jeudi 26 février 2009

Délicatesses dans le PIF et la gorge

Le quotidien ne m’a laissé que peu de temps pour ce temps, libéré, libérateur, plus serein, plus intime aussi… du thé. Cela faisait longtemps que j’attendais de m’y remettre. L’arrivée de madeleine au thé Matcha de Katell pour le PIF m’a donné envie de rependre goût aux délicatesses.

Rappelez-vous cette envie de faire de ses dix doigts quelque chose et de le faire parvenir à trois intéressés : le PIF ... dire que je suis en retard… de retard… mais cela va venir ! Katell, elle, a réussi à me gâtée presque dans les temps.


Voici le colis gouteux…. madeleines au matcha dans leur étui de papier mâché accompagnées d’une gelée de thé de Noel…. Merci infiniment. Tes madeleines diminuent de nombre à vue d’œil avec un petit téh noir modeste pour pouvoir apprécier la saveur sucrée… vertes, douces, sucrées comme j’aime et au goût de matcha bien distinctif, ni trop prenant ni insoupçonnés : une réussite !
Mais en fait, après l’ouverture du colis, j’avais préparé un yuzu matcha. Et là, loin des compétences de Katell, je ne me suis pas sentie à la hauteur.
C’est la seconde fois que je bois ce thé, envoyé par Francine. Merci encore. Cela fait donc seulement la troisième fois que je « fouette » du matcha (la première étant chez Tamayura )... la première avait été récupérée par notre hôte, la seconde non…


une impression de poudre, d’épaisseur boueuse…
Ici j’ai tout de même réussi à faire une liqueur souple et mousseuse légèrement. Le goût est devenu doux, pas très herbeux mais plus onctueux, avec une impression d’algue spiruline (très peu iodée) en bouche. Le yuzu était apparent, en arrière goût, très délicat, voire un peu trop par rapport aux attentes laissées par le yuja cha mais cette douceur acidulée était présente.
Voilà seulement cette impression de ne pas être à la hauteur était très présente aussi.

Un bol à matcha trop précieux pour une pratique et une sérénité trop fébrile. J’aurais aimé me concentrer en maniant le râteau minuscule de ce ce karesansui miniature et portable... et faire les lignes zen d'un suribachi imaginaire et éphémère. Je me suis perdue dans la cartographie des ports du Japon du livre « Dessiner le monde » de Caroline et Martine LAFFON… comme dans cette pratique si subtile.

Concours de circonstance, une odeur citronnée était aussi de la partie avec ces écorces de citron sechées au dessus des radiateurs… masques de mardi gras odorants inspirés de Bouh mais surtout de ses petits frères.

Dessiner le monde, redessiner mon monde… pas à pas, étape par étape, petit échec, moyen succés. Pour l’offrir aussi.

3 commentaires:

Henriette L. a dit…

L'invasion des têtes d'agrume ne fait que commencer !
Bravo Vanessa de décliner mon idée au citron : on peut se préparer avec un joli collier pour le prochain Halloween.

Vanessa a dit…

HenrieL: bienvenue entre mes billets! Avec plaisir, je vais reprendre pas mal de tes "bidouillages"... quelle inspiration!

Vanessa a dit…

mince les deux TT et le E sont partis faire un tour, revenez, revenez! Et pardon Henriette!