vendredi 19 novembre 2010

Arrivage de Concarneau, dans l'eau, l'air...

... direct de la mer (et c'est encore mieux que par le surf d'internet), parce que j'ai eu la chance de rencontrer la très belle Anh, du blog Billet vagabond et gourmand, et que j'aime ses couleurs, son style, ses métissages et ce côté breton (et Vietnam, vous comprendrez pourquoi en allant voir)... en allant au salon Création savoir-faire, stand Siandco

...enfin un octopus est arrivé à la maison (déjà embarqué dans le sac), ce spécimen femelle est aussi maman d'un petit pour le lutin... Accompagnés par des poissons à manger ou dévorés sur place (à mettre sur la fenêtre de cuisine), ils ont retrouvés les poissons, algues et mollusques...

Alors n'hésitez plus à aller au salon ouvert encore ce week-end porte de Versailles à Paris, vous retrouverez aussi les superbes kits de doudous de Sardine (Oh, bestioles ailées, que je vous ai regardées!)...
*source la Sardine au salon

Encore une sardine me direz-vous, oui! Et si vous ne pouvez pas y aller, n'hésitez pas à aller voir les créations d'Anh GLOUX sur son blog, ses mobiles, ses grigris octopus mais aussi ses breizh kokeshi... le tout en vente "aux quat' sardines" à Concarneau ou sur le site de Siandco là... et je parlais là trop brièvement de son livre de toutes les mers du monde.

... et nous, nous profitons de ses grimaces pour en faire d'aussi belles et même les accrocher dans la chambre du petit loup de mer!

jeudi 18 novembre 2010

Le requin, poisson ou cétacé ? et tout un écosystème présenté par un documentaire

De plus en plus de documentaires sont visionnés à la maison... sur les dinosaures particulièrement parce que nous sommes deux devant (le lutin et moi). Mais j'aime aussi en visionner, comme ça, et ce fut presque un hasard (enfin un hasard dirigé par la main du compagnon) de découvrir le film de Rob Stewart, "Les seigneurs de la mer".
Je m'y suis intéressée encore plus car ce documentaire engagé offre une porte ouverte sur un écosystème. J'avais envie de parler de ce caractère de l'écologie avec le petit d'homme... oui, oui, pas de gaspillage d'eau, tri sélectif des déchets, pas de détergents à tout bout de champ (de pièces... enfin ça ce n'est pas le plus dur à la maison)... oui, oui, sensibilisation à la nature. Mais là, c'est aussi comment entamer une discussion de fond sur un ensemble, un cycle de vie.


"Les seigneurs de la mer" est aussi une présentation de son réalisateur et des actions de Greenpeace. Rob STEWART se met en scène et présente Paul WATSON du Sea Shepherd Crew (navire de Greenpeace). Ce jeune homme passionné des requins, qui s'en éprend tant et si bien qu'il décide de devenir photographe biologiste, va chercher à nous sensibiliser aux "monstres" des mers.

*source

Il s'agit un peu de cela d'ailleurs. Le documentaire présente la vision que nous avons des requins, ce préjugé dramatique extrapolé aussi par le film "Les dents de la mer" de SPIELBERG et offre aussi un état des lieux de nos représentations, surtout celle des "consommateurs" de requins.
Le requin apparait dans toute sa dimension magnifique: contemporain et prédécesseur des dinosaures, un des premiers vertébrés à mâchoires, qui a survécu à près de 5 extinctions massives. Mais aussi ce poisson "effrayant" se dé-saisit de son rôle de grand méchant: pas fou, moins tueur qu'un éléphant, il apparait plus "sensitif" aussi avec sa perception du battement du cœur (donc des émotions) et du champ magnétique terrestre pour se mouvoir.
Cela permet de bien distinguer aussi poissons et cétacés (mammifères marins) : nageoire caudale verticale, respiration par les branchies et sang froid pour les poissons (dont le requin)....

De la méconnaissance et de peur primale présentées par les reportages de l'époque, le film détoure un fil de compréhension plus économique. Le requin est la cible de la pêche à la palangre (pêche non sélective) qui détruit plus qu'elle ne consomme et qui, sous-marine, est moins visible et plus tolérée par la population. Mais c'est aussi tout un trafic d'ailerons qui nous est présenté. Ce bout cartilagineux, présent dans les soupes chinoises de prestige pour sa texture et non sa saveur, a une valeur sur le marché rendant son trafic le plus rentable juste en dessous de celui des stupéfiants. Ce constat amène certains gouvernements a laissé la mafia faire sa loi contre même leur législation.

Et là où j'aimerais m'attarder encore c'est sur ce concept d'écosystème. De mondes liés les uns aux autres, les interactions et aussi de ce cycle alimentaire important à la survie de tous.
Le biotype de l'eau déjà comme important. La vie vient vient de la mer. L'eau correspond aux 2/3 de la surface de la terre et à plus de 80% des organismes vivants. Les océans sont le système d'entretien de la vie sur terre, régulent le climat et nourrissent la majeur partie de la planète.
Le rôle du prédateur apparait aussi: il est nécessaire pour contrôler la structure et le fonctionnement d'un écosystème. Il maintient l'équilibre des réseaux trophiques (ensemble des chaines alimentaires) inférieurs. Le requin apparait alors important en limitant la prolifération des mangeurs de planctons (qui fabriquent 70% de l'oxygène que nous respirons).

Le film est aussi très attachant car STEWART nous prend à témoin, nous parle, on fait presque partie de l'équipe. Maintenant, et n'est-ce pas un bon point, ce documentaire est très engagé mais ouvre les yeux sur une triste réalité. Il regorge de chiffres percutants, 15 000 requins tués pendant le visionnage du film, et sonne presque le glas à l'espèce humaine. Pour vous faire une idée, n'hésitez pas à lire ici.


Les Seigneurs de la mer - pour TroisCouleurs
envoyé par troiscouleurs. - L'info internationale vidéo.

jeudi 11 novembre 2010

C'est si facile d'être déçue... ou remettre de la couleur

Quelques moments dans le quotidien sous le signe des regrets. C'est saisissant de constater, encore, que je fais mon malheur seule en recherchant dans certains instants extérieurs une satisfaction importante, un temps de bonheur et de plaisir... alors quand, par concours de circonstance, le moment ne peut avoir lieu, je suis déçue. Que c'est facile d'être désappointée par ce qui nous entoure quand la charge d'épanouissement que nous lui souhaitions était trop importante. Il faut du temps, une petite pause, une ou deux belles discussions, et ma part de bonheur ne vient plus que de moi.

*source Philippe MERIAS

Cette semaine, ce fut un laguiol pliant laissé sur une table, une cape de pluie achetée et le dernier morceau d'un gâteau au chocolat fait pour une occasion qui n'a pas eu lieu. Un pu'er bu pour retrouver une odeur de pluie, pas forcément de sous-bois mais dans la saveur une impression lointaine de champignons.
Avant ce fut un enfant tombé, plâtré, pour arrêter mes envies... encore avant un rhume, une grippe... ou tout le reste.

Si facile de mettre sur les aléas du quotidien et d'un choix de vie en famille toutes mes déceptions... alors j'ai attendu un peu. Ce sont les couleurs des feuilles du jardin, jaunes/vertes/argent/or/rouges, sur le ciel gris qui m'ont redonnée envie de regarder autour pour y voir des accroches de bonne humeur et non de déception. Des musiques de films, des extraits de musique classique... mais aussi des éclats de rire...

Les feuilles sur le ciel... un nuancier qui me laisse à chaque fois stupéfaite. J'ai alors envie de prendre de la matière, des pigments, un couteau et une toile... de la texture, des couches et des couches, des aplats et des pointes de lumière.

Je me surprends à être ambivalente.
Autant j'aime énormément la peinture asiatique avec ses chromies restreintes (voire monochrome), cette encre de chine, ce geste en mouvement, cette dynamique, cette impétuosité qui passe pour une spontanéité de vie quand en fait il s'agit bien d'un acte mûri, de vie, de sagesse, d'entrainement. J'aime les paysages accidentés, très ancrés dans les éléments. J'aime aussi ces instants de sauts, de vie animalière...
Autant les paysages me donnent envie, surtout en automne ou sous la pluie, de prendre les peintures à l'huile et de remplir la toile de couleurs et de nuances. Les paysages reprenant la texture, la moiteur, la sécheresse mais aussi la poussière, les étincelles de lumières, les trainées d'ombre.... Je ne m'imagine pas photographe quand je vois ces feuilles.... si mal photographiées d'ailleurs (comme celles qui m'avaient si sensibilisées, de nuit, là), je m'imagine peintre... et je rêve de nuanciers....

*source Gustav KLIMT

je rêve de forêts de bouleaux à la KLIMT. Oh ces arbres si marquants de mon enfance.... Est-ce le fait que, petite, ma famille me laissait là dans la journée, à l'ombre de son feuillage, sous ses branches et petites feuilles vert ou d'or, aux premières loges des frôlements et bruissements du vent, qu'il fasse chaud, vente ou... neige. J'aime cette écorce caractéristique, la couleur de ses feuilles.
je rêve des paysages fauves alpins ou maritimes peints par mon grand-père, influencés par GAUGUIN, VLAMINCK ou BRAQUE...

*source Jean DUQUOC

et j'aime les soleils rouges de DUQUOC ou les paysages maritimes de MORLAINE

... en fait, j'aime les paysages colorés, la peinture des arbres et les nuanciers.

vendredi 5 novembre 2010

Prendre ses marques

C'est souvent que je le sens sur la réserve. Non, pas réticent mais fébrile, pas sûr de lui, pas convaincu de pouvoir y arriver. J'ai dû lui mettre une pression (que je ne pensais là que pour le départ d'une activité: une fois choisie, je voulais qu'il s'y mette, même une minute mais pas se laisser aller à l'échec potentiel). Je le regarde plus maintenant. Je prends plus de temps, je ne cherche plus d'autres activités, je le laisse sans même lui proposer de choisir quelque chose.
Et en fait, certaines activités se sont retrouvées au programme, comme ça:

Les attrimaths qu'il a récupéré dans sa chambre. Lui qui s'arrêtait à la première planche d'encastrement et n'avait essayé qu'une fois les autres, le voici les construisant toutes, les désencastrant pour mieux recommencer.
Il a aussi pris goût à cette construction selon modèles, me les réclamer à corps et à cris quand ils étaient tout chiffonnés et pas encore plastifiés (et je ne m'embêterais plus à faire les dessins modèles, les voici à télécharger gratuitement)
Il est à l'aise, maîtrise, revient, laisse et ne souhaite même plus laisser son ouvrage sur la table pour que son papa admire le soir. Sa seule satisfaction est celle de l'avoir fait!

Rajout: Je reparle des attrimaths ici et là

Les ballons de baudruche gonflés depuis quelques jours. Il se sert dans le grand paquet et gonfle, gonfle. Il en fait virevolter certains dans les pièces et s'exerce à gonfler au maximum les autres. Quelle application, quelle concentration pour souffler et non cracher, pour tenir le "goulot" sans que l'air ne parte, pour distinguer la limite d'élasticité du caoutchouc. Le loupiot aime le souffle, l'harmonica, les bougies, les bulles de savon, les ballons à déplacer en soufflant dessus... et maintenant les gonfler.

Et puis cette aisance, ces sauts en trampoline si fabuleux. Fabuleux parce qu'il y a quelques mois une des jambes était plâtrée de la hanche aux doigts de pied et que le lutin appréhendait de sauter... pas de la marche ou du saut d'un pied vers l'autre mais bien des sauts répétés les deux pieds joints...

vendredi 29 octobre 2010

Les chansons d'amour

Parce que cette bande originale du film "Chansons d'amour" de Christophe HONORE (et ce clip) allait très bien avec la (re)lecture des "Blue cerises"... n'en déplaise à Violette, un peu de lyrisme selon Alex BEAUPAIN, avec le beau Louis GARREL (et Grégoire LEPRINCE-RINGUET très attendrissant là)...

jeudi 28 octobre 2010

Organisation dans l'espace, espace représenté

La structuration de l'espace est un élément que je ne souhaite pas laisser de côté.
Bon nombre d'adultes peuvent être encore fébriles pour se repérer sur une carte, retrouver leurs chemins grâce à une schématisation style métro parisien ou londonien sans penser à l'orientation simple dans un quartier (faire le retour après l'aller). Et moi je suis perdue en forêt ! Et que dire de ces multitudes de perspectives cavalières faites pendant des années avec plaisir beaucoup plus que des perspectives artistiques avec point de fuite, pour une adolescente s'exprimant par le dessin c'est un comble !

Je cherche alors à structurer suffisamment l'espace avec le lutin. Son développement l'a fait passer d'un espace vécu dans la manipulation, perceptif, (jusqu'à ses 2 ans) à un espace représenté. N'hésitez pas à lire le rapport des enfants à l'espace selon PIAGET ici.

Nous avons commencé "l'espace géographique", la localisation et l'orientation dans le quartier, espace de voisinage comme rapport spatial du champ visuel. Et nous avions entrevu une idée d'espace non-vu, de plus en plus loin et vu du ciel ici.
Je lui propose aussi "l'espace géométrique" avec les positions, "indicateurs spatiales" là.

Les lego (duplo) étant de sortie de manière spontanée, nous avons vu aussi l'organisation dans l'espace grâce à l'emboitement (à plat), comme sur un quadrillage et d'après modèle en 3D sans aide ni de choix des pièces ni des couleurs. D'ailleurs parmi les propositions, des "confirmations" de difficulté de perception des couleurs sont apparues.Puis accompagné et guidé sur l'emboitement en perspective, il a fait des modèles plus complexes en suivant des schémas maisons en perspective cavalière (les modèles de fiches construction lego/duplo sont ici et sur la boite de duplo, j'ai rajouté les pièces dont il avait besoin pour cette action, une idée d'ordre dans le montage et l'ombre ou le quadrillage), les pièces étaient déjà pré choisies.
Les meccano (exemple de celui qu'il fait seul) ont aussi été de la partie pour les anniversaires et cet apprentissage du plan de montage offre une belle approche de la représentation spatiale et de l'organisation spatiale...
- savoir de quelle pièce on a besoin (laquelle et quelle quantité)
- plan des pièces (photo ou schéma plane ou en perspective)
- ordre d'emboitement avec derrière/devant, lequel en premier
- l'ordre des actions