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mercredi 18 mars 2015

Thés de reprise

Il a fallu trouver d'autres manières de profiter du thé.
D'une part, boire certains thés primeurs que je n'avais pas mis au réfrigérateur. D'autre part, choisir d'autres méthodes, théière plus grande ou à l'inverse "dinette". Un fauve viendra de toute manière sentir les feuilles dans les paquets ou boites puis toucher la finesse de mes porcelaines ou terres - Tiens, est-ce que cela bouge avec un coup de patte? - Ne laisser à la vue que des éléments imposants (oh mon couvercle de Black noiraude!) ou ranger automatiquement dès que je ne suis pas à proximité. Pour moi qui profitais de mon thé à sa température idéale comme refroidissant allègrement, je ne peux plus.



En sortant le plus petit zhong, j'ai profité des derniers grammages du Ryokucha midori, thé des samouraïs. Samouraï et pas sumo...


Un très bon sencha aux feuilles sentant bien la verdure et au breuvage frais et très doux.

Puis, pour ne pas me laisser abattre, j'ai acquis une petite précieuse. Une dinette de grande fille!  Une petite théière en terre à l'effigie de Bodhydharma.


Et, comme d'habitude, la féline arrive... (derrière: mon espace bureau)

Une micro qui emplit la main, une petite destinée aux pu'er maintenant qu'ils sont plus nombreux. Pour vous la présenter, je finis ici un Pu'er compressé dans ses feuilles de bambou. Une demi-galette. Une bonne odeur d'étable dans la petiote remplie des feuilles infusées. Liqueur bien boisée.


dimanche 27 avril 2014

Londres 2/3 (consommation et dégustation)

Dans Londres, nous avons aussi "visité" d'autres lieux plus consuméristes... mais il fallait bien pour une fois.


Des magasins pour les enfants adeptes de la consommation... bah oui, il a fallu, vous voyez de quoi je parle. Mais si, mais si, ils sont tous en train de prendre des photos de ses bonbons figurines... jaune et rouge

Des restaurants pas gastronomiques mais attractif



Et dans la gamelle, des plats britaniques dans les pubs interdits aux enfants sauf aux heures de repas:
un fish and chips au "Black bird" et moi qui n'ai pas demandé expressément une "petite" bière (maman si tu passes là, j'ai été aidée!!).


un breaksfeast au "Glassblower" avec cette fois-ci une petite


et d'autres mets magnifiques, goûtés dans Chinatown,



en passant devant les durian.... oh cela fait si longtemps que j'aurais aimé suivre leur odeur "fétide" encore quelques heures...

des bubble tea au Chatime


- notre préféré: le Oolong mousse with pearl (des perles de tapioca noires, un oolong taiwanais froid du style Top fancy ou Beauty et une mousse de lait de soya très très légèrement sucré), sans sucre et sans glace
Miam, miam, miam... à refaire et à retrouver ailleurs pour avoir le temps d'en choisir plein d'autres, des boissons (lait de soja au matcha, thé noire, lait au taro, mangue, pêche, lychee, thé vert aux riz bruns) et des options (perles de tapioca, pudding, azuki, jelly de coco, de café, aloé véra).

et les meilleurs raviolis chinois de Londres au Dumpling's Legend:
- un Tieguanyin et un Pu'er en théière (et encore mieux en vrac)


avec de magnifiques raviolis faits main devant nous, des dimsum, des xia long bao...


et du canard laqué sur l'os... le chenapan n'a pas hésité "canard, canard" comme leitmotiv depuis deux jours.


et quelle bonne surprise... du durian en dessert (durian puff pastry). Je n'avais jamais goûté le durian autre que frais et même juste découpé, c'était il y a... plus de 9 ans!! Miam!


Nous sommes revenus avec quelques petites choses...


samedi 12 janvier 2013

Petit vrac de petits riens d'hiver

... j'aime le soleil qui rase et vient juste qu'aux murs opposés de l'appartement...
souvent c'est aussi ces mois-ci que je sors les bougeoirs, chandeliers... j'aime les effets d'ombres, de lumières, cette toute petite flamme qui n'éclaire pas mais ressemble à un feu follet dans notre tout petit chez nous en désordre...

... c'est souvent aussi à cette saison que je ressors les épices, partout... à défaut des odeurs fleuries de jacinthes qui me manquent (pas de jardinière, sauf une petite place pour les pattes d'oiseaux des mésanges, merles et geais... et un compagnon allergique, même à la résine du normann de Noël)... je ne peux que ressortir mes odeurs fumées (je vous parlais là de mes odeurs favorites), de poudre de cade dans ma lampe merlin, de papier d’Arménie (résine de Benjoin), de cordelettes d'encens népalais (poudre de Genèvrier et de plantes aromatiques, enveloppée dans du papier de riz)... le plaisir est autant dans l'odeur que dans les volutes de fumée...

... j'aime mes mains brulées par les châtaignes décortiquées (surtout quand on découvre une châtaigne en forme de cœur, j'aime l'huile essentielle qui jaillit de la peau des clémentines quand on pince la peau... j'aime le chocolat en petit carré avec un pu'er compressé (déballé la natte pour ressortir le petit cachet comprimé)
... j'en profite pour déconstruire pour qu'il reconstruise

jeudi 4 août 2011

Thés guérandais et les turbulences enfantines

J'y étais allée la dernière fois sans même m'arrêter aux salons de thé. Francine, celle à qui je pense à chaque fois que je vais dans un lieux de thé, celle qui m'a convié à ces rendez-vous dans les "maisons", entre dégustations et partages, avait pourtant parlé d'un salon là, le "Salon Céladon", celui qui me faisait de l'oeil d'ailleurs, ne serait-ce que par la texture de ses tasses, le céladon. J'aime énormément cette "porcelaine verte", qingci en chinois. J'aime cette teinte, cette douceur du vert comme du velours glacé sur une feuille de sauge.
Ce qui me plait énormément dans cette céramique c'est aussi la nature qui persiste dans toute sa puissance. D'une part, nous admirons le travail de l'artisan, dans la forme et le lissage de la matière, et surtout la glaçure laisse apparaître, à la cuisson et au fur et à mesure des infusions, des fissures. J'aime assez ce côté "patine" qui à force donne une teinte aux fissures blanches. C'est d'ailleurs ce qui me plait le plus dans la céramique, le raku aussi, cette matière qui ne se maîtrise que pour montrer son côté brut ou ces fissures dans les coulures ou la glaçure.
Mon compagnon m'avait offert mes deux tisanières/mug coréennes mais j'avais eu envie lors de cette dernière visite à Guérande d'en acquérir une autre...

Cette fois-ci je me suis aussi retenue, pas complètement tout de même: nous nous sommes enfin arrêtés pour boire au "Salon céladon". J'ai aimé ce Pu'er impérial servi en céladon, ces sabliers colorés permettant là d'attendre l'infusion optimale de 5 minutes.

Il était aussi agréable de partager avec les deux hommes sensibles aux thés mais buveurs de chocolats chauds.
Un thé ample, prononcé, aux odeurs de cuir, d'étable, de terre. Le lutin a cru y reconnaitre le grillé de "ton thé grillé du restaurant japonais, maman!" Oui, il y avait bien comme une cuisson végétale, de bois ou de terre chaude après l'orage. J'ai aimé, même s'il n'avait pas humé ou goûté juste, qu'il y ressente une similitude. C'est déjà une sensibilisation.

Et puis, comme je prends des photos, voilà le loupiot empruntant l'appareil et me shootant en pleine dégustation (j'aime sa photo de début de billet).

Et puis il y a les débordements des enfants.
C'est amusant mais une citation dans le second salon de thé rencontré le marquait: avoir des enfants ne fait pas de nous des parents. Et pourtant c'est à la naissance des enfants que nous devenons parents. Mais cette parentalité est une aventure de tous les instants.

La dégustation de thé avec un enfant, avec le notre, est pour moi très difficile.
Il n'a rien du petit garçon modèle que j'ai été en version fille, et je lui en suis gré. Je n'ai effectivement pas envie de cette "sagesse" affichée qui n'est qu'un masque d'esprit emprisonné dans des conventions. J'étais muette, docile, droite et polie, parce qu'il le fallait, il sied bien à une petite fille que j'étais. J'ai l'impression d'avoir été une "enfant grave", trop sérieuse. Et quand l'entourage le dit du lutin, j'ai comme une boule au cœur! Il n'est donc pas immobile, il parle sans arrêt et est peu concentré. C'est l'âge et c'est aussi une liberté d'être que nous souhaitions pour lui... avec des limites sonores en public, et aussi avec mes propres limites et tolérances.
Alors oui, il est impétueux et j'ai du mal à conserver mon calme, comme s'il fallait le canaliser, le maintenir. J'aime qu'il parle, chante, même s'il s'agite... mais à mi-voix, presque à demi-gestes. Les alternatives pour qu'il reste "tranquile" sont là, toujours,

ici une chasse aux lézards sur les remparts de la vieille ville... ou la chasse aux trésors pour trouver, une fleur, un chat, une cabane.

La dégustation du thé est encore un pire moment avec les turbulences enfantines. Celles du notre! Je suis sur la défensive éducationnelle. En rapport à mes propres tolérances, en rapport au regard des autres pour qui les enfants dérangent ou qui les souhaitent "transparents". Mais aussi en défi permanent pour être respectueuse à son encontre tout en conservant les limites du confort des autres à proximité.
Et encore plus parce que le thé se boit doucement, lentement, de manière concentrée. Et que là je ne le suis pas.

Alors la seconde visite à un salon de thé fut plus mouvementée. J'ai cependant pu déguster un Huo Shan, thé jaune chinois de la région de Anhui, au salon "Goût'thé", sous le feuillage du tilleul.

Entre deux regards inquiets, son parfum et son arôme, doux, sucré et végétal, désaltérant et presque acidulé m'ont ravie. Juste avant que je ne laisse mes papilles à une saveur de rhum et de sucre plus affirmée et agressive (en rapport au délicat du thé) avec une part de gâteau nantais (excellente pâtisserie).

samedi 20 novembre 2010

Un samedi toute seule, pour l'intellect, la vue et les papilles

Non mais je ne vais pas me laisser abattre.
Ce n'est pas parce que les hommes sont partis sans moi chez les beaux-parents et que je reste seule avec mon angine blanche qu'il me faut perdre toute contenance. Une petite gorge qui ne me fait quasiment pas mal, sauf le matin au réveil et dès que le soleil se couche... mais pas de cause à effet bien-sûr.
J'adore que le soleil se couche, aussi, et puis les lumières ou illuminations vont arriver ainsi que les fenêtres sur les intérieurs des gens... j'aime assez regarder la couleur des murs, le choix des luminaires, les tableaux exposés... j'aime d'ailleurs beaucoup les fenêtres du nord de l'Europe, "ouvertes" aux regards avec décoration pour nous, passants, comme un détail ici au Luxembourg.

Alors je débarrasse un peu la table... sans jamais y arriver complètement, toujours une pile de livres (à lire, à billetter, à consulter), un autre spécimen plus consultable parce que j'y reviens... d'ailleurs je suis en retard sur ce tome de "La pédagogie scientifique, La maison des enfants" de Maria MONTESSORI. Il est spécifique aux 3/6 ans et le loupiot a 4 ans... allez je m'y recolle surtout qu'une petite scie dinosaure (oui, oui, c'est son nom) a élue domicile à la maison (oh moins je cogiterais moins sur la scie à chantourner). La "petite dinosaure" sera merveilleuse j'en suis sûr pour fabriquer l'alphabet mobile Montessori maison, entre autre...
Un thé froid, infusé à chaud, qui perdure depuis le matin, parce qu'il suffit que je parte tôt pour ne pas finir ma tasse bien chaude. Mais j'aime aussi ce thé froid, tellement différent de l'infusion chaude. J'aime aussi ces bords de tasse qui se tachent de tanin comme une mesure de ma consommation journalière. Oui, si la porcelaine est craquelée, la couleur thé reste mais ce n'est pas bien grave. J'aime prendre une gorgée de thé froid et alterner avec de belles tasses ou zhongs de thé chaud, plus dégustés d'ailleurs! Allez je finis mon pu'er de 4 ans!
Un bouquet de tournesols que j'adore comme bon nombre de bouquets d'ailleurs. Des fleurs sensibles au soleil mais qui ne tournent pas la tête face à lui comme le veut la croyance... des fleurs rappelant leurs compères agricoles dont le cœur était égrainé par les mains des enfants cet été.
Et une dégustation de chocolats noirs à 75% de différentes origines des Tropiques de chez François Pralus... allez Sao Tomé et Tanzanie... pas de papilles trop expérimentées: juste croquer le chocolat, le mâcher, le délier sur la totalité de la langue, le laisser fondre... et je préfère le Sao Tomé. Allez savoir pourquoi!

samedi 2 janvier 2010

Thé, lait et terre: tibétain et Pu'er

Nous avons pris trois jours de vacances, le petit d’homme et moi. Nous sommes partis chez une de mes amies, la plus ancienne, cela fait 15 ans que nous le sommes. Une de ces amies que je ne vois que peu (voir une fois tous les 5 ans) mais avec qui je garde une relation privilégiée, comme si nous étions encore au téléphone la veille.

Nous étions près de leur ferme, à elle et son amoureux, près d’Ancenis. Alors en revenant, j’ai bu, juste pour le plaisir de me rappeler le séjour, un thé aux allures tibétaines


J’ai pris du lait cru et entier de leurs belles vaches, du beurre demi-sel et un thé noir comme il faut (ici un Pu’er compressé de 2006 Shu cha de « Terre de chine »).

J’ai sorti un bol de bois pour que le gras du beurre et du lait se colle à la matière. Pour que l’huile devienne elle aussi une part de l’acte de dégustation. J’ai bu en laissant déborder le liquide sur mes lèvres. Et j’aime.


Autant avec le temps, ma propension a aimé le lait s’est réduite à presque néant, autant ce lait là est savouré. Est-ce les papilles plus en éveil, cette impression aussi d’une offrande de la part de mon amie ? Ce lait d’hiver entier est délicieux. Est-ce aussi parce que maintenant je sais y lire le geste derrière le liquide blanc et opaque. Geste de la machine pour les traites de 7h et 18h, mais aussi les miens, doucement amenés près d’une vache au très bon tempérament et aux pies faciles. Est-ce aussi cette impression de découvrir de manière fugace ces foins secs, séchés par leurs soins, dans les arômes du lait ? J’ai ressorti pour l’occasion mon contenant à crème venant de suisse dont je n’ai jamais su quoi faire et pourtant si beau avec sa marmotte et son edelweiss… et les vache, veau et bœuf du lutin.


Oui, le thé ainsi n’a plus le même goût. Oui j’ai pris un très bon Pu’er pour ce côté étable, terreux. Il a sûrement été un peu malmené par le crémeux, le beurré. Mais quel plaisir au palais ! Un plaisir d’hiver, un plaisir avec le vent sur le visage, les mains froides toutes rapprochées, se réchauffant doucement au bois du bol, une chaleur plus souple, moins agressive, une chaleur plus progressive. Oui le thé n’est que derrière, presque en retour de goût mais quel plaisir d’avoir un très bon lait et un très bon thé.

Bien sûr, depuis notre retour, c’est mon petit-déjeuner ! Un thé « tibétain » et quelque fois c’est un thé noir cingalais qui accompagne le lait et le beurre…:
soit pour deux bols en bois : 1/4 litre d'eau, 1/8 litre de lait entier, 10 grammes de beurre demi-sel, 7 à 8 grammes de thé noir en brique. Faites infuser le thé dans l'eau jusqu'à frémissement, rajoutez le lait et laissez frémir 3 ou 4 minutes. En sortant du feu, incorporez le beurre et fouettez le mélange. Passez le et servez chaud!
C’est impressionnant que ce séjour sans thé m’appelle de dégustations de thé. La terre, riche et grasse, et l’air plein, presque palpable, avaient une odeur de Pu’er. L’étable au loin, quelques bouses sèches au sol (paradoxal avec l'humidité ambiante), de la pluie et de la bruine. Ce n’était pas une odeur animale mais bien de terre.
Mon Pu’er impérial 4 ans d’âge de « La route du thé » fut de sortie. L’odeur du thé est différente, en fait : plus de sellerie et d’écurie. Mais le goût me ramène à la terre, bien riche.

lundi 3 août 2009

En passant...

La santé reprend ses priorités dans la famille. Les lectures se succèdent sans arriver à en laisser une traçe ici. Les relectures continuent. Les expériences culinaires perdurent... les recettes sont maintenant ailleurs...
seitan pouléifié façon nuggets,
chocolat chaud, sans chocolat, ni sucre, ni lait mais avec caroube, yannoh et lait d'avoine...

Le petit lutin reprend aussi sa place, proche, toute proche.
Je bois Pu'er sur Pu'er, froids...


et puis je redessine...

mardi 16 décembre 2008

Pu'er d'ici et d'ailleurs

Une nuit qui me laisse courbaturée, des mollets tendus par les marches forcées et rapides, une tête peu reposée. Il me fallait un thé pour réchauffer le corps et l’esprit. J’ai opté pour le Pu’er offert par Katell lors du dernier SWAP Thé et je n’ai pas été déçue.



Ce fut une dégustation ici et ailleurs
N’ayant pas encore de théière, j’ai infusé mon pu’er au zhong. Oui, oui, je vous entends déjà : sacrilège ! Mais je fais avec ce que j’ai. Je n’ai pas non plus réchauffé et patiné du jour mon zhong et mes tasses à sentir et à boire comme le fait Laurent de Vivre le thé dans sa vidéo (reprise ici mais là dans son contexte). Cette démonstration m’a laissé ce matin étourdie et attentive. Et ce fut aussi une des raisons de mon choix vers le Pu’er.



Mon petit zhong a infusé les feuilles vert/marron de ce pu’er brisé pour offrir une liqueur acajou et limpide, les feuilles devenant complètement noires. La liqueur est très prononcée en odeur, de cuir et d’étable… la tasse à sentir révélant elle, derrière, des notes de tabac et de terre fraiche. En bouche, la liqueur est salée, ample, sans amertume ni astringence avec un goût de nèfle ou de champignon.
J’imaginais Katell partie dans les bois de sa Bretagne, le nez au vent glacial caché par l’écharpe épaisse, les bottes aux pieds foulant l’humus… une impression de sous-bois.
Mais aussi, j’avais en tête la lecture de « Kelvin l’enfant fou » de Béatrice CORTI-DALPHIN … cette petite nouvelle, attrapée dans ma poche par un coup de vent suisse et un avis averti de Kris toujours aussi à propos (cf les commentaires). Une rencontre comme hors du temps, une compréhension d’un regard, une pertinence de la présence et… du thé… Je n’ai pas pu profiter d’un Oolong peu torréfié comme dans l’histoire, le vécu de cette étrangère à Singapour, mais le caractère humble d’une théière Bodum de voyage et la communion des gestes et des éveils d’un Kelvin à l’autre m’ont apaisée et rendue sereine dans les non-hasards de la vie.
Ce Pu’er avait le goût et l’odeur de ces rencontres virtuelles : Katell, Kris dans son pays enneigé, entre deux lignes de littérature sur le thé, des effluves réelles et précieuse et entouré de sachets de thé décoratifs, Kelvin presque vivant grâce aux mains du Laurent de la viédo)… ils étaient là.