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mardi 30 août 2016

En finir avec la baleine (reprendre la forme en perdant des formes)

La vie est une suite d'étapes. Certaines plus difficiles à franchir que d'autres. Pour ma part, prendre ma vie comme un chemin et non une réaction au passé n'a pas été si évident. Devenir adulte, prendre soin de l'adulte et non de l'enfant en moi (ou des autres). Je me suis concentrée sur l'intellect délaissant le superflu qui est devenu superdé(en)veloppé.

Ou la réflexion d'une baleine pour ne garder que sa queue de cétacé, afin de bien faire une queue de poisson aux diktats des régimes (et des préjugés)!

*source image

***
Et puis il a fallu faire avec cette obésité. L'assumer et ne pas vouloir devenir shar pei donc rester telle que. L'assumer et vouloir tout de même repasser à une norme plus facile à habiller, à bouger.


Après cette séance animalière, passons au gras double. Je suis en obésité, ce n'est pas une vue de l'esprit, pas une coquetterie de midinette. C'est un mot médical, grossier, mais exact, trois chiffres sur la balance, sans zéro et pas que des 1. A l'inverse de ce que certains pourraient dire, je n'ai pas honte! L'obscénité est seulement dans ce que j'ai vécu, souffert et dans le mal que je continuais à me faire et non dans ce que les autres voient en me regardant.


L'assumer avec humeur, humour. Vouloir une hygiène de vie et non une perte de poids! (non non ce n'est pas identique!) Je suis ainsi partie durant quelques années sur différentes voies comme le montrent mes anciens billets.

Alimentaire: parce que je suis une fervente opposante aux régimes (à toute restriction cognitive)! Il a été question de favoriser des modes alimentaires, flexitariens mais aussi crétois et Okinawa, de retrouver ses sensations alimentaires (satiété, rassasiement, faim) et de prendre plaisir. Cela fait donc quelques années que je mets la main à la pâte pour que ces gestes deviennent naturels et peu demandeurs d'investissement. Parce que oui, je n'aimais faire la cuisine que de bonne humeur, le reste était faire la bouffe et là je parais au plus pressé. Il a fallu du temps pour que les recettes s'enchainent avec souplesse.

Émotionnelle: parce que toutes mes émotions se compensaient ainsi. J'ai cherché des méthodes de lâcher prise, de la méditation de pleine conscience. Je ne suis pas assez assidue mais je persévère.

Stop sédentarité: marcher encore et toujours, prendre le prétexte d'une amitié naissante pour le faire 1h presque chaque matin en papotant; prendre le prétexte d'une montre podomètre pour faire plus de 10 000 pas par jour. Nager quand l'occasion se présente, faire du vélo quand l'enthousiasme me prenait, onduler sur de la zumba quand le dos le permettait.

Mais je n'étais pas encore dans l'optique de perdre du poids. Enfin pas tant que cela.
Il y avait, en plus, deux vérités peu agréables que je gardais en mémoire pour ne pas démarrer mieux:
- Les cellules graisseuses, adipocytes, sur un sujet qui prend du poids, ont deux méthodes de stockage: se remplir et grossir ou se multiplier. En sachant que, si les adipocytes se sont multipliées, c'est irréversible. Donc plus de gras!
- Si le sujet a expérimenté plusieurs régimes (même contre son gré), la restriction des apports alimentaires réduisait le métabolisme de base propre à libérer le gras! Le métabolisme ne revenant plus à la normal. Donc plus de gras!

Il a fallu un petit d'homme mettant à mal mes genoux et une intervention sur ces adipocytes d'un coach médiatisé pour que je parte sur une nouvelle voie:


Sportive: Il a parlé d'adrénaline comme d'un bouchon décapsuleur d'adipocytes. De cardio et de musculation. Conquise sur le papier par les exercices adrénergiques, soit libérateurs de lipide sur les zones les plus récalcitrantes. Non, je ne deviens pas fashion! Et voici que cet été je suivais sa Méthode détox Fitnext.

Sur l'ineptie des régimes et une voie possible:

Sur la prévalence de la musculation:

Sur les efforts anabolisants et catabolisants:


Erwann Mentheour propose un coatching en ligne payant, dégressif en multipliant les mois. J'ai choisi pour ma part son livre Méthode. Mon objectif premier n'est pas de perdre du poids mais de me reprendre en main. Après son parcours très instructif et des éléments scientifiques et sur la nutrition, sur le corps et le sport, il offre 6 semaines clefs en main: alimentaires, sportives et de zen attitude.


Je n'ai pas suivi ses menus ciblés pour une action détox (avec recettes en fin de livre) tout en gardant en tête des éléments prégnants: - pas de plats industriels tout prêts - pas de café - pas d'alcool - pas de chocolat - pas de pain après le petit déjeuner - pas de laitage après le midi (et si possible pas de vache) - une monodiète de détox au début - une autre chaque soir de sport - légumes si possibles seuls le soir (pendant les 40 jours). Je ne me suis pas restreinte et ai suivi globalement que peu d'éléments (surlignés), le reste a tout de même évolué avec les repas d'une famille retrouvée pendant les vacances.
J'ai tout de même énormément fractionné mes repas en offrant des pauses douceurs à 10h et à 16h (fruits et fruits secs). Pauses qui se sont avérées très salvatrices sur mon appétit, de potentielles envies de grignotage et surtout sur des compulsions possibles tournées vers le sucre rapide! Je me suis mise à la tisane de thym et aux rototos de souffre (capsules d'huile de haarlem prises les soirs de sport).


Agréablement surprise par les exercices en isométrie (en tension, en gainage mais sans mouvement) et les autres sans matériel et peu douloureux pour le dos.
J'ai pris au pied de la lettre toute la partie active. Trois jours de sport par semaine: une séance cardio (footing) progressif de 30 minutes à 1 heure, deux séances de 45 minutes de musculation dont une couplée à du cardio. Faire de la musculation est vraiment une nouveauté, j'avais bien fait des abdos, mais là, la cadence et l'intensité sont importantes. Voici par exemple mon exercice horreur!


Pourquoi en parler autant ? parce que cela marche. Cet été, une nouvelle silhouette est apparue: plus ferme, plus gainée et un moins lourde (presque moins 10 kg sans régime ni restriction en 2 mois).
Et puis je continue au quotidien comme une hygiène de vie. Je vous laisse suivre le site Fitnext pour la méthode, les exercices, les focus alimentaires et les vidéos.

J'ai échangé le footing (trop traumatisant pour mon dos) par un autre exercice de cardio effectué en endurance fondamentale: la marche nordique. Vous savez cette marche avec bâtons, entre marche et ski de fond! J'en reparle ici.
En plus de mobiliser plus de muscles que le footing, la marche nordique m'apporte une foulée évidente (et une suée).


***
Ne reste plus qu'à...

S'approprier les plis, les drapés. Y voir une pelisse, une douceur revenue après un traumatisme assoupi. Retirer les écailles de la carapace, de l'armure. Choisir d'autres armes pour se battre contre la vie. Pour la vie. Lâcher du lest pour aller de l'avant. Ne plus avoir peur de cette peau qui va inévitablement être détendue, trop lâche.

vendredi 11 décembre 2015

Petits bonheurs

Prendre ses marques, prendre pied, prendre souffle. Gonfler mes poumons pour avoir de quoi réagir, pour continuer à offrir, à ma famille, à mes amis...


Pas à pas... se dire aussi que quelques éléments m'aideront, c'est sûr... Je ne désespère pas. D'ailleurs je ne suis pas en dépression, ni déprimée, ni même avec un quelconque blues. Juste en attente, entre parenthèses. Je crois en l'homme (capable du pire mais aussi du meilleur), je crois en sa faculté à réfléchir (mais si mais si). J'y crois. Pour ma part, je continue à me "culturer" (si possible avoir des bases pour savoir de quoi je parle), à me cultiver, à lire, à réfléchir, à entrer dans le dialogue, à soutenir les questionnements, a en créer d'autres.
Ces derniers temps ce fut de nombreux herbiers éphémères... 


Puis ce fut de petits détails, si petits, si précis, si ténus. Une tasse de thé japonais avec une forme de quartz rose par exemple.
Même s'il n'apparait pas de prime abord, il sourit. Ce n'est pas un gnome, pas un lutin, pas un farfadet des bois mais un petit bonhomme ventru: un bouddha. Mon fils me l'a offert pour mes 40 ans. Elle est, à bien des égards, extrêmement importante.
"Pour accompagner tes thés, maman!"
Oui et aussi parce que je le voulais depuis quelques années, comme on souhaite un ancrage pour l’œil, un pierre pour marquer le chemin. Je ne suis pas bouddhiste (même si certains éléments me plaisent), je ne suis pas hippie. Il se devait d'être là pour me rappeler ce que j'attends de moi: encore et toujours plus, devenir une femme que j'aimerais rencontrer, une mère que j'aimerais revoir adulte, une amie sur qui on peut compter même si elle semble avoir lâcher à certains moments, une grand-mère avec laquelle il y aura toujours plaisir à débattre.
Lui s'arrêtait devant toutes les propositions. Non, non, pas celui-ci, ni celui-là. Non, non. Je lui ai dit mon attrait pour ce personnage mais pas n'importe lequel. Pas le bouddha historique ni zen, aux cheveux structurés, mince et impassible. Mais bien le chinois, pas un vrai bouddha mais plutôt un moine bouddhiste, un Budaï: dodu, ventru, chauve, aux lobes d'oreilles énormes et au sourire immense, franc, englobant. Je suis moins intéressée par la véracité historique et ascétique de l'homme religieux que par son infinie bonté dévoilée dans une forme plus généreuse.
Alors, avec son argent, il l'a choisi. Il l'a voulu en pierre "précieuse" moi qui ne suis que peu touchée par cette forme de richesse. Pour lui, c'était important, cela semblait le meilleur. Il voulait le plus beau... Il a bien choisi!


Alors il est de sortie avec mes thés, avec mes lectures, surtout celles que j'aime et que j'ai envie de reprendre aussitôt la lecture finie. (Rajout du 11/02/2016)Je parle de "Panthère" ici)


Certains soirs, le petit d'homme m'interpelle: - Tu ne l'a pas descendu de la bibliothèque aujourd'hui. Tu m'avais pourtant dit qu'il serait à tes côtés pour tes thés et tes méditations! Tu n'as pas passé une bonne journée? (Ou entre les lignes, est-ce que tu m'aimes?)


Alors le voilà à nouveau. Pour m'assoir, me construire, me ressourcer. Je me suis même fait un gâteau rien que pour moi, les hommes n'étant pas trop becs sucrés. Une pause constructive (les recherches, les pédagogies, les ateliers ne sont pas loin sur la table, les approches méditatives, mythologiques et philosophiques non plus)... et je repars.

Et puis une chouette, celle d'Athéna, de Paul Ricoeur, d'A. surtout...


Trouver encore des référents pour continuer... et pour rester l'oeil ouvert, même la nuit.

mardi 24 mars 2015

Georges le petit curieux, exemple de méditation?



"Dans toute la littérature, aucun personnage n'a un plus grand cœur que Georges le petit curieux, le personnage principal d'une série d'histoires écrites par Hans Augusto Rey. Georges est un chimpanzé ramené d'Afrique par l'Homme au chapeau jaune. Plein de bonnes intentions mais mettant constamment à l'épreuve les limites de son maître, Georges séduit parents et enfants depuis plus de soixante ans, et c'est un bon modèle pour aider les enfants à comprendre la façon ouverte et curieuse dont nous contrôlons le vécu quand nous pratiquons la pleine conscience, ainsi que l’importance de ne pas toujours réagir à ce que nous observons, du moins pas immédiatement.
La curiosité fait de Georges un éternel enthousiaste, réceptif à toutes les expériences. Il ne réfléchit pas avant d'explorer, il ne juge ni les autres ni lui-même, et chaque expérience est une nouveauté. Il prend la vie pour argent comptant et accueille toutes les perceptions brutes. [...] Georges a beau essayer d'éviter les ennuis, sa curiosité l'entraine invariablement dans des situations embarrassantes. Il maîtrise la faculté de vivre tout ce qui arrive avec curiosité et bon cœur, mais il n'a pas encore appris à contrôler des réactions."
(extrait de "Un cœur tranquille et sage" de Susan KAISER GREENLAND, les Arènes)

- Respire petit Georges!

***


Bon il serait temps de s'y mettre... mais je tente de vous faire un petit récapitulatif des livres sur la méditation pour les enfants très bientôt. Qu'elle dit la bouche pleine en finissant son sfouf et un de ses Tai Ping Hou Kui dans sa théière Black noiraude "presque" complète.
Merci *ù$%^"{&****}ù$ le chat!!!

lundi 15 septembre 2014

Le poteau méditatif: la respiration

La rentrée m'est boudeuse et bourrue. Le moral est pourtant bof, chez moi et pourtant bof, des moments de partage (et puis là, pas bof tout de même).


Un je ne sais quoi d'insatisfaction permanente, un pointe de frustration. Je sais maintenant ce qui m'a manqué. Les zones de confort intellectuel que m'offre la méditation. Mais avant, je passe encore par l'intellect... pfiou encore une fois. Oui mais c'est pour la bonne cause: le troisième livre sur la méditation avec les enfants qui arrive dans notre bibliothèque.
Après "Calme et attentif comme une grenouille" d'Eline SNEL dont je vous parlais un peu là, "Tout est là, juste là" de Jeanne SIAUD-FACCHIN dont je n'ai pas encore parlé mais qui est le plus complet des trois à bien d'un titre, voici le petit dernier "Un cœur tranquille et sage, La méditation, un art de vivre pour les enfants" de Susan KAISER GREENLAND.

Prendre le temps du respiration, une pause.
Reprendre goût aux petits riens...


 une patine sur une théière,


un chardon carder.


Une respiration encore, reprendre la méditation par elle:

"On peut comparer l'esprit non entrainé à un éléphant sauvage qui chasse à travers la forêt et détruit tout sur son passage. Un éléphant sauvage possède un énorme potentiel pour faire le bien, mais le défi consiste à le discipliner. L'image classique, quand il s'agit de discipliner un éléphant, est de l'attacher à un poteau. Au début, l'éléphant tire et tente de se libérer, mais la corde le retient. Finalement, il comprend que l'effort est vain et il attend patiemment. Lorsqu'il découvre la pleine conscience de la respiration, l'esprit non entrainé vagabonde d'une pensée à l'autre, d'un récit à l'autre, tout comme l'éléphant sauvage tente de s'éloigner du poteau. Dans la pratique de la conscience de la respiration, le poteau est l'acte physique de respirer et la corde est la pleine conscience, qui ramène doucement notre attention à la respiration. Comme un éléphant attaché à un poteau, notre esprit et notre corps s'installent paisiblement quand nous pratiquons la respiration consciente, si nous sommes patients et si nous accordons le temps et l'esprit nécessaires à ce calme."
(extrait de "Un cœur tranquille et sage, La méditation, un art de vivre pour les enfants" de Susan KAISER GREENLAND)

jeudi 26 juin 2014

Cul par-dessus tête

Pas moyen de canaliser mon énergie sur un thème plus d'une heure. Et pourtant tellement de choses intéressantes à lire, à découvrir, à préparer, à construire, à écrire, à dessiner, à faire sien...


Je trouve des astuces pour reprendre souffle... des tous petits 1/4 d'heure à part. Juste de quoi vous présenter ma "Black noiraude", ma petite théière de Londres, revenue dans les bagages d'une autre, d'une chérie. L'accompagner d'une tasse ressortie, fêlée, mais tellement britannique. Petit ours jardinier sur belle porcelaine blanche pour un thé quotidien mais bu comme en dillétante.


Un livre ouvert pour son fabuleux contenu, "Alpha... " de Jens HARDER, que je grignote au trait peu à peu.


Juste passer sur les lignes, juste s'en servir comme d'une relaxation, pas en rond méditatif comme un mandala mais en fluidité si possible.


Reprendre un coup de main en même temps.


Se dessiner un végétal stylisé sur la main, tatouage éphémère.


Dès que le regard s'y pose: "Yououou", faire une pause.
Le dos droit, le haut du crâne tiré comme par un fil vers le soleil, marionnettiste de mon ombre, les jambes détendues, les pieds bien à plat sur le plancher.
Prendre conscience des points d'appui du corps, des zones de contact.
Reprendre la respiration sans la changer: inspiration, expiration, inspiration, expiration.
Et reprendre le quotidien où je l'ai laissé.
Soit 1 à 2 minutes pris au temps d'une journée et ce 4 ou 5 fois.

Et puis vous offrir le cul par-dessus tête!

mardi 13 mai 2014

La méditation et une idée de la somnolence

La méditation est de plus en plus active à la maison. Elle ne constitue pas une activité supplémentaire mais bien une pause dans ce quotidien tourmenté. Je vous en parlerais encore et encore, pour les adultes... et pour les enfants (mais n'hésitez pas à suivre mon premier point là). En prenant mon besoin de focaliser mon attention pour que mon esprit puisse se disperser mais surtout revenir à l'attention, je suis des guides audios. Et avec la pratique, la vraie et pour mon cas moins intellectualisée, viennent les premières difficultés.

Il m'arrive de somnoler... non, non, je ne dors pas, je me recentre à certains passages: moui le souffle, moui les pieds, moui... Et puis, je reviens complètement à la fin de la méditation guidée que je voulais suivre.
Oui je somnole. Alors j'ai culpabilisé, oui les deux premières fois. Surtout que je ressortais de ce temps pris au temps avec un peu plus de fatigue et non une acuité nouvelle. J'avais loupée ma méditation. Mais non!? Une méditation n'a rien à voir avec une attente de quoi que ce soit. C'est juste une pratique. La méditation est un acte d'attention, de recentrage mais aussi de bienveillance. Alors oui, j'ai le droit de somnoler... concentrée et éveillée, puis dose de paresseux (non, non pas l'état mais le folivora).

*source Zooportrait de Yago PARTAL, ici le paresseux (heureux)

Un folivora heureux!
Mais cette somnolence alors. La somnolence peut être cet état groggy pas particulièrement enthousiasmant ou ce relachement de satisfaction, de satiété ou de rêvasserie (comme le ronronnement d'un chat repu). Elle peut être due à une fatigue passagère par manque de sommeil, par digestion ou une mauvaise position, une chaleur corporelle trop élevée.
Il s'agit d'un des obstacles de la méditation. Obstacle pas vraiment mais plutôt une des possibles dissipations avec la fatigue ou l'agitation. Alors pas de panique, recaler son dos bien droit, sa tête moins penchée et si l'envie revient, se contenter de reprendre la respiration, d'ouvrir légèrement les yeux et de se centrer sur les points de contact du corps au sol ou à la chaise.
Hum, mieux, c'est mieux.

Vous trouverez ici les différents obstacles à la méditation bouddhiste: le désir, l'aversion, la somnolence (clic direct), l'agitation et le doute.
Oui mais justement il ne s'agit pas de méditation bouddhiste. Je démarre avec le loupiot dans une méditation de pleine conscience, complètement laïque. Celle-là même mise au point comme pratique à la gestion du stress par  Jon KABAT-ZINN, en anglais Mindfulness-Based Stress Reduction (ou MBSR). Il s'agit là de sensations, de respiration... de l'attention au moment présent.
Alors reprenons, je somnole encore quelque fois mais la pratique est bonne...

A suivre...

mardi 22 avril 2014

Des débuts méditatifs

Ce n'est pas tant pour répondre à une démarche spirituelle (ou religieuse) que je me suis mise à la méditation. J'y cherchais un moyen de mettre un terme à la "fabrique à pensées" et une manière pour être moins phagocytée par ses émotions.
C'est peut-être le seul chemin sur lequel je voudrais que le lutin me suive. Tellement impétueuse quelque fois, si longtemps en réaction aux émotions très fortes d'un passé, je souhaite qu'il découvre cette hygiène émotionnelle dès le début, avant que les colères et les frustrations ne lui indiquent une attitude biaisée de survie émotionnelle. Nous avions déjà vu la grammaire émotionnelle: il connait en gros les émotions et sait les exprimer mais nous n'avions pas été très loin dans le dialogue et le respect des besoins selon la Communication Non Violente par exemple.


J'étais impatiente de maîtriser le flux des pensées. Je souhaitais pouvoir même l'arrêter quelques instants. Tout cela est une utopie bien-sûr, les pensées sont naturelles, me restait seulement à les laisser filer.
J'ai lu sur le sujet, des témoignages ou même des pratiques, et pourtant je restais incapable de tenir assise pendant même 5 minutes sans être assiégée d'émotions, j'étais même angoissée. J'en rêvais sans pratiquer réellement. Je n'arrivais pas à être attentive à toutes les méditations présentées (par écrit ou même à l'oral sur les CD, j'aurais peut-être trouvé une solution avec un maître de méditation et en groupe mais...).
Pendant longtemps ce fut juste une attention à la respiration... en comptant. Je comptais juste les inspirations jusqu'à 50, puis juste les expirations jusqu'à 50. Au début je tenais jusqu'à 20 et encore, je voulais être encore plus consciente du flux de pensées, soit dès que j'oubliais à quel numéro j'étais, je reprenais le comptage du début. A force, j'arrive maintenant à tenir ce temps de méditation et à faire revenir mon attention à la respiration sans perdre le fil du comptage. Mais ce n'étais pas suffisant.
C'est en pratiquant sporadiquement des méditations autour de la nourriture que je me suis sentie plus réactive aux recommandations orales. Je suis passée à une autre étape. J'écoute maintenant les méditations guidées par Christophe ANDRE dans "Méditer jour après jour", soit les 5 de base de 15 minutes chacune au grand maximum: suivre sa respiration, prendre conscience de son corps, accueillir les sons, se détacher de ses pensées et s'ouvrir à l'expérience de l'instant présent.

C'est en intégrant le crapouillot que je peux dire que je pratique maintenant régulièrement, soit 3 à 4 fois par semaine et ce pendant 20 à 30 minutes. Des méditations guidées par les CD et même par celui prévu pour les enfants.
"Calme et attentif comme une grenouille" d'Eline SNEL est un merveilleux livre à exploiter au maximum. Je ne peux pas dire qu'il soit extraordinaire à la lecture, entre témoignages et explications quelques fois allant de soi. Mais les pratiques sont simples d'apparence et pourtant très efficaces. Les étapes, respiration, attention, sensations corporelles, émotions, ruminations, attitude positive et confiance (en soi mais pas que), apportent des chemins de réflexion mais aussi de ressentis réels. Les méditations guidées par Sara GIRAUDEAU (CD inclus) sont une très bonne base pour le début. A cela, nous pouvons rajouter pas à pas quelques "trucs pour la maison".

Nous pratiquons ainsi, à deux, 2 à 3 fois par semaine, une à deux méditations à chaque fois. Nous démarrons juste, alors ce sont pour l'instant les méditations de base pour tous les enfants ou à partir de 5 ans. J'avais, en effet, commencé avec le loupiot dès l'achat du livre l'année dernière mais le chenapan ne tenait pas en place, se tortillait et était fort incommodé à l’exercice. J'avais patienté en proposant juste des relaxations animales de "Comptines de relaxation" de Gilles DIEDERICHS, illustré par Nathalie CHOUX et interprété par Noémie BROSSET, Philippe WERCKER et Olivia HURTEBIZE.
Et je me prends à mettre le CD de la grenouille en entier quand je suis toute seule. Pas de méditation silencieuse encore mais tout de même un lâcher prise des pensées.

*source avec une explication

Mais voilà, méditer demande du temps. Nous pouvons prendre du temps au temps mais il en faut un de qualité: pas fatigué, sans distraction extérieure (celles intérieures sont suffisantes).
Alors quand je n'ai pas de moyen de m'isoler, je comble tout de même ce besoin de pause par une respiration particulière, la cohérence cardiaque.
En gros, le coeur bat à un rythme conforme à nos émotions, du stress et il accélère, de la sérénité et il ralentit. Une méthode de contrôle de la respiration permet l'effet Vaschillo (soit un entrainement du circuit émotionnelle du coeur, du cerveau, des centre nerveux, sympathique et parasympathique). Pour avoir plus d'informations, n'hésitez pas à lire ici.
Cela permet en 5 minutes de retrouver un équilibre avec un effet sur plusieurs heures. La pratique sur plusieurs semaines, à raison de 3 fois par jour sur quelques semaines, nous transmettrait le réflexe d'une harmonie cérébrale et émotionnelle.

J'ai modifié l'exercice de cohérence cardiaque pour le lutin, le rythme respiratoire n'est pas le même avant la puberté et, l'enfant étant facilement plus dissipé, l'exercice est plus difficile.
Dans un premier temps, au lieu de 6 cycles de respiration (inspiration/expiration) par minute, je lui en ai proposé beaucoup plus. Avec un temps de 3 minutes, je comptais :"Inspire ...1, ...2, ....3, ....4; retiens ta respiration, puis expire ...1, ...2, ...3, ...4; bloques ta respiration, puis inspire..." Cela permettait de proposer environ 10 cycles de respirations par minute.
Puis nous sommes passés à 7 cycles respiratoires par minute et ce pendant 3 minutes seulement. Nous pouvons ainsi profité d'un guide visuel et pratiquer ensemble. Voici par exemple l'application que j'utilise, RespiRelax, et qui permet de régler de 4 à 7 cycles respiratoires pour 3 à 9 minutes.


Pour vous exercer, voici un guide visuel plus facile à suivre par sa courbe sinusoïdale.

Guide Respiratoire Visuel from Dr David O'HARE on Vimeo.



lundi 6 janvier 2014

De bonnes résolutions accompagnées par un Mao Feng impérial... pourquoi pas?

Je n'ai jamais vraiment cru qu'il fallait faire appel aux bonnes résolutions en début d'année. Mais sur un point, elles me semblent importantes: elles permettent au moins une fois par an de pratiquer une introspection et j'aime à croire que grâce à elles, je cheminerais encore.
Alors je profite de la fin de mon paquet de thé Mao Feng impérial.


"Mao Feng" veut juste dire thé de qualité et bourgeonné, il peut s'agir d'un thé vert ou noir. Il s'agit là d'un thé vert de Chine venant de la région de Zhejiang. J'en avais profité tout l'été mais je voulais absolument en garder quelques grammes pour en parler sur ce média.

Là plus de beaux bourgeons mais de la poussière de feuilles. Mais quel bonheur.
Une liqueur d'un vert presque fluorescent, nappant la langue, très végétal mais aussi presque minéral. J'adore.
L'odeur des feuilles de thé était elle presque marines à l'inspiration mais avec le souffle chaud de l'expiration, elle est plus sucrée, comme de fruits séchés.

***
Et cette année, je m'évertuerais à (dans un désordre de priorités):

- préparer mes thés avec une mise en scène, un choix d'éléments accompagnants, pourquoi pas un Chabu (linge de thé comme une chemin de table). Mettre de l'atmosphère, de la présence pour un jour à arriver à associer le thé avec une présentation comme un Cha Xi, voir ici. En attendant, j'aimerais mettre un peu plus de nature, par trop absente, au cœur de mes dégustations pour reprendre pied, en même temps.

- m'informer, me cultiver, comprendre, digérer un apport de connaissances pour savoir les restituer et en faire une réflexion, une position. Je suis accrochée à la revue "L'éléphant" dont le Manifeste me parle énormément :
"La culture générale et l’éducation contribueront à sauver le monde. [...]
Savoir, c’est comprendre: Les quelques secondes qui séparent la connaissance intériorisée et assimilée font la différence avec la connaissance en ligne. Nous croyons que pour comprendre, il faut ce bagage minimum qui permet d’associer, de contextualiser, de réfléchir et d’avoir les bons réflexes dans les flux d’informations quotidiens. [...]
Savoir, c’est être libre: La liberté de penser se construit. Le socle comprend des données pérennes, solides, avec le recul nécessaire pour cultiver l’ouverture d’esprit, le regard critique, le scepticisme constructif pour résister aux modes et aux rumeurs.
[...]".
Cela aussi inclut des lectures, encore et encore, pour stimuler l'intellect et m'aider à me trouver, aussi.

- vivre plus pleinement (en pleine conscience), je compte bien sur mes séances de méditation(s) pour cela. Et comme pour tout lecteur qui dirait: - je n'ai pas le temps de lire - le temps de lire se prend -, je compte bien finir l'année en ayant pratiquer et pris le temps au temps. Surtout que ce n'est pas faute de lire à ce sujet...
"Méditer, jour après jour" de Michel ANDRE, "Manger en pleine conscience" du Dr Jan CHOZEN BAYS, "Le cerveau de Bouddha" de Rick HANSON et Rick MENDIUS ou « Calme et attentif comme une grenouille" d'Eline SNEL.


- profiter encore et encore de ceux que j'aime, des moments doux comme des moments forts, des câlins, des partages, des séances de cinéma maison, de cuisine (dés-étoiler l'anis pour le énième pain d'épices), des mots durs comme de ceux qui s'appliquent comme de la pommade.

- moins crier et juste exprimer, je compte bien là aussi sur la méditation, le dialogue (installé, à reprendre, à réenclencher, à cultiver, à ne plus saborder) et la prise en compte des frustrations... de l'homme et du loupiot aussi.

- continuer le partage, pour moi, même si quelque fois je n'ai pas de retour, mais si ce format inclut aussi des désavantages, une spontanéité de réactions épidermiques, une absence, un manque, un oubli, un dépit.

- être plus créative...


Je regarde une dernière fois ce sapin, enguirlandé, avant son passage en scierie.
Et ça y est, j'ai laissé l'écureuil ne devenir qu'une bougie...

jeudi 20 juin 2013

Il ne faut pas perdre ne serait-ce qu'1 kg avant l'été !

Bien-sûr le titre est tape à l’œil! Une folle période pré-estivale se déploie devant nous et, même si le soleil n'est pas toujours au rendez-vous et que la température est bien fraiche (ou trop chaude), les envies de se dorer au soleil reprennent tous les voisins/voisines. Et, pour elles, leur lot de décolletés, de jambes nues et de rondeurs à liquéfier, à faire disparaitre, à perdre, à abandonner sur le chemin.
Ce qui me hérisse le poil c'est l'obligation conventionnelle, sociétale, qu'il faudrait pour une femme digne de ce nom (et même une adolescente) se mettre au régime, perdre quelques kilos avant le passage en tissus souples, élastiques, ajustés et volontiers sous-marins. Je déteste les régimes!

*source

Alors oui, c'est une grosse qui parle, de l’embonpoint à la Obélix, plus que forte quoi. Oui j'ai un passif avec les régimes, ayant écouté ça et là les bonnes paroles de personnes attentionnées, expertes ou non, familiales comme médicales... des propos contradictoires, des aliments sains, d'autres malsains, des appels à la volonté etc... En fait, des affirmations erronées pour la plupart, suivies jusqu'à mes 25 ans environ, où un seul élément était bien commun, lui, la culpabilisation. Alors oui, depuis plus de régimes, depuis un poids qui évolue toujours vers le haut ou un peu vers le bas, le bas ne dépendant que d'une certaine sérénité. Pas encore de stabilité, toujours largement déréglée.
Alors oui, être contre les régimes parce qu'ils n'ont pas marché sur soi c'est simple me direz-vous! Mais mon aversion est bien plus profonde qu'une banale insatisfaction. Je suis aussi réticente à l'envie institutionnalisée d'inculquer la "diététique" aux enfants. J'ai déjà parlé sur ce média de mon rapport à l'alimentation, de mes troubles, avec humour ou plus de réflexion. Je voudrais y revenir... quelques mois ont passé, voire des années pour certains débuts d'approches.

Je considère qu'il ne faut pas troubler la prise alimentaire. Je suis, en effet, convaincue que le cerveau est un maître d'orchestre de génie, qu'il sait amener un contrôle parfait des apports alimentaires sans jamais considérer d'aliments à solliciter et d'autres à bannir, sans jamais nous obliger à compter les calories, à calculer les apports journaliers, à intellectualiser les repas. Je suis contre cette restriction cognitive si mise en exergue et applaudie par tous les médias féminins. A bas les programmes, à bas le choix des aliments.
Cette attitude complètement spontanée et décomplexée est bien entendu celle d'une personne avec une relation saine, non déréglée, à l'alimentation. Et de plus en plus, nous faisons partie de l'autre catégorie de personnes... et nos enfants vont aussi le devenir, insidieusement, par le contrastes entre les produits industrialisés ciblés sur eux, la publicité, et les repas "normalisés", le lot de discours préventifs à visée diététique.

Je vous invite à suivre quelques lectures, les 4 premières références étant explicitées là.
- "L'art de la frugalité et de la volupté" de Dominique LOREAU quelque peu régime tout de même
- "Okinawa, un programme global pour mieux vivre" du Dr Jean-Paul CURTAY part sur de "bons" aliments et propose plus qu'un régime, une première prise de conscience de la vie autour de l'alimentation.
- "Le temps du goût" de Régine ZEKRI-HURSTEL, neurologue, et Jacques PUISAIS, docteur en sciences et œnologue sur le rapport au cerveau des perceptions alimentaires
- "Maigrir sans régime" de Jean-Philippe ZERMATI, le plus complet pour entamer cette démarche de retrouver ses sensation


et  "Manger en pleine conscience, La méthode des sensations et des émotions" du Dr Jan CHOZEN BAYS. Un cadeau à se faire assurément!!! D'une lecture simple, reprenant les analyses cognitives, les avancées scientifiques mais aussi tout l'apport d'une pratique méditative laïque ou bouddhiste. Mais le livre n'est qu'une introduction à la pratique méditative (avec énormément d'exercices écrits et le soutien du CD audio).
Vous y apprendrez les 7 différentes faims avec des exercices pour les reconnaitre et d'autres pour les satisfaire autrement que dans l'alimentation. La faim des yeux sensible à une belle image de repas, d'aliments ou même de recettes sur papier glacé. La faim du nez avec l'odeur du bon pain chaud même avant de passer devant la boulangerie et apprendre à "se nourrir d'une effluve". La faim de la bouche, de cet organe uniquement plein de désirs de sensations fortes ou nouvelles et la sensation à la différence de textures pendant la mastication, la permanence du goût après avoir avalé l'aliment. La faim de l'estomac qui n'est toujours pas synonyme de faim réelle. La faim des cellules, elle étant la vraie faim avec ses variations saisonnières. La faim de l'esprit totalement contradictoire, habituée aux débats sur les aliments, poussant à la consommation, restreignante, source de restriction cognitive: à court-circuiter. La faim du cœur et les aliments réconforts, source de réminiscence du passé, réconforts d'une tristesse, d'une solitude, d'une émotion.
Puis se défaire des conditionnements alimentaires et là, solution miracle, pas rapide pour un sou mais pérenne: être conscient.
" "Être conscient et ne rien faire d'autre" signifie qu'il ne faut ni parler ni faire quoi que ce soit avec le corps. Le fait de bouger soit la bouche, soit le corps, c'est ce que les bouddhistes appellent karma. Lorsque nous stoppons un comportement automatique, lorsque nous créons un espace entre une pensée et l'action ou le discours qui suit habituellement cette pensée, c'est comme si nous avions mis un pied dans la porte qui fermait la prison de nos milliers de schémas de comportements conditionnés. Un jour, après des années de pratique, cette porte restera grande ouverte. Alors, lorsqu’une ancienne habitude acquise fera surface, nous conserverons notre liberté d'action. Nous pourrons même sourire devant l'absurdité de nos nombreux schémas mentaux."
Avec une approche de tous ses aliments dits de réconforts et une étude cognitive de leur attrait irrépressible.
Une présentation de 6 lignes de conduite: ralentir pour entendre les ordres du cerveau et y être attentif mais aussi pour augmenter la satisfaction, prendre la quantité juste avec une vraie prise de conscience de la sienne et non d'une définie de l'extérieur, l'équation énergétique, la substitution consciente (à ne pas confondre avec restriction cognitive), tenir loin (des yeux, du cœur et de l'esprit avec le jeûne et l'alimentation en pleine conscience), reconnaitre la bienveillance et le critique intérieur.
Les derniers chapitres, plus bouddhistes, sont l'encouragement à la gratitude et les leçons de vie.

mercredi 28 novembre 2012

La géographie festive... la fête des lumières hindoue, Diwali

Avec la luminosité des jours qui devient plus courte et l'attente du loupiot pour les fêtes de fin d'année, nous avons décidé d'en profiter... en fêtant encore et encore.
De nombreuses fêtes de fin d'année se profilent. Parmi elles, Diwali (aussi orthographiée Divali, Divapali ou Deepawali), la fête des lumières en Inde, a eu lieu début novembre pendant 5 jours.

*source d'un chemin de diva ramenant, dans la mythologie, Rama et Sita vers Ayodhyâ

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Nous avons repris la mappemonde,

colorié l'Inde dans le continent asiatique et contouré l'Inde seule.

Le triangle, avec des petits bouts en plus, apparait pointant l'Océan indien. Nous avons aussi noté d'une autre couleur le Sri Lanka. Ce n'est pas le même pays mais pour la fête de Diwali il a une importance (voir plus loin).

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Nous avons aussi lu quelques livres pour nous resituer:
D'une part la double page concernant l'Inde de "Mon premier Larousse du Monde". Cela a permis en très peu de texte de proposer des focus rapides: le climat très chaud et la mousson, les vaches sacrées, la jungle, la mythologie... et le thé de Darjeeling... manque de peau ce n'est pas celui que je bois ;)) pas moyen de le goûter.
D'autre part, "Radhika, la petite hindoue" de Chrystel PROUPUECH et illustré par Sabrinah, pour l'ambiance comme si nous y étions, en suivant là une enfant. Je vous en parlais ici.
Ces derniers temps nous avions lu "Histoires comme ça" de Rudyard KIPLING. Je vous en parlais . Un hasard bienvenu car en plus de nos moments de lecture adorés, cela nous a permis de resituer les animaux vivant en Inde.

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Diwali est la fête des lumières hindoue et dure 5 jours. Nous n'avons pas pris en compte toute la signification de la fête: chaque jour, un puja (ou culte) d'une divinité est proposé.
Nous avons juste considéré la légende principale, celle du Roi Rama revenant avec sa femme Sita chez lui. Cette épopée est traduite dans le Ramayana. Parce que le lutin est encore un petit garçon, nous avons plongé dans une version simplifiée mais non moins fabuleuse, celle de Sanjay PATEL, "Ramayana, La divine ruse" dont je vous parle là. Nous avons ainsi découvert quelques principaux dieux et démons et quelques guerriers célèbres.

Pour faire simpliste: Ravana, un démon destructeur à 10 têtes et 20 bras, prend le pouvoir et tyrannise les dieux, il ne peut pas être tué par un dieu ou un démon. Vishnu, Dieu protecteur, va ruser pour tenter de le tuer. Il prend forme humaine sous l'avatar de Rama, un prince à la peau bleue. Son devoir est de protéger son peuple et les dieux. Il rencontrera ainsi une princesse, Sita, elle-même avatar de Lakshmi, Déesse de la richesse inhérente. La beauté de la princesse poussera le démon Ravana à la kidnapper. Rama tentera de la récupérer, aidé principalement par un de ses frères et Hanumam le singe blanc.
Ainsi ils se dirigeront vers Lanka, le pays de Ravana, fabriqueront un pont pour traverser l'océan (entre l'Inde et le Sri Lanka), tueront Ravana et reviendront victorieux à Ayodhya pour prendre le trône qui les attend.

Diwali fête la victoire de la lumière sur l'obscurité, le retour du roi et de la reine vers leur palais... tout le long du chemin, des lampes sont allumées, ce sont les diva (ou diya, dip).

*source Ravana

Les hindous fêtent Vishnu (avatar Rama) et Lakshmi (avatar Sita).
C'est aussi l'occasion de nettoyer les maisons, de décorer les murs et les sols de dessins à la craie où les rangoli colorés foisonnent.
Les festivités s'accompagnent de feux d'artifice et aussi de douceurs.


*source Vishnu et son avatar Rama, Sanjay PATEL "Ramayana, la divine ruse"

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Puis nous avons fait quelques manipulations:


- un peu de gommettes en maquillant un éléphant pour la fête de Ganesh (pourtant pas celle qui nous occupe actuellement). La double page de ce "Tour du monde de Mouk à vélo et en gommettes" de Marc BOUTAVANT offre de toute façon de multiples détails fabuleux (la vache sacrée, le lassi, la mangue mais aussi ces petits singes stylisés).
Hanuman, le singe blanc, héros du Ramyana avec Rama, a le visage de ces petits singes à face noire, sacrés en Inde, les entelles ou langur. Sur le peuple des singes je vous propose aussi ce voyage in situ en photos là, avec une mise en situation Kipling et le royaume des singes Bandar log

*source entelle d'Hanuman

- des rangoli (terme hindi) à 6 points (déjà assez compliqués pour le lutin qui en aurait pourtant fait toute l'après-midi), nous avons pris modèle sur les kolam (terme tamoul) du livre de Chrystel PROUPUECH dont je vous parlais plus haut.



- nous avons allumé une bougie et  fait une méditation comme une partie de l'éducation princière de Rama... et en pensée aux hindous. Pas encore une dhyâna (méditation hindoue), juste une attention de grenouille issu du CD accompagnant le livre "Calme et attentif comme une grenouille" d'Eline SNEL dot je vous parlerais sous peu. Vous pouvez lire ici sur le concept d'attention si important.

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Pour aller plus loin:
- avec des plus grands, la lecture de Ashok Kumar Banker, "Le Prince de Ayodhia"
- vous verrez des photos du Sri Lanka et le mystère des pierres qui flottent si elles ont le nom de Rama inscrite dessus (détail du Ramayana)...
- lors d'autres festivités, une marionnette géante du démon Ravana est construite puis brulée, voir ici la fête de Dussehra liée avec celle de Diwali


- des méthodes de yoga et de dhyana pour enfants, ici en globalité et là plus précisément