lundi 12 octobre 2009

Compter ou dénombrer ?

A la première année de maternelle l’objectif est de connaître le 1, le 2, le 3 (et pourquoi pas le 4 et le 5), cela m’a paru peu. Compter jusqu’à 5 ! Les objectifs me semblaient bien légers. Mais là je ne pensais qu’à la « litanie des nombres » : 1, 2, 3, 4, 5 !
La chaine numérique n’est pas la même chose que dénombrer, soit utiliser les mots/nombres pour quantifier. Pour aller plus loin et mieux appréhender les 5 compétences à maîtriser selon GELMAN et GALISTEL, je vous renvoie sur ce lien très bien fait. Et là, il est vrai que le passage de cette suite de noms, même dans un ordre précis, même maîtrisé, doit laisser la place à une connaissance logico-mathématique.

Les chiffres, les nombres ne sont plus inconnus pour le petit d’homme et même il prend plaisir à aller jusqu’à 10 au moins une fois par jour.


La suite des mots/nombres est arrivée très vite grâce au livre « Le livre à compter de Balthazar, A la poursuite du lapin brun » de Marie-Hélène PLACE et Caroline FONTAINE-RIQUIER dont je parlais rapidement là avec les autres de cette collection « aide-moi à faire seul ».
L’histoire entraîne Bathazar et sa peluche vivante Pépin dehors, à la poursuite d’un lapin brun. Ils vont rencontrés deux yeux, trois nuages, quatre poules etc… le chemin continue et à chaque page, le comptage se fait en posant le doigt sur le livre, jusqu’à 10. Et puis une indication de 100. L’interaction est aussi très jouissive pour l’enfant qui, à la suite de l’accompagnant, suit la forme des chiffres et des nombres. J’aime ce livre qui inclut dans l’histoire les chiffres, les nombres mais aussi des liens de prononciations « 10 biscuits », « 6 chauve-souris », des indices biologiques (les lapins ne pondent pas d’œufs) ou des manipulations fondatrices de Montessori (ranger du plus grand au plus petit des tournevis).


« Les chiffres de Balthazar » de Marie-Hélène PLACE et Caroline FONTAINE-RIQUIER, bien que plus théorique, ont été là aussi pour appuyer la compréhension.

A relire encore et encore pour cette logique de prononciation et ces gestuels, j’en parlais là.

La vie courante a fait le reste. Une manipulation de poupées russes, mes matriochka bleues, où le but était de retrouver les têtes dans un ordre décroissant, a laissé libre court au comptage final.

Les mains suivent aussi, nombre de bouchées lors des repas etc…

Mais pour l’instant, rien ne nous confirme la capacité du loupiot à bien catégoriser en compté, non compté, à l’abstraction des qualités intrinsèques des objets. Ce n’est donc que le début.

3 commentaires:

mirontaine a dit…

Oh c'est rigolo,petit korrigan avait la même occuption l'an dernier avec les poupées russes! Il aimait mettre des pois chiches pour dénombrer également...
Je suis très contente de ces livres sur les chiffres (un peu moins pour les lettres car ce sont les cursives donc pas comme à l'école ;)). J'aime beaucoup Balthazar et Pépin!

Aline a dit…

C'est aussi chouette d'utiliser les barres rouges et bleues, matériel Montessori fantastique pour une entrée en matière dans la numération, avant les chiffres rugueux... Puis, pour dénombrer, et associer une quantité à un symbole numérique vient le temps du jeu des fuseaux...

Vanessa a dit…

Mirontaine: oui j'aime lui proposer ces lectures et accompagner ces découvertes même si j'aurais aimé suivre la pédagogie Montessori beaucoup mieux.

Aline: merci beaucoup de me remettre sur les rails et sur ce idée de progression que je ne maitrise pas du tout. Les barres et les fuseaux seront bientôt utiliser...