Affichage des articles dont le libellé est Ouverture au monde. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ouverture au monde. Afficher tous les articles

vendredi 19 février 2016

Légereté et étrangeté au Bon Marché à Paris: Ai Weiwei 1/2

Lieu du chic assurément, de la bobo-attitude et des prix hors-de prix. Je n'y vais que rarement, pour certains produits très précis et j'y vais seul, slalomant entre les "stands" (dit-on encore cela quand nous sommes jaugés financièrement parlant dès que l'on marche sur un angle de bois de l'espace boutique) le plus vite possible.


Cette fois-ci, le lutin me devançait. Et pour cause, la féérie des oeuvres de l'artiste contemporain chinois Ai Weiwei nous attendaient entre deux étages. L'artiste nous plonge dans le bestiaire du Shanhai jing ou Classique des monts et des mers (ouvrage mythologique de l'Antiquité chinoise).
Nous avons commencé par l’extérieur, bien emmitouflés, poussant du coude avec les autres curieux ou passionnés, nous avons admirés les références de cet artiste chinois à ces précédentes expositions, à l'art contemporain et quelques formes en deux dimensions. De quoi regarder de près son travail sur l'osier et la soie et nous donner une petite idée de ce qui nous attend à l'intérieur, en 3 dimensions et aussi bien plus grands!

Ustensiles de cuisine tibétains qui forment une aile, cerf-volants traditionnels. Derrières des formes impressionnantes, déroutantes, quelquefois d'art moderne, se cachent des créatures... il faut savoir les chercher et les voir... chouette, renard, cheval, bouddha

... tête à poissons comme sur l'affiche


Des homonymes pour détourner la censure sont utilisés par les internautes chinois, Ai Weiwei nous en offre quelques formes: le "caonima" (chevaux d'herbe et de boue) pour la défiance ou le crabe de la rivière "He xie" pour harmonieux.


Ici aussi la position du Leg Gun (jambe-fusil)...


quels pieds!

Puis l'intérieur. Nous ne suivons pas là nos pas de visite, ascendants, je vous laisse pour le second billet les plus grandes pièces (les plus belles?!).

***

 
 Les Esprits à corps de truie et à huit pattes (et queue de serpent). rencontre favorable de dos, toute piquante...

le Qinyuan, oiseau dont la forme s’apparente à celle d'une abeille mais qui a la taille d'un canard mandarin. Ou le Kui, quadrupède qui ressemble à un bovin. Il a un corps bleu mais est dépourvu de cornes et n'a qu'une seule patte. Le bruit qu'il émet est semblable à celui du tonnerre (à moins que cela soit le Yu ?!) - à force de prendre en photo que des détails -

Le poisson volant et l'oiseau Chu


 à suivre

samedi 10 janvier 2015

La liberté d'expression

*illustration de Stéphanie Blake

Parce que l'éducation est importante, parce qu'il faut construire son esprit critique, encore, ... parce qu'il n'est jamais trop tôt pour comprendre et réfléchir... des pistes à partir de 6 ou 7 ans.
Je suis tombée sur un billet hier soir reprenant tous ce que la presse jeunesse et ado proposait pour expliquer la tragédie terroriste de mercredi. Il ne fallait pas s'en priver. Les numéros spéciaux étant offerts.
Deux "Petit quotidien", deux "Mon quotidien", deux "L'actu" et un "L'Eco" (portrait de Bernard Maris, l'économiste tué dans l'attentat en page 4). Des unes avec "1 jour/1 actu" (unis pour la liberté d'expression, pourquoi des journalistes ont été tués?, attentat et protection en Ile de France, fusillade terroriste)

Puis se rassurer en tant que parent: oui je fais bien d'en parler même à mon enfant très jeune : "Les parents peuvent parler des attentats récents aux enfants, simplement, directement, en adaptant bien sûr leur discours à l’âge de ceux-ci. En effet, les parents doivent être rassurés : même jeune, dès la maternelle par exemple, un enfant est capable de compréhension y compris dans la nuance."(extrait de l'interview de la pédopsychiatre Marie Rose Moro à lire ici. Pour que l'enfant soit actif dans la réception de la peur communicative, il peut s'interroger et c'est déjà ça.
Une autre pédopsychiatre, Catherine Jousselme, offre des pistes aussi sur le site de Bayard. Pour les plus jeunes, "Astrapi" propose un livret gratuit de 2 pages à télécharger ici .

Puis une petite vidéo, "c'est quoi la liberté d'expression?". Et d'autres pistes ici, ou .

Et puis ne nous arrêtons pas là, expliquer c'est bien, aller dans l'interaction c'est encore mieux... je pense aux questionnements philosophiques sur la liberté, le bien, le mal, le vivre ensemble... je pense à une éducation sur les religions, toutes les religions... je pense, pour les ados, à une éducation à "l'autodéfense intellectuelle"... à écouter ici... ou à lire là.

jeudi 8 janvier 2015

De quoi éviter la pensée "simple"

En ce moment, j'écris peu. Peut-être parce que je ne programme pas grand chose.
Pourtant la table est toujours remplie de livres. Des lectures distractions mais aussi d'autres plus "solidifiantes" pour enfant ou pour adulte. De la culture générale, des essais mais aussi des documentaires et de l'interactivité.


Hier, le lutin voulait baisser le son de la télé pour lire une bande dessinée. J'étais furieuse. Je suivais les mots des experts, des journalistes, des avocats, des politiques, des philosophes, des caricaturistes. C'était important. J'ai dû être cinglante pour écouter le programme.
Il ne comprenait pas l'ampleur de la situation. Il ne comprenait pas non plus mon émotion. Nous avons commencé à parler, à expliquer... parce que même à 8 ans, il est possible de réfléchir pour ne pas s'arrêter à une pensée simple.

Pour ma part, il me faut toujours des supports, des contextualisations, des explicitations. Pendant mes études, j'étais absorbée par la survie et n'ai pas gardé beaucoup de culture générale. Je dois me la créer, multiplier les angles, les interlocuteurs. Le livre est alors mon référent, mon sauveur!
- Toujours "L'éléphant", revue que je suis depuis 2 ans, qui me permet de reprendre des sujets quelque fois trop "académiques" pour me donner envie d'y replonger.
- "Terroristes, les 7 piliers de la déraison" de Marc TREVIDIC, ressorti de l'étagère car je ne peux plus en différer la lecture au vu de l'actualité.
- suivront des écrits du philosophe musulman Abdennour BIDAR

Pour le petit d'homme, des lectures accompagnées de documentaires, toujours, encore, encore plus. Je les aime tant. Je suis tellement convaincue que la seule chose à ma disposition, une responsabilité de parent, est de prôner une dose de savoir, l'éducation et l'esprit critique. Je billette de plus en plus les documentaires jeunesse sur mon blog littéraire et je compte bien augmenter ce partage.
Les thèmes sont divers, feront pour nombre d'entre eux l'office d'un enseignement scolaire. Oui! Mais je gage sur une appréhension moins rigide, moins évaluatrice et plus fournie pour que l'intérêt persiste. Un vulcanologue parlera de son art pas forcément mieux qu'un professeur de géographie mais avec peut-être plus de passion.
Ceux en cours de (re)ecture cette semaine (et peut-être de billets):
- "Le bien et le mal, c'est quoi?" d'Oscar BRENIFIER, comme beaucoup d'autres de ses propositions philosophiques pour parler d'actualité, pour aider le discours à se (re)placer à hauteur du chenapan.
- "C'est mathématique!" de Carina LOUART et Florence PINAUD parce qu'il ne suffit pas de devoir en faire pour comprendre à quel point ces sciences (les mathématiques) sont importantes. Rajout du 14/01/2014: j'en parle là.

mercredi 2 janvier 2013

La fête des lumières panafricaine, Kwanzaa, et les animaux d'Afrique

Durant cette période d'attente de décembre, nous avions continué à nous préparer à fêter, la fête des lumières juive, Hanouka (maintenant passée), nous avons ouverts un à un les mini-livres de l'Avent pour patienter avant Noël, pour en profiter après. Nous avons continué à découvrir le monde avec le loupiot en regardant les fêtes des lumières de part le monde. Cette fois-ci nous nous sommes arrêtés à celle des communautés africaines des États-Unis, Kwanzaa (ou Kwaanza).

*source des symbols de Kwanzaa

Ce n'est pas un Noël religieux mais bien culturel, il est l'une des seules dates festives qui reste spécifique de la communauté noire. N'hésitez pas à lire ici pour plus de détails.
"Matunda Ya Kwanzaa" en langue swahili veut dire premiers fruits, une fête reliant par les préceptes et la langue les pan-africains mais aussi les natifs d'Afrique noire.
Vous trouverez l'implication de cette fête dans la pratique et ici une manière de la présenter aux enfants (que du texte). En faisant simple, la célébration est celle des récoltes, raisins, courges et épis de maïs, mais aussi d'une communauté.

*source

Sept principes fondamentaux sont mis en avant:
1/ Umoja, l'unité de la famille
2/ Kujichagulia, l'auto-détermination
3/ Ujima, travail collectif et responsabilité
4/ Ujamaa, la coopération économique
5/ Nia, le but de restaurer la grandeur de ses traditions.
6/ Kuumba, la créativité
7/ Imani, la foi
Une manière de résister mais aussi de promouvoir une culture, de la rendre plus forte ensemble.

L'utilisation des symboles permet aussi de retrouver une cohérence dans la fête pour les enfants; n'hésitez pas à lire les détails dans cet extrait de "Kwanzaa ou La célébration du génie africain" de Ama MAZAMA:
- mazao représente les cultures, les récoltes de fruits et de légumes, récompense du travail
- mkeka est la nappe de table, de tradition et de l'histoire
- kinara est le bougeoir symbole des racines africaines de la Diaspora
- muhindi est le maïs, les enfants si importants dans la cosmologie africaine, signe d'avenir
- mishumaa saba sont les bougies colorées (3 rouges, 3 vertes et une noire) correspondant aux 7 principes
- ujoma est la coupe de l'unité
- zawadi sont les dons, cadeaux fabriqués maison ou objets du patrimoine africain

Des coloriages ici, , des idées créatives ici.

***

De notre côté, nous avons ressortis les animaux d'Afrique et les histoires de griot, entre autre "Adama N'Diaye le tout premier griot du monde" d'Alain KORKOS dont je parle là.
En suivant ce lien, plusieurs propositions pratiques suivent le visionnage de "Kirikou et la sorcière" de Michel OCELOT, dont créer des animaux de la savane avec les doigts et de nombreuses fiches complètes sur certains animaux de la savane. Ici aussi quelques animaux d'Afrique.


Nous avons commencé par les autocollants de Mouk "Tour du monde de Mouk à vélo et en gommettes" de Marc BOUTAVANT... Sahara et Burkina Faso... 


Puis regarder les animaux dans les cartes du Ghana, Maroc, Égypte, Tanzanie, Namibie, pages du magnifique livre "Cartes, voyage parmi mille curiosités et merveilles du monde" d'Aleksandra MIZIELINSKA et Daniel MIZIELINSKI dont je parle là... ou sur les tableaux de ce peintre animalier Kim DONALDSON.


Puis nous avons sorti la carte d'Afrique et retrouvé les animaux africains... 


non pas de tigre (Asie)... et si le hérisson (une découverte pour moi mais les cartes du Maroc et d'Égypte vues plus haut nous l'ont certifié, hérisson du désert et hérisson à grandes oreilles).

Nous avons aussi fait une distinction là entre Afrique le continent et Afrique noire sous le Sahara (le désert) et la Sahel (la partie végétale importante)... Distinction faite par rapport à Kwanzaa, qui ne concerne que les communautés d'Afrique noire.

mercredi 28 novembre 2012

La géographie festive... la fête des lumières hindoue, Diwali

Avec la luminosité des jours qui devient plus courte et l'attente du loupiot pour les fêtes de fin d'année, nous avons décidé d'en profiter... en fêtant encore et encore.
De nombreuses fêtes de fin d'année se profilent. Parmi elles, Diwali (aussi orthographiée Divali, Divapali ou Deepawali), la fête des lumières en Inde, a eu lieu début novembre pendant 5 jours.

*source d'un chemin de diva ramenant, dans la mythologie, Rama et Sita vers Ayodhyâ

***
Nous avons repris la mappemonde,

colorié l'Inde dans le continent asiatique et contouré l'Inde seule.

Le triangle, avec des petits bouts en plus, apparait pointant l'Océan indien. Nous avons aussi noté d'une autre couleur le Sri Lanka. Ce n'est pas le même pays mais pour la fête de Diwali il a une importance (voir plus loin).

***


Nous avons aussi lu quelques livres pour nous resituer:
D'une part la double page concernant l'Inde de "Mon premier Larousse du Monde". Cela a permis en très peu de texte de proposer des focus rapides: le climat très chaud et la mousson, les vaches sacrées, la jungle, la mythologie... et le thé de Darjeeling... manque de peau ce n'est pas celui que je bois ;)) pas moyen de le goûter.
D'autre part, "Radhika, la petite hindoue" de Chrystel PROUPUECH et illustré par Sabrinah, pour l'ambiance comme si nous y étions, en suivant là une enfant. Je vous en parlais ici.
Ces derniers temps nous avions lu "Histoires comme ça" de Rudyard KIPLING. Je vous en parlais . Un hasard bienvenu car en plus de nos moments de lecture adorés, cela nous a permis de resituer les animaux vivant en Inde.

***
Diwali est la fête des lumières hindoue et dure 5 jours. Nous n'avons pas pris en compte toute la signification de la fête: chaque jour, un puja (ou culte) d'une divinité est proposé.
Nous avons juste considéré la légende principale, celle du Roi Rama revenant avec sa femme Sita chez lui. Cette épopée est traduite dans le Ramayana. Parce que le lutin est encore un petit garçon, nous avons plongé dans une version simplifiée mais non moins fabuleuse, celle de Sanjay PATEL, "Ramayana, La divine ruse" dont je vous parle là. Nous avons ainsi découvert quelques principaux dieux et démons et quelques guerriers célèbres.

Pour faire simpliste: Ravana, un démon destructeur à 10 têtes et 20 bras, prend le pouvoir et tyrannise les dieux, il ne peut pas être tué par un dieu ou un démon. Vishnu, Dieu protecteur, va ruser pour tenter de le tuer. Il prend forme humaine sous l'avatar de Rama, un prince à la peau bleue. Son devoir est de protéger son peuple et les dieux. Il rencontrera ainsi une princesse, Sita, elle-même avatar de Lakshmi, Déesse de la richesse inhérente. La beauté de la princesse poussera le démon Ravana à la kidnapper. Rama tentera de la récupérer, aidé principalement par un de ses frères et Hanumam le singe blanc.
Ainsi ils se dirigeront vers Lanka, le pays de Ravana, fabriqueront un pont pour traverser l'océan (entre l'Inde et le Sri Lanka), tueront Ravana et reviendront victorieux à Ayodhya pour prendre le trône qui les attend.

Diwali fête la victoire de la lumière sur l'obscurité, le retour du roi et de la reine vers leur palais... tout le long du chemin, des lampes sont allumées, ce sont les diva (ou diya, dip).

*source Ravana

Les hindous fêtent Vishnu (avatar Rama) et Lakshmi (avatar Sita).
C'est aussi l'occasion de nettoyer les maisons, de décorer les murs et les sols de dessins à la craie où les rangoli colorés foisonnent.
Les festivités s'accompagnent de feux d'artifice et aussi de douceurs.


*source Vishnu et son avatar Rama, Sanjay PATEL "Ramayana, la divine ruse"

***
Puis nous avons fait quelques manipulations:


- un peu de gommettes en maquillant un éléphant pour la fête de Ganesh (pourtant pas celle qui nous occupe actuellement). La double page de ce "Tour du monde de Mouk à vélo et en gommettes" de Marc BOUTAVANT offre de toute façon de multiples détails fabuleux (la vache sacrée, le lassi, la mangue mais aussi ces petits singes stylisés).
Hanuman, le singe blanc, héros du Ramyana avec Rama, a le visage de ces petits singes à face noire, sacrés en Inde, les entelles ou langur. Sur le peuple des singes je vous propose aussi ce voyage in situ en photos là, avec une mise en situation Kipling et le royaume des singes Bandar log

*source entelle d'Hanuman

- des rangoli (terme hindi) à 6 points (déjà assez compliqués pour le lutin qui en aurait pourtant fait toute l'après-midi), nous avons pris modèle sur les kolam (terme tamoul) du livre de Chrystel PROUPUECH dont je vous parlais plus haut.



- nous avons allumé une bougie et  fait une méditation comme une partie de l'éducation princière de Rama... et en pensée aux hindous. Pas encore une dhyâna (méditation hindoue), juste une attention de grenouille issu du CD accompagnant le livre "Calme et attentif comme une grenouille" d'Eline SNEL dot je vous parlerais sous peu. Vous pouvez lire ici sur le concept d'attention si important.

***
Pour aller plus loin:
- avec des plus grands, la lecture de Ashok Kumar Banker, "Le Prince de Ayodhia"
- vous verrez des photos du Sri Lanka et le mystère des pierres qui flottent si elles ont le nom de Rama inscrite dessus (détail du Ramayana)...
- lors d'autres festivités, une marionnette géante du démon Ravana est construite puis brulée, voir ici la fête de Dussehra liée avec celle de Diwali


- des méthodes de yoga et de dhyana pour enfants, ici en globalité et là plus précisément

dimanche 6 mai 2012

Commencer par des réflexions philosophiques pour parler de politique aux enfants

Je me suis demandée comment je parlerais de politique au lutin. Du haut de ses 5 ans 1/2, je n'avais pas envie de tout expliquer.

Il a suivi la campagne présidentielle, le premier tour et les deux présidentiables avec les affiches des candidats car son école est un bureau de vote et ses maîtresses en discutent en classe.
Il sait que notre président actuel est N.S. Il sait qu'il sera peut-être réélu ou remplacé par F.H.

Mais expliquer... et pourtant j'avais envie. Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de mes cours d'éducation civique, je n'ai pas non plus vraiment adhéré aux cours d'économie... Question de matière, de manière d'enseigner ou de professeur? Je ne sais pas.
Je n'avais pas non plus envie de latéraliser les idées, de gauche, de droite, du centre, d'un des extrêmes... et pourtant j'ai ma position bien tranchée. J'ai l'impression que se faire une opinion des idées demande à avoir déjà rencontré des exemples. Alors même s'il sait pour qui vote la mamie unetelle (et peut-être qu'il a aussi les oreilles qui trainent quand nous en parlons) ou nous, je ne lui parle pas encore d'opinion établie.


Avant de suivre un débat politique, de comprendre un parti, de suivre un homme, j'avais envie qu'il se questionne.

Alors nous commençons sur des thèmes larges: la liberté, le droit, le devoir, le bonheur, la justice, la société, l'état. Bien-sûr les questionnements ne sont pas aussi abstraits au quotidien.
En cela je m'aide de la superbe collection Philozenfants de Nathan, écrite par Oscar BRENIFIER, ciblant les plus de 7 ans. Nous avons juste commencé d'en parler. Juste pour expliquer pourquoi partout en France nous parlons politique mais le sujet ne fait que débuter.

"Vivre ensemble, c'est quoi?" d'Oscar BRENIFIER et illustré par Frédéric BENAGLIA est le seul de la collection que nous avons pour parler de la politique, pour l'instant.
Rajout du 11/05/2012: Maintenant nous avons aussi "La liberté c'est quoi?" 
Il nous permet d'aborder la solitude, l'entente, l'égalité, le respect, le travail et l'autorité. A ces 6 thèmes sont associés 6 questions. Mais le point fort de ces propositions philosophiques pour enfants est là: à chaque question le débat est ouvert car les réponses multiples sont oui et non! Plusieurs oui, plusieurs non, et à chaque fois quelques arguments "caricaturés" par les illustrations dans une situation explicite.
"Doit-tu toujours être d'accord avec les autres?
- non (...)
- non (...)
- non (...)
- oui (...)
- non, car j'ai le droit d'avoir mon opinion.
oui mais: (...)? (...)? Existe-t-il des opinions supérieures aux autres? (...)?"
En fin de thème, un récapitulatif et ce que permet cette question comme réflexion plus large.


Je prendrais aussi les deux autres propositions sur ce thème large de politique: " La liberté, c'est quoi?" d'Oscar BRENIFIER et illustré par Frédéric REBENA.
rajout du 11/05/2012: les thèmes sont la volonté, autrui, grandir, prisonnier, droit et utilité (je ne l'ai pas feuilleté mais j'imagine y retrouver la contrainte, le droit, l'emprisonnement; les questions sont: Peux-tu faire tout ce que tu veux ? Les autres t'empêchent-ils d'être libre ? As-tu besoin de grandir pour devenir libre ? Un prisonnier peut-il être libre ? A-t-on tous le droit d'être libre ? À quoi peut te servir ta liberté ?), et parce que la politique est tout de même supposée être l'art de gouverner et de mener ensemble un pays au mieux, "Le bonheur, c'est quoi?" (As-tu besoin des autres pour être heureux ? Pourquoi sommes-nous parfois malheureux ? Dois-tu chercher à être heureux à tout prix ? L'argent rend-il heureux ? Comment sais-tu que tu es heureux ? Est-ce facile d'être heureux ?).
Alors non, nous ne le lisons pas littéralement mais je m'aide de ce cadre magnifique pour reprendre quelques une des réponses positives ou négatives.

Pour le reste, je me suis remise aux débats politiques télévisés et surtout à la presse... et j'ai voté. De quoi donner un exemple d'investissement et de recherche d'informations sur plusieurs médias.
Bien-sûr aussi j'ai regardé les livres pour enfants proposés sur le sujet. Je ne suis pas encore très convaincue mais ils méritent d'être là et d'offrir des ressources aux parents pour le dialogue.
Parce que parler politique c'est aussi et surtout parler de la société... et par extrapolation, de tout.

Voici quelques liens utiles pour parler de politique aux enfants:


Et bon, parce que je n'adhère pas du tout aux harangues et aux diatribes véhémentes, quelles qu'elles soient, je lui parlerais peut-être des réflexions pour être critique des mots, pour se créer seul ses révoltes ... par exemple avec les 10 stratégies de manipulation des masses explicitées par Noam CHOMSKY (la distraction, la création des problèmes pour offrir des solutions, la dégradation, le différé, l'infantilisation, l’émotionnel convoqué au lieu de la réflexion, l'ignorance "encouragée", la médiocrité, la révolte remplacée par la culpabilité, la connaissance des individus).