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mardi 24 mars 2015

Georges le petit curieux, exemple de méditation?



"Dans toute la littérature, aucun personnage n'a un plus grand cœur que Georges le petit curieux, le personnage principal d'une série d'histoires écrites par Hans Augusto Rey. Georges est un chimpanzé ramené d'Afrique par l'Homme au chapeau jaune. Plein de bonnes intentions mais mettant constamment à l'épreuve les limites de son maître, Georges séduit parents et enfants depuis plus de soixante ans, et c'est un bon modèle pour aider les enfants à comprendre la façon ouverte et curieuse dont nous contrôlons le vécu quand nous pratiquons la pleine conscience, ainsi que l’importance de ne pas toujours réagir à ce que nous observons, du moins pas immédiatement.
La curiosité fait de Georges un éternel enthousiaste, réceptif à toutes les expériences. Il ne réfléchit pas avant d'explorer, il ne juge ni les autres ni lui-même, et chaque expérience est une nouveauté. Il prend la vie pour argent comptant et accueille toutes les perceptions brutes. [...] Georges a beau essayer d'éviter les ennuis, sa curiosité l'entraine invariablement dans des situations embarrassantes. Il maîtrise la faculté de vivre tout ce qui arrive avec curiosité et bon cœur, mais il n'a pas encore appris à contrôler des réactions."
(extrait de "Un cœur tranquille et sage" de Susan KAISER GREENLAND, les Arènes)

- Respire petit Georges!

***


Bon il serait temps de s'y mettre... mais je tente de vous faire un petit récapitulatif des livres sur la méditation pour les enfants très bientôt. Qu'elle dit la bouche pleine en finissant son sfouf et un de ses Tai Ping Hou Kui dans sa théière Black noiraude "presque" complète.
Merci *ù$%^"{&****}ù$ le chat!!!

vendredi 19 décembre 2014

Tai Ping Hou Kui et fêtes de fin d'année

Le mois de décembre n'est pas forcément le plus doux à vivre par chez nous. Pour moi, juste pour moi. Cette année, tout fut différent, le temps file. Des rendez-vous de santé pour les uns, les autres, de petits bobos pas bien gros mais à prendre en main... des yeux de caméléons à amadouer, un dos à alléger, une brioche à chocolater... en fait, pas grand chose.

Pas de préparations festives si ce n'est se préparer à l'accueillir elle, la douce, la sublime fumée, la tigresse, pleine de folie de sa jeune existence de félin.
Nous avons reçus quelques uns de nos chers pour des repas doucement tournés vers Saint-Nicolas, pour profiter d'eux surtout, d'eux qui vont nous manquer en partant de l'autre côté de la mer. D'elle qui va tellement me manquer parce que bon, oui c'est elle. Mais ce n'est qu'un temps, une magnifique parenthèse pour eux.


Des décorations de Noël posées en vrac parce que le sapin n'est encore qu'un "arbre à chat", une petite majesté des forêts (enfin ne soyons pas trop dupe) qui embaume, trésaille et frémit sous les premiers assauts de la panthère. Beaucoup de lectures mais aussi d'épuisement (d'où des livres qui tombent des mains, des genoux et une écharpe douce et chaude qui apparait comme par miracle, voir en bas). Des lectures jeunesse avec la fin de deux séries dont celle-ci qui m'emporte en forêt et dans l'enchantement animal. Une merveille que j'aurais adoré enfant, moi lectrice passionnée des univers où l'enfant était aux prises avec l'animalité.


Un Tai Ping Hou Kui majestique s'est tout de même profilé pendant ce début de mois. Le seul thé pris en photo. Comme j'aurais aimé suivre ce calendrier de l'Avent impressionniste venu du Canada: une sensation, un ajout, une pensée, une recette, une méthode, à chaque jour une pause donnée au temps, une pause pour soi.
Parce que ma lapsang préférée (petite féline) est encore toute jeune, une tasse ne l'intrigue plus mais les autres ustensiles de thé si. Pour le moment j'évite.

Le thé se prend dehors, à la volée. Il y a eu cet autre thé, un bubble pour me remettre d'une émotion, de bb.Tea juste à côté de la rue Montorgueil, oolong Alishan glacé aux perles de tapioca.


En tous cas, le thé se fait plus discret et pour l'instant, la lapsang ne prend pas le chemin de cette autre panthère amatrice de thé. Elle aussi ne sera pas loin de la table, presque plus proche... un peu trop certaines fois.... comme sur la souris et le clavier...


jeudi 17 novembre 2011

Un Tai Ping Hou Kui d'après rangement

J'ai réouvert toutes mes boites pour vérifier tous les thés en ma possession. Je les ai noté, sur ce média d'ici peu, puis remis en place. Un particulièrement m'a retenue... le Tai Ping Hou Kui, thé vert chinois, parce que je l'avais désiré et pas seulement pris après conseil des marchands.
Je ne l'avais pas encore dégusté à sa juste valeur alors j'ai repris certaines lignes directrices.

J'ai ressorti mon petit zhong en porcelaine à faible contenance. En porcelaine et en zhong pour pouvoir humer le couvercle. Notre hôtesse de Zen-Zoo nous avait expliqué que les odeurs étaient plus volatiles dans le puits de senteur (le nez) que sur le couvercle du zhong lors des infusions à faible température. Là, il me fallait 70°C.

Les feuilles entières pressées, plates et striées, sont superbes. très grandes, d'un beau vert pâle avec quelques fois des nuances de vert plus intense ou de très légers points plus bruns. Ici elles étaient feuille à feuille, pas de bourgeon et pas de feuilles ensemble. L’odeur des feuilles sèches est très sucrée, presque de fruits cuits, tout en étant végétale et florale.
J'ai bien tapissé le fond de mon zhong. Enfin plutôt comme un amas de mikado. Et j'ai fait la première infusion à un peu plus de 70°C pendant 2 minutes.

Oui bon, je dois dire que j'ai fait deux dégustations: la première mon eau était peut-être un peu moins chaude et j'avais laissé juste 1 minute environ. Ceci dû à de faux à-priori. Autant je suis les conseils en température, autant le temps d'infusion est chez moi beaucoup plus court que celui indiqué sur les emballages. Après je fais à l'intuition entre temps et grammage. De l'amateurisme donc! La première dégustation donc a donné une première infusion très pâle, savoureuse mais bien moins intéressante que la seconde dont je vous reparle maintenant.

Après mes deux minutes, le couvercle de mon zhong ayant bien dansé dans la liqueur et déplacé les feuilles, le liquide est parti dans ma première tasse puis dans la seconde, celle à déguster, de très faible contenance, au fond blanc, la binôme du nez. L’odeur du couvercle est végétal mais aussi de sous bois puis plus chaud.

La liqueur (à la seconde dégustation) était d'un jaune pâle tirant vers le doré. L'infusion est ample et me rappelle un peu le champignon... mais juste un peu.
Le Tai Ping Hou Kui a tout donné jusqu'à la troisième infusion.

Quelle difficulté que de mettre des mots sur ses sensations, je suis bien empêtrée dans ce manque de repères. Mes mots ne sont donc que subjectifs, conséquents de mon amateurisme et mes impressions encore toutes neuves.
Et puis je suis aussi très limitée par mes photos. Mon appareil photo numérique compact ne me permet pas ces prises de vues macro que je souhaiterais. La couleur des infusion aussi n'est jamais celle que j'admire. D'ici peu je passe au grand format d'appareil numérique... celui de mon homme... et puis je prendrais aussi quelques pistes sur le blog de Philippe (photos magnifiques sur le thé) et de Makanai (macro culinaires incroyables et aussi piste de travail photographique là).

samedi 16 janvier 2010

Réparation magnifiente dans le symbole et Tai Ping Hou Kui comme témoin

Certains jours me demandent plus de patience et de tendresse que d’autres.
Le petit lutin est toujours extrêmement attentif quand je sors mes « ustensiles » de thé. Je lui ai assez dit : les livres sont pour être lus et non peints ou réécrits ou encore découpés ou même… les petites marques de couleurs doivent rester à leur place. La bouilloire contient de l’eau très chaude, le paquet (ou la boite de thé) se renverse et le zhong est très fragile. Ses mains se font curieuses mais attentives, les paumes contre la bouilloire pour ressentir la chaleur de l’eau ou entourant le zhong pour se réchauffer. Les boites ouvertes bien droites, reniflées à même l’ouverture et reposées. Les livres ouverts à la marque page, remis sur la table, presque rangés.

Souvent il vient m’apporter le couvercle du zhong pour le sentir, encore tiède des infusions du moment. Oui, il est à bonne école pour les effluves du thé et de la liqueur et il en redemande. Cette fois, ce fut plus simple : la table basse était prise en partie par mon zhong vide et le petit d’homme voulait tout l’espace pour mettre ses dinosaures, les 9 en ligne. Il est donc venu me rapporter mon zhong à la cuisine, soucoupe encore sur la table, tasse et couvercle dans sa main… mais seule la tasse était bien tenue, le couvercle lui est tombé pendant le rééquilibrage jusqu’à la dépose sur le plan de travail, si haut, si haut.

Horreur, mon zhong en terre cuite avec son dragon et son phœnix, bien abimé. Il m’a fallu beaucoup de tendresse, après une crise de larmes, pour prendre le loupiot dans mes bras et pour lui dire que j’allais bien et que j’allais le… réparer. Lui proposer une sorte de kintsukuroi ou kintsugi.

« Qui oserais recevoir ses amis avec des assiettes disparates, ébréchées ou fêlées par le temps ? Pour les Japonais, c’est pourtant là signe de richesse et de raffinement. Des objets qui portent la trace du temps, qui ont longtemps servi, aux couleurs passées, sont l’émanation de vérités fondamentales : lorsqu’ils sont entre nos mains, ils nous content l’histoire de leur vie, les scènes auxquelles ils ont assisté, les multitudes de mets qu’ils ont connus. Ils ne possèdent ni la symétrie ni l’homogénéité des choses qui nous entourent habituellement ; ils heurtent l’esthétique du commun, ils ne sont pas qualifiés de design. Mais, à leur contact, nous ressentons comme un détachement vis-à-vis du monde high tech, conformiste et impersonnel. La fêlure d’une tasse, d’une porcelaine les distingue de toutes les autres, une veille cuillère en bois aide à percevoir les choses sous un angle nouveau, différent, nous rappelant qu’il n’est pas besoin d’avoir réponse à tout, que la beauté se trouve souvent dans le détail et se manifeste aussi dans l’imperfection. »
(extrait de « L’art de la frugalité et de la volupté » de Dominique LOREAU).


Les deux créatures surnaturelles si symboliques sont maintenant accompagnées, les fêlures, les cassures représentant aussi notre quotidien. Et puis, ce zhong est maintenant unique, fait de beaucoup de fantasmes maternels sur les dégustations à venir (thés verts chinois bien sûr), authentifié par les mains encore maladroites d’un petit d’homme en proie à son apprentissage de cette liqueur.
Recoller les morceaux mais aussi souligner la « casse » par une peinture comme laquée. J’ai en effet adoré cette réparation magnifiente à la feuille d’or faite par les chinois dont parlait Florizelle . A ma manière, maladroite mais volontaire, j’ai choisi du bleu émeraude profond …
Oui sur cette terre cuite d’une superbe couleur ce n’est pas du noir, le reflet est bien bleu… en espérant que le dragon et le phœnix continueront à se retrouver malgré cela pour donner vie à la lune.

Le Tai Ping Hou Kui n’a pas été gêné. Il était aussi savoureux que le jour où ses feuilles infusées sont restées collées au zhong cassé. Une odeur de thé très fruitée et iodée, celle des feuilles vertes aplaties, si belles, si grandes, très végétale et comme un soupçon de foin séché. Le goût ample, délicieux, comme de fleurs blanches.