jeudi 19 novembre 2009

Fer assimilé et thé, de sérénité

J’avais le choix aujourd’hui, avec un petit loup à la maison pour cause de bronchite, entre une demi-heure sur une drôle de balance à bouger mes hanches et mes bras au point d’en avoir des fourmis pendant une heure ou reprendre goût à une dégustation de thé.

*source

L’heure, de la sieste, et le manque de temps pour récupérer, a peut-être joué dans la sélection de la seconde.
Alors oui, l’assimilation de fer contenu dans mon repas de ce midi (la conserve de Popeye en format congelé) va en être un peu contrecarrée, l’absorption de thé étant contre-indiqué lors des repas ou même une heure avant et une heure après. Et bien sûr aucune envie de rajouter du lait ou du citron dans mon thé pour réduire cet effet. Et puis je mange beaucoup de poisson, de gingembre, de laitue de mer, de persil, de miso, de sésame, tout pour avoir les deux fers dans mon organisme.

J’allais au thé aussi pour enlever cette colère des petits instants. Pas la colère de réaction mais celle de la lassitude, de croire à un combat quotidien face à soi-même (avant même que cela soit face aux autres). Je ne me doutais pas non-plus que boire du thé peut être déconseillé en cas de mécontentements : « Une longue pratique de boire du thé incorrectement réduit les graisses du corps, cause le froid Vide du Foyer Médian. Boire du thé lors de colères est particulièrement inadéquat et entraîne de l'insomnie ». Shou Yang Cong Shu, extrait de "Traité ancien des méthodes de santé chinoises"

Mais comment refuser un Dao Ren Mao Feng, découvert lors d’une dégustation/atelier à Terre de Chine avec Francine et Sylviane ? Je n’ai pas pu. Bien sûr j’ai refait le tour de mes boites de thé pour relire les étiquettes de ces grands ou moyens crus enfouis loin de mon regard. Et bien-sûr, j’avais envie d’un thé de grande qualité pour reprendre pied.
Ce thé est fait de petites feuilles d’un vert sombre en forme d’aiguille pas trop fermées. L’ensemble est régulier. Les feuilles infusées sont plus vert bouteille. Je n’ai pas réussi à mettre de mot sur l’odeur de la liqueur, sauf comme une arrière trace de foin. Cette dernière est clair, jaune paille et a un goût entre l’épinard et l’artichaut avec ce dernier goût de suc de chèvrefeuille que j’y avais déjà senti. Je n’ai encore pas assez d’expérience olfactive ou gustative et j’aimerais infiniment savoir si ce thé était végétal, comme je l’ai perçu ou fleuri : cette notion est encore très difficile pour moi.

2 commentaires:

Francine a dit…

Encore un superbe billet, très documenté. je confirme pour le fer. Dans mon cas, le thé m'a aidée: en en buvant aux repas, il m'a permis de diminuer mon taux de fer, ce qui m'a évité des saignées hebdomadaires!
C'est quoi la "balance" dont tu parles?

Vanessa a dit…

Francine: des saignées, mince alors. Moi j'en manquais à une période.
La balance est la wii fit, sur laquelle je m'agite 1/2 par jour ;))