jeudi 1 avril 2010

Ondine

Pas de poisson d'avril, pas de gyotaku (empreintes de poissons), pas de forêt huitrière... mais une vision de la femme, de l'ondine.

"Poissons d'argent" de Gustav KLIMT

"Ces créatures soulignent l'ambivalence de la féminité :
- Le coté érotique de la femme. La femme est perçue comme un être plus élémentaire lié à la nature. L'ondine, comme les plantes et les animaux, est dépourvue d'âme et dans son alcôve aquatique participe au mouvement secret de la nature. Les ondulations des chevelures féminines et les mouvements de l'eau suggèrent des métaphores poétiques infinies. Les limites du corps fusionnent avec le fond du dessin tel la fusion de la femme avec la nature. La position de ces jeunes femmes, glissant dans l'eau, souligne l'abandon sans résistance au caractère physique de la sensation.
- D'un autre coté l'image de l'ondine renvoie aux sirènes qui incarnent le coté ensorcelant du désir féminin. L'ondine sans âme, avec son pouvoir de séduction, est aussi dangereuse que les courants incontrôlables de la rivière où l'on se noie. Les sirènes annoncent l'apparition du thème de "la femme fatale" que Klimt développera par la suite."
(extrait de Rue des lumières, lien à suivre pour toute la symbolique des femmes et de l'élément eau dans l'œuvre de Gustav KLIMT)

2 commentaires:

mirontaine a dit…

J'aimerais travailler ce thème en art-thérapie.

Vanessa a dit…

Mirontaine: il y a de quoi t'inspirer et écrire, oui. Cela me donne envie de te copier.