lundi 5 mai 2008

Se rendre plus fort et retrouver son Ki par le Kiatsu

Je vous avais parlé de la notion de Ki et de l'unification du corps et de l'esprit chez Koichi TOHEI. Je reste persuadée qu’une hygiène de vie passe par le corps et l’esprit. Le corps et sa santé alimentaire, j’en ai parlé et j’essaye de l’enseigner à notre bout de chou comme je vous le disais. Mais j’ai expérimenté les makko-ho de MASUNAGA, pas assez (depuis un certain temps) pour être en accord avec moi-même et suffisamment pourtant pour sentir une sensation de bien-être, ne serait-ce qu’après une semaine de ces exercices du quotidien : rappel, pas plus de 10 minutes par jours.

Voici donc, pour contrecarrer les régimes saisonniers, une méthode pour devenir plus fort (et non gros) en corps et esprit reprise de « Le livre du Ki, l’unification du corps et de l’esprit dans la vie quotidienne » de Koichi TOHEI:


1/ Vitaliser le corps : pour TOHEI les exercices corporels sont importants. Il faudrait exercer de façon égale la partie gauche et la droite (il recommande les exercices d’échauffement et de préparation de l’aïkido). Les muscles oubliés seraient mis en valeur, par exemple tendre les muscles postérieurs des jambes (5 exercices similaires aux makko-ho: le B, le C, le D, le F et assis, jambes écartées/tête au milieu). La relaxation a une part importante aussi : « Tenez vous debout avec les deux bras pendant naturellement à vos côtés. En vous concentrant sur le point, secouez les mains aussi vite que possible de façon que le corps tout entier, y compris les orteils, se secoue. Arrêtez de secouer vos mains et restez tranquillement dans cette position. ».

2/ Renforcer l’esprit en l’unifiant à l’action en cours. Il est nécessaire de clarifier son esprit, de l’unifier (voir ici) et de le diriger vers l’objet de son entreprise. Et nous devons l’utiliser positivement « cessez de dire « je ne peux pas ». Quand vous entreprenez quelque chose, dites « je peux » puis faites-le. C’est la clé pour mettre ensemble l’esprit et le corps, pour faire ce que vous entreprenez. ».
TOHEI propose aussi un bel exemple pour permettre aux enfants d’être responsables de leurs actions sans même y penser : demander aux enfants de dire qu’ils s’en vont à l’école pour qu’ils unifient leur esprit à leur action et restent « prêts à diriger leur esprit en avant dans une bien meilleure position pour faire face à un danger éventuel » ou à une désorientation (sans être perturbatrice).

3/ Développer son intelligence : en cela il faut multiplier la compréhension : « Lire est la pierre angulaire de l’intellect. Occupez votre temps libre à lire des livres très différents. (…) Lisez un livre la première fois rapidement pour la compréhension fondamentale. Si vous l’obtenez, relisez-le. Cela facilitera la capacité de votre cerveau à s’adapter à une variété de circonstances et à mettre en œuvre une grande série d’informations. Votre intellect en bénéficiera. ». Puis il est nécessaire d’aiguiser notre jugement et de développer notre mémoire.

Je vous rappelle que Koichi TOHEI est aussi le fondateur du Kiatsu, massage pour retrouver son Ki : « Quand une partie du corps est désordonnée, le flux du pouvoir vital y décroit ou s’arrête et il ne peut être retrouvé par lui-même. Le Kiatsou [kiatsu] doit être appliqué – le Ki envoyé- à la partie affectée. Cet « amorçage » du Ki stimulera le pouvoir vital, améliorera le fonctionnement des nerfs et chassera le mal. »


« Le kiatsu a quelques ressemblances apparentes avec le shiatsu (soin par la pression des doigts) mais est fondamentalement différent. Le shiatsu implique de presser la partie du corps affectée. Le but du kiatsu est d’envoyer le Ki dans la zone blessée et d’activer la force de vie. (…) Si B [le patient] sent que le Ki de A [le praticien] pénètre dans son corps à partir des épaules, A fait correctement du Kiatsu. Si A presse fortement, B sentira une douleur désagréable. Tandis que si le Ki pénètre, il ressentira une sorte de douleur agréable. A doit maîtriser le kiatsu en demandant à B comment il se sent. (…) Le kiatsu peut prendre du temps, parce que, d’abord, votre Ki parfois s’écoule et d’autres fois ne s’écoule pas. Mais à mesure que vous pratiquerez, vous pourrez savoir quand le Ki s’étend à partir du bout des doigts. Vous serez alors capable de trouver la zone affectée avec vos doigts sans questionner le patient. Il faut croire au pouvoir. Le Ki s’étend quand vous croyez qu’il le fait. Croyez en le principe du kiatsu et votre confiance vous donnera du pouvoir. »



Pour améliorer un Ki faible et agité, TOHEI recommande une méditation de 10 à 20 minutes chaque soir avant le coucher…

Vous ne vous rappelez vraiment plus de ce qu’est le Ki (après avoir lus tous les billets qui en font référence, cf colonne de droite), pas de souci le voici expliqué avec une ouverture sur les arts martiaux (il ne faut pas oublié que TOHEI est un maître d’Aïkido, pour vous faire aussi une idée de cet homme, n’hésitez pas à aller et si les enseignements de l’aïkido théorique vous tentent c’est ici).

2 commentaires:

Lysalys a dit…

Le plus difficile est d'en prendre le temps et surtout d'en garder l'habitude ! Merci de ce message, j'essaie justement en ce moment de me remotiver à repratiquer relaxation, qi-gong et autres techniques... : )

Vanessa a dit…

Lysalys: merci de suivre mes périples de réunifiaction de corps et d'esprit!