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mardi 11 septembre 2018

Les liens entre mythologie grecque et les cnidaires (Méduse quoi)... oui oui encore

 *source, loin de la représentation iconographique que j'en avais, Syracuse

Une petite vidéo de "C'est une autre histoire" reprend le mythe grec et invite d'autres intervenants pour parler d'histoire contemporaine (situation des femmes aujourd'hui), de zoologie (Aristote et les cnidaires), de musique (du XVIIème siècle avec sujets mythologiques), de psychanalyse (méduse comme métaphore du sexe féminin), cinéma (Méduse devenue belle, une autre forme d'adaptation), de biologie (corail, Carl von Linné, immortalité et notre méduse Chrysaure de cet été, cf Chrysaor) avec une petite parenthèse sur le cheval ailé de Corée du nord (cf Pégase).




Chrysaor, guerrier sanglier, et Pégase, cheval ailé (capturé par Bellérophon pour tuer la chimère) étant les enfants nés du sang de la tête coupée de Méduse.

 *source Edward Burne-Jones, naissance de Chrysaor et de Pégase

Et si vous voulez d'autres pistes de réflexion, ici une lecture philosophique de Méduse.


Et merci Kris pour ces coraux du Canada et ta sensibilité pour aider ma vraie vie.

mardi 27 juin 2017

Gilgamesh, Grand homme de Mésopotamie et écriture cunéiforme

Je découvrais l'épopée de Gilgamesh en même temps que le lutin. Le plus ancien héros de l'humanité avant même la Bible ou le Mahabharata (versions pour enfant ici et là) offre une vision de la première civilisation de Mésopotamie.


Gilgamesh est le roi tyran de la ville d'Uruk en Mésopotamie, aux alentours de 2 500 avant Jésus-Christ. Il tyrannise son peuple qui demande réparation aux dieux. Ces derniers créent Enkidu, un double de Gilgamesh, un homme aussi grand, presque géant, une force de la nature. Ils seront ennemis en quête d'amitié, puis amis. Tellement complices que les défis et les futurs combats se feront à deux. Mais la mort atteint Enkidu, Gilgamesh est inconsolable et décide qu'il ne veut jamais mourir. Il part ainsi à la recherche de la vie éternelle.
La version assez simpliste de Ludmila ZEMAN, faite pour le plus jeune lectorat, nous donnait envie d'en savoir plus.

Le livre "Gilgamesh, le roi qui ne voulait pas mourir" de Viviane KOENIG est une très belle proposition. Le livre met en scène beaucoup plus de dieux et aussi de cette ambiguïté des sentiments de Gilgamesh (sans que la relation homosexuelle ne soit réellement indiquée).
Le récit est enthousiasmant offrant aussi un lexique bien fourni, pour retrouver les noms propres (villes et dieux) et les termes particuliers, et un documentaire sur la région de Sumer, le concept de "grand homme" ou roi, sur l'écriture et les peuples authentiques (parce que Gilgamesh est fictif) qui se sont succédés.

Avec ce roi acariâtre, violent, agressif, abusant des femmes, puis ami fidèle, nous découvrons qu'une quête peut être vaine et qu'une vie simple et bien remplie, au service de son peuple, est suffisante et satisfaisante.


Cela nous a permis de découvrir à nouveau une région, pas si loin de Bagdad en fait. Près du croisement de deux fleuves qui forment la région de Sumer, soit entre l'Euphrate et le Tigre. La ville d'Uruk a existé et il a été retrouvé l'entourant une très grande muraille dont l'épopée parle.
Voici quelles reconstitutions ici et là (en suivant les liens il y a des vidéos).


Nous avons juste resitué en nous aidant de nos toujours essentiels, "L'Atlas jeunesse des mondes anciens" d'Anne MILLARD et illustré par Russell BARNETT et "Chronologie, une histoire du monde" de Peter GOES: une frise reprenant quelques notions de cette époque (et Enkidu attrapant le taureau céleste par la patte arrière) et une carte ne montrant pourtant pas Uruk.


Puis de regarder un peu plus avant la première écriture de l'homme, cunéiforme. L'épopée de Gilgamesh a d'ailleurs fait l'objet d'une écriture sur douze tablettes d'argile retrouvées. D'ailleurs Viviane KOENIG choisit de baser son récit sur les onze premières tablettes cunéiformes, les plus vieilles, laissant la douzième, sorte de happy end et de questionnement sur l'après vie.

*douzième tablette

Nous n'avons pas prolongé notre découverte des plus vieux dieux de Mésopotamie, ce sera une prochaine fois.

**
Pour vous plongez vous aussi, et sans effort, dans l'épopée de Gilgamesh voici des vidéos:

Une reconstitution est proposée ainsi que les découvertes archéologiques avec les archéologues dans le documentaire "Le fantôme d'Uruk, à la recherche du roi gilgamesh" de Peter Moers et Frank Papenbroock. ou en lien ici pour une meilleure qualité d'images.



D'autres versions, audio, cette fois.
Celle du conteur Jihad Darwich (le même que pour Sindbad le marin) pour enfant


Puis la prise son d'une émission radio "Tout un monde" de 2011 sur France culture beaucoup plus explicite avec des assyriologues, Jean-Claude Glassner et Michael Guichard, prenant appuie sur la traduction de Jean Bottero.



dimanche 28 août 2016

Quelques notions de latin (suite)

Nous avons fini le livret "Minimus, starting out in latin" de Barbara BELL et illustré par Helen FORTE dont je vous parlais là. Le lutin a tellement adoré que nous avons commandé le second volet.


Je voulais revenir sur ce sujet après avoir fait toutes les leçons. A chaque leçon le travail était et pour moi et pour le chenapan. Je préparais en amont en traduisant le vocabulaire nécessaire... en latin mais aussi en anglais (parce que les focus historiques ou mythologiques sont assez longs).
- Je lisais l'histoire en bande dessinée sans aide du vocabulaire et en mimant, rejouant la scène, il se faisait une idée du sens. Il m'a fallu reprendre quelques notions de prononciation.


Dans le livret, d'ailleurs, il est question de mettre un accent sur les syllabes. Je dois dire que je n'ai pas réussi. Le CD, à acheter à part, serait alors un complément (cher mais appréciable si l'objectif est de valider les acquis!).
- Puis nous arrivions au vocabulaire, avec sa traduction et une recherche des mots français partant de cette étymologie.
- Le petit d'homme lisait alors l'histoire pour bien prononcer et comprendre.


- Nous découvrions la gymnastique grammaticale du latin avec des questions sur les terminaisons des mots (pour mettre en évidence les accords ou les conjugaisons), pour mettre en évidence la nature des mots (noms, verbes, adjectifs, adverbes ou conjonction). Pas de leçon à proprement parlé mais une indication de l'ordre et des variations d'un même mot.
- Je traduisais le focus historique, sur la santé et l'hygiène des romains, leurs trajets, leurs armées et les pays conquis au peuple tenu en esclavage, leurs repas ou encore leurs funérailles.

*source Vindolanda avec une visite activité de ce fort romain

Ce livret a pris le parti de nous faire découvrir la culture latine de l'intérieur en parlant d'une famille qui a vraiment existé en Grande-Bretagne, sous l'empire romain, et plus particulièrement dans la ville de Vindolanda.


Les photos des objets découverts pendant les fouilles appuient le texte et des explications sont aussi présentes, comme ici la stratégie de la tortue.


- Une seconde petite histoire en bande dessinée suivait (lue deux fois puis par lui)
- A chaque fois le thème amenait une histoire offerte à l'enfant, de culture latine, grecque ou britanique. En parlant d'étourderie nous présentions Icare, à l'arrivée d'une nouvelle jeune esclaves où les autres serviteurs font les fanfarons c'était la boite de Pandore, la colère de la déesse Diana et du sort d'Actaeon, pour éviter toute avidité Midas est convoquée... Les premiers exploits de Thésée, le cheval de Troyes, l'amour impossible de Pyramus et Thisbe... Ou encore les déesses et dieux repris aux grecs, noms latins et grecs à côté.

Au final, le livret aide à une lecture amusante de phrases courtes latines. Peu à peu certains mots de vocabulaire rentrent. C'est surtout un rythme inclus par le verbe à la fin et une attention portée aux accords.
C'est amusant, instructif et aussi très généreux en narrations parentales ou professorales. Le niveau 7-11 ans est là pour indiquer qu'il s'agit bien d'une première approche mais pas forcément des bases. Nous attendons avec impatience le second volet pour découvrir ou capitaliser la curiosité que le lutin a démontrée.

mardi 16 août 2016

Premiers sons, premiers mots, premières approches d'une culture: le latin

J'ai ramené beaucoup de propositions d'activités éducatives. Toujours pas de cahiers de vacances mais de vrais livres d'apprentissage. Parmi eux, une approche du latin pour les 7-10 ans: "Minimus, Starting out in Latin" de Barbara BELL (Merci C-A). Pourquoi donc lui rajouter un apprentissage de plus par rapport à ceux proposés dans le cursus normal? Parce qu'il est en demande d’étymologie. Et puis c'était un test pour plus tard car là, les histoires et les petits exercices sont très rapides et accessibles.
Pour ceux qui me connaissent, j'ai rajouté une complexité: le livre n'est écrit qu'en latin et en anglais. Le dernier m'aidant juste un chouilla vu mon niveau.


Je n'avais pas laissé le choix d'une première séance... un mois après la fin de l'année scolaire pour le laisser un peu souffler. Et puis, à lui de m'indiquer si l'apprentissage lui plaisait.

Oui, il les réclame. Dans ce livre il n'y a que 12 leçons que nous aurons vite fait de préparer. A chaque fois une petite histoire en bande dessinée, du vocabulaire.
Puis en anglais quelques exercices de grammaire. Une explication des noms, masculin plus en -us, féminins plus en -a, des adjectifs qui s'accordent. Puis une approche très simple des verbes et de la conjugaison sur plusieurs leçons -mus, -nt, -o... tranquillement, instinctivement pour découvrir que les pronoms personnels ne sont pas nécessaires. Puis les adverbes.


Un peu de pratique, un peu de lecture, quelques éléments de la culture latine ou d'histoire et très souvent une histoire offerte, mythologique (latine) ou anglaise. (Icare, Narcisse et Echo etc...).

Nous venons d'en faire la moitié, je reviendrais vous en parler à la fin. Voici le second billet.

jeudi 31 mars 2016

Lectures offertes et dessins (chevaliers, chats et dieux egyptiens)


Nous avons terminés notre thématique mythologie grecque pour la grande lecture offerte du soir. Nous sommes passés à des légendes un peu plus proches de nous, et dans le temps et géographiquement: les légendes arthuriennes.


Alors vous me direz que nous allons bien intégrer Lancelot dans sa complexité (encore que) mais pour les autres pas sûr... C'est vrai mais nous voilà autour de la Table ronde, près d'Excalibur, du Saint Graal, un peu, beaucoup. Maintenant le chenapan ne se contente plus d'une simple lecture, il faut savoir de quoi nous parlons, une seconde version, une idée de la vérité historique etc... nous verrons.


Mais, comme à chaque fois, nos envies de dessiner vont sur un autre thème. Le lutin se fut beaucoup les chats, Benjamin LACOMBE oblige... pour moi l'inspiration venait de KUNIYOSHI (avec un  marsepein de Puccini Bombino venu d'Amsterdam, la photo date un peu!),



puis une baleine (?) ou des reptiles marins venus de "Minus" (oui oui derrière le fauve)


et une infusion forte d'Egypte, le lutin a souvent la tête dans un livre sur le sujet, c'est de la faute à notre dernière visite de musée!!



(cartes du Bonheur en famille et dessins stylisés de "Râ et Cie"). Et pour moi, souvenir souvenir.


samedi 5 mars 2016

A la poursuite d'une culture... ou "Les Mystères d'Osiris"


Levée avec la lumière du dehors, pas celle venant du ciel mais bien celle venant du sol. Je me suis recouchée et nous sommes partis profiter de l'avant dernier jour de cette exposition "Osiris, les mystères engloutis" à l'Institut du monde arabe.


Beaucoup de monde, beaucoup trop pour être à l'aise, pour que je me sente bien mais nous avons tout de même déambulé en slalomant plus d'une heure et demi.

Hâpy, dieu de la fertilité et du Nil

Là encore une impression de ne pas être à la hauteur. Le lutin est surexcité, courant d'une vitrine à l'autre avec son audioguide sur les oreilles, attendant la lecture de telle légende (offerte par papa ou maman, le fainéant!). Je n'ai presque aucune connaissance de l’Égypte et le petit d'homme est en demande. Nous avons fait ainsi une visite vierge de tout, avant de revenir sur cette autre culture, civilisation ancienne et mythologie...


La légende d’Osiris prise dans le communiqué de presse:
"Osiris, fils de la Terre et du Ciel, fut tué par son frère Seth. Ce dernier démembra le corps d’Osiris en 14 morceaux avant de le jeter dans le Nil. Isis, sœur-épouse d’Osiris, grâce à ses pouvoirs divins, remembra son corps, avant de lui rendre la vie et de concevoir leurs fils : Horus. Osiris devint alors le Maître de l’Au-delà et Horus, victorieux de Seth, eût l’Égypte en héritage."


Nous découvrons une géographie, l’Égypte en face de la Grèce par la Mer Méditerranée, le delta du Nil, des villes enfouies dans l'eau à quelques kilomètres d'Alexandrie. Héracléion (au temple en l'honneur d'Héraclès) et Thônis ne formant qu'une et même ville, puis Canope: lieux de culte du mythe d'Osiris.


Les Mystères correspondent à une fête donnée en l'honneur d'Osiris chaque année, où les égyptiens rejouent son drame. Mystère pour le secret de la procédure connue seulement des prêtres.
Deux statuettes sont fabriquées pour le représenter: Osiris végétant et Osiris sokaris. Le premier germera pour rappeler la vie, le renouveau de la nature et la résurrection d'Osiris.


C'est ensuite un rite funéraire avec ces deux simulacres, et un parcours en barque de Thônis (à droite) à Canope (à gauche).



Des formes à l'effigie d'Osiris, faites de limon du Nil, d'orge, de pierres précieux broyées (or, argent, ambre, jaspe, turquoise, lapis-lazuli...), de pâte de dattes mais aussi de 12 substances odorantes (myrrhe, roseaux doux, résine de pain d'Alep, jonc d’Éthiopie, menthe, genévrier, encens frais...) Moulée en forme d’œuf, posée au fond d'un vase avec des branchages de sycomore dessus pour la garder molle.


Ointe et emmaillotée. Effigie peinte en vert et blanc, couleurs de la putréfaction, des humeurs, de la végétation. Cela me rappelle le jaune momie.
Puis mise en sarcophage pour son dernier voyage.


Un sarcophage, "Osiris végétant" avec des faucons aux coins cardinaux et Isis transformée en un milan (rapace) à l'endroit stratégique pour récupérer la semence et concevoir Horus, son fils.


La magnifique statue de la mère universelle: un hippopotame, en l'honneur des déesses Thouéris (déesse vivant dans le Nil, au limon fertile) et Rétet ("truie" autre nom, pas péjoratif du tout d'Isis, la femme-soeur d'Osiris). Les mamelles pendantes, le ventre rebondi pour signifier la fécondité. Les pattes arrière de lion.

Apis, le dieu taureau.

Et la stature grecque et romaine...

Sérapis, soit Hadès, Apis et Osiris en un seul dieu.


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Une multitude d'informations, de magnifiques recoupements culturelles:


Osiris est assimilé au dieu grec Dionysos, par leurs rapports aux liquides (humeurs liquides, le Nil mais aussi les breuvages), leur démembrement (le premier par Seth, le second par les Titans) et leur résurrection offrant de la vie et de la fertilité.
Une région égyptienne et grecque: après la guerre de Troie, Ménélas et Hélène arrivent sur le bateau de Canopus en Égypte pour aller à Memphis. D'où cette région de Canope.
Mais aussi Abel et Caïn ou Jésus...

Le livre de l'exposition.

Mais il n'y avait pas assez de propositions de livres pour le chenapan... enfin rien me satisfaisant pleinement. A part des encyclopédies sur le monde arabe ou l’Égypte mais que je ne voulais pas prendre cette fois-ci. Je voulais de la mythologie grecque. Nous attendrons la suite de "Râ et compagnie" et je vais acheter le livre de l'exposition version enfant (pas présent dans les rayons de la librairie à la sortie de l'expo!!!!!!)

Et j'ai de nombreuses recherches à faire pour à nouveau appréhender avec le lutin l'histoire, la mythologie, la géographie. Vous trouverez des informations ici et là (le communiqué de presse de l'exposition).

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Puis nous en avons profité pour aller manger ) la Grande Mosquée de Paris,


couscous divin et thé à la menthe sucré comme une gourmandise...


Voilà une bonne journée...