vendredi 4 septembre 2009

Glaner les pieds dans l'eau, les papilles éveillées

Pendant les vacances, j’ai lu page par page, relu, ce livre véritable trésor en la matière.

« Glaner sur les côtes de Bretagne, Vendée, Charentes, Gironde » de Bernard BERTRAND, illustré par Pascal LE ROC’H m’a été conseillé par Colibri (spécialiste de cueillette de plantes comestibles et sauvages et, autre corde à son arc, amatrice de sa Bretagne).
Ce livre se répartit en tranches de milieu en fonction de la salinité et de l’immersion dans la mer. L’estran est la zone de balancement des marais, il peut être rocheux, vaseux ou sableux. Au-delà de l’estran : plage, dune, falaise et roche. Les marais côtiers. Pour chaque milieu, une présentation de très nombreux spécimens est offerte en double page avec la spécificité, un peu d’histoire, comment le reconnaitre, quand et comment le récolter et comment le déguster.
Parce que oui, sous des dehors de livre accompagnant le randonneur amoureux de la nature, c’est aussi un livre d’accommodements gustatifs des produits sauvages. Les algues, les mollusques, crustacés ou gastéropodes de l’océan Atlantique, les plantes le plus près des côtes ou des marais.

Cela offre de nombreuses autres perspectives à une balade sur la côte sauvage. De quoi, avec éthique et respect de l’environnement en suivant quelques commandements, se nourrir toutes l’année rien qu’avec ce que la nature nous offre à notre porte : locavore et glaneur. Mais il offre aussi d'autres découvertes, de la collecte des bois flottés aux coquillages pour la décoration, à une proposition d'alguier extrèmement tentante, et quelques portraits de métiers et d'hommes de terrain: paludier, restaurateur avec les algues, décorateur et bijoutier, ornithologue, éducateur ou historien...



J’ai profité de cette lecture et découvert la criste marine, la griffe de sorcière, l’obione, ai reconsidéré aussi toutes les perspectives de l’onagre, du plantain. Je n’ai malheureusement pas testé les petites bêtes…

même si quelques palourdes dégorgeaient leur sable dans une eau salée avant notre départ, que des coques et des cheveux de mer (algues et non bébêtes) ont été trouvés sur l’estran et que quelques crabes verts (assez gros pour passer à la casserole) se sont pris dans nos filets (les photos ne sont pas celles des gros crabes verts).


Ce livre est foisonnant et si Colibri et Anh, métisse de Bretagne, auteure du très bon livre de la cuisine de toutes les mers (avec influence asiatique) dont je parlais là, le recommandent que demander de plus : Colibri nous en parlait là avec une balade en Bretagne et un nombril de vénus, Anh nous en parle avec l’émerveillement autour de l’élément eau ici .

2 commentaires:

lily a dit…

Je le note très précieusement, parce que nous récoltons tous les jours en été, ET en BRETAGNE aussi, tout plein de petites merveilles, sans vraiment bien savoir... Thomas adorerait :)
Tiens cette année il a cessé de ramasser les petits cailloux, les galets, les algues et je ne m'en rends compte que maintenant... En revanche, il a pêché (palourdes de quoi confectionner un dîner et quelques petits poissons vite relâchés...)et s'est même fait piqué par une vive...
Ah oui, ce livre est pour nous aussi !

Vanessa a dit…

Lily: vous serez comblés... une vive, mince alors, et moi qui n'ose même pas attraper un crabe (le prendre en main après cueillette me suffit).