jeudi 17 novembre 2011

Un Tai Ping Hou Kui d'après rangement

J'ai réouvert toutes mes boites pour vérifier tous les thés en ma possession. Je les ai noté, sur ce média d'ici peu, puis remis en place. Un particulièrement m'a retenue... le Tai Ping Hou Kui, thé vert chinois, parce que je l'avais désiré et pas seulement pris après conseil des marchands.
Je ne l'avais pas encore dégusté à sa juste valeur alors j'ai repris certaines lignes directrices.

J'ai ressorti mon petit zhong en porcelaine à faible contenance. En porcelaine et en zhong pour pouvoir humer le couvercle. Notre hôtesse de Zen-Zoo nous avait expliqué que les odeurs étaient plus volatiles dans le puits de senteur (le nez) que sur le couvercle du zhong lors des infusions à faible température. Là, il me fallait 70°C.

Les feuilles entières pressées, plates et striées, sont superbes. très grandes, d'un beau vert pâle avec quelques fois des nuances de vert plus intense ou de très légers points plus bruns. Ici elles étaient feuille à feuille, pas de bourgeon et pas de feuilles ensemble. L’odeur des feuilles sèches est très sucrée, presque de fruits cuits, tout en étant végétale et florale.
J'ai bien tapissé le fond de mon zhong. Enfin plutôt comme un amas de mikado. Et j'ai fait la première infusion à un peu plus de 70°C pendant 2 minutes.

Oui bon, je dois dire que j'ai fait deux dégustations: la première mon eau était peut-être un peu moins chaude et j'avais laissé juste 1 minute environ. Ceci dû à de faux à-priori. Autant je suis les conseils en température, autant le temps d'infusion est chez moi beaucoup plus court que celui indiqué sur les emballages. Après je fais à l'intuition entre temps et grammage. De l'amateurisme donc! La première dégustation donc a donné une première infusion très pâle, savoureuse mais bien moins intéressante que la seconde dont je vous reparle maintenant.

Après mes deux minutes, le couvercle de mon zhong ayant bien dansé dans la liqueur et déplacé les feuilles, le liquide est parti dans ma première tasse puis dans la seconde, celle à déguster, de très faible contenance, au fond blanc, la binôme du nez. L’odeur du couvercle est végétal mais aussi de sous bois puis plus chaud.

La liqueur (à la seconde dégustation) était d'un jaune pâle tirant vers le doré. L'infusion est ample et me rappelle un peu le champignon... mais juste un peu.
Le Tai Ping Hou Kui a tout donné jusqu'à la troisième infusion.

Quelle difficulté que de mettre des mots sur ses sensations, je suis bien empêtrée dans ce manque de repères. Mes mots ne sont donc que subjectifs, conséquents de mon amateurisme et mes impressions encore toutes neuves.
Et puis je suis aussi très limitée par mes photos. Mon appareil photo numérique compact ne me permet pas ces prises de vues macro que je souhaiterais. La couleur des infusion aussi n'est jamais celle que j'admire. D'ici peu je passe au grand format d'appareil numérique... celui de mon homme... et puis je prendrais aussi quelques pistes sur le blog de Philippe (photos magnifiques sur le thé) et de Makanai (macro culinaires incroyables et aussi piste de travail photographique là).

3 commentaires:

Alma a dit…

Mais on manque tout simplement de vocabulaire ! C'est culturel aussi.

Francine a dit…

Le "binôme du nez", quelle jolie formule! Comme le reste du billet d'ailleurs... Je vais maintenant continuer à découvrir mes trésors, reçus et achetés chez ThéOdor, un autre lieu que nous avons fréquenté ensemble... Belle journée, bons thés!

Vanessa a dit…

Alma: je suis d'accord. En suivant l’œnologie, des écoles de thé se sont créées... bon signe et prometteur.

Francine: oh le toupet de légumes!!! Tiens je vais m'en faire un!