lundi 25 juin 2012

Avant de partir en vacances: me donner les moyens de ne pas me décocher les secondes flèches

Non, les vacances ne sont pas à la fin de la semaine mais les préparatifs psychologiques ont déjà largement commencé.
Pour moi les vacances ne sont pas synonymes de lâcher-prise, pour de multiples raisons. Nous avons l'incroyable chance de pouvoir partir avec les deux grands-mères du lutin, l'une puis l'autre. Mais cela veut dire pour moi une tension, une nervosité, une irritabilité, vécues... quelques fois à raison, quelque fois sans.
Je ne subis plus comme quand j'étais enfant mais mes réflexes sont encore viciés, le cercle vicieux négatif étant beaucoup plus facile à entretenir que le positif. Alors pour ne pas y perdre mon harmonie et pourquoi pas trouver dans les vacances non une sérénité mais au moins une valorisation partielle, je relis certains livres aux modes opératoires libérateurs...

Sur le rapport alimentaire déjà car les deux femmes ont peu de compassion pour les kilogrammes qui m'accompagnent à fleur de peau (la graisse et/ou mes rapports à la sécurité dans l'attachement, mais c'est encore un autre sujet!). N'ayant aucune envie de suivre quelconques restrictions cognitives quelles qu'elles soient, je cherche néanmoins à ne pas me vautrer dans un rapport à l'alimentation biaisé pour les autres troubles suite à la vie en leur compagnie. Soit relire pour détacher des astuces de ces livres-là.


Mais plus encore, relire "Le cerveau de Bouddha" de Rick HANSON et Rick MENDIUS, parce que oui, le livre et passionnant mais aussi foisonnant et il est nécessaire de le reprendre aussi de manière à en ressortir de vrais modes opératoires.
Je reparlerais en détail de ce livre. Derrière quelques pages plus scientifiques et d'autres aux paroles bouddhistes quelques fois austères (ou je dirais plus difficiles à accepter car extrêmement exigeantes), il y a de très, très nombreuses perles pour ne pas laisser notre cerveau réagir exagérément. Elles sont très souvent corporelles, aussi incroyable que cela puisse paraître, lors d'actions physiques le cerveau réagit et active les circuits neuronaux intéressant aussi pour le "bien-être".

"Un certain inconfort physique est inévitable: c'est un appel crucial à prendre des mesures de protection, telle la douleur qui nous pousse à retirer notre main d'un poêle trop chaud. Un certain inconfort mental est tout aussi inévitable. [...]
Pour reprendre une expression du Bouddha, cet inconfort physique et mental inévitable est la "première flèche" de l'existence. Aussi longtemps que l'on vit et que l'on aime, ces flèches nous parviennent.
Bien que les premières flèches soient déjà désagréables, l'essentiel de notre souffrance provient en réalité des "secondes flèches", celles que nous nous décochons à nous-mêmes en réagissant à la douleur initiale."
Alors, je reprends, je note, je prépare mes fiches, par thème mais aussi comme quelques clefs à mettre en place quelques minutes par jour pour que lorsque la situation sera plus dure, elles s'activent plus facilement.
Pour apaiser le feu intérieur (des nombreux stress) sont alors au programme de la respiration (diaphragmatique voir plus ici, longue ou cohérence cardiaque...), de la relaxation (faciale, progressive du corps), de la méditation et de la visualisation. Alors oui, difficile d'y croire pour certains mais là n'est pas tant le fait de visualiser un petit oiseau sur une branche, les indications du livre sont autrement plus bénéfiques pour le cerveau.
"Bien que l'activité mentale soit communément réduite à la pensée verbale, l'essentiel du cerveau est en réalité dédié aux activités non verbales, tel le traitement d'images mentales. La visualisation active l'hémisphère cérébral droit et apaise le bavardage intérieur, qui peut être stressant."

Aussi et ce sera très important pendant ces vacances retrouver mes refuges, me sentir plus en sécurité. Alors oui, les lieux, les actes, les discussions ne seront peut-être pas sécures mais j'invoquerais mes protecteurs intérieurs.
D'une part en listant les suspects habituels de mes souffrances d'enfant pour les dés-ancrer en marquant ma faiblesse d'enfant et ma force d'adulte.
D'autre part, chacun étant autant un enfant intérieur qu'un parent critique et un parent nourricier, je tenterais d'être mon propre parent protecteur. Et je tenterais de m'octroyer des moments "refuges" ou je pourrais retrouver l'attention et l'harmonie qui me font défaut.
De quoi apaiser le négatif et me donner les moyens de voir le positif, de le créer et de l'amplifier.

4 commentaires:

Pooky a dit…

Que je te comprends. Nous partons aussi avec Mamie en juillet puis l'autre mamie en aout. J'ai hâte d'être en vacances mais je suis stressée aussi par ça. Il faudra que je reste zen et surtout que je ne garde pas tout pour moi et que j'ose répondre quand elles me m'envoient des méchancetés ;o)

Vanessa a dit…

Pooky: bienvenue entre mes billets!
Nous ne sommes pas seules apparemment! Pour ma part je n'ai pas hâte du tout d'être en vacances mais peut-être parce que je ne travaille pas à l'extérieur et que dans la journée je peux aussi prendre du temps pour m'activer comme je l'entends.
Mais bon, nous allons nous préparer, oui ;))

abeillepapillon a dit…

C'est tellement difficile de se retrouver petite fille alors qu'on est devenue maman. Pourquoi se sent-on si mal à l'aise avec notre mère?

Vanessa a dit…

Abeillepapillon: cela renvoie à tellement de choses, aux valeurs, à l'éducation reçue... aux manques. J'y vais aujourd'hui et pourtant je ne pense pas redevenir son enfant... :)