vendredi 16 août 2013

Ca cymbalise aussi par chez nous... et Darjeeling

Non, je ne suis pas tombée sur la tête, non le feux d'artifices ne m'a pas atteinte et non je ne suis pas ivre de thé... mais j'ai bien cru entendre le chant des cigales encore ce soir, en sud Bretagne, oui, oui, de nuit, encore oui.

C'est un peu de cela les vacances:
- des odeurs différentes d'iode, d'algues ou de vent
- des rencontres éphémères avec le plus souvent des insectes... chenilles, larves, pucerons sur les onagres, papillon fidèle tous les soirs


et des écureuils. Séraphine et ses petits (parce que oui, à cette période-là, elle donnait la tétée) nous rendent visite presque tous les jours, en passant par tout leur domaine, les arbres du jardin grand-parental mais aussi ceux de ces fonds de jardins se rejoignant, pile en face de la terrasse des repas (dont petit-déjeuner à rallonge de thés). Malheureusement les écureuils sont rapides et en plus ils ne sont plus à porter de zoom...
Une chose est sûr, ils ont leurs petites habitudes: des courses poursuite, des planques pour qu'on les voit pas (euh pile sur la balustrade en bois et avec l'attitude d'un "je suis au cabinet"... mais si, mais si, tu es très visible là!),

 *source (comme celui-ci, pattes écartées, queue en extension, derrière près du sol mais la tête en l'air)

 le même parcours d'un arbre à un autre avec des trajets réguliers. De quoi presque cartographier leur habitat en hauteur à la manière de cette carte-ci.
Et Séraphine se démultiplie: - Séraphine est là (à toute la maisonnée)! Bonjour Séraphine! Oh que tu es belle! - Euh, elle est pas un peu petite là - Euh bonjour petit de Séraphine - Oh et voilà Séraphine
- le tout en 1 minute ce qui fait dire à l'arrière grand-mère que l'écureuil ne passe jamais... Oh si, une à 10 fois dans la journée mais aussi rapide qu'une envolée d'oiseaux.

- des thés bus différemment. Pas tant de méditation pour déguster la fin de ce Puttabong DJ 551, S.F.T.G.F.O.P.1, Darjeeling récolte automne 2012...
Juste de quoi me retrouver avec les grades depuis les tous derniers thés rouges bus il y a si longtemps (7 ou 8 ans, ceux d'Inde ou du Kenya), quand je n'y connaissais encore rien. Ici le FOP représente des feuilles entières de la meilleure qualité, Flowery orange pekoe, à nouveau nivelé en Inde, SFTG soit juste des bourgeons de qualité exceptionnelle, Finest Tippy Golden Flowery Orange Pekoe, le S du départ et le 1 final confirmant la récolte spéciale et la qualité première. Reprendre goût aux thés rouges par les meilleurs récoltes, cela me convient très bien.
Pas de grandes feuilles comme j'ai l'habitude, mais de toutes petites, qui prennent du volume à l'infusion. Une liqueur bien ambrée rouge et une saveur boisée, ample, corsée et tanique. Un grand changement pour moi et le principal thé de cet été. Mais curieusement le couvercle du zhong ne m'annonce rien, pas d'odeur importante et pourtant l'infusion est aromatique.

et pas de lecture non plus pendant la dégustation, même si j'emmène toujours mon livre en cours au cas où. Quelques instants seulement grappillés ici ou là. Pas de quoi tourner deux pages même si le voyage est tentant dans cette Asie magnifique...


Non pas moyen, je regarde plutôt les arbres, les oiseaux ou le lutin qui choisit les vacances pour ses grandes avancées, surtout physiques: il sait nager sans flotteur, bouée ou frite de bain (à la surface et au fond de l'eau), faire des paniers,


dribbler des deux mains sur place ou en marchant, faire 10 fois de suite le saute mouton sur sa grand-mère et manger 6 makis et 5 sushi au même repas, gouter du natto (toile d'araignée, mais non mais non je blague, grains de soja fermentés, j'en parle d'ici peu sur le blog culinaire) et du tempeh (oeufs de mouches collés, mais non là-aussi grains de soja fermentés mais autrement) et finir la/les bouchées.
Allez, si, une respiration, deux, le thé est si bon, "même pour un thé rouge (noir occidental)" ;))


jusqu'à la dernière goutte de la dernière infusion.

- et des petites questions sur la nature, qui arrivent spontanément en cours de route et beaucoup moins programmées:
Les cigales chantent-elles la nuit? Et bien pour certaines oui, selon l'espèce elles chantent de 8h du matin à 23h et quelques le soir mais juste par temps très chaud. Alors une cigale grise ou une grande cigale commune peut-être sur le tronc des pins du quartier.
Et puis elles ne stridulent pas (comme les criquets) mais cymbalisent. La stridulation est un frottement de deux parties du corps, la cymbalisation est un son émis d'un organe spécial, les cymbales! Le mâle les déforment pour attirer les femelles.

 *source d'une cigale mâle cymbalant (des volets s'ouvrent sur son thorax et dessous les cymbales se gonflent), n'hésitez pas à suivre le lien pour en savoir plus, beaucoup plus.

NB: et de quoi faire une note d'orthographe les cymbales (avec un y) des cigales (avec un i)

3 commentaires:

Francine a dit…

Superbe billet chère Vanessa, ton lutin a de la chance... et nous aussi de te lire! Belle journée, bons thés

Frédéric a dit…

C'est un Châteauneuf du Pape millésimé ton thé !!!! :o)

Vanessa a dit…

Francine: un ben bel été, aussi serein que possible. La rentrée commence juste à nous laisser le temps de s'en remettre ;))

Frédéric: oui!!! comme quoi pour une amatrice pas experte comme moi c'est un peu du luxe!