mercredi 20 août 2008

Autour de la flamme ou de la lumière

« En Afghanistan, le yelda correspond à la première nuit du mois de Jadi, c’est-à-dire la première de l’hiver et la plus longue de l’année. Respectueux des traditions, Hassan et moi veillons tard ce soir-là, les pieds bien au chaud sous le kursi, pendant qu’Ali jetait des pelures de pommes dans le poêle en nous racontant d’anciennes histoires de sultans et de voleurs. Grace à lui, j’appris les croyances liées à cette date –croyances selon lesquelles des papillons ensorcelés se précipitaient alors sur la flamme des bougies et des loups grimpaient dans les montagnes à la recherche du soleil. Ali jurait que quiconque mangeait de la pastèque pendant le yelda ne connaissait pas la soif l’été suivant.
Plus tard, je lus dans mes recueils de poésie que les amants séparés restaient éveillés durant cette nuit sans étoiles et enduraient l’obscurité sans fin dans l’attente que le soleil se lève et leur ramène l’être aimé. »

(extrait de "Les cerfs-volants de Kaboul" de Khaled HOSSEINI dont je parlais )

Au coin du feu, des écorces d’orange, des châtaignes ou des épluchures de pommes dans le poêle… de l’oralité, des contes, des poèmes… de la convivialité… même en été, j’en rêve.

*source lampe de Hervé SALGADO

Et puis même sans poêle, je serais heureuse d’une luminosité comme celle-ci, avec une lampe comme celle-là, superbe, magnifique, entre contes et fables… une SALGADO

2 commentaires:

Lunaba a dit…

comme ces rubans qu'on laisse s'envoler les premiers soirs d'été...
la liberté est souvent feutrée mais tout aussi violente et belle quand on la libère..

Vanessa a dit…

Lunaba: bienvenue entre mes billets! Une bien belle poésie sur la flamme et la liberté.