samedi 13 septembre 2008

Toucher à notre humanité

« L’enfant est la partie la plus importante de la vie d’adulte. Il est le constructeur de l’adulte. Le bien ou le mal de l’homme mûr a des liens d’étroite dépendance avec la vie de l’enfant qui est à son origine. C’est sur l’enfant que tomberont et se sculpteront toutes nos erreurs, et c’est lui qui en portera les fruits indélibiles. Nous, nous seront morts ; mais nos enfants subiront les conséquences du mal qui aura pour toujours déformé leur âme. Le cycle est continu : on ne peut pas le rompre.


*source Alexandrine VAN DUIJN


Toucher à l’enfant, c’est toucher au point le plus sensible d’un tout qui a des racines dans le passé le plus lointain et qui se dirige vers l’infini et l’avenir. Toucher à l’enfant, c’est toucher au point délicat et vital où tout peut encore se décider, où tout peut encore se rénover, où tout est ardent de vie, où sont enfermés les secrets de l’âme, parce que c’est là que s’élabore la création de l’homme. Travailler l’intention prodigieuse de le sauver, équivaudrait à conquérir le secret de l’humanité, comme furent conquis déjà tant de secrets de la nature extérieure. »
(extrait de « L’enfant » de Maria MONTESSORI)

jeudi 11 septembre 2008

Je baigne dedans...

Il y a des moments comme cela, où tout passe, où rien ne reste vraiment sauf comme une trace de pluie sur une vitre : une buée et un peu de blanc calcaire.



Je n’arrive pas à me recentrer et pourtant les découvertes, les aventures intérieures, sont nombreuses. Mon chemin de thé se fait, de lui-même. A la manière de ma pauvre jardinière, où mes capucines ont oublié de germer au printemps et montrent juste maintenant leurs superbes feuilles. Mon thé est un engrais de choix, il vient chaque jour fournir ce petit espace, entre une orchidée qui mourrait, et reprend vie, et deux personnages chinois : un pêcheur sans ligne, ni poisson, et un joueur de flûte sur son buffle sans pipeau…

Heureusement la blogosphère bouillonne de partages, c’est le moment de faire un point sur ces amateurs (experts) de thé :
Mes préférés (par ordre alphabétique) :
2 cuillères à thé (des bribes d’humour et une tonne d'informations, il faut fouiner partout)
Blackteapot (des ressentis, beaucoup de connaissances mais aussi d’humour, surtout avec la pratique du Gong Fu cha)
Cha u Thé (des considérations expertes et des impressions diverses)
Emotions de thé (moments pris sur le vif, au petit déjeuner avec lever de soleil)
En forme de poire (du thé et des ailleurs)
La Galette de thé (détails et infinie richesse)
La Théière nomade (pour l’humble hôtesse, qui ouvre tous ses tiroirs, toutes ses anecdotes, toutes ses richesses…en don gratuit, même pour ceux qui ne connaissent pas encore le thé)
Le Jardin de thé (richesse d’impressions, de vision)
Le Zhong nomade (du thé, de la spiritualité, des voyages) et mince, il arrête le blog sur le thé…mais je vais suivre son exutoire , oh oui
Liqueur de thé pour les parts de bouddhisme ou de réflexion en plus des finesses de langage sur le thé
Ma route de thé (comme elle vient)
Tea Jar (objets pour l’art du thé)
Tea Masters (une vraie référence, très professionnel, instructif, pédagogique)
Tpots (où par quoi passent nos bols et nos théières)

Les autres :
La cave à thé (et réflexions philosophiques)
Pu-er et Yixing (il faut montrer patte blanche : élitisme ou discrétion ?!)
Tamaryo
TeaGlob
Thés sacrés
Tetsubin
Vivre le thé

Et puis les non-spécialistes qui en parlent tout de même et que j’aime suivre :
Chaperlipopette
Joel
Loula
Soïwatter

Les sites de vente, avec des détails, de l’information, du plaisir de lire :
Admirable Tea
Camellia Sinensis dont un carnet de dégustateur bien fouillé
Cha Yuan (thés chinois)
Cha Jin (thé vert japonais)

Les autres liens plein d’infos :
Culture Thé
Nikosan (illustrateur) et ses archives
Tea Minou club
Temae (la gazette du thé)
Universal-thé



*source

De quoi baigner dedans, pour simples amateurs et pour plus expérimentés

Du thé, encore du thé

Je ne devais pas reprendre... mais que voulez-vous, c'est bien agréable... alors je me resserre une dose de SWAP. Mais pas sur n'importe quel thème... un mini-SWAP thé ! Le second, organisé cette fois-ci par Loula, qui reprend la suite de Flo, ma swappeuse gâteuse.


*source SWAP de Loula

Depuis le premier SWAP j'ai pris un ou deux repères. Je reste une grande débutante mais les lectures se suivent, les dégustations aussi, et les envies deviennent de plus en plus pressantes. Et puis les swaps restent toujours l'occasion de rencontres virtuelles, de découvertes et de partages très intéressants. Alors oui, j'ai envie.
Je lirais donc les billets des colis ouverts avec déléctation en goûtant un nouveau thé, j'irais fouiner encore parmi les blogs des participant(e)s pour suivre leur chemin pour apprécier cette liqueur.
Il reste de la place, si vous êtes tentés, les inscriptions sont jusqu'au 13 septembre à 17h.

Il vaut mieux les avoir en dessin...

Voilà les petites nymphettes d’Edmond KIRAZ se rendent au Musée Carnavalet à Paris. Extrêmement élégantes, filiformes (rappelez-vous les publicités canderel), en mouvements ou poses sensuelles, elles ont trotté dans la tête de ma tante pendant toute son enfance/adolescence. Alors, ni une, ni deux, nous sommes allées les admirer. Provocantes, aux moues boudeuses et quelques fois capricieuses, nous les aurions bien sermonner. Ces chipies se croient tout permis. En plus leur créateur leur adjoint des maris, amants, parents des plus décevants. Alors elles répliquent. Les Parisiennes... il vaut mieux les avoir en dessin... de KIRAZ:


*source illustrations KIRAZ toutes trouvées ici (lien à suivre pour lire les dialogues)

Habillées, elles sont d’une élégance rare et toujours d’actualité, avec tous les accessoires d’une belle de Paris. J’ai retrouvé tout le charme féminin et glamour que peuvent reprendre les clichés brillants d’un Paris de photos (ou de films indépendants), aux personnages haut en couleurs ou d’une beauté resplendissante.



Mais KIRAZ, en plus de dessiner des donzelles magnifiques, reconnaissables entre mille (jambes démesurées, petits seins très haut placés, pointus et très symboliques, frimousse de menton et de gorge, aux lèvres en triangle ou en cœur prêts au baiser, torse d’enfant, hanches larges mais droites), nous offre un humour ravageur. Alors oui, j’ai ri devant ses parisiennes superficielles, devant ces situations burlesques et coquines, devant ces attitudes frondeuses et insouciantes. Parce que leurs considérations sont quelques fois partagées mais ne seront jamais les miennes, que leurs intérêts sont limités… mais qu’elles sont craquantes, je ne peux que vous inviter à aller les regarder pipletter, montrer leur fesses, finement dodues et perchées, leurs seins impeccables, leurs jambes si stylisées et engageantes… n’hésitez pas non plus à regarder aussi les fonds, oui, oui, les courbes féminines ne sont pas les seules belles choses à zieuter : de l’art abstrait quelques fois, des détails d’un Paris reconnaissable, des accessoires luxueux, des impressions de sol mouillé (Ha bon, il peut pleuvoir sur Paris)…en regardant de plus près, vous y verrez aussi des compositions excentrées, une brindille d’herbe avant de voir des vélos à pleine vitesse par exemple…

Et puis des poses qui me donnent une énergie fabuleuse : mon préféré



Allez encore un brin de petites nymphettes, apprenez donc à les dessiner à la manière de KIRAZ ici et puis n’hésitez pas à visiter le site de l’artiste ici. Allez, allez, parce que mes billets sont un peu moins fréquents en ce moment, je vous laisse avec les donzelles... attention leur créateur n'est pas loin...





Kiraz "Les Parisiennes"
envoyé par aboutart






Les Parisiennes de Kiraz
envoyé par Enogo






Kiraz 2008 français
envoyé par aboutart

lundi 8 septembre 2008

Maître de peinture et religion

J’avais lu de lui "Le maître de lecture" et j’étais restée un peu en deçà. Et pourtant, là, j’ai été subjuguée, envahie par les considérations artistiques et religieuses de “Je m’appelle Asher Lev” de Chaïm POTOK.


Nous suivons les réflexions de ce jeune garçon de 10 ans, juif hassidique, épris de dessin. Un jour, cette forme d’expression devient naturelle, comme une respiration. Cependant, les orthodoxes juifs, et à fortiori les hassidims, ne voient pas d’un bon augure cette nouvelle passion.

*source Atelier Schlum (regardez donc les vidéos...cela donne envie d'y mettre nos enfants)

Cela fait quelques temps que rentrer dans une famille juive me touche et dans ce qui construit leurs particularités. J’aime y reconnaitre les différences à être juif, cette distance des ashkénazes par rapport à la religion due à une souffrance familiale extrême, cette soumission des femmes dans la partie orthodoxe traitée par certains, cette philosophie de vie entre réappropriation d’une histoire, orgueil et indifférence et cette transmission réelle, cette communauté non moins présente et la vocation de certains à revenir vers plus de religieux (devrais-je dire plus de spiritualité). Ici nous nous retrouvons dans la communauté fermée des hassidims américains et pouvons nous rendre compte de l’importance du Rèbbe, chef spirituel aux attributs charismatiques et le plus souvent thaumaturgiques. Et puis, grâce au personnage d’Asher, enfant en pleine déchirure entre sa foi et sa passion, nous suivons de manière très explicite les réflexions sur la vocation à être juif, sur les préceptes à retenir.

Loin de certains textes très fermés sur la tradition, ici, POTOK ouvre une fenêtre plus libérale. Les parents, choqués, opposent une répression puis une distanciation douloureuse. Mais plus paradoxalement, c’est le Rèbbe lui-même qui offre une compréhension encore plus large.
Oui, je sais que peindre le corps humain est défendu par la religion et que leur Dieu ne doit pas être représenté donc encore moins peint. Je sais que l’acte de dessiner peut être vu comme une perte de temps, alors considérer qu’être artiste est aussi une profession cela me paraissait assez surprenant dans de telles conditions. Et pourtant…
Voilà bien la force de ce livre…décortiquer le mal, l’acte de peindre, redéfinir ce qui fait d’une occupation enfantine un risque pour la foi et aussi une déchirure indéniable entre l’apprenti peintre et le reste de sa communauté. Jusqu’à quel point son entourage peut suivre les divagations manuelles d’Asher? Et à partir de quel moment Asher devient un mauvais juif? “Selon lui, il y avait trois catégories de juifs: le rosho, celui qui lutte contre le péché et les pensées mauvaises et qui s’efforce de vivre droitement – nous faisons Presque tous partie de cette catégorie, disait-il tristement; le benoni, dont les actes sont irréprochables mais qui n’est pas maître de ses pensées – très peu d’entre nous atteignent ce haut niveau; et le tzaddik. C’est la plus grande grâce que Dieu puisse nous faire; on naît tzaddik, on ne le devient pas. Seuls les tzaddikim sont maîtres de leur Cœur, disait-il en citant le Midrash.”
Ainsi nous suivons le parcours de cet enfant, à travers sa famille, son école, et son entourage plus ou moins attentive à sa passion. Il va aussi devoir faire des choix comme le lui rappelle son maître de peinture : “Comprends-tu ce que tu vas faire? Comprends-tu maintenant ce qu’à fait Picasso? Même Picasso, le païen, a dû le faire! On ne peut pas y échapper. Tu me comprends, Asher Lev? Ce n’est pas un jeu. Il ne s’agit plus de barbouillages enfantins sur les murs. C’est une tradition, une religion, Asher Lev. Tu vas devoir te convertir à une religion qui s’appelle l’art. Elle a ses fanatiques et ses rebelles. (…) Asher Lev, c’est une tradition de goyim et de païens. Ses valeurs sont celles des goyims et des païens. Ses concepts aussi. Son mode de vie également. Dans toute l’histoire de l’art en Europe, on ne trouve pas un seul juif observant qui ait été un grand peintre.” Une belle leçon de tolérance est offerte par les mots même du chef spirituel, de la compréhension du destin affiché et aussi un soutien vers une autre forme de vocation, accompagnée et initiée par le peintre juif Jacob Kahn.

Le second point fort de ce livre est de nous entraîner dans les considérations intimes de l’artiste. Du barbouillage à l’expertise, de l’occupation à l’initiation et au passage en professionnel. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire sur cet aspect de l’artiste: son regard vers les choses. Tous les sujets sont à peindre: Asher et sa maman, en portrait, en silhouette, en situation… en matières et formes, en ombre… en vie et humeurs. L’œil est averti, pertinent, et sait regarder derrière le monde en points, courbes, lignes, ombres et lumières, effets. L’initiation de Jacob Kahn devenu son maitre de peinture me rappelle celle de Fabienne VERDIER : reprendre les anciens, copier, travailler, prendre modèle, puis vivre, transpirer ainsi…
Mais plus encore, retrouver la respiration derrière l’acte: “- (…) Des millions de gens savent dessiner, mais il n’y a pas d’art sans un cri jaillissant d’une façon particulière.
- Sans un éclat de rire aussi. Picasso sait rire.
- Sans un éclat de rire”.
Le matériel, l’atelier, les séances de travail, les attentes professionnelles, les attentes personnelles et les retours des spectateurs sont ici finement saisis. Et derrière les premiers émois en tant qu’artiste d’Asher, nous devenons nous aussi adulte. Les choix de vie mais aussi les rapports familiaux, rapports père/fils mais surtout mère/fils
Chaïm POTOK a eu un rôle important dans la communauté juive, en dehors de son parcours de romancier, rabbin mais aussi apprenti peintre. Il a donc connu au fond de lui ces tiraillements, et c’est sans doute pour cela qu’il a placé dans son œuvre des personnages clefs, juifs observants ou juifs “déchus”, plus inspirés par le respect des aspirations que le maintien de toutes les règles religieuses, soutien de la religion mais aussi ouverts vers le reste du monde. Des maîtres de lecture (cf "Le maître de lecture" ), de peinture, de vie, des soutiens, des accompagnateurs, des guides, des ouvertures aussi, vers la foi et vers l'ailleurs...

“Un jour quelqu’un a demandé comment on pouvait communiquer avec le Maître de l’Univers. On lui répondit ceci : c’est à l’homme de faire le premier pas. Pour qu’il y ait communication, il faut d’abord une ouverture, un passage, aussi petit soit-il. Cette ouverture dépend de l’homme seul : c’est à lui de faire le premier pas. Alors le Maître de l’Univers pourra se glisser en quelque sorte dans cette ouverture et l’agrandir.” Est-ce que peindre en ajoutant des références au christianisme est un cadenas à toute porte ouverte vers le Maitre de l’Univers juif? Vous pouvez ainsi lire ce billet pour retrouver un des points forts du livre et une œuvre artistique en particulier, celle ci-dessous …je vous recommande cependant d’aller le lire après avoir lu le livre.

*source oeuvre de Chaïm POTOK, Asher...

Si vous voulez en savoir plus sur le rapport à la religion, l’importance des écrits de Chaïm POTOK sur ce qui fait du judaïsme une vocation et non une soumission, sur le déchirement entre aspiration et foi n’hésitez pas à lire ce billet. Et retrouver l'extrait sur la différence d'impressions entre la visite d'un atelier et celle d'un musée ici.

mercredi 3 septembre 2008

Périne et lune

Ce billet est tendancieux. Si vous ne voulez pas lire sur de l’intimité féminine, passez votre chemin et revenez au prochain sujet. Je ne devais pas faire ce genre de posts, je voulais rester assez conformiste à ce niveau (et pas sur les autre sujets, tout de même). Mais voilà, ce blog représente aussi comme une porte ouverte sur mon quotidien, sur mes réflexions, comme si je parlais à un(e) ami(e)… des parenthèses plus ou moins constructives et aussi un état des lieux, souvent. Et puisque les fenêtres intempestives sont là sans raison, je ne risque rien à laisser ici quelques thermes qui, sur un moteur de recherche, vous amènent à des sites réservés aux adultes quand ils ont aussi d’autres rayonnements.
Alors je vais droit au but : je vais parler de lune et de Périne…vous ne saisissez pas. Allez, je vais vous parler de la période du mois où notre corps féminin se rappelle à nous (les lunes pourpres) et de ce plancher pelvien si important pour les femmes (et les hommes). Mais pourquoi donc un sujet si trivial ? Et bien parce que ce sont des sujets qui viendraient d’office dans une éducation féminine, des secrets qu’il ne faudrait pas limiter à la sphère très, très restreinte de la maman et de sa fille…alors dans la sphère privée (femmes de la famille) et puis ici, dans une sphère extrêmement publique mais aussi et surtout comme un mot de soutien, de compréhension, de patience, destiné à toutes les jeunes femmes, femmes…et aux hommes qui les accompagnent (parce que j’aurais du mal à en parler devant une assistance, quoique).


*source (n'hésitez pas à lire le sommaire en suivant le lien)

Alors le premier : notre périnée. Ce muscle m’a été présenté lors de ma grossesse. Il m’était inconnu… et pourtant il est essentiel. Il retient nos organes et permet de maîtriser nos éliminations. Un relâchement entraîne de nombreux symptômes. Le poids d’un bébé affaibli ce hamac, il est normal de le rééduquer après l’accouchement. Mais bien plus que cela, une rééducation après symptômes ou postnatale, une éducation de la tonicité du plancher pelvien est extrêmement importante pour toute femme, la présence d’une cavité affaiblissant cette zone.
Pour le cas des grossesses, certaines s’y sont prises avant, gros ventre pointé vers le ciel : en chant prénatal par exemple ou en découvrant tout d’abord le muscle et le contractant un peu, beaucoup, passionnément. D’autres, après, rééducation avec un kinésithérapeute ou gym douce avec bambin ou sans ici et . Certaines vont encore plus loin et mettent à profit les boules de geisha pas simple jouet "sessuel" et reprennent conscience de leur tonicité.
Certaines femmes « concernées », parce que conscientes, vont vers le Qi Gong féminin, susceptible de réharmoniser le mental, le physique et l’émotionnel. D’autres iront vers le tantrisme avec son apport pour une sexualité plus aboutie (dit-on).

Le mieux serait de prendre connaissance de ce « soutien » avant, avant même qu’il devienne la « Porte de tous les mystères » asiatique. Dès l’état de jeune fille. Même si j’avais été mère d’une fille, j’aurais eu du mal à lui offrir la panoplie interne que sont les boules de geisha pourtant bien recommandée. Je me serais contentée de lui parler de l’importance de cette partie de son corps. Lui apprendre encore plus jeune les règles de l’élimination pour prévenir les troubles : en effet, faire pipi s'apprend aussi et les 4 règles sont à présenter à la petite fille comme au petit garçon.
Et puis je lui aurais chaudement recommandé la danse, orientale, du ventre, musclant avec beauté, grâce et souplesse tous ce qui représente le charme féminin du bas du corps. Et si je m’y mettais, aller un peu de chez moi, une idée de baladi et des autres danses orientales aussi sensuelles et sportives ici ou .

*source ventre

Pour ma part, mon aide la plus précieuse pour prendre conscience de la tonicité de mon périnée fut cette métaphore :
« Imaginez un petit fruit tendre de la taille d’une cerise placé à l’intérieur, à mi-profondeur de votre vagin. Serrez-le comme si vous vouliez mâcher et manger ce fruit. Puis avalez le fruit d’un mouvement doux et continu, comme si vous vouliez l’entraîner vers l’utérus. Reposez-vous quelques secondes… puis mangez un autre fruit. »
(extrait de « L’allaitement de mon enfant, toutes les clés pour un allaitement réussi » de Marie-Dominique LINDER et Catherine MAUPAS dont je pense beaucoup de bien, qui reprenait l’idée du livre de Sheila KITZINGER, « L’expérience sexuelle des femmes »)

Et parce que l’éducation de négliger notre corps, l’interne, les organes et parties du bas ventre, de les trouver pas beaux, mauvais, puants…de ne pas considérer comme normal, allant de soi, partie intégrante d’un équilibre nos émissions : mixions, selles, éructations, pets etc…me pose problème. Vive notre loupiot : Prrrrr - Hpetou – Oh oui j’ai entendu, tu viens de faire un pétou petit coquin !
Il y a aussi les lunes…je n’avais pas compris ce dont parlait Marie LAFORET dans son livre « Mes petites magies : livre de recettes pratiques pour devenir jeune »…les mots n’étaient pas aussi poétiques (milieu familial médical oblige). C’est mamzelle Yaya qui m’a mise sur la voie. Une prise de conscience de nos rythmes, une meilleure connaissance et une hygiène écologique : l’utilisation de la femme/diva cup…une coupe menstruelle.

*source d’une pochette personnalisée de cup de la Galerie de Alice Isabelle

La poule pondeuse nous livre tous les secrets et nous donne le mode d’emploi en deux temps, le premier et le second, elle nous rappelle aussi les intérêts écologiques, non négligables. C’est une alternative à proposer, pour l’adopter ou la refuser…peut-être pas à proposer à une toute jeune fille cible de ses premiers cycles…il faut pouvoir se toucher…
Et puis parce que c’est une vacherie, je parlerais à ma fille potentielle, lors de son début de sexualité partagée, d’un papillon, ennemi invisible, le papillomavirus .