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samedi 2 août 2014

Piscivore

Les vacances à la mer entrainent un régime alimentaire un peu plus... piscivore! Alors quand les sardines, les saint-pierre, les soles ou les daurades viennent entières sur le plan de travail, le chenapan n'est pas loin.


Il "vérifie" la fraicheur... non mais c'est tout comme! Ouïes, branchies, bouches, yeux, nageoires et épines dorsales. Tout est inspecté pendant que je joue à la cuisinière quand ce n'est pas à la poissonnière.


Vider et écailler, préparer des filets de sardines à la manière express, retirer la peau des soles à la manière... hum, hum... lourde.


Chacun son style! Et le papa râle... - Rhoo n'enlève pas toute la chair. Si c'est pour ce résultat là, j'aurais dû demander au poissonnier de le faire! - M'enlever tout le plaisir alors là non!


Allez zhou à la poêle sur son papier cuisson (pas besoin de beurre)... juste pour les plus gros spécimens une petite farce d'algues et de citron, de romarin et de coriandre en grain.

mardi 17 août 2010

Instants de vie pratique

Les vacances ont été une période où le lutin partagea beaucoup de temps avec sa grand-mère, son papy-tonton et son arrière grand-mère. Nous, ses parents, l'avons vu en fait évoluer avec les uns et les autres et le retrouvions à des moments de journée.
Ses activités ont été différentes, ses approches aussi. Il restait cependant quelques traces des manipulations qu'il adore dans la préparation des repas...

L'ecossage de haricots demi-secs, le placement des abricots à passer au four (trou en bas et fesses en haut), en mettant ma main sur la sienne l'épluchage de 2 pommes de terre, les radis séparés de la racine et des fanes et rincés, ses servir du lait directement de la bouteille au bol mais aussi ses premiers seitans, protéines végétales à base de gluten de blé, d'eau et de shoyu (comme quoi la préparation est un vrai jeu d'enfant).
Le tout étant de l'intégrer au maximum aux actes du quotidien.

vendredi 9 juillet 2010

Pour qu'il mette les mains à la pâte...

Les vacances sont un terrain de jeu épatant pour les jeux gustatifs. Autant nous faisons le plus possible les biscuits ensemble, autant je lui laisse de plus en plus le choix de l'assaisonnement.



De plus en plus souvent, je lui laisse faire son plat. Je prépare la base et lui choisit l'assaisonnement après y avoir goûté un chouilla... une salade de carottes et courgettes crues, avec un peu d'huile d'olive...
à sa disposition du citron, du basilic, de la menthe, des raisins secs... il choisit.
Bon c'est vrai que le risque est de devoir récupérer à la pince les raisins secs tombés en trop grand nombre mais là aussi cela peut devenir un beau moment
... il ne me reste plus que trouver une recette pour les utiliser vite!

Et puis, pour ne pas proposer des gâteaux industriels (qu'il n'aime d'ailleurs que lors de la première "descente" du paquet), nous préparons des biscuits, assez souvent différents (parce qu'il n'aime pas la routine), en essayant d'en faire un moment de partage: il mélange, il découpe à l'emporte-pièce, il abaisse la pâte, il sucre, il découpe (avec un soutien d'une main parentale) etc...

Dernièrement ce fut des biscuits presque exclusivement faits de ces petites mains... des palmiers cœurs feuilletés...

jeudi 15 avril 2010

Omus de Nausicaa ou insectes movies

Nous regardons en boucle les dessins animés de Hayao MIYASAKI. En ce moment « Nausicaa de la vallée du vent » est son favori… « Maman, tu mets l’insecte à 3 yeux ! » En fait, l’ohmu (ômu ou oomu) en a 14 (3 et plus) mais oui je vois de quelle histoire il s’agit.

*source

Ce film nous a permis de faire quelques approches, extrêmement sommaires, mais juste de quoi préparer la curiosité. Cet ohmu, sorte de cloporte ou trilobite géant (aussi géant que nous devant un cloporte), est vraiment un des personnages fétiches du lutin.

*source Classification des Trilobites, d'après le Muséum de Paléontologie, Jardin des Plantes, Paris Photo L.V.B.

Sa carapace tout d’abord prise pour sa dépouille, devenant après explication juste une exuvie… Nous avons approché le principe de la mue et de cette métamorphose incomplète… Le lutin s’est débattu (le haut du corps bien-sûr parce que le reste est dans le plâtre) avec du papier pour sortir de sa « peau » trop petite, comme sur cette photo (suivre aussi le lien source)

*source et voir ici une mue en accéléré

Puis nous avons suivi son déplacement fait de mouvement d’une plaque par une plaque avec le déplacement de cette chenille articulée.

Et puis c’est vrai que l’immobilité relative l’a amené à regarder sa loupe/cage pendant deux jours plein… elle était habitée par des dermestidés, ces foutus nuisibles, à l’état larvaire et à l’état adulte. Cela changeait de la boite des faux et des livres de repérages.

Encore heureux que nous ne pouvions pas les voir aussi bien, j’aurais eu du mal. Quand une belle araignée, la tégénaire, s’est montrée un soir, d’une envergure plus importante que ce bocal, nous n’avons pas pu l’y mettre, nous nous sommes défilés jusqu’à ce que l’homme de la maison la chope avec des gants et un grand verre et l’amène dehors… La voilà sur la toile, cela suffit.


Dans la même optique d’observation, nous ferons un élevage de triops, de quoi bien apprécier les différences et les similitudes avec ces ohmus fictifs, les trilobites et les cloportes.

Et puis pour aller encore plus loin, je mettrais le omu en cuisine,

un omurice (riz entouré d'une omelette) comme ici (dont est issu la photo) ou mieux encore en suivant cette recette d’omuraisu.
… ou en bento façon légume

*source

De quoi continuer à éveiller sa curiosité comme ce garçon et revoir les principes d’émotions : yeux bleus ômus contents, yeux rouges, en colère…

Pour ma part, j’avais eu l’impression de revivre le « dressage » du ver des sables de « Dune » de Frank HERBERT… même si cette version très athlétique m’avait énormément plue à la lecture, je préfère énormément la vision de MIYASAKI avec un appeau à insecte.

J’ai quand même envie de relire cette épopée en multiples tomes. J’avais adoré cette adaptation au désert, la tenue, les yeux bleus sur bleus (« yeux de l’Ibad ») à cause de l’absorption prolongée de l’Epice et le recyclage de l’urine. En suivant le lien en anglais vous aurez aussi une analyse entre Dune et Nausicaa

mercredi 17 février 2010

Mercredi, c'est raviolis... enfin gyôza et pétrissage

Ce n'est plus une surprise: souvent le petit lutin de 3 ans intervient en cuisine. C'est selon la recette, le temps disponible, sa fatigue (et ses envies), soit une étape, soit la totalité.

©Makoto TACHIBANA et Setsuko HASEGAWA/ Ecole des loisirs

Et "Mercredi, c'est raviolis" de Makoto TACHIBANA et Setsuko HASEGAWA qui nous a soufflé le reste. Autant dire qu’il faut s’y prendre à 10h00 pour compter manger juste préparé et chaud (avec le reste du repas prêt) vers midi.


Une fille et son petit frère décident de préparer des gyôza. Le déroulement se fait comme une histoire mettant en avant les sensations et les interrogations enfantines. Les enfants avec leur foulard de corsaire sur la tête et leur tablier sont seuls en action. La grande sœur explique les étapes jusqu’à la cuisson faite par la maman (inexistante à l’image mais pourtant présente dans la pièce).©Makoto TACHIBANA et Setsuko HASEGAWA/ Ecole des loisirs

Les étapes de la recette se suivent en même temps que les commentaires : la farine est toute douce, c’est tout collant, c’est long, cela fait un drôle de bruit, ça a la consistance du sein maternel etc… un vrai régal de lecture. La recette (et ses ingrédients) est vraiment à la fin.

©Makoto TACHIBANA et Setsuko HASEGAWA/ Ecole des loisirs

Alors nous avons touillé, nous nous en sommes mis plein les doigts en attendant désespérément que la pâte soit assez malaxée et pétrie. Nous l’avons laissée reposer et j’ai préparé la farce.

Le temps d’attente est adorablement comblé par la lecture de l’histoire une nouvelle fois en reprenant ce que nous avons déjà fait… et surtout ce que nous allons faire. Et puis aussi un temps pour organiser encore mieux et se détendre...
Le second pétrissage a été le charme de la matinée… farinons, la paume de la main droite sur la moitié de boule de pâte, la main gauche étirant l’autre moitié, la repliant sur elle-même. Aplatissons et tournons la pâte un peu. Recommençons. Ces 5 minutes auraient pu être doublées pour son bon plaisir.
*source pétrissage

Il a fallu après faire des grosses boules, des serpents (c’est encore compliqué) et aplatir les boulettes de la paume et du rouleau… autre moment de joie. J’ai garni de farce et collé les bords comme j’ai pu et nous avons immergé sur eau frémissante (surtout pas bouillante) sortis chaque gyôza à la passoire et dévoré avec du shoyu et un bonzaï (tête de brocoli).

A la fin du repas, il reste de la farine (partout), un très bon goût en bouche malgré la monstruosité de ces premiers gyôza maternels et filiaux et une envie… les refaire mercredi prochains.
Et puis quels points communs avec le pain ! Cela donne envie d'en faire une activité répétitive comme ici. Une petite idée de comment cela se passe ici.

Et dire que des petits bouts de chou de moins de 3 ans font des gyôza assez fréquemment dans les nidos japonais (nido: crèche Montessorienne), regardez donc chez Aline, photos à l'appui.

mardi 16 février 2010

Moulinons petit lutin

Le petit lutin demande à être investi de ce qui se passe le soir. Alors, le plus possible, je le mets à contribution...
tous les soirs il met sa table : son set (parmi les 2 deux, il choisit le plus simple, l'autre étant un de ses dessins plastifié aux contours des couverts toujours présents), ses couverts et son assiette.

J'étais sur qu'Aline de Petit à petit... Montessori avait fait un billet... J'aurais d'ailleurs adoré ce set japonais en bambou avec à chaque emplacement un contenant précis et un dessin explicitant le contenu.

*Funfam (lien à suivre pour la fabrication, en japonais)

et souvent il met la main à la pâte dans la cuisine: éplucher les légumes (ou presque), les couper (en fonction de la dureté dudit légume) et surtout mouliner la soupe au presse-purée (parce que le mixeur, cela ne permet pas le mouvement et c'est beaucoup moins amusant)... une part pour lui et le reste pour papa, il adore lui avoir préparé la soupe!

la garnir étant bien-sûr un enfantillage de plaisir... du beurre (toujours, presque partout, c'est un mordu!) et des croutons.

mercredi 3 février 2010

Un petit-déjeuner de noix et glands

Un petit-déjeuner comme un début de partage avec les gnomes et les écureuils. Les gnomes et leur petit-déjeuner très forestier, les écureuils et leurs noisettes et Muk de glands de Nick l'étranger... enfin un petit peu avec le yannoh (mélange torréfié d'orge, de seigle, de chicorée et de glands).Ma grand-mère m'a permise de récupérer leur casse-noix traditionnel, si beau avec sa forme de coque de noix. Le lutin, pas gnome pour un sou, appâté par la nourriture, s'exerce à la motricité de ses poignets et à la force de ses mains.

mercredi 13 janvier 2010

Plats inspirés de dessins animés, avant la méthode

Mercredi, jour des enfants. Le mien réclame de venir en cuisine, souvent. Alors je profite de ses centres d’intérêt pour le « combler » et en même temps lui mettre la main à la pâte. Nous sommes encore loin de la cuisine presque autonome et pourtant certains gestes sont déjà accomplis seul, à 3 ans c'est déjà énorme.

Cela me demande souvent beaucoup de temps, pour faire place nette sur le plan de travail, rendre accessible tous les ustensiles et les produits nécessaires. J’endosse une bonne carapace de patience et prépare les tâches.
Ainsi le lutin a déjà préparé des croissants aux épinards et lardons dont le résultat est là… le mélange, l’abaissement de chaque morceau de pâte feuilletée prédécoupée en triangle, la disposition de la farce, le tour de main pour rouler sur elle-même la pâte…
La préparation des légumes pour les apéritifs… la découpe de courgettes, l’évidage de concombres et leur découpe etc … et surtout la mise en place de la table… un bol par un bol pris à deux mains de la cuisine au salon.
La soupe aux nouilles façon « Ponyo sur la falaise » de Myiazaki… le maniement du couteau de manière accompagnée pour la courgette, l’incorporation des légumes coupés (la carotte est trop dure, je la coupe seule) dans l’eau bouillante (après avoir bien observé les frémissements, les petites bulles et les grosses), le mélange, l’ajout des nouilles, de l’œuf et (ou) du jambon… (rajout: ici la recette des ramen de Ponyo)
*source

ou avec d’autres nouilles, les udon, façon « Kung Fu Panda » de Mark Osborne et John Stevenson
… les brioches à la viande suivront c’est sûr !
*source

Il vient souvent quand je cuisine, mets le sel, l’huile etc… mercredi dernier pourtant nous avons tout fait ensemble : notre première galette des rois maison dont la recette est là. J’avais mis à tremper des amandes entières dans de l’eau bouillante et laissées toute une nuit. Le lendemain, nous mondions les belles, en les mangeant aussi un peu et en séparant les deux parties souvent. Seul, il a mis la colle à l’œuf sur les bords de pâte, a disposé la farce (et la fève), a coloré le dessus de pâte.

Hier soir, du riz cantonnais (ou plus précisément du riz sauté), il vous faut: du riz parfumé cuit de la veille qui a perdu toute son humidité, un légume, une viande, un œuf mélangé avec de l'huile de sésame et de la ciboulette... et un wok... suivez donc le guide pour ne plus être dupe de la fausse appélation des "longs nez" (nous occidentaux): le riz cantonnais est un riz sauté ou frit.

Aujourd’hui ce sont nos premières truffes au chocolat, la ganache refroidit au réfrigérateur… il a juste léché le saladier… et tout à l’heure nous aurons les mains dans le chocolat et le cacao amer.

Il ne me reste plus qu’à mettre ces opérations brouillonnes au sein d’une méthode et d’une « éducation à la cuisine et à l’alimentation ». Il me manque des repères, des schémas aussi (de techniques de base, d’hygiène, d’élaboration d’un plat manière Tambouille).
*source blog Tambouille (recette comprise ici)

Pour que cuisiner devienne aussi une éducation très graphique, pratique et facilement répétable seul. Pour que les gestes soient réels, le plus vite maîtrisables et efficaces.

vendredi 26 juin 2009

Mains farinées, nez émoustillés

En boulange, je suis toujours aussi pitoyable. Mon second pain au levain maison (un blop peut-être pas assez mature) était cuit en cocotte (superbe cuisson au demeurant) : sa croute crissait sous les doigts, la mie était très compacte encore et l’odeur (et surtout le goût) pas au rendez-vous.
J’ai décidé de faire un pain au levain naturel mais pas maison avant de reprendre mes essais car je pense que cela vient de mon levain. Mon déshydraté n’a pas du être réhydraté comme il fallait (suivre les conseils de Flo Makanai) idem que pour mon premier pain.
J’ai d’ailleurs réessayé de faire un levain à partir de rien mais l’odeur était très désagréable. Mon premier levain (j’en ai encore) a une odeur plus doucereuse, comme sucrée. Le second une odeur saumâtre.

En attendant je continue à expérimenter les desserts que je ne fais que très peu… une pâte sablée maison aussi. De quoi accompagner les thés noirs que je bois en ce moment.
Une tarte faite à quatre mains, avec le loupiot de 2 ans ½. Mettre la farine ou le sucre, couper la banane, casser l’œuf et mettre à la poubelle les déchets au fur et à mesure… et la photo de suite même avant d’avoir nettoyer le plan de travail. La tarte s’est cassée mais ce n’est pas la faute du loupiot (moule téfal donc difficilement démoulable).
Des avantages en plus de cette odeur fabuleuse un peu acide de la rhubarbe qui équilibre celle un peu écœurante de la banane: des oursons en pâte et des girafes aux pattes trop fines (mangées crues).


Tarte rhubarbe, banane à la pâte sablée vanillée et tilleulée :
Pour la pâte
250g de farine semi-complète de blé
50g de sucre blond
90 à 100g de beurre doux
1 gousse de vanille
2 feuilles de tilleul de printemps (jeunes feuilles du feuillage et non des rejets du tronc) séchées
1 œuf
De l’eau si nécessaire
Pour la garniture :
3 bananes
500g de rhubarbe
1 cuillérée à soupe de sucre
Un peu de jus de citron


Pour la pâte, suivez la recette de Flo Makanai ici avec des conseils de choix des produits (de quoi ne plus se tromper d’œuf par exemple) pour un meilleur résultat encore, pour ma part je n’ai pas suivi la version froide. Est-ce cela qui permet à la pâte de ne pas être si friable ? Est-ce que cela lui permet d’être comme plus légère ? Je ne sais pas. Alors à vous de choisir :
Mélangez la farine, le sucre, les feuilles de tilleul hachées aux ciseaux dans un verre et les grains de la gousse de vanille avec le beurre. Rajoutez l’œuf et si la pâte est trop farineuse rajoutez-y un peu d’eau. Roulez la pâte et appliquez-la sur le moule à tarte sur du papier sulfurisé. Mettez-la au réfrigérateur.

Coupez les rhubarbes en tronçons et faites-les suer avec un peu de sucre dans une casserole. Préchauffez votre four à 200°C. Coupez les bananes en rondelles épaisses. Posez-les sur la pâte à tarte sortie du réfrigérateur en ajoutant un peu de jus de citron pour qu’elles ne noircissent pas. Rajoutez la rhubarbe au dessus. Enfournez pour 30 minutes au minimum.

jeudi 12 février 2009

Cuisine de par les chemins

Je me suis rêvée globe trotteuse mais aussi, plus humblement, randonneuse. Petite, je détestais cela… plus grande il me fallait la perspective d’un dimanche matin en forêts d’ile de France… soit l’idée de marcher durant 3 heures pour laisser se déliter les brouillards de ma tête. Et puis quand notre guide n’a plus proposé cet horaire j’ai arrêté. Mon compagnon n’a pas cette approche même si notre rencontre pourrait laisser croire le contraire.
Je manque de nature. Il me faut encore un axe de marche, comme un sentier balisé. Pour l’offrir à notre loupiot, reprendre goût à ces balades en pleine nature, je cherche, fouille. L’idée de partir à la découverte des plantes qui puent, piquent et pètent me fait littéralement rire d’avance. Mais aussi celle de s’arrêter pour ramener à la maison de quoi manger ce que nous avons nous-même cueilli me ravit (en attendant d'avoir un potager).



J’ai donc complété naturellement ma petite collection de livres de cuisine autour des plantes, fleurs, herbiers… pour enfants. J’avais présenté "La cuisine de la reine des prés" (plantes et fleurs des prés), je vous montre « La cuisine de Robin des bois » des mêmes Lionel HIGNARD et Alain PONTOPPIDAN, illustré par Aurélie GUILLEREY, sur les plantes et fleurs des bois cette fois-ci.

L’illustrateur est différent mais on retrouve ce côté naïf et herbier d’enfants avec une touche de farine…


Mais avant je ne peux m’empêcher de vous livrer leur indication de précaution ou comment « cueillir avec prudence et sans abimer :Les plantes sauvages aiment à être cueillies délicatement. Il ne faut pas arracher les racines des plantes de sous-bois, pour qu’elles puissent repousser.
Pour ramasser les champignons sans les arracher, coupe les pieds à l’aide d’un petit couteau. Tu auras aussi besoin d’un panier pour les transporter sans les écraser car ils sont fragiles.
Les fleurs des arbres aussi sont délicates. Elles se fanent en quelques heures. Il faut donc les utiliser très vite après la cueillette.
Les fruits comme les mûres, les fraises et les myrtilles se cueillent à la main, sans casser les branches ni abîmer le feuillage. On se méfiera des fruits troués : un insecte peut être caché à l’intérieur.
Surtout ne jamais cueillir ou casser le bourgeon sommital des jeunes conifères.
Les graines du chêne ou celles du hêtre se ramassent au sol, quand l’arbre les a laissés tomber.
Attention, les fruits à ras de terre, souillés par l’urine des animaux, peuvent transmettre un germe dangereux pour l’homme. Il faut bien tout laver. »

Là aussi de très belles recettes présentées pour un repas, un goûter, avec la saison indiquée. Je note les oreilles de Troll (chausson de nèfles blettes) mais aussi le sirop des montagnards (bourgeons de sapin déjà grands) que l’on peut découvrir version sirop conserve et version alcoolisée chez Cuisine sauvage (blog culinaire très intéressant pour reprendre, compléter, poursuivre en version adulte), des fougères en légume etc…

Encore ici vous aurez les petites dégustations en cours de route : feuilles tendres de hêtre ou mon chèvrefeuille adoré (je continue toujours à goûter son nectar !) et toujours l’équipement demandé et un herbier en fin de livre pour ne pas confondre avec les plantes toxiques.

Vous pouvez toujours continuer par le jardin de sorcière et toutes ses astuces ou le jardin du monde.

lundi 7 avril 2008

Jardins d'enfants, plume de carotte

Vous connaissez maintenant mes tendances à chercher toujours des découvertes, même dans les livres pour enfants. Pour les Passeurs d'imaginaires d'avril, je ne peux pas passer à côté de ces jardins bien particuliers. L’édition Plume de carotte fait des merveilles.


« Mon jardin du monde » propose plusieurs petits moments bien sympathiques :
un livre « Planète jardin » pour expliquer aux enfants la découverte des légumes, plantes et céréales, la découverte du monde grâce aux plantes, de l’histoire, de la géographie et aussi quelques idées de jardinage.
Un livret « Créons le jardin du monde » pour proposer de créer un jardin, en butte à la manière ottomane, du riz en aquarium, de papyrus égyptiens, à la sénégalaise ou la tour de patates des Incas. Le coffret contient aussi des graines de blé, de riz, de maïs et de sorgho, ainsi qu’un petit sachet au trésor de graines du monde…

« Mon jardin de sorcière » de Frédéric LISAK et Bernard BERTRAND est aussi un vrai coffre à trésors.
« Le carnet de bord des explorateurs du jardin magique » présente l’histoire d’un jardin, de plantes sauvages et non, du rôle des plantes (pour se nourrir, se soigner, s’équiper), le pouvoir des plantes (porte bonheur, mauvaises, d’amour, d’avenir, de santé), un peu de jardinage magique allant jusqu’à la cuisine à la fête de Saint Jean et à Halloween. « Mon herbier magique » reprend certaines plantes, explique comment faire un herbier et comment reconnaitre tactilement certaines herbes. « Mon carnet de jardinage sorcier » reprend des trucs et astuces de sorcière, des jeux, des recettes de cuisine, de la pharmacie naturelle, des soins de beauté : message secret, violette en bonbons, sculpture de potiron, shampooing naturel, colorants naturels… Le coffret contient en plus des graines, attention particulière pour les baies d’églantier (poil à gratter), j’en ai fait l’expérience.
Les illustrations sont de Roland SABATIER, illustrateur des sorcières et du monde elfique en puissance (cf ; les encyclopédies des fées, des lutins, des elfes etc…) alors à ne pas manquer.


Il me manque « Mon jardin d’artistes ». Cette même édition propose des livres pédagogiques sur le jardin (des couleurs, potager, des plantes) ou sur la découverte (des arbres, des graines, des champignons, des fleurs de bois, des oiseaux ou de la faune en général, de l’écocitoyenneté)…n’hésitez pas à aller voir sur le site Plume de carotte.