mardi 22 novembre 2016

Mords-lui l'oeil

Ce billet ne devait pas arriver après les deux derniers. C'est très amusant de voir comment fonctionnent nos réflexions. Des instantanés ont pris le pas à ce billet plus personnel.

Cela fait quelques mois que je me suis remise au sport. Une volonté sur le tard, une volonté comme une dernière touche au portrait. Ce n'est pas tant que je ne me remette plus en question mais j'ai l'impression de connaître déjà certains chemins, je déambulerais doucement, à mon rythme. Et celui-ci je l'ai déconstruit, pavé après pavé. D'une fille normale je suis devenue hors norme, brusquement puis inlassablement, volontairement. J'en ai déjà parlé.
Alors oui, je me suis remise dans un cercle vertueux, un parcours de santé. Un programme, FITNEXT suivi depuis près de 5 mois. Je ne compte pas arrêter. Je vais de l'avant. Je prolonge la dernière semaine des 40 jours de défi. Je ne me suis toujours pas inscrite au site de coaching en ligne. Je ne suis pas si pressée. Enfin...


Et il y a eu le palier. Ce fichu, bordél. , punais., palier! Toujours dans le même élan, plus rien n'était apparent. Les muscles ne chauffaient plus autant, le gras ne devenait plus cette masse informe, mole et grumeleuse, tant convoitée ces derniers-temps, mais restait dense et dure. J'ai bien prévu de faire encore plus. Achat de sangles (mais novice en la matière, je n'ai pas pris la version élastique!). Trop étant l'ennemi du bien, me voici avec une douleur au muscle du bras. Je les ressortirais plus tard.

Reprendre l'enthousiasme. Comme dit l'homme: "Mords-lui l'oeil!"
Voilà, cela revient. La musculation redevient lente et plus concentrée sur la contraction musculaire. Mes mains se remettent à trembler à la fin du programme (bon signe, c'est adrénergique!).

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Puis, à la semaine 6 de la détox Fitnext, je rajoute des abdominaux en isométrie ( le jour de marche nordique seule et les jours sans rien...). Ce sont des contractions douces faites en suivant la respiration. Elles n'ont l'air de rien mais travaillent bien la sangle abdominale et sont parfaites pour ne pas me faire mal aux lombaires.


Et quelques gainages supplémentaires:


C'est suffisant pour moi à ce stade de ma reprise en main. J'ai d'autres pistes pour plus tard (Hiit et Trx...) . Et non, pas d'inquiétude, je ne vais pas me transformer... ni en madame muscles, ni en fitness woman... Juste pallier le sharpei en moi.

Se parler...

Cela pourrait paraître surfait mais j'y crois... petite Vanessa, j'y crois!



dimanche 6 novembre 2016

Matin tranquille

... de la musique dans les oreilles, appréciée par tous (après Xixa ou Matthieu Duplessy et les violons du monde), "Certains l'aiment Fip", un spécial enfants (datant tout de même de décembre 2015, merci podcast) ... 


Je vous mets un extrait: la berceuse d'Azur et Asmar que nous ne trouvons pas en version originale... juste parce que mon modèle des Mille et une nuits (plus bas) s'y prête bien.




et du dessin tiré d'un manga pour lui, d'une bande dessinée avec un as de la hachure, "Sharaz-de" de Toppi, pour moi.


L'automne est le mois propice aux premiers cocoonings, aux atmosphères douces, aux jeux... avant d'oser affronter les frimas en cours d'après-midi.


Le sacripant en est à son second, je m'arrête là, frustrée, c'est ce qui arrive quand l'on tente de recopier du très bon sans toucher au crayon régulièrement.

Rajout:
Il a fallu que je le refasse encore...

 

lundi 31 octobre 2016

Samain

Ce n'est pas tant Halloween qui me tente (j'y préfèrerais le jour des morts mexicains) mais la fête celtique. Se dire que nous pourrions entrer dans la nouvelle année le moment où la terre est la plus en veille, où il fait le plus nuit... attendre que dans ses profondeurs elle nous offre le meilleur. Elle couve, elle grossit de la nouvelle végétation à venir, de tous les possibles.

*source Jean-Baptiste Monge, mon dessinateur préféré de cette forêt celtique, embrumée, féérique où le mystère est aussi enfantin que très terrien.

Faire un feu pour l'éteindre et en refaire un nouveau, pour le renouveau. Fermer la porte au passé, l'ouvrir aux joies nouvelles. Un peu plus près de la nature, un peu moins au matériel. Les morts dans tout ça! Je veux bien penser à eux, doucement, pour ce qu'ils ont construit en moi, pour ce qui transpire dans mes réactions, pour le fil ténu qu'ils nous ont offert... pour me rappeler ce que je leur doit. D'ailleurs, ne se rappeler que le beau... le visqueux est beaucoup plus une affaire de frayeur à se créer, pour en jouer, pour la dépasser.
Pas d'Halloween, plutôt un Samain (click pour une petite histoire des fêtes)... suivre le dieu Dagda, Dieu de tous les dieux celtes, dieu de la fertilité, croire en ce renouveau.

*source "Chronologie une histoire du monde" de Peter Goes

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Faire une virée à Paris (maintenant que nous ne sommes plus parisiens), pour se faire poser un lapin par un presque lapin japonais. En profiter pour voir le vert des hauteurs. Oui Paris est aussi végétal, il faut souvent savoir où regarder, mais tout de même.
Et se dire que si nous fêtons Halloween, ce sera avec eux. Ceux partis en Californie pour un temps, A. et N., enfin revoir les enfants, A. et L., découvrir C. et se dire que décidément je ne les connais malheureusement pas, que je les vois grandir en photos, en vidéos, derrière leur maman qui parle et savoir que je ne suis pas celle que j'aurais aimé être pour eux. Se dire que la vie réserve des merveilles, y croire et se dire qu'il ne tient qu'à moi d'être quelqu'un pour eux.


Et pour ceux qui veulent avoir peur, voilà une proposition du lutin.


lundi 24 octobre 2016

Thés de Tunisie


Ils sont arrivés hier les bras chargés... de livres bien-sûr... et d'un symbole du partage et de la convivialité maghrébine.
Non non pas de narguilé (nous en avons un qui ne sert pas, les fumeurs se sont arrêtés ou sont passés au vapotage et pas de fumeur à la maison... même si j'adore l'odeur de ce tabac miellé). Mais un plateau et son service à thé.
Un immense plateau d'argent, la théière aux proportions de partage, les verres et ce mrach (une chanceuse dans laquelle on met de l'eau de fleur d'oranger).
Bien-sûr ils sont arrivés avec le thé (pour être sûr d'avoir celui qui convient parce que sinon ils font confiance dans le contenu de mes placards), la fleur d'oranger (pour cela aussi ils auraient pu faire confiance au contenu du placard) et des pignons de pin.

Il restait un peu de menthe sur mon balcon. Et nous voici entre femmes à faire bouillir l'eau et le thé. A aérer le thé dans la théière avec la menthe fraiche et le sucrer, l'allonger ou le diluer en fonction de son amertume et astringence. Pas de photo, non, nous profitions.
Ce fût un thé vert à la menthe, aux pignons et gouttes d'eau de fleur d'oranger facultatifs: un tey akhdar. Je fus du service, au mètre, monter très haut la théière et redescendre tout en servant pour aérer et faire mousser le thé.
Nous aurions pu le parfumer aussi à la cannelle, la sauge, la verveine ou à l'absinthe (chiba).


Mais quelle surprise de découvrir qu'en Tunisie, un autre thé était préparé. Un thé très très longtemps infusé (bouilli): un thé rouge tunisien, tey ahmar (oui, oui, il s'agit bien du thé rouge/noir comme le nomme les chinois et non du roobois: sûrement un ceylan) avec un trait d'eau de géranium (ou aux feuilles de géranium), aâtrichiya. Ce sera pour leur prochaine visite.

"Dans la Haute-Medjerda, rares sont ceux qui se contentent de boire un verre ou deux le soir; certains douars sont réputés pour leurs buveurs de thé; on cite ce fellah qui a vendu l'héritage de son père, morceau par morceau, pour satisfaire sa passion; lorsqu'il n'eut plus de terre, il se fit marchand ambulant." (extrait de "Boissons et civilisations en Afrique" de Alain Huetz de Lemps)

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Au fait, merciiii!