vendredi 14 mars 2008

Au chaperon rouge et à son loup

Pour trois demoiselles et un vieux monsieur aux yeux d'enfant!
(...parce que mes mots ne seraient pas appropriés...)




gravures de Salvador DALI "Alice in Wonderland" prises ici, et

....

Etre touché par l'art...

"Le vieil homme et l'enfant" de Domenico Ghirlandaio

« Et sa bouche. Voilà, c’était ça précisément. Sa bouche innocente d’enfant, avec le menton qui tombe un peu pour cause d’émerveillement ou de crainte, les lèvres entrouvertes pour dire sa confiance ou sa peur. Tout était peut-être là, juste dans cette impossibilité de lever le doute sur la nature des sentiments entre ce vieil homme et cet enfant. Pourtant, il me semble me souvenir d’autre chose que de cette énigme-là. Comme d’une impression de reconnaitre quelque chose. D’entendre parler de moi, d’être mis en jeu avec mes tripes. Enfin, je ne sais plus trop. »
(extrait de "Radeau" d'Antoine CHOPLIN dont je parle )

mercredi 12 mars 2008

Un paradisier humain dansant le sing-sing

Une fois par an, si vous passez par la Papouasie nouvelle Guinée, vous entendrez des chants, des percussions, des sons stridents venus de flûtes de pan. En vous rapprochant, vous verrez des hommes et des femmes danser le sing-sing…non ce ne sont pas des paradisiers mais bien des Huli qui se prennent pour leurs ancêtres, les paradisiers justement.

Pendant 18 mois de sa vie (sa période d’initiation en solitaire dans la forêt, accompagné juste d’un maitre), le Huli n’a pas coupé ses cheveux, il les a démêlés en tirant sur les côtés. Puis les a coupés et donnés au perruquier pour confectionner sa perruque, sorte de bicorne.


*source photo

« Dans une armature de branchages légers, le Huli va fabriquer sa perruque. Pour ce faire, il façonne une sorte de couvercle ovale dont les deux extrémités descendent ou se relèvent. Il tasse les touffes de ses propres cheveux soigneusement conservés et les juxtapose si serrées les unes près des autres que le couvre-chef prend bientôt la texture d'un feutre épais. Il humecte la perruque d'une huile à l'odeur très forte ‑ provenant de l'écorce de l'arbre aux ancêtres ‑ et la saupoudre de terre de couleur. Pour le rouge, la terre provient des collines. La terre blanche vient des bords d'une rivière. La couleur noire est faite à partir de charbon de bois pilé. Dès que la perruque est mise en forme et colorée, l'homme la décore. Il utilise différentes matières issues des règnes animal, végétai et minéral comme il le fera pour le maquillage de sa peau. Il place des bandes d'écorces et de fibres entrelacées parfois avec des fleurs séchées. Et puis, il va chercher un paquet de feuilles de latanier (une sorte de palmier) qu'il a gardé à l'ombre et l'ouvre avec précaution pour en extraire les plumes d'oiseau de paradis. »


*source photo (le blog contient aussi des photos des oiseaux du paradis au naturel)

Une aigrette blanche du paradisier de la Princesse Stéphanie,


Le poitrail du paradisier superbe est le plus recherché pour orner le front du danseur,



*sources de Paradisiers peints par Blowder SHARPE

« Dès qu'un Européen fait remarquer à un Papou que sa perruque ressemble étrangement au bicorne que portaient le capitaine Cook et les marins anglais qui débarquèrent sur les côtes de la Nouvelle-Guinée voici deux siècles, celui-ci se met à rire et répond que la forme représente une exagération des contours de la chevelure qui pousse dans un sens particulier et qu'il n'a pas le droit de couper pendant toute l'année que dure son initiation, mais seulement de la démêler en la tirant sur les côtés. » (extraits de "Danses de la Terre" de Françoise Gründ )


*source Huli en démonstration pour les occidentaux (pouah ! une vraie manipulation mais des photos)

Sur le visage, après avoir appliqué du blanc (cendre de cèdre ou vase) avec de l’huile, il se maquille de la couleur de son clan, le jaune est signe de fertilité. Il marque alors le front (partie la plus importante, symbole de virilité) et les yeux. Il se lève en chantant, désormais il n’est plus un homme mais un paradisier, ces compagnons lui attache la touche de feuillage sur le haut des reins pour parfaire l’imitation. La danse peut commencer, pour être respecter des hommes, pour séduire les femmes, contracter les dettes. « La danse qui semble se dérouler interminablement est en fait un lieu de communication d’information silencieuses (mariages, naissance d’enfant, fortune…) »

Sur la danse de sing-sing n’hésitez pas à lire ici en page 15 et pour plus de détails sur l maquillage et la perruque c’est ici et sur les paradisiers .

*source photo-montage (à lire anglais)

Un peu de Sing-sing

lundi 10 mars 2008

Thé O Thèque aléatoire

Pour confirmer à Flo sa superbe idée de swap thé, voici moi aussi ma Thé O Thèque, à partir de laquelle je commence ma voie du thé (sachant que je bois du thé depuis près de 20 ans mais que je ne commence que maintenant les dégustations). Dans des boites, des sachets, ici et là, du plus modeste au plus précieux... sans distinction ici (je ne les bois pas de la même manière).




Donc la voici sans plus de détails si ce n'est qu'à chaque fois que je dégusterais l'un d'entre eux (plus particulièrement les "nature") je mettrais le lien de cette dégustation.... jusqu'au prochain bilan:
dernière mise à jour le 22/05/08

Parfumé :Thé noir à la mûre
Thé noir à la violette
Thé noir au coquelicot (Quai Sud)
Thé de noel (reçu de Béatrix)
Thé Earl Grey
Thé Earl Grey French Blue (de Mariage frères) : bergamote et fleurs de bleuets
Thé à la vanille
"Thé des amours"
Thé "C'est une belle histoire"

Vert : (avec une envie d'aller plus loin...avec ou sans wagashi)
Gunpowder (dont la première dégustation)
De Corée
Long Jing (Cha Yuan)
Green Mu dan : Long Jing façonné en rose (reçu de Flo )
Thé vert au Ginkgo (échantillon Thé de la Pagode)
Deux kukichas différents

Fumé :Grand Chine Lapsang (reçu de Flo, dont la première dégustation )
Thé fumé et non fumé à la groseille (Thé O D’or) (reçu de Soeur Anne)

Pu’er :
Hao Ling (échantillon Thé de la pagode)

Oolong :
Pouchong Impérial (reçu de Flo, dont la première dégustation)
Tieh Kuan Yin Impérial (reçu de Flo)
Da Hong Pao (reçu de Flo, dont la première dégustation)
Yu Zhé Impérial (reçu de Flo, dont la première dégustation)
Lyn Don : Thé Oolong à la goyave (échantillon Thé de la pagode)
Qi Lan Bio de Chine (dont la première dégustation)
Grand Oolong Top Fancy (dont la première dégustation)
Butterfly de Taïwan
Rinshing Impérial

Blanc :
Bai Mu Dan (Cha Yuan)

Noir :Broken Orange Pekoe Fannings de Ceylan (un peu éventé)
Marinyn du Kenya (un peu éventé)

Voici mon étage thé...

Nouvelle théothèque nature...

dimanche 9 mars 2008

De la main au pied: le Qi

Je suis persuadée de l’existence du Qi (Ki, Chi) en nous et je vous ai proposé moultes sujets à ce propos (japonais de MASUNAGA ou TOHEI, en peinture ). Le voici expliqué aux enfants avec une pratique de bien-être à utiliser en famille : la réflexologie plantaire chinoise.

« Mon père dit de la calligraphie qu’elle donne du Qi (prononcer tchi) et aide à grandir dans la vie. J’imagine que le Qi est un petit génie invisible qui circule en moi, depuis ma tête, depuis mon cœur, jusqu’au bout de mon bras, saute sur ma main jusqu’au pinceau, pour que mon dessin soit beau.
(…)
Maman détend les esprits, en réveillant le Qi. Pour réveiller ce petit génie, il est très recommandé de se faire masser les pieds.


Et Maman a des doigts de fée et sait trouver le Qi là où il s’est endormi. Elle m’a expliqué que le corps est comme un grand monde dont les différents pays sont : le cœur, le foie, l’estomac…Et toutes les choses qui aident notre corps à marcher. Pour se promener d’un pays à un autre, le Qi peut prendre plusieurs chemins que l’on appelle les méridiens.


*source points de réflexologie plantaire très visuels

J’imagine que le Qi, ce petit génie d’énergie, est quelquefois capricieux : il s’endort où il veut, au détour d’un chemin, au beau milieu d’un méridien ! Il ne veut plus bouger, et on se sent tout bloqué : quand le Qi ne peut plus se promener à sa guise dans le monde du corps, on est tout mou et sans ressort !
Peu importe ! Pour le réveiller, il suffit de se masser les pieds, là où le Qi s’est endormi, à l’endroit où les méridiens arrivent au bout de leur chemin : cet endroit s’appelle un point ! »

(extrait de « Mei Hua, la petite chinoise » de Chrystel PROUPUECH dont je parlais )

Pour ne pas attendre une maman, un papa ou un compagnon/compagne, pour vous préparez à le faire sur les pieds de vos enfants, voici un schéma explicatif: à vos mains et vos pieds!


*source voute plantaire

jeudi 6 mars 2008

Prendre soin de ses pinceaux

Je reprends mon précieux matériel pour peindre... peut-être pour calligraphier tout d'abord puisqu'il faut que mon geste se fasse, que mon pinceau connaisse la juste dose d'encre et d'eau...

et puis voilà, deux de mes superbes pinceaux sont détruits, les poils mangés par des insectes (je ne veux même pas savoir à quoi ressemblaient ces écorces vides de substance qui restent à côté des manches en bois)... il ne me reste qu'un pinceau aquarelle et mes pinceaux "made in china", bas de gamme, qui présentent bien sur mon porte pinceaux chinois mais qui n'ont aucune qualité en pratique...
...alors aujourd'hui je jette mes boîtes de pinceaux bas de gamme qui présentaient pourtant assez bien et où je pensais mes outils en sécurité...