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lundi 6 septembre 2010

Thé bagarreur et serein... enfin un essai

En allant chercher un petit thé pour ma belle sœur, en me remémorant tous les échanges magnifiques que Dame générosité offre par brassées autour d'elle et nos dégustations éclairées, je ne pouvais pas ne pas boire un petit thé.

J'ai dépoussiéré mes petits ustensiles et mis un peu d'ordre juste sur la table basse... le reste de l'appartement est bondé d'affaires, de défis permanents et présents... les affaires trop petites, l'ancien lit du lutin, les jeux, le matériel pédagogique ici et là, les papiers administratifs que je n'arrive pas à ranger de manière constructive. Le sol est parsemé, les pieds se font équilibristes sur un plancher jonché.

Ma tête est pleine. Je me bats, encore, constamment, entre des envies de cheminement et le quotidien... Mes lectures"de développement personnel", ou plutôt de spiritualité ou d'éducation à être parent, à être sereine, se suivent et je me force à faire des notes plastifiées pour espérer pouvoir digérer les réflexions... écrire, noter, mettre en forme, en carte heuristique, en schéma, en résumé... pour que je puisse prendre une ou deux choses au quotidien, pour ne pas tout oublier, pour ne pas m'insatisfaire d'une relecture tardive.
... pleine conscience, vivre avec un compagnon, contre le souci, trouver le bonheur et perdre l'image de soi, créer relations aimantes, trouver le calme, gérer la colère...

Un Da Hong Pao dégusté... entre un petit moine taquin au clin d'œil pertinent et des ratons laveurs bagarreurs comme est mon comportement en ce moment. Un oolong ample, si riche en arômes et si subtile que mon palais ne sait plus. Des feuilles sombres entières, mises en zhong avec une eau presque bouillante 95°C plus ou moins, une infusion rapide et un passage à la tasse nez puis dégustée à la minuscule tasse... 2, 3, 4 infusions... j'avais oublié ce plaisir d'un thé si velouté.
Un temps pris au temps, une manière de pratiquer un temps sans distraction intellectuelle...

vendredi 14 mai 2010

Oh mes thés... en suivant Nadia BECAUD

... ils sont bien loin. En fait, non, tout près et presque tout prêts... parce que la bouilloire n'est pas loin, les boites ici et là et les feuilles juste dedans. Oui mais pas de temps, pas ce temps là, presque pas.

*source Cha Yuan

Pas le temps d'aller aux journées dégustations de printemps, il ne me reste plus qu'en rêver...
avec "la route du thé de Nadia BECAUD", reportage sur France2 par exemple (cliquez donc vous verrez le reportage en entier)...
La venue en Chine de l'ouest, à la recherche du Long Jing de printemps, cueillette d'un bourgeon et deux feuilles et dégustation au verre transparent,
les maisons de thé où les maîtres réveillent les feuilles de thé en humidifiant les verres

Dans une école de jeunes filles, où les enfants apprennent "le service du thé" pendant 2 ans. Chaque thé à un service différent.
Pour le service d'un Anxi Tie Guan Yin : "On remplit d'abord la théière avec de l'eau chaude pour mettre à température et la nettoyer. Aujourd'hui, le thé que nous présentons, c'est un thé wulong, qui vient de Anxi, dans la province du Fujian, le thé Tieguanyin. Le thé est déposé dans la théière comme s'il entrait dans un palais. On renverse la tasse haute sur la petite tasse, on la retourne pour offrir le thé à son invité. Le thé se déguste en 3 gorgées: une pour goûter, une pour boire, une pour déguster."

Le thé comme médicament, une visite de pharmacie
thé vert pour purifier organe
thé rouge (notre noir) contre troubles gastriques
thé noir comme tonique, stimulant
... contre cholestérol, obésité, cancer, anti-oxidant anti-stress

Une cuisson des wulongs sur le mont Wuyi, les Da Hong Pao.

1000 thés chinois différents présents pour 500 d'entre eux dans un marché de Pékin.

Une dégustation des primeurs au Cha Yuan de Lyon avec Nadia BECAUD

mercredi 19 mars 2008

Frugalité par le Gunpowder et le Da Hong Pao

Je débute les dégustations de thés. Mes termes sont mauvais, mes impressions confuses. En tous cas, ces moments de thé sont des instants de vraie sérénité. Je dirais même de frugalité. Par ennui, il m’arrive de manger. Oh non pas des mets de gourmet mais bien des produits trop riches, trop raffinés, trop artificiels. Depuis peu, je me prépare un thé…et le déguste. Le petit loup d’un an et demi vient respirer avec moi : les feuilles de thé sèches (le thé), puis le couvercle, le liquide et enfin les feuilles mouillées (l’infusion). Je lui offre aussi la possibilité de s’humecter les lèvres pour faire comme moi. Pas d’excitant si ce n’est l’excitation du partage.

Je regarde les sites et blogs dédiés au thé, je lis les amateurs éclairés, les apprentis maîtres de thé, et je regarde tout le chemin à parcourir. J’ai l’impression d’entrainer mon odorat et mon goût mais ne sais pas si mes sensations sont les bonnes. Un long travail d’apprentissage. Alors entre deux lectures, pendant une pause, je prépare un thé, je fouille chaque fois un peu dans les documents sur la manière de procéder pour savourer…et me laisse aller. Ma théOthèque risque de se remplir de thés plus précieux encore.

Voici donc deux dégustations de novice : un thé vert Gunpowder et un oolong Da hon Pao, à chaque fois, je prends le formulaire de dégustation proposé par Tea Master pour noter…à l’inverse de ma première dégustation de Lapsang , je l’extrapole maintenant dans le compte-rendu par méconnaissance (trop de blancs dans le formulaire).


Voici une photo de la troisième infusion de ce Gunpowder, thé vert de Chine. Je n’ai pas d’indice sur mon achat. Je l’ai fait infuser au zhong (un vrai plaisir, merci encore Flo). J’ai utilisé environ 2g de thé (soit une poignée qui remplit la surface du fond du zhong). J’ai mis de l’eau froide sur les feuilles sèches et le reste en eau chaude et ai vidé cette première infusion le plus vite possible. Après, j’ai remis 1/3 d’eau froide et 2/3 d’eau bouillante.

Les feuilles sèches sont très roulées, en toutes petites boules brillantes (une vraie “poudre à canon”), de couleur vert de girs comme argenté. Elles ont une odeur comme sucré.
Novice, pour moi, la fin de l’infusion, après avoir remué de temps en temps mes feuilles dans le liquide avec le couvercle, se situe quand le liquide a pris de la couleur et le couvercle une odeur. L’odeur de rhubarbe m’est venue à sentir le couvercle…peut-être parce que le matin même j’avais tronçonné quelques tiges…un souvenir olfactif similaire. Le liquide a une couleur jaune/vert clair et il sent les herbes, le vert. Son goût aussi rappelle les herbes fraiches, il est moelleux, pas acide mais a eu une once d’amertume en arrière bouche à la première infusion. Les autres infusions ont conservé son goût sans l’amertume. L’infusion (feuilles mouillées) était faite de feuilles larges mais coupées, d’un beau vert. J’ai fait 3 infusions avec ce thé que j'aime pour sa fraîcheur.

Pour le Da Hong Pao, Oolong de Chine, d’aujourd’hui même technique que pour le Gunpowder… Le thé a une odeur très sucré, de fruits rouges, ses feuilles vont d’un vert à un brun rouge et sont légèrement flétries et torsadées avec quelques présences de brindilles. L’odeur du couvercle après l’infusion était boisée et marine. Le liquide, avec une odeur un peu muscadée et de fruit pas mûr, d”une couleur jaune légèrement orangé, très moelleux et comme boisé, pins ou épices. Les feuilles mouillées gardaient une odeur de fruits rouges et étaient vertes et brunes. J’ai fait quatre infusions d'un thé que je découvre avec grand plaisir, de curiosité et de goût.