vendredi 27 mars 2009

Précautions supplémentaires pour les huiles essentielles

Lors de notre dernière promenade dans la presqu’île Bauloise, nous étions revenus chargés, entre autre, des huiles essentielles (He) de ma maman. Je les utilise en aromathérapie… et en cuisine. Maintenant, en voulant les noter dans mon tiroir d’huiles essentielles sur ce media, j’ai remarqué que mes précautions ne sont pas encore suffisantes. Il ne suffit pas de connaître le nom de l’espèce botanique exacte et d’y lire la marque Bio pour pouvoir les utiliser.


La mention HEBBD (Huile Essentielle Botaniquement et Biochimiquement Définie) m’était apparue à la première lecture juste une étiquette de plus et pourtant il est nécessaire de connaître les éléments que seule cette mention propose:
1/ Le nom exacte, en latin, de l’espèce botanique, il existe par exemple plusieurs He de Lavande et encore plus d’Eucalyptus. Il nous faut le genre (par exemple lavandula), l’épithète qualificative (exemple vera, spica…) et parfois la variété (exemple var.fragans). L’He d’Eucalyptus est multiple : “Acheter une huile essentielle d’Eucalyptus sans autre précision est donc aussi aléatoire et dangereux que de préparer une omelette aux champignons sans les connaître” (extrait de “Connaître l’essentiel sur les huiles essentielles” du Dr Ph. GOEB).
2/ L’organe producteur (o.p.) dont dépend le prix, le parfum et les propriétés thérapeutiques. Les différents organes producteurs sont les feuilles, les rameaux, les parties aériennes fleuries, les écorces, les racines, les bois, les semences ou les fleurs.
3/ La spécificité biochimique. Par exemple l’He de Romarin officinal (rosmarinus officinalis) selon qu’il est plus oxyde, camphré ou encore acétate de bornyle et verbénone ne lui confère pas les mêmes propriétés (action pour le foie du romarin officinal, verbénone et acétate de bornyle, et toxique pour le foie version camphrée). “Ces composants sont classés par familles biochimiques: alcools (linalol, 4-terpinéol, géraniol, a-terpinéol, menthol, bornéol, thuyanol), aldéhydes (citronellal, géranial, néral), cétones (thuyones, camphre, pinocamphone, pulégone, molécules potentiellement toxiques selon usage), esters (acétate de linalyle, acétate de bornyle), hydrocarbures monoterpéniques (a-pinène, limonène, p-cymène), hydrocarbures sesquiterpèniques (b-caryophyllène, a-humulène, curcumène, cédrène), oxydes (1.8 cinéaole eucalyptol), phénols (eugénol, thymol, carvacrol).” (extrait du “guide pratique d’utilisation, huiles essentielles et huiles végétales” de Phytosun aroms)

J’avais parlé du besoin d’un ange à la manière de Marie LAFORET (pas de dissolution des He dans l’eau) mais était passée trop rapidement sur les modes d’application:
1/ la voie orale: ne jamais donner d’He contenant des phénols aux enfants de moins de 6 ans. Pour les enfants et les adultes, il est déconseillé de prendre les He contenant du carvacrol, thymol, aldéhyde cinnamique seules (1 gtte d’He pour 3 gttes d’essence de citron jaune et ne pas prendre plus de 2 gttes de ce mélange).
2/ la voie cutanée, soit massage, friction ou compresse: Les He riches en monoterpènes et phénols sont irritantes pour la peau.
3/ la voie atmosphérique: ne pas chauffer l’He.

Ainsi qu’une mise en garde pour les enfants. La précaution de ne pas utiliser d’He pour les enfants de moins de 3 ans serait pour certains à augmenter jusqu’à l’âge de 6/7 ou 8 ans car le système endocrinien ne serait pas mature jusqu’à cet âge donc très réceptif… voir ici pour un débat qui finit en combat de boue (ou d’argile).

Les détails de mon tiroir d’huiles essentielles vont donc être complètés, voire même changés considérablement… je me mets à ces modifications dès que notre lutin, à la varicelle, est un peu plus chaos et pas dans la même pièce.

2 commentaires:

fortunato a dit…

hors sujet - ne réponds-tu pas aux emails qu'on t'envoie - ? -

cela concerne les pieds de bols japonais

à +

Vanessa a dit…

Fortunato: si si mais avec encore plus de temps... ;)