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samedi 2 septembre 2017

La vie ne vaut rien...

ou les émotions qui le submergent. Le crapouillot est amoureux. Le sens de ce mot, sa permanence, sa réciprocité... tout cela le regarde mais, quelques fois, des larmes trahissent la violence de ses sentiments.
J'ai ressorti sur la table quelques livres, sans rien dire, il m'a demandé de lui en lire un ces derniers soirs. Et puis la parole s'est déliée. Entre la peur du ridicule, d'une trahison parentale sous une taquinerie, il met des mots, souvent les mêmes que Ninon, selon le déroulement des chapitres. Pas à pas.


"L'amour selon Ninon" d'Oscar Brenifier et illustré par Delphine Perret a été dévoré, relu même parce qu'il avait peur de s'être endormi avant la fin du chapitre. Je parlais là du livre.
"Les sentiments, c'est quoi?" de Brenifier (encore) et illustré par Serge Bloch s'ouvre dès ce soir. Une proposition de la même collection que ceux-là, c'est vous dire la qualité.
Et puis parce qu'il déclare son amour... "Les mains d'Elsa" d'Aragon tombaient à pic dans "Le un 1" n°166, le génie de la main" de ces dernières semaines.
Et puis il avait lu sur l'amour cet été avec cette lecture commune, une version de "Tristan et Yseult" en bande dessinée d'Agnès Maupré et Singeon. Une bande dessinée adulte (mais pas pornographique ni érotique), quelques scènes d'amour, de ce désir des corps. Je trouve pourtant le rendu plus décent que le moindre film contemporain actuel, nu sans être graveleux. Oui il l'a lu, je l'ai laissé faire, car ce désir fait aussi parti de l'amour (et là, il s'agit justement de ce que le philtre d'amour gâche la vie des protagonistes, la non liberté de l'amour les perd).

La vie ne vaut rien, rien...
Avec les trois versions s'il vous plait: Alain Souchon bien-sûr mais aussi la fabuleuse version de Benjamin Biolay puis celle de Tim Dup (pétillante comme un début de vie), un talent à suivre...





... rien ne vaut la vie.

jeudi 6 mars 2014

Multiplication et division

Le crapouillot continue à digérer les tables de multiplications de 2, 3 et 5. Toujours aucun par cœur en tant que tel mais bien de la manipulation encore et encore. De la pédagogie Montessori et de la Méthode de Singapour pour arriver à l'abstraction.

Nous avons ressorti la Table de Pythagore que nous avions abordée jusqu'ici sans explication mathématique comme montré ici. Voici d'ailleurs une présentation selon les règles pédagogiques Montessori exactes pour présenter ce puzzle sensoriel dès l'âge de 3 ans.


Après avoir fait la pyramide des carrés (de 10 à 1), le lutin a construit une partie de la Table de Pythagore, jusqu'au 5-bleu clair. Il a ensuite ajouté les perles correspondantes pour manipuler encore le concept de multiplication.


Puis pour amener vers du calcul mental, il a manipulé les perles seules:


- en additionnant et en trouvant que 3x6=6x3 soit 3+3+3+3+3+3=6+6+6 soit un calcul plus rapide.
Vous avez peut-être remarqué aussi quelques aménagements de la boite de perles: le contenu du serpent positif (10 barrettes de chaque couleur et les barrettes de l'addition), auxquelles j'ai rajouté les perles faites en plastique fondu et le nombre inscrit pour faciliter la démarche.

- en soustrayant: 2x10=20, 5x10=50 et 3x10=30. Dans l'exemple 3x9 est bien 3x10 auquel on retire 3.
Il a ainsi trouvé nombre de x9 et de x8.

***
Dans la Méthode de Singapour, la division par 2 et 3 est abordée en même temps que son apposé la multiplication. Nous avons répondu à quelques calculs mentaux avec juste cette évidence.

lundi 15 juillet 2013

Une autre éducation, à la joie et au savoir-être

Certaines fois, je ne sais plus ce qu'il faut faire. Notre chenapan est dans une école publique de quartier. Il n'est pas mal... peut-être pas encore. Et pourtant les alternatives éducatives sont des chemins que je ne peux pas laisser de côté. Cette année, j'ai plus axé sur des méthodes d'aide aux apprentissages, pour qu'il ne soit pas pris au dépourvu, pour que les devoirs du soir soient différents et moteurs. Je pense que cela a marché, il a fini son année de CP et lui de me dire qu'il aimerait rentrer l'année prochaine au collège. Mais pourquoi donc: parce que qu'il veut encore plus apprendre. Je suis heureuse pour lui, cette année s'est bien passée (presque) et il est toujours curieux et heureux d'apprendre.
*source Piyaphon Phemtaweepo

Alors j'oublie quelque fois ce que je voulais pardessus tout pour lui, être curieux, oui, mais épanoui. Et c'est en regardant deux vidéos que je reprends mes envies d'accompagnement.
Antonella VERDIANI nous parle là de cette cassure dans la joie d'être que l'on peut vivre enfant et nous aide à envisager d'autres écoles en lisant dans ses interventions toutes les belles propositions alternatives d'ici et d'ailleurs.


Caroline SOST nous parle de l'école maternelle et primaire qu'elle a ouverte, faite de multiples beaux projets, Living school. J'y retrouve mes attraits pour la connaissance de soi et de ses émotions (la grammaire des émotions, la communication non-violente mais aussi la gestion méditative des sentiments par la grenouille, quand eux c'est le croco) mais quel bien de revoir surgir ses nombreuses ressources et portes ouvertes:


- le savoir-être (qualités, défauts, croyances)
avec le cahier de réussites
faire face à son crocodile (recentrage, isolation volontaire, punching-ball)
- s'impliquer même enfant (écocitoyenneté)
Voici offert à tous un livret d'aide et de projets

lundi 24 décembre 2012

Des odeurs d'épices et de sapin

Ces derniers temps les épices ont été à l'honneur... nous prenons notre temps avant la dernière fête... nous comptons encore tout de même les jours... et moi je zieute toujours vers un mas de Provence pour me mettre dans l'atmosphère et la féérie de Noël... les attentions, les gourmandises, les partages, les belles impressions.


 - des pains d'épices qui se suivent parce que la recette est tout simplement parfaite...


Nous décortiquons la badiane et le lutin moud les graines brillantes... Ce fut un moment fort... et un peu douloureux: l'étoile est dure et les ongles du loulou tendres, nous avons dû retirer une écharde.


Nous sentons la cannelle, le gingembre moulu et les 5 épices orientaux (et cette fois-ci pas le mélange français).
Et nous rajoutons les 350g de miel de forêt, hum

... à offrir à l'étage d'en dessous après une pause devant le nordmann odorant pas encore complètement orné

... à déguster le matin avec un peu de beurre en regardant les exploits archéologiques des égyptiens.

- des "pommes d'ambre" à suspendre dans le sapin ou au-dessus d'un radiateur... un pot pourri frais, une orange aux clous de girofle... plus il y en a et plus longtemps l'orange se conservera...

vendredi 17 août 2012

Une parenthèse Nantaise: espace et mastodonte

Partir un peu du lieu familial pour aller vers cette ville que j'ai tellement aimée étudiante. Je n'en profite pas de la même manière, il y a 15 ans je n'avais pas un sou, je ne m'arrêtais pas pour prendre un café, il n'y avait pas la FNAC, je n'allais pas souvent au cinéma (n'y ai-je vu que Titanic?), il n'y avait pas non plus les machines de l'île.

Alors oui de beaux souvenirs (des librairies indépendantes, des quartiers), des pensées pour un jeune homme parti trop tôt qui habitait à La Butte Sainte-Anne, gravite à nouveau.
Et aussi de nouveaux souvenirs, des partages avec l'amoureux, puis des partages avec le petit d'homme.
Le Passage Pommeray, les arrêts glace, les crêperies tant convoitées étudiante, le cinéma, les abords du château, les gravures de Laurent SCHKOLNYK, les vitrines aux personnages celtiques... et l'éléphant!!!!

Comme à chaque ballade les statues des villes ont une grande part dans nos repères visuels et tactiles...
"Nemo et Jules Vernes jeune" d'Elisabeth CIBOT font maintenant partis de nos attirances.


Nous avons parcouru le système solaire pas loin... avant de naviguer autrement avec Jules Vernes dans quelques années.

Au Planétarium, allongés avec la voute céleste au-dessus, 5 ordinateurs offrent là les planètes et une étoile comme jamais vues auparavant. Grandes, photographiées, modélisées pour comprendre la matière, aux clichés propre à mettre en valeur les cratères, les volcans, les anciennes rivières, les failles... les gaz.

Les étoiles et les planètes dans le ciel la nuit... oui quelques planètes visibles à l'oeil nu... repérer le nord grâce à l'étoile polaire dans le prolongement du bord extérieur de la casserole de la grande ourse...


L'étoile, cette petite étoile par rapport aux autres, immense par rapport à la terre: notre Soleil.

Les planètes rocheuses ou telluriques (en partant du soleil: Mercure, Vénus, Terre et Mars). Leur distance au soleil, la vitesse de leur rotation sur elles-mêmes, de leur révolution autour de lui sont révélatrices des conditions de vie possible ou non. Mercure planète morte, Vénus extrêmement chaude, notre Terre habitable, Mars aux températures extrêmes, entre - 100°C (et quelques) et + 100°C (et quelques).
Nous avons aussi suivi les images du projet Curiosity sur Mars, prévu depuis 8 mois et réalisé depuis, soit son amarsissage (alunisage sur Mars). Mars a fait l'objet de fantasme car on a cru longtemps qu'il y avait de l'eau mais les pôles glacés sont apparemment sans vie... à suivre.

Les planètes gazeuses et leurs satellites (la lune pour la Terre et une soixantaine pour Jupiter ou Saturne), leurs anneaux, pas seulement pour Saturne d'ailleurs, l'impossibilité de se poser... sur ses glaçons volants.

Bien-sûr, il nous faudrait y retourner pour mémoriser un tout petit peu de tout ce que nous avons vu. C'est une magnifique illustration du système solaire, visite à refaire après la grande leçon Montessori sur la naissance de la Terre commencée ici.

Puis nous sommes partis vers les machines... enfin vers l'éléphant que nous retrouvons chaque année, ici et là.
Encore nous avons profité de sa marche, de ses barrissements et de ses arrosages (il faisait tellement chaud... et j'en ris!)




Quelle ingéniosité! L'articulation de la trompe, la mécanique des pieds.
... je vous mets la vidéo très bientôt.

Un dernier câlin à la Duchesse Anne, le tour du château et on prends le dernier train.

lundi 13 août 2012

De la musique à table

... petit intermède musical... un peu de spoons musicales et sonorités de verres d'eau identiques remplis à différentes hauteurs.

J'aurais adoré pouvoir faire profiter au lutin de ressources et d'expériences musicales. Malheureusement il n'y a que les enregistrements des autres qui peuvent nous servir. Nous n'avons aucun musicien dans la famille.
Je ne sais pas distinguer les notes, encore moins reconnaitre les tons et mettre dans l'ordre de la gamme. Alors oui, je crois que pour ceux qui n'ont pas l'oreille musicale, les sons s'apprennent. Les cloches Montessori m'auraient été d'un grand secours. Et pourtant pas question d'en acheter en tant que particulier, c'est bien trop onéreux. Je vous conseille de lire ce billet présentant l'intérêt de ce matériel. Et bien-sûr nous avions fait nos boites à sons avec des boites de pellicules et du riz, des haricots et de la semoule, 6 boites, 3 recouvertes par du ruban adhésif pour électricité bleu et 3 par le rouge.
Les cloches Montessori seraient accessible online... à suivre (dès que ça marche chez nous!)


En attendant, nous improvisons les sons avec les verres. Le loupiot réussissant même à les mettre dans l'ordre avec cache du contenu. Et puis on peut compliquer les choses. L'occasion aussi de faire tinter les cuillères...
Enfin mieux vaut faire appel à des maîtres 's spoon

****
Bon je sais maintenant il n'y a pas qu'un pas mais je ne peux m'empêcher de penser aux noix de coco des "Monthy Python"

Coconuts, extrait de Monty Python, sacré Graal

jeudi 12 avril 2012

Encore un "puzzle" sensoriel pour se faire l'esprit aux mathématiques

C'est un des éléments qui me plait le plus dans la pédagogie Montessori: offrir de la manipulation sur des concepts abstraits. Sachant mes capacités (limitées) en mathématiques, j'ai d'autant plus d'enthousiasme à fabriquer, préparer, acheter ce matériel.
Ce que j'aime beaucoup aussi c'est cette approche sensorielle de la logique et des mathématiques dans les petites classes pour revoir ses formes et ses abstractions avec les formules plus tard. Ainsi les multiplications seront à l'ordre du jour bien plus tard, en attendant le repérage des formes, des carrés (produits des multiplications) en diagonal apportera tout son sens.

Ça y est, notre table de Pythagore (decanomial sensoriel) est prête. Je ne sais pas si elle tiendra longtemps mais elle est là avec les capacités techniques que j'ai. Parce que oui, j'aurais aimé la faire en bois... ou en carton dur, mais voilà, mes mains n'ont pas de rigueur et je n'arrive pas à être minutieuse. Alors je l'ai préparé en papier mousse comme plusieurs autres blogueuses.

Pour les informations techniques, je vous laisse suivre les instructions et les informations complémentaires du Jardin de Kiran ou ici pour les faire les découpes papier mousse couleur par couleur.

Alors le lutin a construit son grand carré table de Pythagore. Couleur par couleur en commençant par le carré en diagonal... le premier rouge, le carré vert (puis les autres verts), le carré jaune (puis les autres jaunes), le carré bleu clair etc...

Il a réussi dès la première fois, en s'y reprenant mais en fait sans trop de difficulté si ce n'est, en fait, les couleurs. Mais voilà, grâce aux modèles du Jardin de Kiran, il a bien avancé.
Les autres fois, le matériel a été repris puis la table refaite et les améliorations viennent de sa concentration, de sa sérénité plus présente aux pièces qui bougent de trop. Et c'est vrai que ce n'est pas simple avec un matériel trop léger comme celui que je lui ai fabriqué... j'aurais peut-être dû faire la table de Pythagore avec du carton mousse. Il manipule avec plus d'attention, fais bien le tour de la natte, soulève ses coudes...

Nous avons aussi compléter avec d'autres approches de la Table de Pythagore sensorielle, voir ici et là pour des idées.
Nous avons ajouté la tour rose... il pestait de voir ses petits éléments "coller" aux cubes roses mais pour une première il a admiré son travail.


Mettre les barrettes de perles fut plus compliqué. Mais il a compris tout de suite pour la diagonale... pas forcément en comprenant par ligne et colonne mais plus en diagonal en rajoutant une barrette à chaque fois. Mais l'envie est là et c'est suffisant.


Les prochaines fois, nous rajouterons cette construction de la pyramide des carrés de la Table de Pythagore... et pour mon compte, j'ai mieux rangé la boite aussi, du plus grand au plus petit par couleur et au sein même de la couleur...

mercredi 4 avril 2012

Cube de trinôme ou manipuler l'algèbre avant l'heure

Je n'ai pas encore introduit la formule du cube du binôme et nous la reprendrons à la sortie du cube et à sa construction, en attendant le cube du binôme est fait et refait avec facilité.
Le lutin commence à appréhender la manipulation du cube de trinôme algébrique que j'avais fabriqué cet été.
Par la manipulation, de la logique appliquée, l'enfant se familiarise avec des notions abstraites, des proportions dans les trois dimensions et ici une approche mathématique et sensorielle de la formule (a+b+c)3 .

Nous l'avons ouverte, j'ai sorti les cubes de la boite en ligne selon la couleur des côtés et j'ai indiqué comment la remettre sans prendre la peine de lui indiquer étage par étage. Il a reconstruit le cube du trinôme.
Au début avec des aides visuelles: moi lui indiquant les faces du bloc à chercher, ou moi, une fois qu'il avait un bloc aux faces des bonnes couleurs, lui indiquant deux blocs de grandeur différente pour lui montrer qu'il y avait deux possibilités dont une seule convenait.
Pour l'instant, la construction se fait juste dans la boite et sans énoncer la formule.
Voici quelques liens en anglais pour les étapes de présentations ici et là et là.
Ensuite ce seront les exercices avec la formule:

*source

Puis nous inventerons une histoire de rois (Arthur, Basile, César), de suivants et de gardes:
" Ces objets multicolores sont fascinants; il s'agit de les regrouper d'abord selon la couleur, et puis de les disposer différemment, en inventant une petite histoire: par exemple, que les trois cubes sont trois rois ayant chacun des suivants, hauts respectivement comme les deux autres rois. Enfin, il y a les gardes noirs. De cette histoire naissent beaucoup de conséquences, dont l'une est de l'ordre de la formule algébrique [...]
C'est donc une préparation sensorielle de l'esprit. [...] Et, par la suite, en attribuant successivement un nom à chaque roi - a, b, c - et en écriant le nom de chacun des solides d'après sa dimension, il se trouve que les enfants de cinq ans et, en tous cas, ceux de six, conservent le souvenir de la formule algébrique du cube d'un quadrinôme [et à fortiori d'un trinôme], sans plus regarder le matériel, parce que la mémoire visuelle de la disposition des divers objets s'est fixé." (extrait de "Pédagogie scientifique, La maison des enfants" de Maria MONTESSORI)
a les centaines
b les dizaines
c les unités




ou sur le couvercle sans la boite:

mardi 25 octobre 2011

Le cube du binôme comme approche des formes, des couleurs et de l'algèbre

Le petit d'homme l'avait vu se faire... les bâtons de bois que nous découpions sa grand-mère et moi, le polissage, la peinture. A chaque étape il voulait être des nôtres mais nous lui avons donné que peu de place dans le processus. Fabriquer les cubes de binôme et de trinômes a été aussi ardent pour l'intellect: faire avec du matériel de récupération avec des indications quelque fois défaillantes.

Depuis que nous l'avions reconstruit et mis en boite, il voulait le faire. Il l'a, en effet, défait un premier temps et refait juste avec intuition: défaire en désordre et refaire le cube dans la boite (exercice 1). C'est seulement maintenant que nous le reprenons avec un peu plus de rigueur.

Voici déjà deux vidéos en anglais présentant ce matériel.
La première est une pratique de la leçon faite de manière succincte.


La seconde est une présentation du matériel par Margaret HOMFRAY, une formatrice Montessori formée par la source même, Maria MONTESSORI. Ses vidéos sont très bien faites mais malheureusement en anglais, Aide à la vie nous en avait traduit une première partie sur le développement de l'enfant de 0 à 6 ans en fonction de la pédagogie Montessori, voir ici.


Ainsi nous avons appliquer certains exercices en défaisant les pièces en commençant toujours par le cube bleu, étage par étage, et en remettant en commençant par le cube rouge:

1/ Défaire pièce par pièce en les posant en désordre et le refaire dans la boite
2/ Défaire pièce par pièce en les triant: cube bleu, parallélépipèdes bleus et noirs, parallélépipèdes rouges et noirs, cube rouge
3/ Défaire pièce par pièce en reformant étage par étage à l'extérieur de la boite
4/ Défaire pièce par pièce et reformer le cube à l'extérieur de la boite
5/ Défaire pièce par pièce et reformer les tranches à l'extérieur de la boite

Ce matériel permet aux enfants de moins de 6 ans de se sensibiliser aux couleurs et aux formes et de les préparer à formuler une formule algébrique.
Ici il s’agit de (a+b)3. (a + b au cube)
Pour préparer le terrain les exercices sont aussi plus explicites comme là et là.

Mais les démarches plus mathématiques viendront plus tard. En attendant, je me suis fait un support permettant de mettre en avant les formules en m'aidant de ce lien en anglais ici et une visualisation ici.


Rajout du 28/02/2012: une petite vidéo où même si les explications ne sont pas françaises, les images parlent d'elles-même.

mercredi 12 octobre 2011

Exercices de nez et thé, un Anxi TGY

J'ai porté mon dévolu sur le thé comme boisson de prédilection et ce pour plusieurs raisons.
D'une part, parce que cette boisson est celle qui m'est la plus fidèle depuis que j'ai eu le droit d'en boire (il a fallu attendre plus de 13 ans). D'autre part, parce qu'avec les dégustations et le choix de thés de qualités avec jardins, les découvertes sensorielles sont nombreuses.

J'aime par-dessus tout, aussi, les odeurs. Enfin les bonnes, très subjectivement celles qui me plaisent.
J'aime les odeurs de la terre, de l'automne, des sous-bois, de la décomposition des feuilles. J'aime les odeurs du printemps, des jeunes pousses, des jacinthes, du lilas, des roses, de pelouse tondue, de tilleul. J'aime les odeurs des herbes aromatiques, toutes, estragon, aneth, coriandre, persil, thym, marjolaine (enfin vous me comprenez), les odeurs d'épices. J'aime les odeurs de météo, d'orage, de pluie, de brume, de soleil chaud sur la terre sèche. J'aime les odeurs de cuisine (sauf graisse d'oie, tripes, choux même si j'en cuisine... moins le second il est vrai). J'aime les odeurs de fumées et de bois, feu de cheminée, tabac de pipe ou de shisha (presque miellé), de poudre de cade, de papier d’Arménie (résine de Benjoin), de cordelettes d'encens népalais (poudre de Genèvrier et de plantes aromatiques, enveloppée dans du papier de riz).
Je n'aime pas les odeurs de métro, de bus, de villes. J'aime les odeurs de campagne, de foin, même de ferme quand les animaux ne pataugent pas dans leurs excréments. Je n'aime pas les odeurs de désodorisants maison, voire de corps, les encens bâtons, les produits de ménage (sauf aux huiles essentielles ou pin et quelques autres).
J'aime l'odeur de peau, celle de notre lutin bébé, celle de son cou maintenant, celle du cou du papa... quelque fois même celle de la peau moite du dernier.

J'aime sentir et surtout choisir ce que je sens. Le thé m'offre des exercices de nez avec délectation. Et je m'exerce, je cherche... et suis souvent déçue de ne pas trouver ce qu'il sent. Alors j'ai ressorti mon loto des odeurs (attention celui fait à base d'huiles essentielles et non de parfums de synthèse).
Premier point: 16 odeurs trouvées, onze mal associées et trois qui ne me disaient rien. Mes erreurs ont été de confondre le magnolia avec une autre fleur, le citron avec la citronnelle (c'est fou parce qu'après, le flacon de citronnelle trouvé plus tard ne laissait aucun doute). La difficulté est aussi en raison de la fabrication des odeurs, justement l'odeur du basilic en huiles essentielles n'est pas la même que la feuille de basilic fraiche et froissée sous les doigts, la fleur d'oranger n'est pas l'odeur de la tisane mais bien du petit grain bigarade en huile essentielle, beaucoup plus prononcé. La difficulté réside aussi dans es flacons. J'ai acheté ce loto il y a quelques année et les odeurs se modifient, se délitent aussi: la date de péremption est de 2 ans! Le mien est plus vieux. Le résultat est pourtant assez bon par rapport à mes doutes mais le fait d'éliminer au fur et à mesure des possibilités apportent des facilités. A refaire donc.
Pour le lutin, je vais reprendre l'exercice que nous faisons quelque fois, retrouver l'odeur flacon et l'odeur du "frais" mais aussi proposer de retrouver 10 odeurs.

Je compte bien m'exercer encore et préparer ainsi comme un orgue olfactif à thé maison.
De quoi se familiariser avec les familles arômatiques du thé, de notes:
d'agrumes
marines
végétales
lactées
pyrogénées
épicées
fruitées
de sous-bois
boisées
animales
coumarinées
florales
terreuses
empyreumatiques
minérales
de confiserie
Les livres de Lydie GAUTIER, "Le thé, arôme et saveurs du monde" et de la maison de thé canadienne Camellia sinensis, "Thé, histoires, terroirs, saveurs" apportent du vocabulaire sur cette sensation et le livre d'Olivier SCALA, "Thés", lui, propose de déguster en se fiant au nez en proposant ces thés par arômes dans son livre. De quoi aussi refaire une roue des arômes comme dans le livre de la maison de thé, voir billet de Francine.

Le temps de se faire un petit lavage de nez avec un jala neti, un râpage de langue ou jihva dhauti, une gorgée d'eau qui passe bien partout et me voilà prête à une dégustation très aromatique.

Un Anxi Tie Guan Yin T0415 de chez "Thés de Chine" choisi pour être un thé floral avec une note fruitée.
Un thé pas encore fait à température idéale (je n'arrive que rarement à les infuser à plus de 90°C, je les brule trop souvent: ici je me suis contentée de 85°C).
odeur des feuilles sèches: de beurre et de foin
odeur des feuilles infusées: capiteuses d'orchidée voire même de vanille
odeur de l'infusion: plus végétale douce, plus délicate comme du chèvre-feuille.
L'infusion est chaude, presque sucrée avec une légère amertume de légume. Mais de note fruitée pour moi aujourd'hui.

Le lutin au réveil de la sieste a bu dans la petite tasse un peu de la troisième infusion.

mercredi 21 septembre 2011

Matcha d'exception pour débutant(s)

J'ai succombé à une rencontre virtuelle avec Francine. Elle dégustait un matcha là (entre autres, ses autres dégustations sont dans sa colonne théothèque), j'avais envie de la retrouver. De prendre une pause dans les délais.


J'ai donc sorti mon chawan de printemps (même si ce n'est plus la saison) pour un Matcha Hoan de Shizuoka. J'ai une pensée pour ce producteur de thé, rencontré avec quel bonheur et quel privilège et dont j'ai la réflexion écrite et dessinée de sa main.

J'étais encore sur le tout début de mon chemin de thé. Même pas encore dégustatrice avertie, juste intéressée. Depuis ces années-là, mon palais s'est affiné, mes dégustations de thés de jardins se sont succédées souvent au détriment des thés aux nominations plus mélangées. Et pourtant je n'y connais encore rien. Je remarque par exemple que l'acte de préparer le thé n'est toujours pas aussi serein que je l'aimerais.

De l'eau bien chaude pour préparer le chawan, séché, puis je me suis servi une cuillérée à café rase de Matcha Hoan de Shizuoka (à défaut de deux cuillerées de chashaku). J'ai versé de l'eau à 75°C dessus et j'ai fouetté latéralement.
Je n'ai pas encore le mouvement du fond vers la surface, en M (ou W)... j'arrive juste à ne pas le tourner et la mousse est là. Je ne l'aère sûrement pas autant qu'il le faudrait mais je suis déjà satisfaite.

Ma dégustation est accompagnée du lutin car au restaurant coréen de ce week-end, son papa a demandé une glace au thé vert. Et lui a souhaité goûter et sa réaction a été très directe "-Ce n'est pas du thé vert! Il n'a pas le goût des thés de maman!" Bon, bon, mes explications s'étaient limitées à lui indiquer qu'il existait de nombreux thés, avec énormément de noms et que souvent les personnes qui ne les connaissaient pas trop donnaient juste la couleur (vert, rouge, noir, bleu/vert, blanc). Il sait que chaque thé est bien différent en bouche, il en aime certains, pas du tout d'autres. Et à chaque thé, je le lui présente, thé vert de Chine avec tel nom par exemple. Ainsi les thés verts que le chenapan a léché sur ses lèvres, les verts chinois et les verts japonais n'étaient pas du matcha.
Je lui ai donc montré que ce thé là n'était pas cette fois-ci une infusion (où les feuilles ne se boivent pas) mais bien la poudre de feuilles de thé moulue que nous buvions délayée dans l'eau chaude.
Lui habitué à mes gestes de zhong a adoré tester le fouet. De quoi moi aussi m'entrainer à utiliser les termes, le chasen a donc été bien utilisé, et première satisfaction sans l'appuyer sur le fond. Un kusenaoshi, support à fouet, aurait été bienvenue car son équilibre instable a été aussi un élément d'attention après fouettage, il a fallu le retourner.
Autant le petit dégustateur n'a pas aimé la glace au matcha, autant la mousse lui a plu. Je n'ai bu la première fois que ce qui restait de liquide... jusqu'au second bol... au troisième etc... depuis hier.

Ce Matcha Hoan est très doux, poudré et mousseux. La première attaque en bouche est herbacée avec une légère amertume en fin de gorgée.

La mousse seule est plus "épicée", comme de la noix de muscade ou de la cannelle sans ce côté trop chaud. L'arôme des fleurs de cerisiers sakura que les producteurs ont souhaité préserver se ressent peut-être plus en rétro-olfaction, en douceur sur la langue après la dégustation.
Ce matcha est encore trop beau pour moi. Tant pis, éduquer le palais et les papilles se fait aussi avec de très beaux produits non!? Et la rencontre avec l'homme derrière était de celle qui marque un parcours alors je ne pouvais que succomber à la dégustation.

jeudi 15 septembre 2011

Les oreilles à la place des yeux

J'ai une fascination pour l'exploration des sens: la vue bien-sûr (dans une famille d'artistes peintre ce serait un comble sinon), le toucher, le goût, l'odorat et l’ouïe. Les bruits de la nature, le climat, les animaux etc... les orages presque encore plus que la musique pour laquelle il me manque l'oreille musicale, une éducation rythmique peut-être.

"Rouge comme dans le ciel", film de Cristiano BORTONE a été ma dernière révélation auditive.
D'une part ce film marque quelque chose qui m'est cher: la place que nous accordons à l'éducation, la place que nous laissons aux plus faibles, aux différents, aux "handicapés" (moteurs, physiques, psychologiques ou autistes). Le récit nous emporte dans l'enfance de Mirco MENCACCI, ingénieur du son renommé. Cet enfant a perdu la vue dans un accident domestique et a dû être retiré du système scolaire italien pour rentrer dans une institution spécialisée.
Là, les petits aveugles sont considérés dans leur handicap et limités à des fonctions permettant une insertion professionnelle simplifiée. Ils sont soumis à une discipline sans beaucoup de liberté.
Le visionnage m'a rappelé ma dernière conversation avec Lily. Elle indiquait à son seigneur de la mer que nous pouvons tous avancer : "nous partons tous avec un handicap dans la vie comme à la boxe (poids moyen, plume etc) cela ne nous empêche pas d'être dans la course" et de suivre nos chemins et combats de vie.
J'ai aimé aussi cette perte d'un sens, de la vue par ces yeux bandés ou dans le vide, ces mains tactiles, caresses ou présentations, cette mise en mots des couleurs: bleu "comme quand tu fais du vélo et que le vent s'écrase sur ta figure", rouge "comme le feu, comme le ciel au coucher du soleil", marron "rugueux comme l’écorce de l’arbre". Et encore plus j'ai aimé ce sens stimulé, créatif qu'est l’ouïe pour Mirco. Il va créer les sons d'une histoire à raconter.
Magique!! Pour vous rendre compte de la densité de ce film, n'hésitez pas à lire cette mise en avant.


Rouge comme le ciel Extrait 2 par toutlecine

****
J'ai aussi pensé à "August Rush", film de Kirsten SHERIDAN dont je ne peux malheureusement pas vous proposer mon moment favori, dans l'orphelinat et sans instrument de musique mais ici une utilisation particulière de la guitare. De cette musique dans la tête vers l'utilisation d'un instrument.



Aussi dans les révélations auditives, j'ai adoré "Sound of noise" de Ola SIMONSSON et Johannes STJARNE NILSSON. La poursuite de ce terrorisme sonore aux performances musicales déjantées (et je ne vous mets pas l'extrait de l'intervention chirurgicale)

Sound Of Noise - Extrait Braquage Banque par wildbunch-distrib

De quoi se dire que nos oreilles ont une place à se faire et qu'il est nécessaire, aux handicapés sensoriels comme aux autres, de puiser dans tous les sens mis à notre disposition.

samedi 30 juillet 2011

Un Nantes sensitif

Nous sommes retournés sur Nantes, cette fois-ci au sec.
Quel plaisir de déambuler dans cette ville où j'ai vécu quelques années pendant mes études. C'était l'occasion de refaire les circuits que j'aimais: le quartier Bouffay pour la crêperie,
le passage Pommeray, la "cigale" pour le chocolat chaud et le décor (euh sauf le rajout sur la table), et ces monuments qui, enfin, ont été restaurés: si blanche au dessus des belles en noir, la pointe si dépoussiérée.

Et le reste fut tactile. J'ai suivi le conseil de A la douce et nous sommes allés à l'exposition temporaire "Très toucher" du Musée d'histoire naturelle. L'exposition est extrêmement interactive en plus d'être très intéressante.

- L'acte de toucher mais aussi notre sensibilité au toucher (des caresses dans un passage, des chaines et de la résistance dans un autre, mais aussi des sièges durs, mous, doux, piquants, et une sensation de picots sur tout le corps), la pression
- le palais de l'homonculus sensitif avec la localisation des zones les plus sensibles du corps
- la texture (rugueuse, douce, lisse, veinée, piquante, drue, douce) par les mains et les pieds avec du bois, des fourrures, des piquants, des fleurs, des haricots secs etc...
- la chaleur (impression tactile et illusion, différence de conduction calorique entre les matières, sensibilité thermique des mains et des pieds)
- le moelleux et la sensitivité des pieds (reconnaitre par la plante des pieds une fourrure rencontrée aux doigts)
- les sensations de souffrance avec des expériences de fakir, une nasse pleine de mystère (où il faut passer outre la peur de toucher) mais aussi les piquants du hérisson
- la sensibilité des doigts permettant le braille, la reconnaissance d'empreintes ou d'objet sans les voir

Nous en avons profiter aussi pour visiter les autres salles. Alors oui, ce n'est pas une nouveauté, la zoologogie non vivante (thanatopraxie, formolisation ou fossiles) est toujours un domaine de prédilection. Nous en avons profité pour regarder les chauves-souris qui s'étaient faites si furtives un soir. Nous nous sommes étonnés d'avoir plus peur d'une mâchoire d’hippopotame que de celle d'un crocodile et de s'extasier devant le squelette du serpent (je ne pourrais plus avoir de doute: le serpent est un vertébré!)

Mais chose nouvelle, nous avons aussi profiter de la salle de minéralogie et de géologie... les pierres brillent... j'y reviendrais.