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samedi 18 septembre 2010

Un jeûne accompagné d'un Chi Nei Tsang (massages du ventre, des organes)

Oui, oui jeûner une journée... bon, bien, pourquoi pas, chacun pour ses raisons personnelles. Mais comme toujours j'ai du mal à me contenter de quelque chose qui ne me convient pas tout à fait... jeûner spirituellement, pourquoi pas, mais bien jeûner j'ai encore plus envie... une fois par an. Le jeûne est aussi un acte de yoga par exemple, alors pourquoi ne pas profiter de cette journée pour aller plus avant.

Je ne ferais pas encore le Basti, une de 6 purifications, Kriyas, prévu dans le yoga, ce lavement du gros et petit intestin. Pas de Basti, pas de mouvements de yoga, même pas un jeûne d'autorestauration... alors quelques considérations de mon ventre.
Avec un lavement, un massage soutient l'action des organes dans cette élimination rapide:
massage des parties génitales vers le nombril puis dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Rouler sur la gauche, masser le ventre, rouler sur la droite, masser le ventre et ceci pendant 7 à 10 minutes... oui mais sans cet ajout liquide faut-il premièrement masser du bas vers le nombril ? Pas si sûr.

*source organes du corps


*source des émotions dans le ventre

Quel étonnement de constater toutes les techniques de massages possibles et il est encore difficile de se faire une idée des méthodes pour s'automasser: légères frictions, contrôle du diaphragme pendant la respiration (méditation abdominale), toutes petites spirales à des endroits précis. En attendant les voici toutes, reprises de la source sur le CNT avec un petit peu moins de détails.
"- Massage avec le(s) pouce(s) en position verticale ou horizontale, en glissement vers l'avant ou l'arrière (...)
- Massage avec le coude, en cas de forte corpulence du sujet traité, et face à un ventre plutôt volumineux, enrobé, raide et crispé, ou très musclé. (...)
- Massage avec le tranchant de la main, droite ou recourbée, perpendiculairement au ventre. (...) Technique souvent employée d'abord en périphérie de l'abdomen (au voisinage du diaphragme, de l'os de la hanche et de la zone pelvienne) en variant au besoin l'inclinaison des mains et leur degré de courbure. Action de drainage, d'écopage ou de balayage-ramassage très efficace ; possibilité de lui imprimer dans certains cas un va-et-vient qui rappelle l'action de scier.
- Massage par pétrissage ou malaxage. Lorsqu'il est fait adroitement, avec sensibilité et souplesse, c'est l'une des techniques les plus belles, efficaces et agréables du Chi-Nei-Tsang abdominal. Avec elle on accomplit la « petite vague » sur l'ensemble du ventre (en aller et retour), massage latéral, général, assouplissant et détendant, qui intervient presque toujours en début de séance. (...)
- Massage avec la base charnue de la main et les quatre doigts d'en face, en alternance. (...) Cette technique, variante de l'antérieure, est d'un usage très diversifié et adaptable ; sert notamment pour accomplir la « grande vague » en faisant le tour du ventre dans le sens des aiguilles d'une montre, ou dextrogyre. (...)
- Massage avec le bout des doigts, ensemble ou séparément. Ici on agira par pressions soutenues ou successives, par secousses ou à l'aide de vibrations sur des points déterminés du ventre que l'on voudra traiter, au besoin en envoyant de l'énergie de manière consciente. (...)
- Massage par spirales ou rotation ponctuelles. C'est encore l'une des techniques emblématiques du CNT ventral. Elle se fait avec un ou deux doigts, sur une zone très localisée, dans le sens des aiguilles d'une montre ou inversement, en surface ou bien en profondeur, par une pression digitale plus forte. (...)
- Travail avec la main tout entière (l'une d'elles ou les deux), soit en massant, soit en imposition immobile sur la peau du ventre ou au-dessus - hors contact- par rayonnement énergétique. (...)"
Surtout qu'en plus des énoncés, les différentes nuances d'apprentissages sont d'une complexité certaine, et ceci en fonction des organes et de ces points ci


Le Chi Nei Tsang est une hygiène intestinale et un des quatre piliers de l'hygiène de vie selon Kousmine. Il fait partie de la spiritualité associé au Taoïsme comme expliqué ici.

Voici un des ambassadeurs de cette "transformation du chi des organes internes", Mantak Chia:

vendredi 10 septembre 2010

Des notions de morphologie pour la santé, entre notion d'enfant et Ki

Le refroidissement nous guette, je rêve de mitaines et de guêtres. Nous apprenons doucement, tout doucement, quelques mécanismes de vie dans notre corps, des liens entre une partie du corps (ciblée) et une autre en fonction d'un symptôme (maladie) avec le shiatsu et le seitai. Ainsi, en plus de se réchauffer, de traiter la gorge et de remettre de l'énergie dans un corps fatigué, nous reprenons les bains de pieds chauds à la japonaise pour début groupé, mère et fils, d'angine ou de rhume comme là...

Trouver les liens corporels pour comprendre les déséquilibres m'apportent un vrai plaisir, une utopie de retrouver un certain équilibre et un sentiment d'être utile dans la maisonnée lors des petits désagréments de changement de saison. Une démarche vers une connaissance du Ki: ""Tout comme la rivière qui coule de haut en bas, et le vent, tout dans la nature a un flux. Cela est également vrai pour les énergies dans le corps que nous appelons "ki". Lorsque le débit de "ki" est bloqué, des problèmes peuvent survenir, tout comme la façon dont une rivière est obstruée peut causer des problèmes », explique M. SUZUKI" (source de l'extrait). J'irais sûrement voir aussi de plus près le Katsugen Undo (ou Mouvement régénérateur du Ki).

Ce qui est aussi mignon c'est ce lutin en demande de renseignements, qui aime les schémas et aime comprendre ce qui se passe. Ce sont des informations morphologiques en ce moment "- Maman, montre-moi le diaphragme quand j'ai le hoquet! " Ce muscle découvert grâce à ce jeu de manipulation et qui n'avait d'autre mise en évidence sensible, pour moi, que sa réaction brusque lors du hoquet...
lors de la respiration

et le hoquet dans tout cela, et bien c'est expliqué dans la vidéo en lien là.

mais déjà il réclame le bain de pied chaud dès qu'il a mal à la gorge ou aux oreilles alors peut-être qu'un jour il aimera aussi cette notion holistique du corps, de l'esprit, du bien-être et de la santé.

dimanche 30 mai 2010

Contre l'insomnie, faites appel à vos pieds!

Une gorge très irritée et un lutin qui a ressemblé, d'un coup de baguette magique (de morsure/piqure de moustique sur les oreilles), au nain simplet... je suis prise d'une insomnie ces derniers jours...

*source Muranyl DOROTTYA

Il me faut revenir aux basiques que je distillais à une amie...
Un soupçon de Kiatsu et sa méthode en 5 points et un soupçon de yoga (ou shiatsu ?!) ou comment faire appel à nos pieds pour combattre l'insomnie!

Kiatsu:
"
Quand vous êtes malades vous ne pouvez dormir profondément. Vous ne pouvez recevoir un nouvel apport de Ki et la maladie empire. Le meilleur remède pour un patient est de le faire dormir. Il y a longtemps on vous disait :”si vous ne pouvez pas dormir, allez au lit, fermez vos yeux et compter lentement de 1 à 10. Une fois que vous avez fini, recommencez. Vous finirez par vous endormir”. C’est vrai tout le monde peut compter de 1 à 10 sans forcer le cerveau et quand vous comptez lentement, les vagues du cerveau se calment et vous pouvez vous endormir. Les gens dans ces temps-là vivaient simplement et étaient moins accablés par les soucis, aussi cette méthode était efficace. Mais dans les temps modernes, les gens sont plus sensitifs et plus logiques. Ils doutent plus et cette méthode les aides rarement. Que devez-vous faire? Voici une méthode pour s’endormir à n’importe quel moment.

1. N’essayer pas de dormir. Si vous essayez, la pensée elle-même crée une onde du cerveau. Vous ne pouvez calmer les ondes de votre cerveau quand vous créez de nouveaux dessins. Si vous pensez:”si je ne m’endors pas bientôt, je serai dans un état atroce demain au travail”, vous troublez votre esprit et vous éloignez encore plus le sommeil. Finalement, vous devez dormir. Si vous avez réellement sommeil, vous vous endormirez naturellement. Si vous ne parvenez pas à vous endormir, résolvez-vous après un certain moment à ne pas dormir cette nuit. Cinq jours sans dormir peuvent être fatals….une nuit ne doit pas faire grand mal.


2. Il est pénible de demeurer allongé éveillé dans son lit une nuit entière. c’est une perte de temps aussi utilisez ce temps.

3. Allongez-vous sur le dos et avec vos bras et vos jambes dans une position naturelle. Concentrez vous sur le point (ex : 3ème oeil dans le ventre; tentei en Japonais)

4. Imaginez le sang s’écoulant du point dans le bas de l’abdomen jusqu'à vos orteils. Parce que l’esprit meut le corps, l’afflux du sang aux orteils augmentera réellement. En peu de temps vous ressentirez de la chaleur aux orteils.

5. Quand vous sentirez vos orteils devenirs plus chauds, vous vous endormirez.


Quand vous reprendrez conscience, ce sera le matin.
Quand vous étudiez trop, que vous vous faites du souci ou que vous êtes malades, la circulation du sang est gênée et il reste trop de sang dans le cerveau. C’est cause de ce que votre tête est chaude, et vos mains et vos pieds froids. Dans cette situation vous ne pouvez vous endormir. Le sommeil vient seulement quand la circulation est forte dans le corps et que la tête est froide. En pratiquant la méthode qui consiste à envoyer du sang dans les orteils, vous devenez à même d’accroître la circulation à travers le corps. Le sang accumulé dans le cerveau se disperse et les ondes deviennent plus calmes permettant un sommeil profond."
(extrait de « Le livre du Ki, l’unification du corps et de l’esprit dans la vie quotidienne » de Koichi TOHEI dont je parlais là pour sa méthode de nous rendre plus fort en corps et esprit avec le Kiatsu )
En suivant ce lien vous aurez encore plus idée du Ki important pour notre santé et de sa récupération par le sommeil avec un extrait plus long du livre en question.

Et puis, d'autres astuces qui fonctionnent bien, juste une gymnastique des pieds:
- Etirer les pieds en les ouvrant et les fermant (écarter les doigts de pied vers le haut et regrouper-les sous le pied), tenez un crayon sous vos doigts de pied
- Massez vous sous le gros orteil gauche (assez radical)

Et puis juste une information, je viens de bien délimiter les catégories santé de ce blog sous l'intitulé "Prendre soin de je suis", vous les retrouverez dans la colonne de droite sous le titre "pas à pas santé".

mercredi 17 juin 2009

Reconnaître son sein et le reste

Etre parent requiert un devoir parental et un autre fantasmé. Nous voulons tous partager des valeurs, même pour certains les transmettre. De l’argent pour leur offrir un avenir, des convenances ou que sais-je… j’ai d’autres illusions. Bien sûr je ne serais pas contre un bon pactole pour que tous les investissements choisis soient possibles. Mais ce qui me touche plus encore, ce qui me parait essentiel est l’autonomie et la connaissance de soi. Permettre à notre petit d’homme d’être lui-même, par lui-même, en se connaissant et non en se subissant.
Connaitre, reconnaitre et exprimer ses sentiments, ses besoins. Savoir subvenir à ses besoins… là encore je pense que je n’ai pas la même notion que beaucoup mais j’y reviendrais.
Au même titre que d’autres formes d’éducation, la connaissance du corps me parait primordiale. La mécanique, une volonté d’alimentation plus vivante et saisonnière, mais aussi des « techniques » pour l’appréhender charnellement et reconnaitre ses inflexions et ses maux (mots). A notre petit homme, je propose les supports sur le corps, en livres bien-sûr, en jeux de miroir (tirer la langue, lever le bras etc) pour se réapproprier les gestes, les grimaces.


Et puis, à son niveau, il y a le puzzle (j’en parlais ici). Cela remet en place de manière tactile les différentes couches du corps : habit (qui n’est pas corps), peau, muscles, organes, squelette. Depuis qu’il est arrivé, il est fait, défait, refait avec juste les têtes ou les jambes etc…


Il y a aussi toutes les autres voies d’apprentissage du corps, de cette machine merveilleuse même si fragile. J’irais sûrement regarder la pédagogie du corps expressive de André GIORDAN .

Cela passera aussi par les étirements de méridiens venus du shiatsu, cette notion de force vitale Ki, cette gymnastique consciente de prévention, d’équilibre (en référence aux makkho-ho déjà si cités entre mes billets).

(Sur la colonne de droite les étirements des méridiens… l’affiche est aux petits coins mais permet de se concentrer pour toucher un à un les méridiens avant de faire la formation que j’aimerais tant et dont je vous parlais .)

Ne vous méprenez pas, je ne suis pas une fana du « bien-être » sous toutes les coutures, une bio-addict (même si j’ai quelques produits que je ne trouve que chez eux), je mange au McDo, ne bouge pas assez, dort mal etc… des travers bien partagés dans notre société.

Cela ne m’empêche pas de croire en la respiration, mais aussi en une bonne posture même si je suis immanquablement un modèle à éviter. Dans cet ordre d’idée, j’aime ce principe d’un recentrage du corps, d’une harmonie entre le corps et l’esprit. Le seitai selon IMOTO nous livre bien ce qu’est un corps plus fort, recentré. La concentration est alors une réalité mentale mais aussi corporelle : la verticalité se fait par rapprochement des hanches et des omoplates pour mettre en avant le hara (centre vital où la force se situe). Je ne peux que vous convier à suivre cette vidéo explicitée…














Seitai, Arts-Martiaux et santé : Connaître son corps
envoyé par seitaiho. - Plus de vidéos de sport professionnelle et amateur.

Le seitai propose aussi de régulariser l’organisme… à suivre sur le site Toucher la vie et aussi . Régulariser le corps… oui la santé est un équilibre instable. J’aimerais aussi, en tant que maman, pouvoir faire de la prévention à ma porte, comme une hygiène de vie.
J’ai un fils mais parce que ma pudeur a encore disparu hier après-midi, je ne peux m’empêcher de rajouter ici un acte préventif contre le cancer du sein pour la fille que je n’ai pas, les sœurs que je n’ai pas, les belles sœurs que j’ai, les cousines et toutes les autres…

Connaitre son corps : ses muscles, ses os, ses organes et ses « attributs ». Loin de moi l’idée ici de faire l’apanage de nos attributs féminins et de proposer des soins beauté. Je n’ai pas l’art, ni la manière et encore moins les attributs correspondants. Pour ce qui est de l’érogénéité, une éducation du plaisir me parait importante aussi (sans moi pour notre loupiot si possible ou juste nous parents dans la capacité à exprimer ses émotions et à redéfinir le corps comme intégralité de nous) mais cela fera l’office d’un autre billet (si je l’ose… un Kâma-Sûtra, non des positions, mais bien le savoir être en désir).
Alors quoi, une connaissance de la poitrine, cela peut paraître de soi et pourtant… les mains douces ou calleuses de nos amant(e)s et nos passages de savon sous la douche ne font pas tout. La vie est ainsi faite que c’est en suivant des liens amis que l’autopalpation est devenue un acte fort d’éducation féminine.
L’état des lieux du cancer du sein est préoccupant. En suivant la liste des facteurs dits favorisants ou réduisants (sans réelle étude de pertinence), il ne nous reste que peu de moyen de maîtrise. Il ne reste plus que ce premier dépistage de cancer du sein, l’autopalpation, même si cet acte doit être suivi d’autres méthodes de dépistages professionnels comme ce lien le souligne.

*source poitrine saine

Vous trouverez ici un schéma d’autopalpation en plusieurs mouvements et postures en sachant que dans la poitrine il y a plein de choses à palper : glande mammaire, tissu adipeux mais aussi ganglion etc… Alors si la texture est différente, si une boule existeelle peut être : un kyste, un lipome, un adénofibrome avant d’être autre chose. Quel dommage que la boule de palpation ne soit pas en offre libre.

*source lésions de la poitrine : fibroadénoma (adénofibrome), cisti (kyste)

*source localisation cancer

Et comme un sein malsain peut paraitre sain, tout comme un sein sain malsain, le diagnostique par un professionnel est obligatoire.

Après, pour protéger la poitrine, je serais tentée de donner la technique à toutes, un massage en quatre temps des points lymphatiques se référant à la poitrine… et pourquoi pas une réflexologie du pied avec les points pour notre décolleté. Des massages à se faire soi pour mieux aussi en apprécier par d’autres.

vendredi 29 mai 2009

Le souffle, un jeu, un apprentissage, une connaissance

Nos jeux autour du souffle ne nous étaient pas apparus comme étant un apprentissage. Faire la différence entre le nez et la bouche oui, apprendre à se moucher.
En suivant ici ou là les blogs et les apprentissages des enfants Montessoriens ou autistes (entre autres), j’ai découvert qu’il était en fait un vrai défi, du langage par exemple.
Alors les jeux spontanés ont été suivis par des répétitions dans les activités et d’autres variations.

Dès ces 1 an, notre loupiot soufflait dans son harmonica et le laissait pour faire résonner ces œufs maracas. C’était important pour nous : lui donner cette sensation de produire lui-même un son avant même l’élocution de mots complets et l’aider dans sa découverte sonore et interactive de la musique.
Après, la vie a fait le reste : souffler sur la bougie d’anniversaire, souffler sur les plumes perdues par les canards (j’ai du mal avec celles des pigeons que je soupçonne de toutes les malformations dégénératives et d’insalubrité publique : germes de plein de maladies), souffler sur les moulins à vent en plastique…
Et il est bien question de tous ces supports ludiques pour le langage, pour se servir du voile du palais important pour la prononciation, la respiration, la mastication etc… Des exercices sont proposés pour rééduquer, palier à certains handicaps, ou tout simplement permettre une meilleure connaissance de notre capacité au souffle, certains sont dans « Orthophonie et oralité, La sphère oro-facial de l’enfant troubles et thérapeutiques » de Catherine THIBAULT (dont certains extraits ici), d’autres sont proposés par matériel ludique interposés, souffle et respiration, motricité bucco-maxillaire. Encore plus, la Méthode PADOVAN l'utilise avec le système manducateur pour les troubles neurologiques (du langage, autisme, handicap) : "Cette méthode est basée sur l'idée que notre système nerveux conserve sa plasticité jusqu'à la fin de notre existence, et que grâce à cette neuroplasticité, des « apprentissages » sont toujours possibles. "

En cherchant à distinguer la durée, l’orientation, la force, les jeux autour du souffle sont de tous les instants et nous en profitons, du spontané et du raisonné :
Un souffle léger et mobile pour faire rouler un coton ou un pompon… Regardez donc la course des pompons de Kikilo et les exercices de musculation de la langue
Un souffle léger ou fort sur une bougie (pour la faire vaciller ou l’éteindre), flûte ou flip flap ball de Kikilo
Un souffle continu, discontinu, fort ou faible dans la paille (pour évacuer le papier autour ou faire des bulles dans l’eau)
Un souffle dirigé pour faire des bulles de savons : pas cracher ni souffler fort mais bien souffler doucement en continu, tenu et poussé en dernier élan pour faire les très grosses bulles
Un souffle chaud : pour faire de la buée sur les vitres ou pour réchauffer les mains (ou les pieds)

Le souffle apporterait aussi dans sa maitrise : sa chaleur pour des notes de musique mais aussi, et surtout, dans une maîtrise de la respiration, en passant par une bonne posture (le chant aidant).
Ainsi nous pourrions retrouver nos sensations corporelles perdues : la « boule de souffle » passée du ventre au cou en apprenant la position debout et retrouver la bonne position de cette boule, celle qui devrait être la sienne (onglet souffle). Un travail respiratoire, comme toucher intérieur à la Qi Gong, serait une des meilleurs manières pour se recentrer, trouver le Qi, la force vitale. Alors comme pour notre loupiot, je joue et m’exerce, moi aussi, avec des pratiques un peu différentes cependant : une respiration plus abdominale, en ballon aussi à la MASUNAGA et tentant de neutraliser mon masque pour retrouver mon ochitsuki (équilibre).

jeudi 15 janvier 2009

Imposture et auto-shiatsu pour une sinusite

Je suis prise en délit d’imposture tous les jours. Imposture que de paraître maîtriser les sujets dont je parle sur ce média (comme dans d’autres occasions). Je ne suis qu’une amatrice, une défricheuse… je mets ici des petits focus souvent sur des pratiques qui me plaisent et vers lesquelles j’aimerais devenir plus expérimentée mais je ne suis qu’une débutante. En thé, en shiatsu, en littérature, en cuisine comme dans tout le reste.
Je me demande souvent si ce n’est pas une erreur monumentale que de faire des billets spécifiques quand je ne suis qu’une apprentie. Mais je suis partisante de continuer, de poser là des jalons pour moi (pour vous) pour aller ensemble ou seuls vers ces alternatives. A vous (à moi) de continuer la réflexion, de chercher la pratique exacte, de trouver confirmation auprès des spécialistes et des experts… je ne suis là que pour vous (me) mettre sur la voie. Avec plus d’informations, des idées précises, nous avons souvent plus envie d’ouvrir la porte entrouverte… en connaissance de cause en fait. Et puis, il y a certaines choses que j’ai envie de transmettre à notre fils, de ces pratiques comme une hygiène de vie.

Nous devrions tous avoir des techniques pour calmer le mal (en attendant le diagnostic et l’ordonnance). Je suis très tournée vers le shiatsu et quelques auto-pressions pour les symptômes bénins me paraissent de « santé publique ». J’essaye par tous les moyens de trouver des sources d’informations aussi simples et utiles que ces versions japonaises :

*source (avec d'autres supports pour d'autres symptômes)

Je suis, depuis le début de la semaine, près de mon homme malade et au lit, la grippe des premiers jours a fait place à une otite et une sinusite. Alors le petit d’homme et moi gardons nos distances (enfin nous essayons) et je pratique quelques petites auto-thérapies de « prévention ». En prévention de l’otite, toujours des bains de pieds et des massages de chevilles… et pour moi, qui ai un début de sinusite, les 6 points faciales d’auto-shiatsu pour les problèmes respiratoires supérieurs. Je les ai pris du livre « Shiatsu pratique » de Denis LAMBOLEY. Cette version simplifiée, par rapport à celle de MASUNAGA, apporte énormément de facilité à la pratique quotidienne. Ainsi l’auto-shiatsu est accessible, les pressions explicités et quelques massages repris. Les troubles courants (fatigue ou dépression, stress et anxiété, insomnie, migraines, problèmes respiratoires et ORL, problèmes digestifs, ostéo-articulaires, urinaires ou génitaux, du dos, des yeux et des oreilles …) sont bien repris et vous avez une image très claire pour l’application de vos pressions sur les points de méridiens.



Ici pour la sinusite (problèmes respiratoires supérieurs), ce sont ces 6 points à presser entre 5 et 10 secondes. La pression se fait par le gras de l’index, pour plus de facilité vous pouvez pencher la tête vers vos mains. Les méridiens concernés sont celui de la vessie (V), du gros intestin (GI), du triple réchauffeur (TR) et de l’estomac(E).

*source (lien à lire que je reprends pour le tsubo bitong)

1V : au dessus de la commissure palpébrale de l’œil, près du bord interne de l’orbite (le premier point rose au plus près de l’œil)
2V : dans la dépression située à l’extrémité interne du sourcil (le second pont rose aux sourcils)
20GI : entre le bord externe de l’aile du nez et le sillon naso-labial (le second point marron près des narines)
23TR : sur le bord externe de l’orbite, à l’extrémité externe du sourcil (le premier point orange près du sourcil)
3E : à l’intersection d’une ligne passant par la pupille de l’œil et le bord inférieur de l’aile du nez (j’imagine le point rouge marqué estomac)
Tsubo bitong : au milieu de l’aile du nez

*source tsubo bitong (très connu pour le sevrage du tabac, à lire ici sur le blog de l’acupuncture expliquée de MaîtreQi) (Attention: en y regardant de plus près ce n'est pas ce point là le bitong... le point à presser jsute au dessus de la narine, allez donc le voir en suivant le lieu sur le sevrage du tabac)

Le soulagement est immédiat et l'auto-pression peut se faire deux fois dans la journée.

vendredi 19 décembre 2008

Gestation d'une amatrice et première comparaison de YunWu

Cela fait 9 mois que je suis une amatrice de thé. Bien plus si nous considérons juste le passage au thé en vrac (15 ans) mais en plus de mon Gunpowder, de thés noirs venus de mes voyages et achetés dans les jardins de thés locaux, je me contentais de thés parfumés, le sempiternel Earl Grey mais aussi les autres, inventions de petites maisons de torréfactions… des thés parfumés aux noms français, souvent romantiques ou exotiques. J’en venais au thé, à petits pas mais sûrement.

Le premier saut, après ses petits pas enfantins, est l’arrivée aux crus (pas au sens de cuisson). Les noms de thés ont perdu leur exotisme, cette appellation encore coloniale ou sentimentale. Les thés revêtent leurs noms authentiques, plus poétiques aussi. Nous passons de l’occident à l’orient (oui, je n’oublie pas les autres pays d’origine du thé, mais mes préférences vont à l’Asie). L’amour ou le sentiment humain fait place à la réelle contemplation de la nature… je disais là, en parlant de la peinture asiatique, que les Chinois ne jouissent ainsi pas seulement du panorama lors de leurs escapades mais essayent de capter la vitalité de la nature, sa force. L’énergie vitale, le Chi, est alors au centre de toute vie. En buvant un thé, c’est aussi le Chi de sa plantation que nous ingérons… les noms reprennent ainsi une pensée de lettrés sur le paysage comme « Brume de nuage de la montagne Lu » ou un détail de jardin « Pivoine blanche » ou encore un indice de légende, de mythe ou de conte propre à illuminer nos esprits « Statue en fer du Guanyin », « Grand manteau rouge » ou « Puits du dragon »…
A ce stade, les infusions deviennent quelques fois de vraies dégustations. Le matériel se fait plus pointu, la théière japonaise si convoitée devient une tetsubin, le nez prend plus de poids, l’utilisation des zhongs devient quotidienne (enfin pour moi).
J’en suis ici… et je dois dire que cela fait une semaine que je rebois aussi mes thés en vrac parfumés. Je suis allée très vite dans cette découverte et ce cheminement sans apprécier à sa juste valeur tous les thés magnifiques que j’ai bu dans les maisons de thé parisiennes (entre autres), j’en suis sûr. Le frimât et aussi ce besoin de boire chaud accompagné d’un encas sucré m’a ramené ces thés plus modestes mais qui font chaud au cœur tout de même. N’est-ce pas l’essentiel ? Les décorations ne sont pas encore sorties, l’arbre n’est pas là… il n’y a que les parfums naturels (le plus possible) de ces thés noirs, verts ou fumés de base qui viennent mettre une touche d’effluve plus tenace que les grands crus… des pots pourris miniatures, une ambiance de fête. Les boites se vident… c’est bien certains de mes thés, plus « délicats », attendaient dans leur sachet fraîcheur une place vide, aérée entre deux contenants et hermétique après.

Un second saut est celui qui nous amène aux jardins de thé, ce thé en vrac que nous savons venir de tel jardin, telle année à telle récolte… un nom, une saison et pourquoi pas une annotation supplémentaire. J’ai quelques thés verts japonais et un oolong chinois… je suis toute gênée à l’idée de les boire, mais je me soigne (cf. dégustation de Sencha Yame). A ce moment, mes achats seront encore réorientés vers d’autres sources encore plus puristes.

Alors voilà, un thé parfumé ce matin avec un petit gâteau trop sucré de mon fils (sans sucre le thé, lui)… et après la promenade du matin avec passage dans le parc sans lavande, parce qu’il fait doux, un thé vert chinois, un Wu Lu. Mais il me faut là tout dévoiler. Au dernier SWAP Thé, ma swappée était Francine, cette nanny de thé, amatrice, fan et passionnée de thé. Je la gâtais et au même moment, parce que je venais d’avoir 33 ans, j’ai reçu de sa part un colis contenant des propositions de dégustations affolantes et un disque pour accompagné celles-ci. Je ne l’ai pas encore écouté… et aujourd’hui j’ai dégusté un des thés offerts, le Wu Lu.


Ce Wu Lu, un YunWu du Zheijang, « nuage et brouillard » a une complexité en parfums magnifique. Comparé au Lu Schang Yun Wu dégusté il y a peu je l’ai trouvé bien plus ample et olfactif. Est-ce parce que j’ai maintenant une semaine d’expérience de nez avec ma petite tasse à sentir ? Peut-être. Peut-être aussi parce que le zhong était moins poreux, j’avais opté cette fois-ci pour la porcelaine… sans prendre garde qu’il s’agissait d’un thé vert (choix du zhong en terre normalement).
Les feuilles sont petites, flétries et d’un vert profond avec quelques feuilles plus brunes. Elles dégagent une odeur de tabac et de chocolat. La liqueur est elle jaune mimosa, comme l’autre Yun Wu, épais et limpide. La tasse à sentir laisse apercevoir des notes de cacao mais aussi un peu fruitées, avec un net appel très bref au tout début de céréales toastées ou de farine de châtaigne. La liqueur a une très belle ampleur et est presque beurrée, moins végétale que le Lu Shang… une merveille !

Merci encore Francine.

mardi 9 décembre 2008

La vapeur qui se dégage du riz qui bout dans la marmite

Voici une vidéo qui reprend le principe du Chi. Cette énergie, cette force vitale, cette direction, est présentée dans sa dualité, yin et yang.



*source cuisson du riz à la main dans une brasserie au Japon

Ce composant du courant Taoïste est aussi expliqué dans tous ces champs de correspondance, magnétisme, géomancie, astronomie, mais aussi dans son rapport au corps et à la santé, comme médecine chinoise.



Le Chi_Énergie mystérieuse
envoyé par Introcrate


En prônant la méditation et l'exercice... vous vous rappelez ce concept d'énergie au Japon et ces exercices: le Kiatsu de Koichi TOHEI ou encore le Zen Shiatsu de Shitzuto MASUNAGA.

mercredi 24 septembre 2008

Hygiène de l'oreille, de l'otite aux chevilles

Hier fut une journée au chaud à cocooner nos chevilles et nos oreilles. Quel rapport ! Si, si il y en a un. Et un jour, cette partie-là de notre anatomie se réveille et cela devient évidemment un billet du jour.

Commençons par la maman.
J’avais l’intention de vous parler des bougies d’oreilles depuis quelques temps. Quand je vais chez ma mère, je profite à chaque fois pour en être le sujet. Mon homme craint de me bruler. Ce sont des bâtonnets creux, de cire, que l’on enflamme et laisse en combustion permanente, placés à l’orifice de chaque oreille. J’aime énormément cette pratique, définitivement intéressante pour l’hygiène des oreilles, car par effet de dépression due à la chaleur, l’excès de cérumen monte dans la chandelle… pas de cotons tige, ni de pschitt auriculaire…mais en plus c’est un moment de détente. Il serait avéré que les points d’acupuncture de l’oreille sont activés par la chaleur. D’autres y voient aussi un peu d’auriculothérapie. Il faut tout de même rester prudents et ne pas se laisser aller à toutes les « patamédecines » sans s’être un peu plus renseignés.


*source acupuncture de l'oreille

Il n’empêche, cette séance de bougie d’oreille, dénommées souvent bougies Hopi en référence à un peuple amérindien qui en avait l’usage (mais ce n’est pas le seul), se révèle un moment de relaxation sûre. Je ne sais pas si tous les bienfaits, autre qu’une détente et une hygiène de l’oreille, sont réels et je reste sceptique sur une séance faite par un professionnel (chère, très, très chère). Mais rien ne vous empêche de lire comment ça marche ici et ou d’aller plus avant avec le livre de Jili HAMILTON. Attention cependant à ne pas procéder à cette pratique en cours d’otite ! Voici le mode d'utilisation clair.

Quand au terme de bougie Hopi, la marque que j’utilise le plus souvent, mets bien en garde cette appellation frauduleuse et marketing. Ce fut un énorme plaisir cependant d’admirer les coiffes des demoiselles Hopi

*source Hopi : Cynthia WEARDEN

Et maintenant le lutin atteint de deux otites (une pour chaque oreille).
Nous pouvons dire que chez nous deux conceptions de la médecine s’affrontent. Une traditionnelle, qui a fait ses preuves, prônée par le papa… et une alternative, toujours en constante argumentation, de la maman. Je suis persuadée que la médecine se doit d’être holistique et de considérer tous les aspects du corps, santé liée à l’alimentation, à l’état des organes etc… Pour moi le symptôme est à traité en même temps que le déséquilibre corporel. Je suis encore sur la voie de cette démarche alternative. Pourtant je suis convaincue par le Shiatsu (cf. les makko-ho de santé publique). Je suis aussi très favorable à l’aromathérapie, la naturopathie et l’ostéopathie… toujours avec précaution tout de même.

Alors oui le diagnostique a été posé par un pédiatre, tout ce qu’il y a de plus traditionnel, et de mon côté je suis partie à l’aventure des démarches alternatives de soulagement (de santé?!). Alors quoi faire en cas d’otite ? J’ai beaucoup de mal avec les antibiotiques et suis bien plus favorable aux eubiotiques que sont par exemple les huiles essentielles (je parlais de la notion d’eubiotique et vous rappelle quelques recommandations en ouvrant mon tiroir).
Une première approche m’a parue agréable, pas tout à fait patamédecine et encore très proche de nos conceptions : reprenant quelques principes comme le lavage de nez en prévention, les soins locaux, la phytothérapie et l’homéothérapie… soit l’impasse des antibiotiques.
Puis toujours intéressée par les huiles essentielles, j’ai trouvé mon bonheur an aromathéparie avec l’introduction d’un coton ouaté avec une goutte d’huile essentielle de lavande dans le tout début du conduit auditif avec toutes les indications trouvées ici.
Enfin, cherchant une manière de concevoir l’otite comme un dérèglement du corps et non comme un symptôme local, j’ai trouvé une dernière approche des plus intéressantes. Une conception holistique, un secret de médecine japonaise, offert dans le cadre du Seitai, pratique pour retrouver la sensibilité du corps. J’ai trouvé une vraie démarche qui correspond tout-à fait à mes conceptions, lisez plutôt ce billet du blog Toucher la vie que je vous recommande pour découvrir ce qu’est le Seitai (les vidéos sont aussi très explicites) avant de faire un billet plus complet. Alors oui, le bain de pied s’est fait rituel… l’occasion de découvrir d’autres mots : " - Calaaaage - Oui, du carrelage - Peintuuuu - Oui, de la peinture sur le plafond", l’huile de massage bio pour bébé a servi à garder la chaleur aux chevilles et j’ai pris beaucoup de plaisir à masser rondement ou par d’infimes pressions, longuement, les malléoles du loupiot. Plaisir partagé, réclamé, plébiscité.

*source massage (à lire pour se faire une idée des autres massages possibles du bambin)

Je ne l’ai pas mis au régime du manger moins, à l’inverse d’un « traitement » futur de sa maman (qui comprendra pourquoi les otites lui sont encore comme proches et pas seulement des « amis » d’enfance)… ni fait le Taiso, exercice corporel spécifique du Seitai, de l’oiseau. Mais je vais me former encore et encore. A suivre.
En attendant, je pars à ma séance de shiatsu.

Rajout: je vous présente le sokutô en détails (le bain de pieds du seitai) là
et en plus l'importance d'une gymnastique de la trompe d'eustache

jeudi 3 juillet 2008

Le corps et l'esprit...après un chagrin

Je suis de ces personnes qui réfléchissent et s’enferment dans cette sur-activité du cerveau à défaut de celui du corps (et pourtant j’ai envie de partir marcher pendant deux jours entiers !). Je souhaite laisser « couler » le chagrin, comme les frustrations du quotidien. Mon corps me l’a dit, la migraine a pris le dessus jusqu’à ce que je pense à m’occuper de mon corps en même temps que de mon esprit.

Ne connaissant pas de remède au chagrin, j’ai eu envie d’un traitement du corps (pour recouvrer la santé, le bien-être). Alors je me suis délassée le cuir chevelu avec mon araignée masseuse de tête, de quoi perdre une partie des tensions…

huit pattes entourent la tête et, par massage en vague et en douceur, marquent des lignes de toucher du cuir chevelu. Les tsubo (points d’acupuncture, creux où l’énergie Ki se concentre sur un méridien) étant alors sensibilisés par cet effleurage, je les ai massés par un auto-shiatsu de la tête, façon MASUNAGA, en prenant soin de la pression de mes doigts…Le shiatsu étant un massage thérapeutique et non de plaisir. Vous retrouverez l’enchaînement ici.

*source pour le voir en grand

Il y a des jours, des étapes de vie, où la prise de conscience est plus importante. Nous sommes tous des demi-malades. Il ne tient plus qu’à moi de choisir un traitement du corps, plus qu’une prévention vu sa petite forme, plutôt qu’un remède à un symptôme. Alors je lis, relis, annote l'autre livre en ma possesion de Shizuto MASUNAGA, « Zen Shiatsu, Comment équilibrer le yin et le yang pour une meilleure santé ». Bien entendu, le shiatsu demande un praticien et un patient, je ne suis pas praticienne sauf sur moi. Alors j’ingère la théorie mais aussi une nouvelle vision de la maladie et de la santé, corps et esprit et me focalise pour l’instant sur l’auto-shiatsu… et les makko-oh pris de son autre livre bien sûr. Après, qui sait, j’aurais peut-être des cobayes… en attendant une formation professionnelle me tenterait bien : une nouvelle vie, une ouverture des possibles… l’adolescence s’en va, les témoins de l’intérieur ne sont plus là, alors… « En écrivant ce livre, j’ai voulu expliquer les techniques non seulement d’un point de vue mécanique mais également d’un point de vue philosophique ce qui permettra de comprendre l’essence de ce que vous faites. Je crois qu’il n’est pas de notre droit mais de notre devoir d’être en bonne santé. »

Et enfin, je me suis dégusté au zhong un Long Jing (Lung Ching) de la région chinoise du Zhejiand. De quoi libérer l’esprit…plus tard je pourrais aussi libérer l’esprit par la création : de la calligraphie, du sumi-e…patience. Le principal a été de démarrer l’action sans plus cogiter. Feuilles coupées vertes et jaunes à l’odeur d’herbe ou de foin. Une odeur très verte, très fraiche d’herbe sur le couvercle. Un breuvage d’un jaune intense au goût plein d’amertume si le temps d’infusion est trop long (juste le temps à la feuille de tomber de l’arbre dans le zhong). Une dégustation un peu âpre, comme un temps nuageux, cotonneux…


lundi 5 mai 2008

Se rendre plus fort et retrouver son Ki par le Kiatsu

Je vous avais parlé de la notion de Ki et de l'unification du corps et de l'esprit chez Koichi TOHEI. Je reste persuadée qu’une hygiène de vie passe par le corps et l’esprit. Le corps et sa santé alimentaire, j’en ai parlé et j’essaye de l’enseigner à notre bout de chou comme je vous le disais. Mais j’ai expérimenté les makko-ho de MASUNAGA, pas assez (depuis un certain temps) pour être en accord avec moi-même et suffisamment pourtant pour sentir une sensation de bien-être, ne serait-ce qu’après une semaine de ces exercices du quotidien : rappel, pas plus de 10 minutes par jours.

Voici donc, pour contrecarrer les régimes saisonniers, une méthode pour devenir plus fort (et non gros) en corps et esprit reprise de « Le livre du Ki, l’unification du corps et de l’esprit dans la vie quotidienne » de Koichi TOHEI:


1/ Vitaliser le corps : pour TOHEI les exercices corporels sont importants. Il faudrait exercer de façon égale la partie gauche et la droite (il recommande les exercices d’échauffement et de préparation de l’aïkido). Les muscles oubliés seraient mis en valeur, par exemple tendre les muscles postérieurs des jambes (5 exercices similaires aux makko-ho: le B, le C, le D, le F et assis, jambes écartées/tête au milieu). La relaxation a une part importante aussi : « Tenez vous debout avec les deux bras pendant naturellement à vos côtés. En vous concentrant sur le point, secouez les mains aussi vite que possible de façon que le corps tout entier, y compris les orteils, se secoue. Arrêtez de secouer vos mains et restez tranquillement dans cette position. ».

2/ Renforcer l’esprit en l’unifiant à l’action en cours. Il est nécessaire de clarifier son esprit, de l’unifier (voir ici) et de le diriger vers l’objet de son entreprise. Et nous devons l’utiliser positivement « cessez de dire « je ne peux pas ». Quand vous entreprenez quelque chose, dites « je peux » puis faites-le. C’est la clé pour mettre ensemble l’esprit et le corps, pour faire ce que vous entreprenez. ».
TOHEI propose aussi un bel exemple pour permettre aux enfants d’être responsables de leurs actions sans même y penser : demander aux enfants de dire qu’ils s’en vont à l’école pour qu’ils unifient leur esprit à leur action et restent « prêts à diriger leur esprit en avant dans une bien meilleure position pour faire face à un danger éventuel » ou à une désorientation (sans être perturbatrice).

3/ Développer son intelligence : en cela il faut multiplier la compréhension : « Lire est la pierre angulaire de l’intellect. Occupez votre temps libre à lire des livres très différents. (…) Lisez un livre la première fois rapidement pour la compréhension fondamentale. Si vous l’obtenez, relisez-le. Cela facilitera la capacité de votre cerveau à s’adapter à une variété de circonstances et à mettre en œuvre une grande série d’informations. Votre intellect en bénéficiera. ». Puis il est nécessaire d’aiguiser notre jugement et de développer notre mémoire.

Je vous rappelle que Koichi TOHEI est aussi le fondateur du Kiatsu, massage pour retrouver son Ki : « Quand une partie du corps est désordonnée, le flux du pouvoir vital y décroit ou s’arrête et il ne peut être retrouvé par lui-même. Le Kiatsou [kiatsu] doit être appliqué – le Ki envoyé- à la partie affectée. Cet « amorçage » du Ki stimulera le pouvoir vital, améliorera le fonctionnement des nerfs et chassera le mal. »


« Le kiatsu a quelques ressemblances apparentes avec le shiatsu (soin par la pression des doigts) mais est fondamentalement différent. Le shiatsu implique de presser la partie du corps affectée. Le but du kiatsu est d’envoyer le Ki dans la zone blessée et d’activer la force de vie. (…) Si B [le patient] sent que le Ki de A [le praticien] pénètre dans son corps à partir des épaules, A fait correctement du Kiatsu. Si A presse fortement, B sentira une douleur désagréable. Tandis que si le Ki pénètre, il ressentira une sorte de douleur agréable. A doit maîtriser le kiatsu en demandant à B comment il se sent. (…) Le kiatsu peut prendre du temps, parce que, d’abord, votre Ki parfois s’écoule et d’autres fois ne s’écoule pas. Mais à mesure que vous pratiquerez, vous pourrez savoir quand le Ki s’étend à partir du bout des doigts. Vous serez alors capable de trouver la zone affectée avec vos doigts sans questionner le patient. Il faut croire au pouvoir. Le Ki s’étend quand vous croyez qu’il le fait. Croyez en le principe du kiatsu et votre confiance vous donnera du pouvoir. »



Pour améliorer un Ki faible et agité, TOHEI recommande une méditation de 10 à 20 minutes chaque soir avant le coucher…

Vous ne vous rappelez vraiment plus de ce qu’est le Ki (après avoir lus tous les billets qui en font référence, cf colonne de droite), pas de souci le voici expliqué avec une ouverture sur les arts martiaux (il ne faut pas oublié que TOHEI est un maître d’Aïkido, pour vous faire aussi une idée de cet homme, n’hésitez pas à aller et si les enseignements de l’aïkido théorique vous tentent c’est ici).

mercredi 2 avril 2008

Se préparer à peindre en buvant du thé

Et si c’était de ça qu’il s’agissait. Il y a de nombreuses manières de boire le thé : à l’européenne, nature, agrémenté de lait et/ou de sucre, parfumé, avec une pâtisserie, lors d’un tea-time, ou pendant une lecture ou encore pendant l’écriture. Je vais d’ailleurs prendre beaucoup de plaisir à lire « Le thé dans l’encrier » de Gilles BROCHARD avec les illustrations (encre de thé) de Ruben ALTERIO que Flo a eu l’immense gentillesse de me prêter, voir son billet . Rajout: je l'ai lu, c'est


Mais là, je laisse de côté les salons de thé, j’imagine les maisons de thé asiatiques et en attendant fait mien une partie de notre chez-nous. Je suis les pas de Fabienne VERDIER, calligraphe/peintre. Et loin de pouvoir vivre une initiation aussi fabuleuse qu’elle, en calligraphie, peinture et philosophie de vie chinoises (je reparlerais souvent de son livre "Passagère du silence" ), je me rêve un peu dans une maison de thé à Shengdu, capital du Sichuan, où elle a passé 6 ans dans les années 80.



*source maison de thé de Shengdu

« La concentration, la préparation à l’être avant l’acte de peindre ? Primordiale. Tout se joue là.
Je n’ai pas d’ordonnance idéale ni magique à vous transmettre. Aucune technique particulière. Ce sont mille et un faits et gestes au quotidien qui me plongent dans cet état. En fonction de sa nature, chacun doit trouver des exercices qui lui sont nécessaires pour retrouver une unité intérieure, une réceptivité capable de s’approcher de l’infiniment rien. Il faut parfois plusieurs vies pour y parvenir.
Pour ma part, j’ai besoin de faire le vide par la méditation, ainsi que le vieux maitre Huang me l’a enseigné. Par la régulation de la respiration. Par la marche qui oxygène toutes les cellules. Rien ne vaut un bon bol d’air. Laisser son esprit errer dans le rien ! C’est avant tout une attitude de vie au quotidien. Je suis devenue moinesse. La concentration s’acquiert au fil des jours, des mois, des années, par une ascèse rigoureuse. »
(extrait de « Entretien avec Fabienne Verdier » de Charles JULIET)
Prise dans les filets de mon passé, je suis restée emmaillotée et piégée par lui. Tous les moyens me semblent précieux pour apprendre à me déconditionner, doucement, il est vrai, mais tout de même dans l’action. Me libérer de cette frilosité dont nous parle si bien Holly golightly dans les commentaires de son billet sur la médiocrité de la littérature au jour d'aujourd'hui …si, si dans le 17ième commentaire, ce passage de Kant si pertinent, fouettant, me rappelant ma fainéantise et mes peurs enfantines et inadmissibles. Je me permets de le retranscrire là car trouvé sur un site de philosophie (en plus de faire parti des arguments de Holly, si percutante Holly).

"La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu’un si grand nombre d’hommes, après que la nature les a affranchi depuis longtemps d’une (de toute) direction étrangère, reste cependant volontiers, leur vie durant, mineurs, et qu’il soit facile à d’autres de se poser en tuteur des premiers. Il est si aisé d’être mineur ! Si j’ai un livre qui me tient lieu d’entendement, un directeur qui me tient lieu de conscience, un médecin qui décide pour moi de mon régime, etc., je n’ai vraiment pas besoin de me donner de peine moi-même. Je n’ai pas besoin de penser pourvu que je puisse payer ; d’autres se chargeront bien de ce travail ennuyeux. Que la grande majorité des hommes (y compris le sexe faible tout entier) tienne aussi pour très dangereux ce pas en avant vers leur majorité, outre que c’est une chose pénible, c’est ce à quoi s’emploient fort bien les tuteurs qui très aimablement (par bonté) ont pris sur eux d’exercer une haute direction sur l’humanité. Après avoir rendu bien sot leur bétail (domestique) et avoir soigneusement pris garde que ces paisibles créatures n’aient pas la permission d’oser faire le moindre pas, hors du parc ou ils les ont enfermé. Ils leur montrent les dangers qui les menace, si elles essayent de s’aventurer seules au dehors. Or, ce danger n’est vraiment pas si grand, car elles apprendraient bien enfin, après quelques chutes, à marcher ; mais un accident de cette sorte rend néanmoins timide, et la frayeur qui en résulte, détourne ordinairement d’en refaire l’essai. " (extrait de Kant, "Qu'est-ce que les lumières?")

J’aime croire que mes dégustations de thé au zhong sont comme une première pratique de la concentration, une action avant l’action. Mon bol d’air à moi.



Deux Oolongs dégustés ces derniers jours au zhong : du Yu Zhé de Chine et du Grand Oolong top Fancy de Formose.


Le Yu Zhé a des feuilles en petits agglomérats verts, poudrés à l’odeur sucré de caramel avec une touche de fruits rouges. Une fois infusé (et aéré par la baguette et le couvercle), le couvercle a une odeur sucré d’écorce et de fruits pas tout à fait mûrs. Le breuvage est ambré avec une odeur herbacée. Le goût est sucré, sec avec une très bonne tenue en bouche, sans amertume, boisé et avec un peu d’amande. Il reste des particules au fond du zhong. Les feuilles mouillées sont très vertes et ressemblent après les 4 ou 5 infusions à des têtards (dixit mon amoureux). En espérant que cette bande de têtards participent un jour à une œuvre picturale (voir les étapes de l’œuvre ci-dessous).


*source Dongwu

Le Grand Oolong Top Fancy a des feuilles flétries aux variations de couleurs importantes : bleu, brun/rouge, vert ou même jaune. Le thé sec a une odeur sucré de fruits rouges avec une note marine. Le breuvage est ambré avec une bonne longueur en bouche, pas sucré et une amertume à la 4ième infusion. Les feuilles mouillées sont brisées, vertes et brunes.

Les prochaines dégustations seront associées à l’exercice des makko-ho. Après, la calligraphie trouvera sa place, j’en suis persuadée, avec si possible un Ki équilibré.

dimanche 9 mars 2008

De la main au pied: le Qi

Je suis persuadée de l’existence du Qi (Ki, Chi) en nous et je vous ai proposé moultes sujets à ce propos (japonais de MASUNAGA ou TOHEI, en peinture ). Le voici expliqué aux enfants avec une pratique de bien-être à utiliser en famille : la réflexologie plantaire chinoise.

« Mon père dit de la calligraphie qu’elle donne du Qi (prononcer tchi) et aide à grandir dans la vie. J’imagine que le Qi est un petit génie invisible qui circule en moi, depuis ma tête, depuis mon cœur, jusqu’au bout de mon bras, saute sur ma main jusqu’au pinceau, pour que mon dessin soit beau.
(…)
Maman détend les esprits, en réveillant le Qi. Pour réveiller ce petit génie, il est très recommandé de se faire masser les pieds.


Et Maman a des doigts de fée et sait trouver le Qi là où il s’est endormi. Elle m’a expliqué que le corps est comme un grand monde dont les différents pays sont : le cœur, le foie, l’estomac…Et toutes les choses qui aident notre corps à marcher. Pour se promener d’un pays à un autre, le Qi peut prendre plusieurs chemins que l’on appelle les méridiens.


*source points de réflexologie plantaire très visuels

J’imagine que le Qi, ce petit génie d’énergie, est quelquefois capricieux : il s’endort où il veut, au détour d’un chemin, au beau milieu d’un méridien ! Il ne veut plus bouger, et on se sent tout bloqué : quand le Qi ne peut plus se promener à sa guise dans le monde du corps, on est tout mou et sans ressort !
Peu importe ! Pour le réveiller, il suffit de se masser les pieds, là où le Qi s’est endormi, à l’endroit où les méridiens arrivent au bout de leur chemin : cet endroit s’appelle un point ! »

(extrait de « Mei Hua, la petite chinoise » de Chrystel PROUPUECH dont je parlais )

Pour ne pas attendre une maman, un papa ou un compagnon/compagne, pour vous préparez à le faire sur les pieds de vos enfants, voici un schéma explicatif: à vos mains et vos pieds!


*source voute plantaire

mardi 27 novembre 2007

Ki, unification du corps et de l’esprit et méthode pour dormir

De passage chez ma maman, j’essaye à chaque fois de reprendre quelques lectures « engagées » : ma maman ayant participé à un stage de 2 ans en iokai shiatsu en Suisse, il reste quelques livres que je ne compte pas acheter mais qui m’interpellent.

« Le livre du Ki, l’unification du corps et de l’esprit dans la vie quotidienne » de Koichi TOHEI en fait parti.


N’hésitez pas à revenir sur les billets consacrés à un autre maître japonais Shizuto MASUNAGA : sa respiration en ballon et ses exercices de Makko-oh pour aussi unifier le corps et l’esprit (ces exercices sont assez communs aux deux sages !).



Koichi TOHEI, maître d'Aïkido , souhaite nous aider à réunifier le corps et l’esprit. Il met l’accent sur le Ki : « Chacun de nous doit s’empoigner lui-même maintenant, pour connaître sa vraie nature et sa vraie force. Le Saikontan [spiritualité] chinois classique dit que nous sommes comme des mendiants devant le portail, oubliant le pouvoir infini qui nous est donné par l’univers. »
J’avais fait de l’aïkido dans un temps ancien, en y prenant énormément de plaisir mais, en fait, je n’avais rien compris à ce sport (de corps et d’esprit). Maintenant que cette pratique m’est rendue difficile je reprends la théorie et la pratique individuelle. Dans ce sens, les apports de Koichi TOHEI sont importants.


La notion de Ki tout d’abord. Ce flux d’énergie, pour ce maître, est comme de l’eau de l’océan dans nos mains : c’est notre eau et pourtant c’est aussi l’eau de l’océan et à fortiori l’eau qui revient à la terre et à l’univers. « Le « développement du Ki » est un pont entre la psychologie, qui concerne exclusivement l’esprit, et l’éducation physique, qui s’occupe uniquement du corps. » Pour vous faire une idée plus précise c’est ici .
Il faut être persuadé de son existence mais aussi l’étendre, notre Ki est celui de l’univers. Même si nous sommes le centre du monde, la sphère, dont le centre est sous notre nombril, est infinie, la moitié gauche n’est pas plus infinie que la droite…alors il est nécessaire de se positionner comme étant un dans l’univers (notre énergie fait partie de l’énergie vitale de l’univers)…principe assez dur pour moi !
Il reste aussi à le réduire infiniment. Il est souvent convenu de ce principe de respiration : se centrer sur un point au dessous du nombril : il est alors préconiser d’imaginer une sphère dont le centre serait ce point et de la réduire encore et encore jamais jusqu’à son extinction mais jusqu’à ce qu’elle soit comme une ondulation infime.
Enfin il faut utiliser positivement son esprit : « Penser négativement ne vaut pas mieux que ne pas penser du tout. »

Comme MASUNAGA, TOHEI propose sa méthode pour unifier le corps et l’esprit en 4 principes fondamentaux, avant il faut se rappeler que « Tout le monde reconnaît l’énorme différence qu’il y a entre la séparation de l’esprit et du corps et la coordination de l’esprit et du corps ». Le but est de calmer son esprit comme une onde, calmée de moitié indéfiniment, mais sans jamais l’arrêter…
1/ Se concentrer sur un seul point : un principe fondamentale du zen est « étendez la colonne vertébrale, placez votre nez et votre nombril sur la même ligne, alignez vos oreilles avec vos épaules et asseyez vous (…) ». La différence de taille que met TOHEI est de se concentrer sur le bas de l’abdomen (« troisième œil » ou tentei en japonais) et non de placer sa force à ce niveau.
2/ Se détendre complètement : il est nécessaire de se départir de l’idée qu’il s’agit d’un état faible et plaisant et reconsidérer qu’il s’agit au contraire d’un état fort, aguerri, conscient, prêt à toutes les potentialités et dangers.
3/ Maintenir le poids en dessous : toujours considéré que notre centre de gravité est bas, si nous ne voulons pas que notre bras soit bougé, il est nécessaire de penser qu’il est lourd et que son poids est bien en dessous de lui….
4/ Etendre le KI : pour bloquer les doigts de sa main à toute force extérieur, imaginer le Ki comme une énergie sortant de nos doigts à l’infini…

Il a mis en avant une méthode pour s’endormir que je voulais vous laisser là, en cherchant un peu je l’ai trouvée complète sur le site de cet osthéopathe alors n’hésitez pas à suivre ses 5 étapes : ne pas essayez de dormir, occupez votre temps d’éveil, allongez-vous sur le dos, imaginez le sang arriver progressivement jusqu’à vos orteils et prenez conscience de vos orteils de plus en plus chauds.

Pour aller plus loin et avoir des renseignements plus pertinents sur ce maître vous pouvez lire ce texte mis en avant par un aïkidoka. Je vous ferez prochainement un billet sur sa méthode pour devenir plus fort et sur la pratique du kiatsu, fondée par TOHEI.

Edit du 09/03/08: je parle du Ki aussi en peinture et expliqué aux enfants avec l'application aux points de la voute plantaire ici.

Je parle de rendre plus fort le ki grâce au kiatsu .

jeudi 16 août 2007

Makko-ho "F", exercice *6/6*

« Le problème quand on apprend des mouvements comme ceux du Yoga, c’est que tout le monde essaie de se conformer à leur forme extérieure qui est donnée en exemple. Nombreux sont ceux qui essaient des mouvements qui excèdent leurs capacités et qui se font mal. La forme extérieure n’est pas aussi efficace pour transmettre l’essence d’un mouvement que ne l’est sa forme globale. On apprend les formalités de la cérémonie du thé en en observant la forme. La façon de préparer et de servir le thé doit être maîtrisé sous la forme d’une séquence continue et bien enchaînée. C’est la même chose quand on apprend le shiatsu. Quand on apprend à travailler avec les méridiens en shiatsu, on ne doit pas respecter la forme extérieure. Ce qui est requis, c’est la maîtrise d’une certaine forme. Quand j’enseigne le shiatsu, je dis : « Ne considérez pas l’apparence extérieure de mes techniques. Observez-en la forme globale. » C’est exactement ainsi que l’on doit apprendre les exercices d’imagerie. Vous ne devez pas vous préoccuper de l’apparence extérieure de ces mouvements. Observez le processus qui est le mouvement continu qui modèle la forme globale. Vous devriez détecter le flux du Ki dans ce processus. Le flux est ce qu’il y a de plus important. La recherche du flux du Ki nous conduit à prendre conscience des méridiens. » (Extrait de « Zen, exercices visualisés, travail des méridiens pour le bien-être » de Shizuto MASUNAGA).

Voici le dernier exercice de base, en sachant que MASUNAGA propose, pour encore plus d’harmonisation du corps et de l’esprit, de multiplier les exercices sur les méridiens les plus déséquilibrés, en gardant le minimum par jour des 6 exercices que je vous ai montré. Le Makko-ho visualisé « F » met en évidence les méridiens du foie et de la vésicule biliaire.

Les méridiens du foie et de la vésicule biliaire jouent un rôle important dans le métabolisme et sur un plan psychique. Ils sont impliqués dans toutes les formes d’action et de prise de décision. Un blocage énergétique au niveau de ces méridiens sera à l’origine de troubles digestifs, de maux de tête, de tensions musculaires, de troubles psychiques et de syndromes dépressifs.
Rappel : les explications sur les méridiens me viennent du livre « Shiatsu pratique » de Denis LAMBOLEY.


Rappels :
- ne pas vouloir à tout prix atteindre la position mais tendre vers elle
- ne pas forcer en extension mais sentir un bon étirement
- respirer lentement et doucement, pendant l’expiration les lignes de tension se détendent et le corps s’étend de lui-même
- quand il s’agit d’un exercice sur les deux côtés du corps, exécuter le mouvement sur le côté le plus souple
- prendre plaisir à faire le mouvement qui nous plait le plus, quitte à augmenter les respirations


L’image est plus là pour visualiser l’exercice et savoir le reprendre chaque jour que pour l’exactitude de la position.
Asseyez-vous par terre les deux jambes écartées. Détendez-vous et écartez les jambes au maximum. Certains peuvent complètement allonger les jambes et faire le grand écart, mais la plupart des gens font un angle obtus avec leurs jambes. L’important est de garder les genoux tendus pour maintenir les jambes au sol. Ensuite, accrochez-vous les mains bien haut au-dessus de la tête et tournez les paumes vers le plafond. Raidissez les coudes et inclinez-vous sur un côté. Penchez-vous jusqu’au pied en tenant la paume du même côté tournée vers le bas. Regardez toujours en avant lorsque vous vous penchez d’un côté. Au lieu de tourner le torse face à la direction où vous vous inclinez, faites face à l’avant et penchez-vous de côté.

Respirez comme ceci au minimum trois fois en tenant la position. Les lignes de tension sont les méridiens mis en avant dans cet exercice.




Persévérez, vous ne le regretterez pas !