mercredi 6 juin 2007

Dessiner un mouton, non? Se prendre pour lui, oui!

Voilà un cadeau de mon homme…. « Qui a tué Glenn ? » de Leonie SWANN…un livre. Rien d’étonnant à cela : ce n’est que le vingtième (environ) depuis le début d’année. Oui mais un livre doudou comme le dit Cathulu. Je ne savais pas à quoi m’attendre de ce livre grand format.
"Petit homme : les poches c’est bien ! "
Bon oui le plaisir de carresser la peluche blanche m'a mise dans un état bien pensif. SIGIKID à moi!
Un véritable retour en arrière: comme mon fils avec ses livres où le toucher des matières est important. Oui mon mouton a une laine bien douce…et après ?!



Je me suis prise pour un mouton nuage, légère…
J’ai pris plaisir à cette lecture d’un abord facile. Un crime a été commis contre le berger d’un troupeau de moutons. En suivant la réflexion de ces animaux nous allons découvrir page après page ce qu’il s’est passé. L’intérêt réside dans l’approche du réel par les bovidés, un troupeau de moutons Glennkill (moutons à laine à ne surtout pas confondre avec race à viande). J’ai pensé à la trilogie « Fourmis » de Bernard WERBER.

Pour savourer les paysages d’Irlande, découvrir les herbes savoureuses et l’oseille plus amère, se remplir les narines de brume, découvrir l’odeur des sentiments humains et le quotidien d’un mouton, je vous conseille de le lire. Je me suis prise pour la brebis la plus intelligente du troupeau : Miss Maple, enquêtrice comme un Miss Marple, très tôt lécheuse de sirop d’érable sur la tartine de pain du berger……et puis à cette lecture douce, rien ne vous empêche de rêver aux Miss Marple, Othelo, Heidi, Willow, Ramsès, Melmoth humains (de la fiction/réalité qui périclite une autre fiction et les caractères de ces héros herbivores)…

Quand un rêve de mouton marque de son empreinte une page blanche:
« Un soir je n’avais plus envie de lire (ce qui est rare) et que je n’avais pas non plus de téléviseur, j’ai dit à mon ami : « Je vais commencer un roman. Sur des moutons irlandais. » Alors, je me suis assise à l’ordinateur et j’ai fait exactement ce que j’ai dit. Du moins pendant deux pages. Celles-ci forment toujours le début du roman. George était mort et je n’avais aucune idée de qui l’avait tué. Je ne pouvais pas m’arrêter là. L’enquête commençait.
En même temps, je ne voulais pas seulement déguiser des hommes en moutons, mais je voulais donner vie à de vrais animaux, convaincus en tant que tels- des moutons avec des pensées de mouton, avec des priorités et des besoins complètement différents des nôtres, propres à leur vie de mouton. »

*source photo d’Irlande

5 commentaires:

Lamousmé a dit…

mais un mouton loin de suivre le troupeau!!!! et heureusement!!! :o)))

Marraine a dit…

J'adore, ça a l'air excellent!

Vanessa a dit…

Lamousmé: ou panurge sans vouloir l'être.

Marraine: bien sympa oui!

Anonyme a dit…

Ce livre est formidable ! Il y a des passages très drôles, comme lorsqu'un mouton décrit les activités bizarres d'un homme en noir dans une sorte de maison où tout le monde vénère un agneau appelé Seigneur ! C'est aussi poétique mais plein de suspense, on se surprend à mener l'enquête avec Miss Maple. La description du fameux concours du mouton le plus malin faut le détour elle aussi. Ca donne envie d'aller en Irlande... et de ne plus considérer les moutons comme des créatures benêtes ! :)

Vanessa a dit…

Anonyme: bienvenue entre mes billets. Vous me donnez envie de le relire ;)