Boisson yang pour gros rhume :
Pour une bonne tasse :
1 cuillérée à café de kuzu
1 prune umébosis
1 cuillérée à café de tamari (ou shoyu)
1 noix de gingembre
De l’eau pour une tasse
"... Je suis comme je suis... Je suis faite comme ça... Que voulez-vous de plus... Que voulez-vous de moi..." Jacques Prévert
vendredi 25 septembre 2009
Pour faire passer le rhube: une boisson yang
jeudi 24 septembre 2009
Apprendre à écrire
C’est avec un peu de surprise que je l’ai vu tout de même très intéressé par cette histoire que son papa lui a offerte. Mais c’est vrai qu’en plus du thème, le reste est succulent. « L’histoire du lion qui ne savait pas écrire » de Martin BALTSCHEIT et illustré par Marc BOUTAVANT.

Un lion heureux dans sa jungle, où il est le roi et fait sa loi, découvre un beau jour que savoir écrire lui offrirait des merveilles, une lionne qui lit : « Une lionne qui lit, c’est une dame. Et à une dame, on écrit des lettres. Avant de l’embrasser. ». Il décide donc d’ordonner à ses esclaves animaux l’écriture de la chère lettre. Mais là catastrophe, chaque animal a des conditions de vie différentes et faire du charme pour un bousier, un hippopotame ou autre, est à distinguer d’une belle proposition faite par un lion : parfumer de bouse, manger des algues etc… Le lion se rend compte aussi que même les animaux plus proches de son chainon alimentaire n’offre pas la lettre dont il a envie. Il a envie de dire des choses tendres, que seul lui peut exprimer.
Ce livre est une belle manière d’expliquer ce handicap majeur qu’est l’analphabétisation à l’âge adulte (ou l’illettrisme, apprentissage effectué mais perte de ses compétences pour des raisons quelques fois psychologiques ou sociales). Il montre aussi que même des personnes aux pensées similaires ne proposeront pas forcément la même communication, la même action. Je dois dire tout de même que ce livre parle de la chaine alimentaire des animaux : le crocodile mange la girafe (et un bout reste sur la page) et le vautour parle de cadavres à dévorer avec passion. Si vous ne voulez pas installer cette discussion, attendez encore un peu que votre enfant grandisse !
Cet album est aussi fabuleux pour ces illustrations. Marc BOUTAVANT propose des aplats de couleurs, des passages où la pénombre (et les personnages juste en ombre) est pertinente. Les attitudes des animaux de la jungle dépendent du lion : la fuite, se cacher, être interpellé…
et j’aime beaucoup le visage du lion, qui devient expressif au fur et à mesure, de stupéfaction, de colère, de tristesse. A l’inverse des photos que je vous propose là, les illustrations sont très colorées : du rouge et du rose très souvent, du noir aussi…
mercredi 23 septembre 2009
Se brosser les dents en s'amusant 2/2
et une autre technique, plus scientifique si ce n'est plus rock:
Se brosser les dents en s'amusant 1/2
Oui mais pour se brosser les dents j'avais encore besoin d'astuces et de petits bonheurs du soir à lui montrer. Parce que oui c'est bien cette brosse à dent aux pieds palmés, ce dentifrice au goût fruité mais la répétition et surtout la technique manquait encore un peu... alors entre quelques chatouilles sur la langue et sur le palais... de quoi s'amuser un peu.
Déjà ce duo père-fils, Pablo et Oliver:
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... les autres arrivent sur le prochain billet
Une page lue chaque soir… au minimum
Je Suis Comme Je Suis représente mon intégralité, tout ce que j’ai envie de partager, c’est le seul qui mérite d’être ouvert pour ce droit à l’originalité qui est le symptôme actuel de notre population. Je l’avais ouvert par égoïsme, pour ne pas rester cloitrée dans mes idées, mes envies de partages, ma tête trop pleine de mots non sortis. J’avais confirmé être plus qu’éclectique et petit à petit certaines autres approches se sont révélées pressantes…
Pour le plaisir d’une mikka-bozu reprend toutes les idées non abouties, tous ces cadeaux virtuels qui peuvent devenir réels. Un consumérisme assumé même si quelque fois je suis un peu honteuse de souhaiter tant. Je reprends toutes mes envies d’achat pas faits sur le champ. Pour justement jamais les faire… ou pour que mes proches sachent piocher dans des goûts, pas restreints mais affinés.
Apprendre un autre alphabet alimentaire est arrivé pour décharger mon blog principal de ces recettes qui n’avaient plus lieux d’être : trop imparfaites, sans finesse (ni dans la photo, ni dans le processus, ni dans le contexte ou l’enrobage). J’ai ouvert cet autre blog aussi pour les retrouver, pour réorganiser ma vie de cuisinière et mettre un à un toutes les astuces pour cuisiner plus « vivant » et apprendre à le faire au quotidien. C’est aussi un espace d’essais culinaires avec des variantes un peu bizarres, au fil du temps j’en dirais plus.
Et puis ce dernier qui semble être juste un archivage littéraire du principal blog Je Suis Comme Je Suis : Une page lue chaque soir… au minimum. En fait, c’est un peu cela. Une manière de mieux s’y retrouver, vous… et moi. Une solution aussi à mon insatisfaction de ne pas parler de tous les livres lus.
De la même manière que pour toutes mes « interventions », je ne prétends pas intégrer la communauté des blogs littéraires de qualité. Certains le font bien mieux que moi.
Je ne pense pas que mes billets constitueront plus des critiques au sens professionnel mais juste une autre lecture entre les lignes, personnelle et quelquefois passée au travers de mon filtre de vécu. Pas beaucoup d’indication sur le style, ni sur l’auteur (voire un néant total de ce côté-là). Pas de résumé ni de quatrième de couverture. Pas de moment prévisible de lecture : si jamais je lis un livre de la rentrée littéraire, ce sera presque un hasard. Je me laisse le droit de lire des livres parus depuis… des lustres. Je me laisse le droit de ne faire que picorer, de mélanger les styles.
En fait, ce sera une manière de retrouver, à tout moment, les livres billetés sur ce blog (oui, oui des doublons) et d’offrir des extraits (là juste sur ce nouveau blog) plus souvent voir juste une note de lecture rapide. Il vient de naitre, il n'a pas encore pris vraiment son envol mais je vous présente sa petite vocation.
mardi 22 septembre 2009
De quelle couleur est-ce, maman ?
« Le magicien des couleurs » d’Arnold LOBEL tout d’abord, graphiquement codifié aussi. Le magicien agacé par son monde trop gris pratique la magie pour sortir de cet univers maussade. Par hasard, il découvre le bleu. Pour égayer sa maison, il la peint de cette superbe teinte.
Tout de suite suivi par le reste des villageois… les maisons mais aussi les arbres, les vaches, les coccinelles, les écureuils. La mode du bleu pour un monde heureux ! Mais tout en bleu a aussi des conséquences sur les sensations et le comportement. La mode du bleu passe pour la mode du jaune, puis du rouge jusqu’à…
Cet album offre une dérision sur les couleurs normales des choses : une coccinelle bleue, un cochon jaune, un chat rouge autant que les poissons. Et l’application exhaustive d’une seule couleur propose une lecture de nos réceptivités au monde :
bleu tristesse, rire jaune chez le dentiste, jaune éblouissant, rouge colère…
pour apprendre la demi mesure. Malice nous en parle là.
« Monsieur le lièvre voulez-vous m’aider » de Charlotte ZOLOTOW, illustré par Maurice SENDAK, apporte une autre sensibilité, les couleurs ne sont pas affichées dans l'album, elles sont presque juste évoquées. La petite fille souhaite offrir un cadeau pour l’anniversaire de sa maman mais ne sait pas quoi.
Elle demande de l’aide au sage lièvre.
« - Je voudrais lui offrir quelque chose qu’elle aime bien. - Quelque chose qu’elle aime ! Ca, c’est un beau cadeau, dit le lièvre. »
« - Le rouge ? Tu ne peux pas lui offrir du rouge ? - Peut-être quelque chose de rouge, dit la petite fille. », s’ensuit les objets rouges, jaunes, verts et bleus.
La poésie de l’offrande est là avec cette sensibilité aux belles choses mise en appositionsavec les pierres précieuses, chères et pas si adaptées peut-être : des oiseaux (non pas en cage) ? Le soleil ? Les lacs ? Le ciel ? Une bonne manière de modifier notre vision du présent, le cadeau, et de notre prédisposition au consumérisme. Malice en parle là.
Je n’ai pas fini de parler de Maurice SENDAK (dont je parlais déjà pour « Max et les Maximonstres ») et d’Arnold LOBEL mais ce sera plus tard. Je ne peux m’empêcher aussi de penser à cet album qui n’est pas encore chez nous… les couleurs tactiles du « livre noir des couleurs » de Menena COTTIN et Rosana FARIA… des couleurs d’aveugles, des couleurs d’atmosphère. Emmyne en parle magnifiquement là.