mercredi 1 août 2012

La poésie du daltonisme et encore des exercices

Le lutin n'en a pas fini avec les couleurs, il apprend maintenant le code. Les couleurs sont au centre de la vie, et avec une grand-mère peintre, au centre de la maison de vacances aussi.
Heureusement pour lui, il reste émerveillé... et quelques fois j'ai peur de lui retirer la poésie de son regard, de l'induire à dénigrer ses harmonies colorées "différentes" des nôtres.
Cette fois-ci c'était tellement beau, tellement troublant....

En visite au centre équestre du coin, nous regardions les chevaux... leurs noms, ceux avec la notation "attention je mords" et ce dernier avec encore pire comme avertissement "ne m'approchez pas". Nous le regardions ce fier étalon un peu trop tonique.
"- Il est beau ce cheval bleu!"
Mes jambes en ont flageolé. Oh oui qu'il est beau... oh oui que la distinction colorée du lutin l'était aussi. Et j'imaginais là toutes les railleries de ses camarades dans le futur, lui qui avait déjà pleuré de son sapin de noël noir que les autres disaient moche parce que sans les bonnes couleurs!
Oh oui qu'il était beau ce cheval bleu. Et à la vérité, le lutin avait raison. Bon, bon, le cheval était gris anthracite virant sur le brun noir... mais il avait des reflets bleutés!!!


*source des 12 noirs (et leurs adjectifs)

Je me suis souvenue des princesses asiatiques des contes que me lisait ma tante. J'enviais leur chevelure noire de jais (avant de porter mon dévolu sur les rousses). En plus les cheveux de ma tante étaient aussi très noirs.

***
Et pourtant les exercices continuent avec la bonne volonté du loupiot... il se rue sur "Balthazar et les couleurs de la vie et des rêves aussi", pourtant avec des faiblesses de ce côté-là et accepte même de faire des coloriages, lui qui déteste ça. Des coloriages avec le code daltonien, quand je ne me trompe pas comme là.


 Il m'a fallu lui en proposer d'autres, ne pas me tromper en entourant pour plus de visibilité (parce que le cadre veut aussi dire quelque chose: adjonction de blanc) mais privilégier plutôt la forme précise, et le point pour la différence plus nette entre le rouge et le bleu. Les plus durs au début...
Retrouver la couleur, le code du feutre, distinguer entre deux qu'il confond.


J'ai dû moi aussi trouver une manière visuelle de ne plus me tromper... le soleil couchant rouge sur la vague bleue.

3 commentaires:

daisy a dit…

Ton texte me touche beaucoup et j'admire énormément tout le travail que tu fais avec ton fils pour l'aider!

Lysalys a dit…

Jolie image ce cheval bleu pour une réalité certainement pas toujours évidente... Bravo en tout cas pour ton implication afin qu'il puisse repérer les couleurs.

Vanessa a dit…

Daisy: merci pour l'encouragement. J m'arrête quelques fois, prise entre l'envie de lui simplifier la scolarité aux légendes colorées et un désir de lui garder ses "illusions".

Lysalys: merci, un investissement qui je l'espère reste un accompagnement et non une négation de sa manière de voir... la limite est quelques fois très faible.