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dimanche 20 mars 2022

Le paradis de mon enfance: le Parc de Bagatelle

Il y avait longtemps que je n'avais foulé les chemins de ce magnifique parc. J'avais appelé ma grand-mère pour lui dire que nos visites mensuelles dans ce lieu magique m'avaient impressionnées (jusqu'à la moelle!).












 Je me suis rendue compte ce week-end qu'il avait aussi façonné mon imaginaire.

Je déambulais dans la roseraie avec une vitesse d'escargot. Enfin un escargot, non, plutôt un nez sur pattes, passant d'une rose à l'autre, humant et découvrant si la couleur avait ou non une importance sur l'odeur, découvrant si je préférais le velouté pourpré, le velours duveteux, les simples, doubles ou pleines... préférant les rouges sombres et les roses... à cette époque.

J'ai aimé voir se construire le jardin de mon ex-belle famille. Elle s'informait, recherchait, plantait, coupait ses rosiers et moi j'ai adoré déambuler dans son minuscule univers parfumé. P., maman de X., sera toujours associée au Parc de Bagatelle et à ses roses.

L'orangerie et mon amour pour les agrumes, au point de ne vouloir que ce type d'arbre comme "sapin de Noël".

Je regardais la maison et son jardin potager sans remarquer quelques similitudes avec celles dont je rêve encore aujourd'hui.

Je rêvais de toucher, caresser, polir les statues de sphinx sans savoir que la mythologie prendrait des proportions importantes dans mes intérêts.

Je courrais sous les cascades, je grimpais aux marches et aux rochers. J'allais admirer les poules d'eau, les canards (aux magnifiques col-verts et transparentes canes). Je m'extasiais devant les paons.

***

Nous y avons été, le charme a opéré.

Nous avons cherché Kévin, nous en avons trouvé une multitude. Nous avons cherché les femelles pour se rendre compte, à la fin de notre balade, qu'elles se jouaient peut-être de nous en étant perchées, dans les arbres.


























samedi 4 mai 2019

Le Musée de l'homme

Nous y sommes retournés, en groupe.
Nous nous sommes presque arrêtés aux mêmes endroits et, cette fois-ci, j'ai pris des photos.


Je suis extrêmement impressionnée par les études anatomiques et les alvéoles obscures qui présentent les cires (céroplastie) m'attirent toujours. Comme enfant, les spécimens dans les bocaux, j'ai beau être perturbée par les malformations, je reviens toujours pour comprendre la mécanique du corps.
Ce corps poétique, ce corps de peau, ce corps de chaleur, ce corps impressif, ce corps émotif, ce corps perturbant mais aussi ce corps de veines, d'artères, de nerfs, de cerveau, de muscles.





Ce corps inhumé, sacré, ritualisé. Oh parure du paradisier, oh souvenir d'une autre vie où je parlais de couleurs.



Peu de temps passé cette fois aux hominidés, la pièce tombée n'y était d'ailleurs plus. Mais encore du temps sur les moulages ethniques, cette foire au barbare, à l'autrui, à celui qui n'est pas nous. Un peu de temps et une mini rixe autour de la phrénologie avec une maman qui semblait trouver cela peu inquiétant, sans comprendre l'enjeu derrière.



Et puis plus d'interactions, Nous en néandertaliens, les fils,


les mères (je suis la rouge à droite avec de belles canines),


le père/l'amoureux et l'amie (bien plus belle de dos - et de face- que notre portrait/morphing le laisse croire!). La magnifique vue, ce ciel bien noir qui va nous tomber dessus dans près d'une heure, entre les touristes, les marchands de petites tours Eiffel et les joggeurs.


En passant, un coucou à Ida



Cette fois-ci, aussi, je suis repartie sans la Dame de Brassempouy, sans livre (jeunesse) quand quelques uns seraient bien partis avec moi (dont le dernier de Gilles MACAGNO "En route vers l'extinction finale", peu réjouissant pour une période qu'il me faut embellir pour qu'elle, à son tour, me pousse loin, loin, loin - je vous parlais de son livre sur les hominidés ici, quelques "Sur les épaules des savants" du Pommier aussi ou "La saga des hommes" Gallimard jeunesse), le chenapan, lui, sans le Singe Darwin de Reinhold, que je rêvais d'avoir enfant.


Moi j'ai pris des images, de champignons (je suis dans la période lichens, mousses, champignons et cnidaires tout de même), 


une tasse de thé paysage, comme elle me manque (l'art de la dégustation n'est plus de la maison faute de temps) et une simple bouilloire dans ce qui pourrait être mon dernier lieu de vie (cela fait bien 20 ans que je le dis, je finirais seule, vieille, dans une yourte avec un chat, dix livres, deux poules et une chèvre (les trois derniers sont nouveaux, comme le poêle au centre et l'idée d'avoir de l'eau potable, des buchettes pour le feu et....)


mardi 8 mai 2018

Monstres asiatiques au détour d'une promenade dans la capitale

Revenir vers la grande, prendre du jazz dans les oreilles avec une version Duke ELLINGTON(ienne) de Mary Poppins (cf plus bas).


Puis prendre le chemin des pavés au bord de la Seine, slalomer entre les touristes venus voir la dame de fer, continuer un peu... 
se perdre avec beaucoup de monde dans le musée, "Enfers et fantômes d'Asie" au Musée du quai Branly.


Se faire quelques frayeurs, admirer les peintures, les masques, les marionnettes, aimer moins les films et les mannequins pour ces films. Découvrir le bouddhisme sous ses représentations.


.... prendre trop peu de photos parce que pas de batterie au téléphone (bah oui visite non prévue).
ici d'autres photos de l'exposition.
 
Repartir en grimpant aux arbres ou en choisissant les escaliers juste à côté. Oui presque, le mur escalier et rentrer chez soi.


Et se dire que la bibliothèque des monstres japonais s'agrandit.


Je n'ai pas pris le livre de l'exposition parce que je comptais bien acheter le "Yokai, fantastique art japonais" de Brigitte KOYAMA-RICHARD et que le premier n'offrait de plus que les monstres et fantomes des autres pays (qui m'intéressent moins pour l'instant) avec une très grande part offerte au cinéma de genre (dont je ne suis ni experte, ni adepte). Il me manque toujours énormément en sortant d'une exposition. J'espère le retrouver dans le cahier de l'expo et non! Pas de détail point par point, ou si peu. Mais pas déçue par le second...
 

Une présentation douce avec "Yokai, le monde étrange des monstres japonais" de Fleur DAUGEY et illustré par Sandrine THOMMEN, acheté il y a peu.


Et nos anciens.
Quelques mangas de Shigeru MIZUKI: des exemplaires de Kitaro le repoussant, un de mon ami le Kappa, le Nononba fabuleux et ici son "Dictionnaire des Yokai".
Ici de simples papillons... mais cela fait peur... (et parce que je suis si déçue de ne pas avoir pris en photo la vitrine avec les insectes de l'expo). 

Rajout de la nuit: les voilà pris par un autre, juste au dessous de ces masque-ci pris par encore un autre...


La manga originelle de Katsushika HOKUSAI, quelques pages tout du moins.


Le livre concernant l'oeuvre d'Utagawa KUNIYOSHI


Une certaine fascination comme j'aurais pu l'avoir pour les créatures de Jérôme BOSCH, l'hybride et le monstrueux, bouddhisme et non chrétienté...
Se dire que je vous en reparlerais, c'est sûr!

***
Jazzy Poppins lors de l'émission "la 42e rue" de France Inter.