"... Je suis comme je suis... Je suis faite comme ça... Que voulez-vous de plus... Que voulez-vous de moi..." Jacques Prévert
vendredi 17 mai 2013
Un Pu'er fumé
mercredi 15 mai 2013
Un Rou gui qui se termine
mardi 15 novembre 2011
Thés taïwanés et retrouvailles
Il faut dire que je la laisse me guider. Toujours. Et avec raisons. Francine, puisqu'il s'agit bien d'elle, organise toujours ses séjours et convie ses amis de thé aux endroits les plus aptes à nous délecter. Aujourd'hui pas d'exception.
Un superbe déjeuner taïwanais au Zen-Zoo salon de thé accompagné par une boisson typique.
Puis nous sommes passées aux thés justement avec le Zen-Zoo thesaurus, la maison de thé.
Bien-sûr nous avons déambulé dans le lieu pour admirer les objets de thé...
....
Ce soir je n'ai pas pu m'en empêcher. J'ai profité de la séance de théâtre du lutin pour baptiser ma petite théière avec le Si Ji Chun, thé oolong taïwanais.
Malheureusement je n'ai pas pris de notes des dégustations, pas photographié la couleur... j'étais dans le moment présent avec mes liqueurs, mes objets, les lumières.
Et la première infusion de ma belle théière? Et bien je n'ai pas réussi à patienter... sa première infusion, son culottage de départ, sera pour cette nuit.
Allez les présentations, de dos...
mercredi 12 octobre 2011
Exercices de nez et thé, un Anxi TGY
D'une part, parce que cette boisson est celle qui m'est la plus fidèle depuis que j'ai eu le droit d'en boire (il a fallu attendre plus de 13 ans). D'autre part, parce qu'avec les dégustations et le choix de thés de qualités avec jardins, les découvertes sensorielles sont nombreuses.
J'aime par-dessus tout, aussi, les odeurs. Enfin les bonnes, très subjectivement celles qui me plaisent.
J'aime l'odeur de peau, celle de notre lutin bébé, celle de son cou maintenant, celle du cou du papa... quelque fois même celle de la peau moite du dernier.
Premier point: 16 odeurs trouvées, onze mal associées et trois qui ne me disaient rien. Mes erreurs ont été de confondre le magnolia avec une autre fleur, le citron avec la citronnelle (c'est fou parce qu'après, le flacon de citronnelle trouvé plus tard ne laissait aucun doute). La difficulté est aussi en raison de la fabrication des odeurs, justement l'odeur du basilic en huiles essentielles n'est pas la même que la feuille de basilic fraiche et froissée sous les doigts, la fleur d'oranger n'est pas l'odeur de la tisane mais bien du petit grain bigarade en huile essentielle, beaucoup plus prononcé. La difficulté réside aussi dans es flacons. J'ai acheté ce loto il y a quelques année et les odeurs se modifient, se délitent aussi: la date de péremption est de 2 ans! Le mien est plus vieux. Le résultat est pourtant assez bon par rapport à mes doutes mais le fait d'éliminer au fur et à mesure des possibilités apportent des facilités. A refaire donc.
Pour le lutin, je vais reprendre l'exercice que nous faisons quelque fois, retrouver l'odeur flacon et l'odeur du "frais" mais aussi proposer de retrouver 10 odeurs.
Je compte bien m'exercer encore et préparer ainsi comme un orgue olfactif à thé maison.
De quoi se familiariser avec les familles arômatiques du thé, de notes:
d'agrumes
marines
végétales
lactées
pyrogénées
épicées
fruitées
de sous-bois
boisées
animales
coumarinées
florales
terreuses
empyreumatiques
minérales
de confiserie
Les livres de Lydie GAUTIER, "Le thé, arôme et saveurs du monde" et de la maison de thé canadienne Camellia sinensis, "Thé, histoires, terroirs, saveurs" apportent du vocabulaire sur cette sensation et le livre d'Olivier SCALA, "Thés", lui, propose de déguster en se fiant au nez en proposant ces thés par arômes dans son livre. De quoi aussi refaire une roue des arômes comme dans le livre de la maison de thé, voir billet de Francine.
Le temps de se faire un petit lavage de nez avec un jala neti, un râpage de langue ou jihva dhauti, une gorgée d'eau qui passe bien partout et me voilà prête à une dégustation très aromatique.
Un thé pas encore fait à température idéale (je n'arrive que rarement à les infuser à plus de 90°C, je les brule trop souvent: ici je me suis contentée de 85°C).
odeur des feuilles infusées: capiteuses d'orchidée voire même de vanille
odeur de l'infusion: plus végétale douce, plus délicate comme du chèvre-feuille.
L'infusion est chaude, presque sucrée avec une légère amertume de légume. Mais de note fruitée pour moi aujourd'hui.
mercredi 15 juin 2011
Profiter d'une dernière liqueur de Yun wu et rincer le palais et les émotions
Ces derniers temps, ma boisson de prédilection fut l'eau. L'eau de source, l'eau courante de la ville, l'eau avec une goutte d'huile essentielle de citron par litre 1/2. De l'eau bue par obligation puis savourée. De l'eau de préservation, de l'eau vitale, de l'eau pour aller mieux, de l'eau pour passer à autre chose...
J'ai découvert aussi le palais neutre de saveur en journée. Ce palais rincé par de l'eau de source. Une grande gorgée d'eau avant de déguster mon thé, une petite gorgée d'eau entre chaque infusion. Minéralisée (et peu chlorée pour celle de la ville), elle apporte tout de même ce "lissage de la langue" presque apparent à celui préconisé en hygiène Kriyas, le jihva dhauti (ou se râper la langue) que je fais tous les matins.
reprendre des nouvelles des malades (en oubliant cette valorisation de la transmission des aïeuls qui ne pourra décidément pas avoir lieu), rencontrer la famille de l'amie, offrir le sourire de bienvenue à un petit être tout désiré à la grande sœur omniprésente (et grande absente), soutenir la maman dans son envie d'allaiter avec des coquillages nacrés et polis scandinaves.
Profiter de son choix musical de repos "Pierre et le loup" de Prokofiev et respirer, respirer.
vendredi 14 mai 2010
Oh mes thés... en suivant Nadia BECAUD
*source Cha Yuan
Pas le temps d'aller aux journées dégustations de printemps, il ne me reste plus qu'en rêver...
avec "la route du thé de Nadia BECAUD", reportage sur France2 par exemple (cliquez donc vous verrez le reportage en entier)...
La venue en Chine de l'ouest, à la recherche du Long Jing de printemps, cueillette d'un bourgeon et deux feuilles et dégustation au verre transparent,
les maisons de thé où les maîtres réveillent les feuilles de thé en humidifiant les verres
Dans une école de jeunes filles, où les enfants apprennent "le service du thé" pendant 2 ans. Chaque thé à un service différent.
Pour le service d'un Anxi Tie Guan Yin : "On remplit d'abord la théière avec de l'eau chaude pour mettre à température et la nettoyer. Aujourd'hui, le thé que nous présentons, c'est un thé wulong, qui vient de Anxi, dans la province du Fujian, le thé Tieguanyin. Le thé est déposé dans la théière comme s'il entrait dans un palais. On renverse la tasse haute sur la petite tasse, on la retourne pour offrir le thé à son invité. Le thé se déguste en 3 gorgées: une pour goûter, une pour boire, une pour déguster."
Le thé comme médicament, une visite de pharmacie
thé vert pour purifier organe
thé rouge (notre noir) contre troubles gastriques
thé noir comme tonique, stimulant
... contre cholestérol, obésité, cancer, anti-oxidant anti-stress
Une cuisson des wulongs sur le mont Wuyi, les Da Hong Pao.
1000 thés chinois différents présents pour 500 d'entre eux dans un marché de Pékin.
Une dégustation des primeurs au Cha Yuan de Lyon avec Nadia BECAUD
jeudi 28 janvier 2010
Température de l’eau du thé : images, murmures ou contacts, entre poésie et pratique
C’est vrai que je risque de brûler les feuilles de thé, de devoir réchauffer l’eau, de malmener ces feuilles si spéciales. Mais je démarre avec des crus modestes, quoique de très beaux thés soient présents. Alors je préfère tâtonner. Tâtonner avec étonnement, avec indécision, avec émerveillement, pas à pas. Approximativement l’échelle de température de l’eau peut être gelée, glaciale, froide, fraiche, tiède, chaude, bouillante, brulante… oui mais comment distinguer l'eau tiède, chaude, bouillante et brulante ?
… à 50°C, nous ne pouvons plus supporter la chaleur en trempant le doigt
… les yeux de crevettes apparaissent (bulles au fond de la casserole à 70°C et à 80°C le fond en est rempli). « Les premiers murmures se font entendre dès 80°C. L’eau commence par crépiter puis une note continue se forme vers 82°C. » La température pour les thés blancs, jaunes et verts.
*source
*source
*source« Le premier lorsque les petites bulles pareilles à des yeux de poisson flottent à la surface de l’eau,
*source Ning YehMais à quelle température apparaissent les yeux de buffle?
Et si votre eau est trop chaude pour vos thés verts qui demandent 75°C ou encore votre Gyokuro encore plus précieux, la méthode de refroidissement en transvasant de la théière aux tasses explicitée là vous aidera.
Si la tasse est trop chaude pour les mains, l’eau est à 90°C au moins, si la tasse est chaude mais que les mains peuvent rester, la température est à 80°C, si la tasse est juste tiède, l’eau est à 60°C voire moins.
Allez mon eau m’attend.
mardi 12 mai 2009
De l'exigence en thé et boulange perdue
J’ai bu du thé depuis mes 15 ans (premiers petits-déjeuners en internat), boisson comme une autre, enfin pas tant que cela. Il a suffit que j’y prenne goût et que mes papilles et narines aient distingué des nuances, subtiles et titillantes pour que la dégustation se fasse plus en profondeur. Du parfumé au nature, de la théière à grande contenance en fonte au zhong. Du thé de la même couleur en panel de différents noms, au panel en différentes qualités… à l’achat aussi d’une tasse à boire et à sentir et même d’une mer à thé (mais non pas le bateau !).
Il m’a fallu des livres (et il m’en faut encore) pour connaître les différentes étapes de la dégustation : rappelez-vous ce formulaire de dégustation et aussi des indices de ce qu’il faut y mettre, les termes des couleurs d’infusion, de texture du thé etc…
J’ai ainsi pu passer de la dégustation rapide à celle plus « ordonnée » avec tout le petit matériel approprié. J’ai acheté un thermomètre à eau et un minuteur… mais en vain, mes infusions se font encore et toujours à l’odeur : je tourne les feuilles dans mon zhong grâce au couvercle, je repose et quand ce dernier a énormément d’effluve, je transvase l’infusion dans une tasse, celle qui permettra de verser dans la tasse à sentir…
Voilà où je voulais en venir : il me faut du langage précis, de la technicité de dégustation, de l’expertise dans le vocabulaire… sans avoir la rigueur de bien faire mon thé. Mais le plaisir est là alors tant mieux.
Pour mon premier pain ce fut pareil. Flo Makanai m’avait offert un peu de son levain mère déshydraté. En suivant ces conseils pour le réhydrater et le nourrir (voir sa catégorie autour du levain), je n’ai réussi à avoir qu’un levain pas très tonique, bien bulleux mais pas d’augmentation de volume.
Après ces échecs pour le rendre fort, dynamique, costaud, volontaire et ambitieux, j’ai tout de même voulu aller jusqu’au bout. J’ai acheté mon premier livre sur les conseils de Flo : « Apprendre à faire son pain au levain naturel » de Henri GRANIER, j’attendais la cocotte en pyrex de ma maman (je risque par un concours de circonstance d’attendre même après son passage chez nous !), je zieutais aussi sur un racloir coupe-pâte… et puis de la farine bio type 110, des graines.
Un levain raplapla, boosté avec un levain naturel d’épeautre et mon premier pain fut sur la planche… pétri à la main, aimé dans sa texture, gonflé pendant l’attente et air chassé de la pâte… puis 45 minutes au four.
Il me faut maintenant reprendre la technique et les astuces de boulange, le savoir-faire et je retourne dans mon exigence d’en connaître plus. Encore plus, c’est un peu ce que je cherche dans ma bibliothèque culinaire : les bases, le savoir-faire, l’étude des produits… bien avant les recettes.
Merci Flo pour ces premiers pas en boulange, rassures-toi je vais regarder un peu mieux tes conseils (et s'il te plait, ne mets pas encore ce premier avorton de pain dans les disciples au levain faits par tes admirateurs, il en devriendrait rouge de honte!). Et puis ce pain ne fut pas perdu… ou si justement :
Pain perdu salé/ galettes de légumes
1 pain d’1kg moins deux belles tranches (bon en fait avec le pain qu’il vous reste)
½ l de lait de soja
1 cuillérée à soupe de purée de sésame
1 cuillérée à soupe de flocons de pois chiches
3 œufs
1 morceau de gingembre
1 échalote
1 carotte
1 grosse poignée de persil
1 grosse poignée de ciboulette
Du shoyu
Le matin pour le soir, émiettez votre pain sans la croute dans un saladier avec le lait de soja et tournez dans la journée pour que tout le pain se ramollisse et fasse une pâte quasi homogène. Emincez l’échalote et le gingembre très finement, coupez la carotte en morceaux très fins et faites dorer et cuir le mélange dans un poêle avec un peu d’huile (et après un fond d’eau).
Juste avant de manger, incorporez au pain et lait la purée de sésame, les 3 œufs, les pois chiches, les herbes et les légumes refroidis. Faites dorer une louche par une louche le mélange pour en faire des galettes.