mardi 30 juin 2009

Entre une assiette, un couvert, une lecture

C’est vrai qu’il y a un temps pour tout. C’est avec pincement au cœur que je vois certains blogs se mettre en pause. Encore heureux, pour Makanai, la pause est de vie, de bonheur… alors c’est avec une certaine admiration que j’y consens (Ai-je le choix ? Non bien sûr !), comme j’ai consenti à l’arrêt en son temps (qui heureusement pour moi n’était qu’une pause) du blog Les Roses de décembre, comme je ne consens toujours pas à la fermeture d’autres (quelle égoïste). Le blog est un univers virtuel, quelque fois si ressourçant et salvateur et souvent si ogre de temps et d’investissement. Bon là c’est vrai que je parle des blogs qui me touchent le plus : ceux dont les billets sont poussés, construits (ou déconstruits) !

Avec la vraie vie, mon univers de partage change lui aussi. Les billets sont en attente, ils se veulent bien achalandés (si possible) et restent donc en fond de cale. Seuls ceux qui sont d’une actualité non négociable poursuivent leur chemin vers la surface (la lecture)… et ces billets si faciles que sont les assiettes garnies, prises souvent à même le repas, sans effort visuel ni projet.
Alors parce que avant le départ je ne peux pas vous parler de « Persepolis » de SATRAPI, ni de « Un dieu, un animal » de FERRARI, ni de « L’attente du soir » de ARFEL, ni de « Dis oui, Ninon » de LETHIELLEUX, et des autres lectures…
Parce que je ne peux pas vous parler de ces compromis, sensations agréables et très déstabilisantes, que sont mes participations aux jury littéraire, journée de parole etc…
Parce que je ne peux pas vous asséner de billets flash sur les activités ludoéducatives de notre petit d’homme sans y mettre un peu plus d’intérêt
Parce que je ne peux pas encore faire les focus voulus sur la macrobiotique
Parce que….
Enfin voilà, voici quelques recettes d’une table familiale tout ce qu’il y a de plus modeste (pas toujours normale cependant)… cela a juste le mérite de prendre état d’une mère de famille en proie à une construction d’une hygiène de vie qui passe aussi par des voies alimentaires alternatives, pénétrables mais quelques fois troubles.

Un plat familial…

Poulet à l’indienne :
2 escalopes de poulet
1 grosse poignée de petits pois frais (sans les cosses)
1 échalote
1 brique lait de coco
2 cuillérée à soupe de noix de cajou
Sel
Mélange 5 épices


Faites dorer l’échalote émincée dans un peu d’huile. Rajoutez les épices et mélangez bien et avant qu’elles ne brulent, rajoutez le poulet, rincé, sans peau, en gros morceaux. Faites-le dorer aussi et laissez une cuillérée à soupe d’eau au fond.
Après 10 minutes, rajoutez la brique de lait de coco, la noix de cajou et els petits pois et couvrez (en rajoutant au besoin un peu d’eau) encore 10 minutes.


Deux entrées avec convives…

et des souries, échappées d’un livre «La cuisine des fées ou comment faire des merveilles sans être magicienne » de Anna et Annie PAVLOWITCH, venues manger le beurre à la fleur de sel guérandaise et à l’algue Dulse en passant par des pois grillés au wazabi et des pétales de pensées. Ici c'est une nouvelle, les autres ont été... mangées... attention toutefois, les petits d'homme pourraient ne pas vouloir la croquer et la prendre pour un câlin dans le lit (eh oui, eh oui, il me faudra quelque fois réfléchir avant de vouloir m'amuser!)


Apéritif de pauvres réservé aux vrais amis (autant dans l'assiette en début qu'en fin)
Cosses de petits pois
Fromage frais ail et fines herbes
Shoyu


Faites blanchir quelques minutes les cosses de petits pois dans de l’eau bouillante salée. Rincez-les à l’eau froide.
Farcissez les de fromage pour certains et laissez les autres vides. Laissez vos convives trempez ces petits amuses-bouche dans le shoyu

en retirant la petite peau intérieure...





Muffins salé de mesclun et de betterave au kéfir de lait
160g de farine (semi-complète + blanche)
1 grand sachet de mesclun (salade composée)
1 betterave cuite
120ml de kéfir de lait (sorte de yaourt liquide fermenté, ces petits frères sont le lait ribot et le buttermilk par exemple… que je fais moi-même, recette
ici)
2 œufs
½ sachet de levure
Du sel


Mélangez la farine, la levure et le sel. Fouettez ensemble les œufs et le kéfir de lait. Faites fondre sans le mettre en bouillie le mesclun. Hachez-le grossièrement et rajoutez la betterave coupée en petits cubes.
Préchauffez le four à 200°C. Incorporez le mélange œuf à la farine et, quand les légumes sont refroidis, les légumes. Mettez la préparation dans les moules et enfournez plus de 30 minutes (jusqu’à ce que le couteau piqué à l’intérieur d’un muffin revienne sec !). Dégustez froids !


Un petit déjeuner d’hiver ou lunch d’été…


Pancake au kéfir de lait
1 œuf
1 paquet de levure (ou moitié levure moitié bicarbonate de soude)
30g de sucre
150g de farine semi-complète ou blanche
Kéfir de lait (sorte de lait fermenté ou buttermilk) 120ml ou plus en fonction de la consistance souhaitée (pate coulante ou pate à crêpe)
1 cuillérée à soupe de beurre


Mélangez d’un côté les produits secs en rajoutant à la fin le beurre, de l’autre les liquides. Incorporez les liquides dans les secs. Sur une poêle chaude, faites de petits louches de pâte.
A déguster chauds avec confitures, sirop d’érable, beurre, miel, faisselle ou fromage blanc.




Et dire que mes petites bactéries, kéfir de lait, kéfir de fruits et kombucha, ne sont plus assez en forme pour donner des petits....

4 commentaires:

colibri a dit…

comment ça, de pauvres, Vanessa ?! De gourmets, tu veux dire !!! Les cosses de petits pois sont délicieuses en cuisine. Je les fais souvent sauter avec un peu d'ail, à la façon asiatique, c'est très bon pour accompagner un riz nature si on choisit le mode végérarien, ou on peut aussi y ajouter des lamelles de boeuf pour la version carnivore ! J'ai l'habitude d'en manger depuis mon enfance, car au vietnam, d'où ma famille est originaire, on utilise vraiment toutes les parties comestibles des plantes... C'est bon au goût et pour la santé !

Virginie Gervais-Marchal a dit…

Tu sais soigner tes invités, tout cela est très alléchant!
Les petits pois me tentent particulièrement mais pas pour un câlin, juste à croquer!

Anonyme a dit…

J'ai dévoré "Dis oui, Ninon" hier. Merci, Vanessa, de l'avoir mentionné: en le voyant, je l'ai pris, sans bien me rappeler pourquoi. Je lirai ton billet avec plaisir.
Kris

Vanessa a dit…

Colibri: bon, bon pas de pauvres d'accord... mais il faut bien avouer que l'on en a autant dans l'assiette avant qu'après! Au wok, une sacrée bonne idée... et oui j'aimerais bien transmettre cette idée de manger toute la partie comestible... d'ailleurs as-tu été voir le blog de l'étranger http://etrangerecuisine.canalblog.com/ il te comblera peut-être aussi.

Virginie: hi, hi... oh oui tu me donnes encore envie de petits pois.

Kris: oh chouette, j'ai adoré cette lecture, je le relis sous peu (eh oui j'ai aussi besoin de faire avancer ma réflexion) et j'en parle... merci d'avoir suivi ma lecture sous-jacente.