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lundi 14 mars 2022

Comment apprendre aux élèves à comprendre un texte

J'avais eu le constat avec le fiston: il préparait une fiche de lecture, je la regardais comme je regardais tout ses devoirs du soir en ce temps-là et je découvris qu'il n'avait pas saisi le changement d'opinion du narrateur sur la situation qu'il présentait. Pour moi c'était tellement évident. Je ne savais pas du tout comment l'aider à part reprendre un à un les passages et lui "dire".

En me préparant à être professeur des écoles, j'ai découvert ce que c'était: le roman était un texte "résistant" (pas si évident comprendre: enchâssement des récits, analepses, ellipses etc...) et ce que le lutin n'avait pas compris était les sentiments du personnage et l'implicite (ce qui est dit entre les lignes).

Alors avec mes élèves de fin cycle 2 et cycle 3, je me suis appuyée sur le dispositif, respectivement appelé "Lectorino et Lectorinette" et "Lector et Lectrix". Utilisé toute l'année scolaire et adapté pour mon mémoire, j'ai pu proposer de nombreuses séances avec de nombreux objectifs.

 

Mais cette année avec les CP je ne suis pas en charge de la lecture compréhension. Et pourtant, lors d'un projet nous abordions "La petite sirène" adapté du conte d'Andersen. Le projet est la première image (d'une promenade sonore amenant à situer les événements les uns après les autres à un paysage sonore de la petite sirène).

Et même volonté: leur faire comprendre toutes les nuances. Cette fois-ci je n'avais pas beaucoup de séances à ma disposition et pas envie de mettre en place une méthodologie qui aurait pu gêner la maitresse principale.

J'ai donc utilisé un autre dispositif, peut-être aussi plus adapté à l'âge des élèves: le visibléo. Il s'agit de proposer une affiche schématisée du récit mettant en avant les personnages et leurs interactions.

La démarche est collective en classe, moi construisant selon leurs réponses à mes questions (incompréhensible sans nos échanges...)



 

Et le rendu final, trace de l'histoire et de la compréhension: le dernier nuage étant ce que peut penser le lecteur, eux, hors du cadre.


mercredi 12 janvier 2022

Enseigner la musique sans l'oreille musicale



Je n'ai pas l'oreille, je ne sais pas chanter juste... je suis encore moins musicienne.

Et pourtant selon la ville dans laquelle je vais enseigner en tant que professeur des écoles, je deviendrai professeur de musique. Cette année justement, je me dois de proposer quelques séances. Aïe!

Bon, je suis la maîtresse que d'une journée par semaine. De plus, la titulaire de cette classe m'offre le luxe de choisir, j'en profite ainsi pour faire des projets au long cours.

Je mets de côté les séances d'écoute à faire quand bon nous semble. Les séances de détente, de relaxation, d'écoute d'un audio livre ou d'une mise en situation d'élèves en mode musical au lieu du "bonjour tout le monde, asseyez vous!" (l'année dernière avec mes CM2, ce fut une version de la Panthère rose avec le décollage d'une fusée à la fin indiquant la fin du temps de rangement du cartable et sortie des affaires.)

Je mets de côté une séance sur les onomatopées à proposer dès la maternelle. Je mets de côté celles proposées à mon lutin, musique à partir d'autre chose (xylophone géant dans une forêt japonaise , percussions de corps ou de mains pour faire la pluie).

Je me dois de faire chanter les élèves. J'ai choisi de ne chanter qu'avec eux. Je ne peux pas encore être modélisante. Alors je suis passée par une pédagogie différente pour mes CP: "La loupe à l'oreille" et l'enregistrement proposé "La grenouille" de Francis Lemarque et Rudi Revil, chantée par une femme.

Nous avons fait un dépliage de l'oeuvre, émotionnel (bien plus que sensoriel) et puis technique.

*source circonscription de Strasbourg

 *source des documents utilisés: L'école au bord de l'eau

J'ai pris le parti d'utiliser des flashcards pour le vocabulaire qu'ils ne connaissaient peut-être pas (la photo ne les présente pas toutes).

Puis nous avons mimé, dessiné, chanté en playbac... ils connaissent le texte par coeur, rient aux éclats en ajoutant les gestes et nous ne l'avons pas encore chanter vraiment.

***

Mon second projet est pile dans les propositions d'Eduscol (notre grande trousse à ressources de professeur). Je propose actuellement une séquence de repères dans le temps. Avec les mêmes CP, pas encore d'histoire mais bien des repères dans un temps court pour donner des bases plus tard sur un temps long. Nous abordons ainsi les notions d'antériorité, de postériorité, de simultanéité, de succession etc... soit situer les événements les uns par rapport aux autres.

Nous écoutons une promenade sonore et situons les bruits rencontrés lors de la balade. Nous créerons la notre en fin de projet avec des sons entourant une balade de la petite sirène.

Pour la peine, écoute de l'album "La petite sirène" adapté d'Andersen, lu par moi, puis choix de sons (d'eau, de poissons, de vague, de vent, de clapotis, de pluie,selon leurs envies) et création de ces sons avec tous les outils à notre disposition (corps, main, papier etc).

Nous créerons une simili partition. N'étant pas musicienne, nous resterons sur du sensitif comme une sorte de musicogramme. Et là, encore une fois, je remarque qu'être professeur des écoles n'était peut-être pas une vocation d'enfant (quoique) mais que mes réflexions étaient déjà bien là il y a 10 ans pour le lutin (cf les chronogrammes)

Mais qu'est-ce donc qu'un musicogramme: une représentation visuelle d'un morceau, dessinée par n'importe qui, musicien mais aussi élève selon son écoute. Je vous mets un exemple, la panthère rose, tiens cela va de soi, non!?

 
 
mais je préfère cette version-ci de "Une bulle vole" pour les enfants sur instag*

A suivre...

Bon, parce que j'aime être équipée, j'adorerai avoir quelques instruments de musique: quelques guiro (grenouilles oh oui, comme la chanson), un bâton de pluie, un spacedrum, un kalimba...

 ***

Bon, pour le lutin ce fut... le néant, pas de méthode Suzuki , ni de pédagogie Jaques-Dalcroze , pas de cours à proprement parlé. Il n'est pas musicien au grand dame de son père. Quoique des concerts depuis ses 5 ans, pop, rock, jazz, comédie musicale, folk, instrumental et un peu de classique. De la musique éclectique dans les oreilles tous les jours, merci Shazam et Spotify, il pique dans les listes extra-longues du père, fais des recherches des musiques de pub, de films.

Au final, le damoiseau est impressionnant. Il a de l'oreille et reconnait à une vitesse incroyable les bandes originales instrumentales de film. Un film vu une fois, la musique est intégrée je ne sais où. Quelques erreurs, oui! Enfin dans les oeuvres du même compositeur.

Allez pour le fun, "Game of thrones" improvisé par des pointures.


jeudi 31 décembre 2015

Encore de la musique (éclectisme)

Mon compagnon est un amoureux de musique(s) et de cinéma(s). Nous avions profité de nombreux festivals de film avant l'arrivée du lutin et de quelques concerts de pop ou de folk (surtout). Puis plus grand chose. L'arrivée de notre loupiot nous avait laissé exsangues des ces sorties.

Mais nous reprenons, peu à peu, avec lui. Des concerts choisis ou le petit d'homme s'endort souvent... mais tant pis (ou tant mieux: il a un sommeil peuplé de belles images!).
Voici notre dernier... Ludovico Einaudi...

*source image Fip

Et pour les plus curieux, on peut nous voir de dos... à l'angle droit... le lutin et moi... puis mon profil et après n'hésitez pas à vous laisser porter par la musique.



***
*source La dépêche

... et nous avons regardé la pluie tombés sur eux.
Au départ, bien avant le spectacle, nous étions déjà dans le studio de radio à trois...



Puis en amoureux au Chatelet:


vendredi 13 février 2015

Du live dans les oreilles

Nous avons avec énormément de plaisir (et aussi quelque fois un peu de fatigue) profiter de musique ces derniers mois.

Nous avons toujours écouter de la musique avec le lutin, des bandes originales de dessins animés, des chanteurs... peu de musique classique. A la maison, en bougeant et chantant (faux). Mais depuis la rentrée scolaire, nous avons entamé une avancée importante: nous allons à la rencontre des musiciens et des chanteurs.
Les voir entrer, prendre place, occuper l'espace, accorder l'instrument, démarrer la musique. Nous regardons les gestes, les mimiques, écoutons les voix qui s'amplifient.
Nous allons aux valeurs sures comme aux talents tout neufs dont on ne connaissait rien. Nous y allons et ils nous parlent, aux oreilles, au coeur et aux tripes.

Escarpins et chaussures rouges, oh oui!!!


Mais aussi pieds nus, transe, excitations, encore, encore...



ORANGE BLOSSOM - "Maria" - LIVE Ce soir (ou... par ce-soir-ou-jamais
et dire que, par fatigue, nous n'y sommes pas tous allés... là et là



Il y a de tout, de la pop, de la chanson française, du jazz, du klezmer, de l'ethnique... merci France Inter.

lundi 2 septembre 2013

Chihiro, sencha shimizu et Joe Hisaishi

Cela nous arrive souvent de regarder les dessins animés du studio Ghibli et plus précisément ceux de Hayao Miyazaki. Est-ce pour cela que, lors des blind test musicaux du week-end proposés ma moitié, le lutin reconnaît au bout de deux ou trois notes des morceaux instrumentaux le nom des films d'animation et même, presque, s'il ne s'agit pas du thème principal. Ce week-end j'ai quand même obtenu un point, j'ai reconnu "Le voyage de Chihiro", mon dessin animé préféré.
Et pour profiter de notre dernière journée à deux, le chenapan et moi avons succombé encore à un visionnage de cette aventure au cœur d'un établissement de bain pour les esprits.

*source de la Maison des bains des esprits

Le tout en profitant de la fin d'un sencha shimizu bio. Parfait.


De quoi bien-sûr sortir mon nouveau pot de réserve au bec verseur impeccable, profiter de la dernière goutte et de ma dernière tasse japonaise sans anse.

Un sencha doux mais pas très puissant cependant: a-t-il mal vieilli? Allez j'en reboirais demain, seule, j'ai peut-être mal fais mon infusion. Mais il est beau!


J'aime toujours ce monde imaginaire plein d'esprits que nous fournit Miyazaki. J'ai toujours un faible pour les mythologies du monde. D'ici peu ce sera par la Méditerranée mais le Japon m'inspire toujours. Et puis quel fabuleux château que celui de la sorcière Yubaba. Je vous invite à regarder ici son architecture et sinon juste une petite visite peut s'imposer en passant par la rivière.




Et puis, pour prolonger superbement la détente, venez profiter tant qu'il est sur le net de l'exceptionnel concert du compositeur Joe Hisaishi : il vous fera voyager parmi tous les films d'animation.



Tiens je partirais bien prendre un bain avec cette musique pour me croire dans un onsen (avec beaucoup, beaucoup d'imagination: eau thermale et bain d'extérieur avec souvent un magnifique panorama). J'aime beaucoup cette notion de délassement des bains japonais: publics (onsen ou sento, d'intérieur) ou privés (furo), nous devons nous nettoyer et nous rincer avant et se prélasser dans l'eau après. Le bain n'est point tant sanitaire que de plaisir.

Et en plus je n'ai pas de ofuro (bac baignoire). Bon, il ne me reste plus qu'à mettre la poudre de yunohana et de tenter de retrouver les étapes du bain japonais incluant le frictionnage, l'eau glacée, l'eau chaude et la tisane... et de rêver à cet ofuro-là, dans la maison de la famille Kusakabe, personnages du film d'animation "Mon voisin Totoro" du même Miyazaki.

*source ofuro Mon voisin Totoro

jeudi 7 février 2013

Tu peux compter sur moi

... parce que le lutin revient de l'école avec la chanson des Triplettes de Belleville et que cette voix lui parle... nous le reprenons, nous l'écoutons, lui, -M-, et son père Louis CHEDID, lui en duo avec Arthur H, lui en duo avec Sean LENNON, lui en duo avec Lulu GAINSBOURG, surtout que le père pourrait passer en boucle à la maison

et je vous mets les paroles:


Si jamais tu cherches un refuge
Une place où personne ne te juge
Tu trouveras toujours chez moi
Un endroit qui ressemble à ça

Si un jour tu sens le besoin
De parler à quelqu'un
De mettre des mots sur tes peurs
Si tu en as gros sur le cœur

Tu peux compter sur moi

Je n'ai pas de bagage magique
Docteur miracle tout le cirque
Mais si tu pars à la dérive
Je serai là quoi qu'il arrive

Ce ne sont pas des paroles en l'air
Ni de promesses à la légère
Mais ma déclaration d'ami
Peut-être un peu d'amour aussi

Quelle que soit la raison
Ni pourquoi ni comment
Ni pour combien de temps
Tu peux compter sur moi

Si jamais tu cherches un refuge
Une place où personne ne te juge
Tu trouveras toujours chez moi
Un endroit qui ressemble à ça

Si un jour tu sens le besoin
De parler à quelqu'un
De mettre des mots sur tes peurs
Si tu en as gros sur le coeur

Ce ne sont pas des paroles en l'air
Ni de promesses à la légère
Mais ma déclaration d'ami
Peut-être un peu d'amour aussi
Rajout du 14/02: et la version Taratata fabuleuse

lundi 13 août 2012

De la musique à table

... petit intermède musical... un peu de spoons musicales et sonorités de verres d'eau identiques remplis à différentes hauteurs.

J'aurais adoré pouvoir faire profiter au lutin de ressources et d'expériences musicales. Malheureusement il n'y a que les enregistrements des autres qui peuvent nous servir. Nous n'avons aucun musicien dans la famille.
Je ne sais pas distinguer les notes, encore moins reconnaitre les tons et mettre dans l'ordre de la gamme. Alors oui, je crois que pour ceux qui n'ont pas l'oreille musicale, les sons s'apprennent. Les cloches Montessori m'auraient été d'un grand secours. Et pourtant pas question d'en acheter en tant que particulier, c'est bien trop onéreux. Je vous conseille de lire ce billet présentant l'intérêt de ce matériel. Et bien-sûr nous avions fait nos boites à sons avec des boites de pellicules et du riz, des haricots et de la semoule, 6 boites, 3 recouvertes par du ruban adhésif pour électricité bleu et 3 par le rouge.
Les cloches Montessori seraient accessible online... à suivre (dès que ça marche chez nous!)


En attendant, nous improvisons les sons avec les verres. Le loupiot réussissant même à les mettre dans l'ordre avec cache du contenu. Et puis on peut compliquer les choses. L'occasion aussi de faire tinter les cuillères...
Enfin mieux vaut faire appel à des maîtres 's spoon

****
Bon je sais maintenant il n'y a pas qu'un pas mais je ne peux m'empêcher de penser aux noix de coco des "Monthy Python"

Coconuts, extrait de Monty Python, sacré Graal

vendredi 25 mai 2012

Vous passez l'âge de vos beaux rêves

Je viens de découvrir un des films préféré de mon compagnon quand il était enfant, "Bedknobs and Broomsticks". Le lutin adore ainsi le même film que son père. Je reste un peu en retrait, mais il est vrai que quelques passages me parlent beaucoup, l'alimentation de la sorcière et ce passage.

J'y revois la manière de défaire le lit correctement (oui, oui, ici elles le refont mais regardez donc le dessus de lit plié en 4 au pied du lit). Et les paroles me ramènent effectivement à toute une part de mon enfance qui est bien loin. Une part enchantée, entre parenthèse, une part qui ne restera que dans mon souvenir car après les relations ont complètement détruites mes illusions d'enfant... le monde adulte a repris son cours beaucoup trop vite tournant en acidité même les souvenirs les plus doux.
Mais allez ici on peut croire, un peu...

"Vous passez l'âge de vos beaux rêves
Puisqu'en vous même, le rêve est mort

Vous reniez les joies de votre enfance
Elles vous apparaissent un peu naïves
Vous passez l'âge de vos beaux rêves
Au fond de vous, le doute arrive

Vous êtes un navire perdu au large
Dont l'appel si triste reste trop lointain
Où sont donc toutes ces belles illusions ?
Toutes celles que le cœur aime bien"

lundi 16 avril 2012

Premier concert

Grâce à Aline, j'avais eu très très envie de me procurer le CD de "The Nino's", un groupe reprenant pour une cible principalement enfantine quelques grands titres de Nino FERRER.

*source avec un très bel article sur eux et des extraits d'interviews

Je ne l'avais pas acheté mais quand l'occasion s'est présentée de les voir en vrai, nous avons sauté sur l'occasion: les parents, la grand-mère et le loupiot étaient là!
J'ai été très déconcertée par l'attitude du petit d'homme. Peu communicatif, légèrement fatigué et désagréable, très peu réactif et limite couché sur nous. J'ai eu beaucoup de mal à me retenir de lui expliquer en long et en large mon mécontentement.
Mais chose étrange, aussitôt sorti de la salle, il voulait rechanter les chansons et nous indiquait qu'il aimerait bien les revoir demain. "Euh mais c'est un concert, Lutin, c'est une soirée où les chanteurs viennent à notre rencontre, c'est assez rare et pour les revoir en vrai, il faudra bien attendre!" Je lui ai expliqué ma déconvenue: qu'il n'ai pas profité d'un spectacle vivant. Je l'ai, c'est vrai, sermonné. Il est encore un peu petit mais je trouvais qu'il n'avait pas compris sa chance. J'avais déjà fait cela à ses premières séances de cinéma d'ailleurs. Un peu rude la maman tout de même.

Enfin tout cela pour vous dire que depuis, les chansons de Nino FERRER reviennent en boucle à la maison. Et là, il danse, chante, applaudit, redemande.



Sa préférée est tout de même "Alexandre". Bah oui son meilleur ami a ce prénom!

mercredi 25 janvier 2012

La musique incarnée: méthodique Suzuki, visuelle et personnifiée

J'aime avoir une bande son dans ma vie. Certaines musiques emportent mes humeurs, développent mes joies, accompagnent mes nostalgies. Alors oui souvent la musique est encore accompagnée de mots mais d'autres impliquant un orchestre sont très nombreuses... et peu à peu, des bandes originales de film sans paroles, je passe au classique. Pour le papa, la musique a toujours été présente même dans ces plus belles expressions. Alors oui, c'est vrai, nous prenons le temps de l'écoute en espérant que le lutin apprécie.

Les bandes originales de ses films d'animations ont le vent en poupe depuis longtemps... Joe ISAICHI accompagnant bon nombre de dessins animés de Hayao MIYAZAKI, Danny ELFMAN accompagnant Tim BURTON ou même quelques bandes sons de Walt Disney.

*source méthode SUZUKI (avec témoignage d'un enseignant pour enfants)

Mais dernièrement j'ai voulu incarner encore plus la musique.
Oui j'aurais adoré suivre des cours avec le petit d'homme, des cours de musique, des cours d'oreille, des cours de feeling, des cours de doigtés... avec la méthode (du Dr Shin'ichi) SUZUKI. Mais c'est cher, la pédagogie est destinée à des petits, moins de 6 ans, et l'investissement en temps est important: par semaine, un cours individuel, un cours collectif avec une mise en pratique directe comme un concert et une écoute attentive, investie de toute la famille... trop difficile. Alors à défaut d'experts, à défaut aussi de musiciens dans la famille, nous faisons sans.
Pour plus d'information, n'hésitez pas à lire ici quelques cours (en italien), une idée de l'intérieur des livres de méthode/théorie ou l'atmosphère du violon des bois. Une approche assez similaire à celle de la pédagogie Montessori, voir ici en anglais pour plus de détails:
- proche de ce qu'est réellement l'enfant et non ce que l'on voudrait qu'il soit
- utilisant la pratique, l'exemple... le "aide-moi à faire seul" et non la théorie
- un ordre de présentation, des séquences définies
- la prédominance d'une atmosphère propice, riche. Et un apprentissage par compétence et non par âge.
- la répétition des gestes pour l'apprentissage
- la croyance dans le potentiel de l'enfant, l'adulte n'étant que le "réalisateur"

Incarner la musique: les grands compositeurs par leur vie avec des extraits de leur œuvre.
Nous avons commencé avec Ludwig Van BEETHOVEN avec ce livre audio très bien fait de chez Gallimard. Avec cette superbe "Sonate au clair de lune", que le loupiot a reconnu des "Noces funèbres" de Tim BURTON. Son "oreille" me sidère parfois. Pour l'écouter, c'est plus bas et c'est aussi visuel!

Mais aussi une visualisation de la musique, justement... mettre de l'impact sur des notes, autrement que par une partition offerte juste aux musiciens, aux professionnels, aux amateurs praticiens. Un peu l'inverse que de mettre de l'ouïe dans la vision.
Alors oui les partitions et les notes appropriées aux enfants... mais pour moi c'est encore presque trop scolaire...
Je cherche plus d'instinct.
Il y a visuellement les émotions que nous donne la musique. Une très belle proposition est celle de mettre des couleurs par aspects et offrir ainsi une panoplie musicale:

*source Jax de LEON visualisation d'un album de Susjan STEVENS, vous savez STEVENS, je parlais là de ses musiques de Noël.

Encore mieux, via l'ex les 5 sens, le neuf tout en 1, découvrir la musique de manière visuelle, rythmique et sous forme de partition. Oui, oui, réinclure la partition mais avec une visibilité, une netteté, une clarté colorée. Il s'agit là de chronogrammes proposant sur chaque ligne une partition musicale sur de la musique symphonique: note courte, longue, piquée, sourde, appuyée etc... N'hésitez pas à lire le billet de Tout en 1 ci-dessus pour des explications plus éclairées. De mon côté, je vous propose quelques beaux morceaux, d'autres sont à rechercher chez Smalin (et c'est extra!).

Ludwig Van BEETHOVEN, Sonate au clair de lune


Camille SAINT-SAËNS, Aquarium


John Philip SOUSA, Stars and stripes forevever


Orlando GIBBONS, Fancie, Two Treble Instruments


Il sera peut-être envisageable aussi de viser les opéras, pour ce qu'ils ont d'incarné, de presque caricatural au niveau mimesque, personnage mais aussi trames des histoires. Mozart peut-être comme ses enfants à lui...

Et puis aussi, mettre des enfants dans l'acte de faire la musique, montrer au lutin les sonorités, en train de se faire, d'être émises, grâce à Lecture jeunesse 83 (n'hésitez pas à suivre le lien, vous aurez des images et des infos), je découvre les "Passions d'enfants", série de reportage réalisé par Barthélemy FOUGEA sur les petits musiciens.




Rajout du 04/03/2012: et une autre méthode pour apprendre à jouer d'un instrument de musique, une méthode à l'oreille, chouette, et c'est chez fée papillon là.

jeudi 15 septembre 2011

Les oreilles à la place des yeux

J'ai une fascination pour l'exploration des sens: la vue bien-sûr (dans une famille d'artistes peintre ce serait un comble sinon), le toucher, le goût, l'odorat et l’ouïe. Les bruits de la nature, le climat, les animaux etc... les orages presque encore plus que la musique pour laquelle il me manque l'oreille musicale, une éducation rythmique peut-être.

"Rouge comme dans le ciel", film de Cristiano BORTONE a été ma dernière révélation auditive.
D'une part ce film marque quelque chose qui m'est cher: la place que nous accordons à l'éducation, la place que nous laissons aux plus faibles, aux différents, aux "handicapés" (moteurs, physiques, psychologiques ou autistes). Le récit nous emporte dans l'enfance de Mirco MENCACCI, ingénieur du son renommé. Cet enfant a perdu la vue dans un accident domestique et a dû être retiré du système scolaire italien pour rentrer dans une institution spécialisée.
Là, les petits aveugles sont considérés dans leur handicap et limités à des fonctions permettant une insertion professionnelle simplifiée. Ils sont soumis à une discipline sans beaucoup de liberté.
Le visionnage m'a rappelé ma dernière conversation avec Lily. Elle indiquait à son seigneur de la mer que nous pouvons tous avancer : "nous partons tous avec un handicap dans la vie comme à la boxe (poids moyen, plume etc) cela ne nous empêche pas d'être dans la course" et de suivre nos chemins et combats de vie.
J'ai aimé aussi cette perte d'un sens, de la vue par ces yeux bandés ou dans le vide, ces mains tactiles, caresses ou présentations, cette mise en mots des couleurs: bleu "comme quand tu fais du vélo et que le vent s'écrase sur ta figure", rouge "comme le feu, comme le ciel au coucher du soleil", marron "rugueux comme l’écorce de l’arbre". Et encore plus j'ai aimé ce sens stimulé, créatif qu'est l’ouïe pour Mirco. Il va créer les sons d'une histoire à raconter.
Magique!! Pour vous rendre compte de la densité de ce film, n'hésitez pas à lire cette mise en avant.


Rouge comme le ciel Extrait 2 par toutlecine

****
J'ai aussi pensé à "August Rush", film de Kirsten SHERIDAN dont je ne peux malheureusement pas vous proposer mon moment favori, dans l'orphelinat et sans instrument de musique mais ici une utilisation particulière de la guitare. De cette musique dans la tête vers l'utilisation d'un instrument.



Aussi dans les révélations auditives, j'ai adoré "Sound of noise" de Ola SIMONSSON et Johannes STJARNE NILSSON. La poursuite de ce terrorisme sonore aux performances musicales déjantées (et je ne vous mets pas l'extrait de l'intervention chirurgicale)

Sound Of Noise - Extrait Braquage Banque par wildbunch-distrib

De quoi se dire que nos oreilles ont une place à se faire et qu'il est nécessaire, aux handicapés sensoriels comme aux autres, de puiser dans tous les sens mis à notre disposition.

dimanche 11 septembre 2011

Sencha d'exception et musique japonaise

Là, oui, poses-toi Vanessa. Prends ton souffle.
Là, plus de pression. Là...
Respires et tu verras plus tard pour les attentes des uns et des autres. Tu verras à l'envie si tu y succomberas avec plaisir. Tu verras si tu as le temps de tes souhaits.

Là, poses-toi. Reprends du souffle. Allez un temps juste pour la respiration, un Sencha Yamato dans la théière et la fenêtre grande ouverte. "Je me rends sur place pour découvrir un thé exceptionnel, connu seul des Japonais, le thé d’Origine, dit-on, le premier, cadeau offert par les Chinois lors de la fondation de l’empire et que l’on nomme le «Yamato Kabuse Chà»" (extrait du carnet de bord d'un acheteur de thé, cf lien)

J'ai sorti mon thermomètre pour ne pas bruler les feuilles de ce thé d'exception. Elles sont aplaties, bien vertes. Leur odeur est végétale et très légèrement iodée comme une algue avec une note sucrée.
La liqueur après infusion à un tout petit peu plus de 70°C est végétale, de légumes verts, mais avec un soupçon de doux, sucré. Et j'aime encore cette texture sur la langue.

Je me demande pourquoi le sencha doit se boire, si pendant l'absorption d'autres éléments, avec des produits de la mer. Je ne dois pas encore avoir le palais aguerri, moi j'aime les seconde et troisième infusions aussi avec de la poire. Peut-être pour cet apport délicat de sucré et surtout, je pense, pour cette même texture en bouche... poudrée, "texturée".

Inspires, expires. Ne succombes pas à la dépréciation. Tout va bien: être à la hauteur est subjectif.
Être à la hauteur! Être une femme indépendante, une mère attentionnée, une sœur aimante et inspirée, une marraine fidèle, une amie retrouvée.

J'ai bu mes infusions en écoutant en boucle la bande originale de "Kiki la petite sorcière" de Hayao MIYAZAKI. Le dessin animé n'est pas un des préférés du lutin mais je l'aime beaucoup, il pourrait paraitre plus simple que les autres mais parle de la prise d'indépendance à l’adolescence.
Le livre d'origine, "Majo no Takkyuubin" écrit par Eiko KADONO marque l'indépendance financière de cette toute jeune sorcière. Ce que j'aime aussi, peut-être même plus c'est justement la mise en valeur des compétences et affinités de l'enfant, Hayao MIYAZAKI en parle bien là : c'est aussi une indépendance, une voie, spirituelle.
Les musiques des films d'animation de Hayao MIYAZAKI nous accompagnent de plus en plus. J'aime beaucoup les compositions de Joe HISAISHI. Elles ont une ampleur presque classique tout en gardant une thématique très ancré à un récit. Il y a aussi avec des touches plus typées, presque ethniques.


Kiki la petite sorcière Bande annonce par PlacedeCinema

lundi 6 juin 2011

De la pluie, un orage.... avec les mains

Cherchant des éléments de musique, je suis tombée sur un site de bruiteur et je dois dire que j'ai fondu pour cette pluie en concert...
(de quoi nous changer de la réelle... pluie dont j'aime le bruit et l'odeur et l'orage, bruit et odeur).


via Le Blog des Bruitages

de quoi s'intéresser un peu aux Foley artistes (bruiteurs)

mercredi 13 avril 2011

7 ou empreinte japonaise... odeur de mousse et matcha

J'aurais aimé que ce chiffre soit celui des superpositions de rue: un porte-bonheur! Mais il n'est que la confirmation d'une empreinte à vie... une empreinte japonaise. La première que je connais en étant consciente.

J'avais envie de parfums du Japon, d'atmosphères... il parait que les sakura sont en fleurs, nous aussi les cerisiers et lilas le sont. Je rêve de sentir les environnements aromatiques japonais (objets de préservation) que nous présentait si bien FuroshikiBlog ici et ... et je pense à cette mousse des forêts vierges, habitat des cerfs, des sangliers, un peu du parc naturel de Kinkasan (金華山 ou Kinkazan), île touchée par le séisme et si près de Fukushima...

*source Kinkasan photo de Satoh Junpei avec cartographie

Pour y penser sereinement, pour y penser avec chaleur et affection, j'ai fait un yuzu matcha dans mon chawan de printemps avec les images inspirées du livre "Empreinte japonaise" de Laure CHAPALAIN et Magalie LAMBERT. J'ai fouetté comme j'ai pu. Ce matcha est très doux et très peu végétal en fait. Le yuzu, cédrat japonais, apparait comme un léger arôme de kumquat sans acidité.

Et j'ai imaginé cette mousse, ce vert humide, à l'odeur prononcé, qui attiraient les cerfs ou les sangliers (est-ce l'un de ceux-là en filigrane sur ces photographies illustrées ?)

et finir en musique "naturelle": eau, oiseaux et xilophone aléatoire et/ou contrôlé, descendant dans cette forêt japonaise.

lundi 21 février 2011

Début d'immersion (en anglais)

Les vacances ne sont pas que départ, ce sont aussi des moments à la maison... et quelques fois avec du "travail" soit des temps d'activités avec des objectifs à cours, moyens ou longs termes.

J'ai dû vous en parler sur ce média. Je ne parle/ne vocalise/ne lis pas d'autres langues que le français. Oui, oui j'ai appris l'allemand et l'anglais à l'école, j'avais même réussi à suivre des conversations avec des germanophones et anglophones (et aussi dans mon cas avec les néerlandophones de la famille) mais ce stade a été vite oublié. J'étais scolaire et n'ai aimé les langues que pour parler dans d'autres pays. J'avais aussi d'autres priorités qui m'ont accaparée toutes mes réserves d'énergie.
Il y a encore peu (et peut-être encore maintenant dans mes prétextes fainéants) je déclare partout, et surtout à ceux qui me le mettent devant le nez comme un manque (et dire que j'en ai beaucoup selon la société) voire une disgrâce: "Je ne maîtriserais jamais une autre langue comme la mienne, la maternelle, si un jour mes pas me portent vers une prise de parole qui mérite d'être traduite, je confierais la tâche à un traducteur, plus à même d'en dire les nuances."

Oui mais voilà, j'aimerais tout de même pouvoir échangé avec d'autres. Et puis un lutin grandit chez nous et je lui souhaite de ne pas se braquer sur les langues, d'y voir un plus (même si cela deviendra une obligation). Je ne lui souhaite aucun blocage, pas de maitrise non, juste la capacité à être à l'aise.
Alors c'était une évidence, il me faut reprendre l'anglais (pour une première part).

Oui, oui. Enfin il y a une petite remarque en plus. Je n'ai aucunement envie, aucune volonté, de prendre des cours de langues comme je les ai reçus au collège, lycée et en enseignement secondaire, quoique pour certains professeurs j'ai une dette à vie... Cher Mr V., vos jeux de mots, vos blagues, vos pièces de théâtre, vos cerises apportées du jardin, tout cela m'a manqué malgré ma presque moyenne en allemand.
J'ai envie d'un apprentissage alternatif, je vous en parlais là. Un apprentissage en immersion dynamique, sans mémorisation ni traduction. Une combinaison de Rosetta Stone, de neuropsychologie appliquée aux langues et explicitée par un autiste, de haut niveau scientifique, au syndrome d'asperger, Daniel TAMMET (le reportage lui étant consacré en en ligne ici) et de textes bilingues à la JACOTOT (lire le lien sur l'apprentissage alternatif pour en comprendre plus).

Alors j'ai commencé mes cours d'anglais.
En lisant "Embrasser le ciel immense, les secrets du cerveau des génies" de Daniel TAMMET, la suite plus explicite sur les neurosciences que son premier livre plus autobiographique dont je parlais là, de nombreuses astuces sont présentées. Elles ne nous donnent que quelques pistes, nous laissant le soin de contacter l'auteur, consultant professionnel, pour la vraie formation. Mais ce livre apporte déjà des pépites, et ceci autant en apprentissage des langues étrangères qu'en mémorisation ou en explication des neurosciences et de leurs implications pratiques possibles. Un livre à conseiller pour comprendre nos limites, aider notre cerveau et reprendre une autre idée du concept de spectre autistique.
J'ai débuté par la première des étapes: la phonétique (les sons), avant la morphologie (les mots, sens et règles pour les créer) ou la syntaxe (combinaison de la grammaire et du vocabulaire). L'immersion en anglais étant impossible pour moi, en France, à Paris. Surtout qu'à l'inverse d'autres pays, notre très très bon service de doublage des voix ne nous donne que peu la possibilité d'écouter/voir en version originale.
Alors oui, je regarde les films en version originale sous-titrée, le plus souvent. Mais j'écoute en fait moins que je ne lis. Alors j'ai pris l'astuce de Daniel TAMMET: écouter et chanter les chansons en langues étrangères.

Superbe proposition alliant écoute et dynamique. J'ai pu profiter d'un album aimé et travailler en même temps: travail important, récurrent, intense de prononciation et une idée de la pose de l'accent tonique en anglais.
J'ai commencé par les chansons de Neil Hammon, chanteur du groupe The Divine Comedy, pour cette voix dont je vous ai déjà parlé, pour avoir une prononciation exacte et des textes bien ficelés. Alors voilà mes premières 50 minutes de cours achevées, album "Regeneration". Minutes pendant lesquelles j'ai chanté avec lui en suivant les paroles écrites. Je n'ai pas compris grand-chose et c'est presque tant mieux, je ne me suis concentrée que sur les sons, un rythme et une rythmique.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas parlé, baragouiné, pendant 50 minutes en anglais.


The Divine Comedy - Bad Ambassador
envoyé par Alexander_Band. - Clip, interview et concert.

Un travail que je vais tenté quotidien, sur 5 jours, une semaine par album, en espérant garder en mémoire quelques mots répétés dans les textes.
Et je passerais aux autres étapes plus tard. A suivre donc.
...
Et puis, nous commençons aussi l'immersion dans des langues étrangères du loupiot de 4 ans presque 1/2. Par semaine, nous visionnons (en plus d'écouter) un dessin animé, connu par cœur, en version originale. Il ne perd donc pas le plaisir du film et de l'histoire tout en sensibilisant son cerveau à d'autres langues. Nous démarrons l'anglais, le japonais des studio Ghibli attendra ;).
"L'étrange Noël de monsieur Jack" de Tim BURTON est le premier, parce qu'il écoute déjà en boucle la bande originale et que le dessin animé est très chanté (donc déjà en partie connu de ses petites oreilles). Et les premières interrogations arrivent: "Mais c'est en anglais ET en français!"... non non les onomatopées, les noms propres et le prénom des personnages peuvent être les mêmes mais ils ne parlent qu'en anglais et Halloween EST un mot anglais!

dimanche 30 janvier 2011

Au sein d'un dessin animé (ou animation): entre créateurs, musiques, voix et techniques

La sieste n'est plus d'actualité à l'école mais le lutin en profite à la maison. En fait, il ne dort pas à chaque fois, c'est plutôt un moment qu'il met à profit pour écouter de la musique. Il a récupérer mon appareil et a une pochette remplie de musiques.

De la musique de dessins animés, Disney, Studio Ghibli en autre, mais aussi "Emilie Jolie" ou d'autres contes contés. Il aime souvent reprendre la musique d'un dessin animé qu'il apprécie, il reprend alors les chants (quand ils ne sont pas en anglais). Les Danny ELFMAN ont la côte lors de ses siestes : "L'étrange Noël de Mr Jack" ou "Noces funèbres"... (C'est aussi pourquoi les morceaux sont nombreux sur ce blog: ici, ).

Je lui rajouterais bientôt les autres musiques de film après que nous les ayons écouté ensemble: les passages angoissants sont encore un peu longs pour lui.
Ce qui est plus amusant reste quand il découvre une musique et qu'après, pour la retrouver, il me demande le dessin animé qu'il ne connait pas encore. Il choisit ses séances animées souvent en fonction de la musique.

Dans le même ordre d'idée que certains dessins animés remis dans un contexte, au minimum du créateur, nous avons regardé comment étaient faits certains films d'animation: "L'étrange Noël de Mr Jack",

(images extraites du livre "L'étrange Noël de Monsieur Jack, le livre du film" de FRanck THOMPSON)

"Noces funèbres" ou "Coraline". Du dessin à la réalisation des marionnettes. A la mise en décor...

*source pour Coraline (lien à lire pour le making of)

*source Noces funèbres (lien à lire) pour le making of)

Et puis il y a aussi ces moments de distinction sonore, vocale. Il découvre les voix.

Un Jamel DEBOUZE donnant sa voix à un lémurien dans "Dinosaure". De quoi reprendre le monsieur en action et de découvrir la voix de l'homme sans effet. Puis pour le reconnaitre, un petit sketch avec le langage de Jamel ("gros mots" et quelques idées d'adulte) mais le résultat est fabuleux et en prime nous avons comme une naissance de musique. Ce ne sont pas mes affinités musicales mais ce sketch est vraiment superbe.


Un Dany BOONE donnant de la texture à un "Horton" ou aux Migoux dans "Mia et les Migoux"...


C'est vrai que maintenant une voix prend de la profondeur, une empreinte peut-être dans son enfance. Comme un Gérard PHILIPPE pour "Le petit prince" de Saint-Exupéry pour ceux qui ont eu la chance de l'avoir chez eux.

Gerard philippe - le petit prince
envoyé par bisonravi1987. - L'info internationale vidéo.

vendredi 1 octobre 2010

Des sons, des mots sur la musique mais aussi de la musique seule.

En préparant une liste de cadeaux possibles pour un lutin qui va avoir 4 ans, je regardais ce qu'aimait le petit d'homme. En dehors des ateliers d'apprentissage où ma présence est à chaque fois et volontaire et réclamée. Des dinosaures, encore, toujours... entre autre... mais aussi la musique.

Il a une pochette d'instruments de musique pour enfant. Très très tôt il a pris les œufs maracas, le cheval sonore (oui, oui, sur la photo, impossible de le mettre à la cave, dès qu'il le voit, il l'embarque pour quelques jours)... et surtout l'harmonica.
Depuis ses 2 ans, l'harmonica revient souvent sous ses lèvres et il en "joue" pendant des heures. Il est très sensible à la musique. Le seul problème reste que je n'ai pas du tout l'oreille musicale. Alors oui nous avons repérer les sons, les bruits (j'en reparlerais sûrement), les cris d'animaux aussi.

Il a quelques propositions musicales qu'il adore reprendre:
- Il écoute avec grand bonheur et réclame en ce moment ces deux là: "Chansons pour les petites oreilles" d'Elise CARON et « Océans, Petites histoires des fonds marins » de Stéphane DURAND et illustré par Marc BOUTAVANT, lu par Jacques PERRIN.
- Il adorait « Les tout petits loups du jazz » d'Olivier CAILLARD et illustré par Antonin LOUCHARD où l’on retrouve certains poèmes de Robert Desnos du recueil « Chantefables et chantefleurs". Ce CD revient moins souvent car la musique est souvent une écoute de l'avant-sieste... et comme vous allez le voir et l'entendre, y a pas moyen de le faire se reposer après. Allez un petit coup d'otorhinocéros:

et une idée de l'ambiance de l'enregistrement avec un autre CD pour les petits loups (et non les touts petits loups)... et une idée de cette rencontre jazz et enfants là

- Il réclame plus rarement "Swing café" de Carl NORAC et illustré par Rébecca DAUTREMER, lu par Jeanne BALIBAR avec des originaux de swing et jazz dedans . Mais n'a , par contre, aucun intérêt pour "Piccolo, Saxo et compagnie" de André POPP et raconté par François PERIER, celui qui a fait mon bonheur de petite fille (mais j'étais un peu plus grande que lui).
Quand à la musique, presque seule, c'est encore difficile même s'il demande quelque fois un CD comprenant "Pierre et le loup" de PROKOFIEV, suivi du "Carnaval des animaux" de SAINT-SAENS que j'avais proposé à l'écoute là et de "L'histoire de Babar" de POULENC.
- vous trouverez d'autres propositions éphémères citées dans les petites oreilles. Et sur ce blog vous trouverez des pistes pour les enfants et la musique: fabuleux.

Mais après, comment l'aider à se sensibiliser... euh, un peu plus finement pour que l'envie de jouer de l'harmonica le suive encore et encore.
Le premier pas se fait doucement, très doucement avec par exemple "Écoute, c'est pas pareil" de Guillaume SAINT-JAMES pour les 4/5 ans... Le livre/CD propose 14 comparaisons sonores, c'est simple mais efficace. Une double page avec deux propositions. sonore et un peu d'explications. D'un instrument à corde joué d'une manière à joué d'une autre, d'un instrument à vent à un autre... mais aussi les différences ethniques (africaine, chinoise), les graves, les aigus, la musique selon l'émotion etc... Le tout est très appréciable pour bien comprendre les différences.

Il ne reste plus qu'à trouver de quoi pratiquer, en plus d'utiliser les oreilles... la méthode Suzuki me tente.