs scolaires, je le confirme aussi (assez souvent) dans une activité éducative qui a maintenant souvent rapport avec ce qu'il voit à l'école. Et je libère cette journée de toutes mes autres (pré)occupations: lectures et réflexions en cours.

Et je patauge... entre mes attentes et ma disposition à être. Pas tant les attentes que j'ai vis à vis du chenapan que ceux, exigeantes, que j'ai vis à vis de l'acte d'être mère. Mon vœu est d'offrir une base solide pour qu'il puisse s'en servir pour grimper, escalader, sauter... une base dans certaines "matières" qui le poursuivront longtemps, des bases dans d'autres où je le souhaite alerte, vigilant, conscient et peut-être pertinent.

Alors après une course dans Paris pour acheter une batterie de téléphone portable impossible à trouver dans 3 magasins différents (à croire que le consumérisme pousse obligatoirement à l'achat d'un mobile neuf!). Revenir avec (encore) un livre dans le sac... avec un pourcentage de 3 jeunesse pour 1 adulte... et m'offrir un thé en zhong avec la lecture d'un autre livre... et toujours un petit bazar autour, sur la table, l'étagère, le canapé... ici de quoi se rappeler que nous sommes allés inspecter les organes gigantesques des plus grands dinosaures... j'en reparlerais peut-être.


***
Les boites de thé se sont vidées, certaines ont retrouvé un contenu, d'autres non. Je finis certains vieux thés qui ne donnent presque plus rien et j'en redécouvre d'autres. J'en bois toujours beaucoup et je les finis souvent froids... ce n'est pas tant affaire d'emploi du temps surchargé que de distractions de l'esprit... un livre, une idée, une écriture, une organisation, un tour en cuisine, une autre page d'un autre livre, un brouillon de billet de blog à compléter, un thé... etc...
Et ce Pai Mu Tan du Palais des Thés, venu par inadvertance. Une belle sœur achetant un petit thé aromatisé et rentrant chez elle avec ces feuilles "trop natures" et "qui ne sentent rien"... elle avait donc tout de suite pensé à moi. Grand bien lui fasse!

Alors oui, revenir à un thé blanc.
Les feuilles sèches sont entières et très fragiles et ont une couleur bleutée verte avec des pointes plus brunes et des feuilles d'un vert presque frais (cueillette comme immédiate). Après l'infusion, elles reprennent toutes leur couleur verte.

L'arôme de l'infusion est bien végétale et pourtant elle me rappelle la saveur de la poire mûre sans son aspect sucré.

Et comme je ne change pas encore complètement, même si je travaille sur de nombreux aspects, je continue aussi un livre en cours. J'ai l'habitude de les garnir de post-it, là ce n'est pas la peine: toutes les pages apportent une superbe vérité. Une claque d'éducation!
"Le Tao Te King des parents" de William MARTIN inspiré par Lao-Tseu adapte les enseignements du Tao à notre rôle primordial de parents. Je ne suis pas experte en taoïsme et, même après certaines lectures, je dois dire que je suis encore dans le flou. Et pourtant, même sans cette base spirituelle, ce livre interpelle et, même, déstabilise. J'en parle d'ici peu .
Aujourd'hui je fus réceptive au mieux ennemi du bien (extrait tiré dudit livre):

"Peux-tu faire de la place?

Si tu remplis tous les moments de la journée de tes enfants, ils n'auront plus de place pour être eux-même.
Si tu les pousses constamment, ils s'effondreront.
[....]

Ne te donne pas trop de peine, ne force pas. Fais ton travail, puis repose-toi.
Tes enfants apprendrons la sérénité.
[....]"

4 commentaires:

Francine a dit…

Superbe billet plein de sagesse! Et que dire de tes mots sur le thé, j'ai justement répondu à ton gentil commentaire sur mon blog en espérant te voir parler à nouveau des thés...

Vanessa a dit…

Francine: je me remets doucement aux billets sur le thé, effectivement cela me manque aussi. Merci

Le loup et la belette a dit…

Cet extrait résonne en moi... merci !

Vanessa a dit…

Le loup et la belette: de rien...