mercredi 1 avril 2009

Une forêt huitrière... aux feuilles caduques

Un poisson, non ? Même pas en dessin… je vous rappelle que si la pêche en poissons d’avril a été fructueuse sur les autres blogs je vous conseille de prendre leurs empreintes et d’en faire des gyotaku ou des ichtyogrammes.
Aujourd’hui une forêt d’huîtres. Je ne vous parle pas bien sûr de ces champignons stereum ostrea (qui peuvent nous piéger par leur nom), parasites des arbres… même si en y regardant de plus près nous pourrions les prendre pour des huitres.


*source stereum ostrea

Non, je ne vous emmène pas en Australie mais au Japon et je vous parle bien de ces huitres, mollusques marins… une vraie forêt d’huîtres.

*source planche de mollusques

Enfin pas tout à fait, il y a bien d’un côté la guirlande d’huitres mise dans l’eau et de l’autre leur forêt. Shigeatsu Hatakeyama, ostréiculteur japonais, de la région de Myagi, est persuadé que les huitres sont le produit des arbres, de la forêt et de la mer. Alors là-haut, sur le mont Murone, lieu de naissance de toutes les sources, les pêcheurs ont planté des hêtres pourpres (Fagus silvatica) et des chênes mizunara (Quercus crispula) pour constituer la forêt huitrière (Kaki no Mori).

*source hêtres pourpres
et chênes mizunara

Par le recyclage des feuilles de ces 50 essences de feuillus caducs, en humus, charrié après par les rivières souterraines de la région, l’enrichissement des eaux arrivent jusqu’à la baie. Là-bas, « la forêt est amoureuse de la mer » et pour le prouver des drapeaux de pêcheurs flottent au vent.
Vous ne me croyez pas, allez donc lire la fabuleuse intuition sur l’écosystème de ce japonais ici ou regarder cette vidéo , pour suivre cette leçon d'aquaculture écologique.

2 commentaires:

Marraine a dit…

fascinant!

Vanessa a dit…

Marraine: oui, hein!