mercredi 13 janvier 2010

Plats inspirés de dessins animés, avant la méthode

Mercredi, jour des enfants. Le mien réclame de venir en cuisine, souvent. Alors je profite de ses centres d’intérêt pour le « combler » et en même temps lui mettre la main à la pâte. Nous sommes encore loin de la cuisine presque autonome et pourtant certains gestes sont déjà accomplis seul, à 3 ans c'est déjà énorme.

Cela me demande souvent beaucoup de temps, pour faire place nette sur le plan de travail, rendre accessible tous les ustensiles et les produits nécessaires. J’endosse une bonne carapace de patience et prépare les tâches.
Ainsi le lutin a déjà préparé des croissants aux épinards et lardons dont le résultat est là… le mélange, l’abaissement de chaque morceau de pâte feuilletée prédécoupée en triangle, la disposition de la farce, le tour de main pour rouler sur elle-même la pâte…
La préparation des légumes pour les apéritifs… la découpe de courgettes, l’évidage de concombres et leur découpe etc … et surtout la mise en place de la table… un bol par un bol pris à deux mains de la cuisine au salon.
La soupe aux nouilles façon « Ponyo sur la falaise » de Myiazaki… le maniement du couteau de manière accompagnée pour la courgette, l’incorporation des légumes coupés (la carotte est trop dure, je la coupe seule) dans l’eau bouillante (après avoir bien observé les frémissements, les petites bulles et les grosses), le mélange, l’ajout des nouilles, de l’œuf et (ou) du jambon… (rajout: ici la recette des ramen de Ponyo)
*source

ou avec d’autres nouilles, les udon, façon « Kung Fu Panda » de Mark Osborne et John Stevenson
… les brioches à la viande suivront c’est sûr !
*source

Il vient souvent quand je cuisine, mets le sel, l’huile etc… mercredi dernier pourtant nous avons tout fait ensemble : notre première galette des rois maison dont la recette est là. J’avais mis à tremper des amandes entières dans de l’eau bouillante et laissées toute une nuit. Le lendemain, nous mondions les belles, en les mangeant aussi un peu et en séparant les deux parties souvent. Seul, il a mis la colle à l’œuf sur les bords de pâte, a disposé la farce (et la fève), a coloré le dessus de pâte.

Hier soir, du riz cantonnais (ou plus précisément du riz sauté), il vous faut: du riz parfumé cuit de la veille qui a perdu toute son humidité, un légume, une viande, un œuf mélangé avec de l'huile de sésame et de la ciboulette... et un wok... suivez donc le guide pour ne plus être dupe de la fausse appélation des "longs nez" (nous occidentaux): le riz cantonnais est un riz sauté ou frit.

Aujourd’hui ce sont nos premières truffes au chocolat, la ganache refroidit au réfrigérateur… il a juste léché le saladier… et tout à l’heure nous aurons les mains dans le chocolat et le cacao amer.

Il ne me reste plus qu’à mettre ces opérations brouillonnes au sein d’une méthode et d’une « éducation à la cuisine et à l’alimentation ». Il me manque des repères, des schémas aussi (de techniques de base, d’hygiène, d’élaboration d’un plat manière Tambouille).
*source blog Tambouille (recette comprise ici)

Pour que cuisiner devienne aussi une éducation très graphique, pratique et facilement répétable seul. Pour que les gestes soient réels, le plus vite maîtrisables et efficaces.

2 commentaires:

colibri a dit…

Je suis épatée, Vanessa, par ton petit lutin, ça me paraît même incroyable qu'à 3 ans il réussisse déjà, non seulement s'intéresser à la préparation de la nourriture, mais encore à appréhenser le sens des gestes et leur précision ! Moi aussi, j'aimais bien regarder ma mère (un peu plus tard dans l'âge que ton lutin, quand même), je crois qu'inconsciemment, j'enregistrais le moindre de ses gestes, sans en perdre une miette, même si j'ai attendu... d'avoir quitté la maison pour les reproduire !!! C'est fantastique... Il y a un livre de Perla Servan-Schreiber qui parle un peu de cette transmission "Nourrir de plaisir", c'est ce livre qui a inspiré le résumé de mon blog de cuisine... Miam, vous en faites de bonnes choses à déguster !
PS : l'expression "nez long" me rappellent trop les histoires d'accents dans la langue vietnamienne. Un accent mal prononcé et... c'est l'éclat de rire général car, souvent, un très gentil mot donne quelque chose d'assez salace. C'est le cas pour cette expression ! Petite, ma mère me reprenait tout le temps, le problème c'est que c'est pire maintenant car, après sa disparition il y a 23 ans, je n'ai plus guère l'occasion de parler ma langue maternelle... Dommage.

Vanessa a dit…

Colibri: il aime préparer le repas (toujours accompagné et geste appuyé ou repris par moi), le sens des geste n'est pas encore là et mélanger demande encore beaucoup de souplesse (quelque fois la moitié passe à côté) mais il a envie. Je note le livre dont tu me parles, encore inconnu pour moi.
J'imagine les quiproquos d'une double culture, je t'envie même.