Affichage des articles dont le libellé est Féminité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Féminité. Afficher tous les articles

jeudi 12 avril 2012

Do in, petit pouce par petit pouce

Avec une mère formée au Iokaï shiatsu je ne pouvais qu'être persuadée que la pratique de massages et d'étirements de shiatsu apporte un bien-être. Et encore plus qu'un bien-être, j'y crois en prévention de maux plus importants ou en calmants de la douleur. Je n'arrive toujours pas à en faire une hygiène de vie mais mes makkho-ho sont tout de même bien fréquents... moui, enfin après avoir remis en place le dos!
Le point positif aussi est que les livres maternels ont la chance de séjourner, plus ou moins longtemps, dans ma bibliothèque.

Le premier, "Zen shiatsu, Comment équilibrer le yin et le yang pour une meilleure santé" de Shizuto MASUNAGA, est un livre de shiatsu familial. La majeure partie apporte les massages à effectuer sur un élément de la famille. Ce sont ceux-là que ma mère me faisait et c'est avec émotion que je retrouve les notes inter-texte maternelles.

La seconde partie apporte des techniques d'auto-shiatsu assis, allongé,

et de toutes les parties du corps.


Le second, plus un livret, "Do-in 1, sa tradition ancestrale, votre Esprit et votre Corps nourris et soignés par le massage de vos mains" de Jacques DE LANGRE apporte aussi des gestes simples pour se masser quotidiennement, pressions mais aussi flexions et mouvements d'étirement. J'aime particulièrement cette idée de frictions des mains et des poignets avec flexions et pression...

Ma mère nous indiquait de passer quelques bonnes minutes sur le "massage des mains":
- de frictions
- de pression du pouce sur toutes les zones de l'intérieur de chaque main (ou de l'extérieur de chaque main) en accentuant par pression plus appuyée là où cela faisait mal: appuyer pendant l'expiration, soulever pendant l'inspiration et ce pendant 3 respirations ou en appuyant en rond sur le point douloureux.
- de flexions des doigts, des poignets
- en pincement et picotement des des parties chair et des doigts

"Se tordre les mains soulage bien plus que la douleur:
Intuitivement, poussé par le chagrin ou navré de douleur, nous tordons les mains. Passant aux poignets, le pouls affecte l'esprit et la conscience de la même façon qu'il régit la santé de chacun. De ce fait, l'exercice détaillé ici améliore le rythme du pouls ainsi que les hauts et bas de l'énergie de l'organisme humain."

Je n'arrive pas encore à me faire un programme mais je compte bien arriver à trouver des exercices simples à renouveler facilement: par exemple les mains, les pieds, le ventre. Ce sera ainsi des mises en place d'auto-valorisation en même temps qu'une prise en compte de ma santé.
Avant de bien faire mon choix et de le mettre au clair, je pioche ici et là.

- une définition du do-in, des exercices types et surtout une image des zones réflexes (par exemple: creux du coude pour les états fébriles, plexus solaire pour les difficultés digestives, face interne de la cuisse pour les problèmes de règles ou de vessie)
- les 12 exercices à pratiquer au lever et au coucher de Do-in et aussi des massages de Qi Gong
- des exercices de do-in saisonniers, du ventre
- juste une indication des 50 mouvements de Misogi (auto-shiatsu) proposés par Sensei Nakazono (voir ici pour un tout début d'approche de do-in, de qi-gong, de zen shiatsu selon MASUNAGA)
- l'exercice des mains

*source méridiens de la main

- encore plus sur les méridiens
- aussi un do-in spécial femme (attention aux femmes enceintes)

vendredi 22 juillet 2011

Perlinpinpin cranberrisée pour les vessies qui se prennent pour des lanternes inflammées

Bon, bon, je reprends mes essais, plus ou moins fructueux, pour devenir une sorcière es experte. Il me fallait aller chez l'herbier, ou le bio du coin, et faire le plein de quelques simples. Et puis faire un mélange.

Mais pourquoi donc. Ma vessie s'était toujours faite oublier. Mes reins ne m'étaient sensibles que par un quiproquo il y a deçà 10 ans environ: une coupe de bois de chauffe et son entreposition. Mais là, pfiou. Pour diminuer l'invasion possible des infections féminines en "ite", quelles soient cyst. ou pyélonéphr. parce que mince alors!!!

Pour la peine il faut, je note et me fais un pêle-mêle de confort. Bien-sûr, personne n'est dupe, je ne suis pas une professionnelle, je n'ai fais aucune étude sur le sujet, je n'ai même pas été plus loin qu'une simple information sur le net mais je ne suis pas contre quelques petites tisanes, deci-delà, quelques "alicaments" supposés. Alors même si l'effet est placebo, je pioche un peu, privilégiant la diversité et non l'excès.

De tout ce qui est proposé en gélules, ampoules, tisanes pour le confort de la partie basse, j'ai noté grosso modo qu'il faudrait mélanger ceci en préventif et bien-sûr en cas de traitement consultez un médecin (bien-sûr pas toutes dans la même préparation, en variant, en tisane, en-cas etc!)....

- l'antibactérien principal anti-adhésif : cranberries (le principal ingrédient dans toutes les propositions) en baies sèches, en jus pur, en capsules, en ampoules, en poudre.
- un ou deux diurétiques (quoique je me demande si c'est bien nécessaire avec le litre 1/2 d'eau à boire par jour sans compter les boissons ici ou là... ou les thés) : soit Reine des près, Bruyères ou Hibiscus en tisanes
- un antiseptique, antibactérien, antiinfectieux ou dépuratif: Bouleau, extrait de pépin de pamplemousse ou Busserole en tisanes, Myrtille en jus, capsules, ampoules ou fruits séchés
- un reminéralisant facultatif: Ortie fraiche ou en tisane
- un anti-inflammatoire facultatif : Frêne en tisane
- un soutien au système immunitaire défaillant facultatif: Mélèze d'Europe en tisane
- un antibiotique naturel: le jus d'Aloé vera en boisson
- un probiotique (ou prébiotique) naturel facultatif, pour plus d'explications n'hésitez pas à lire ici: Chicorée pour le prébiotique, et probiotiques pour l'hygiène de la flore intestinale (kéfirs, kombucha, miso, produits lactofermentés etc...) et mieux pour la flore urino-vaginale (lactobacille crispatus, lactobacille acidophilus, brevis, rhamnosus et reuteri) cf ici
- une cure de pastèque
- du shiatsu avec le makkho-ho D concernant les méridiens de la vessie et du rein

Vous trouverez d'autres conseils ici et

Alors ce soir là, ce fut une tisane "libre" de cranberries, myrtilles et chicorée, "filtrée" de reine des près, bruyère et frêne. Avec les fruits à manger à la fin (et cette fois-ci ce sont les cranberries, pas comme les raisins secs de la première photo!). Un makkho-ho.

mercredi 15 juin 2011

Profiter d'une dernière liqueur de Yun wu et rincer le palais et les émotions

Le temps file et me laisse exsangue d'énergie. Penser au vital parce que pas si évident des fois et succomber à mon envie d'être aux autres aussi.

En préparant un Yun Wu Lushai bio, thé vert chinois de la région de Hunan, je me pose, récupère, bois. Infusé à 70°C. Odeur sucrée et florale des feuilles sèches. Infusion claire, végétale et épaisse. Puis légèrement amer par infusions successives.
Ces derniers temps, ma boisson de prédilection fut l'eau. L'eau de source, l'eau courante de la ville, l'eau avec une goutte d'huile essentielle de citron par litre 1/2. De l'eau bue par obligation puis savourée. De l'eau de préservation, de l'eau vitale, de l'eau pour aller mieux, de l'eau pour passer à autre chose...

J'ai découvert aussi le palais neutre de saveur en journée. Ce palais rincé par de l'eau de source. Une grande gorgée d'eau avant de déguster mon thé, une petite gorgée d'eau entre chaque infusion. Minéralisée (et peu chlorée pour celle de la ville), elle apporte tout de même ce "lissage de la langue" presque apparent à celui préconisé en hygiène Kriyas, le jihva dhauti (ou se râper la langue) que je fais tous les matins.

Sortir de cette culpabilité d'être une mauvaise amie. Revenir sur cette disponibilité que l'on perd à être maman, revenir sur les efforts d'une relation entretenue. Revenir sur les quiproquo dans les communications, sur l'attente qu'Elle avait. Se dire que ma disponibilité est autre, plus diffuse c'est vrai, mais aussi intense et, j'espère, toujours de qualité. Réfléchir et s'apaiser sur ce qui fait la relation amicale, se réconforter auprès de ceux qui savent accepter les failles... et quelques fois les manquements. Se dire qu'il est temps d’appeler les uns et les autres, le faire et ne pas procrastiner ce polissage des amitiés, ce don d'énergie, de temps et d'affection propre à redémarrer, pour un temps, rassérénés par tant d'accompagnement.
Se dire que l'on ne choisit pas sa famille... et que la déception est la conséquence d'une attente trop forte... même si, même si j'aurais bien craché au visage... se défaire de cette violence non-constructive et se conforter aux relations choisies.

Récupérée presque seule, le loupiot se reposant dans la pièce d'à côté. Reprendre des forces en profitant des roses offertes sans raison (si celui de me faire plaisir). Profiter d'un temps pour moi après l'avoir offert aux autres (ou quelques fois leur avoir volé):
reprendre des nouvelles des malades (en oubliant cette valorisation de la transmission des aïeuls qui ne pourra décidément pas avoir lieu), rencontrer la famille de l'amie, offrir le sourire de bienvenue à un petit être tout désiré à la grande sœur omniprésente (et grande absente), soutenir la maman dans son envie d'allaiter avec des coquillages nacrés et polis scandinaves.

Reprendre des forces après avoir accompagné une classe entière de petits, les avoir consolés devant la marionnette sorcière qui fait peur, les avoir soutenus dans la balade groupée où le rythme individuel passe après l’impulsion groupée, avoir mouché les nez, convoyé les pisseurs, réparé les accidents de parcours, fait un brin de limites, materné les plus épuisés, réveillé les dormeurs à l'arrêt de bus... et récupéré le sien pour le savonner et lui faire un gâteau au chocolat (qu'il ne mangera que le lendemain) épuisé qu'il était.
Profiter de son choix musical de repos "Pierre et le loup" de Prokofiev et respirer, respirer.

vendredi 26 juin 2009

Un ruban rose de paroles

Par un concours de circonstance (et une invitation), j’ai participé à la journée d’échanges sur la plateforme de paroles Parle avec elles, autour du cancer du sein . La journée était ouverte aux femmes atteintes inscrites sur la plateforme, aux professionnels de santé (invités mais absents), à l’entourage (ici représenté par un mari et une amie d’enfance), aux associations d’aide (représentées par deux membres dont une malade), à quelques bloggeurs relayeurs d’information et si possible influents et aux capitaines du navire (Sophie Kune, dont le blog Femmes avant tout en partenariat avec Roche a été le premier pas vers la plate-forme, un premier pas cosmétologique et les accompagnateurs dont Cécile et Véronique).
J’y allais avec l’idée qu’il nous fallait être, en tant que porte ouverte sur les autres par les blogs, des relais, des prolongations, des ouvreurs de voies possibles. Je souhaitais aussi mieux connaître cette maladie, mieux appréhender aussi ce courage des « résistantes ».



La maladie n’a pas été étalée mais est restée en suspend, dans les réflexions sur le dialogue avec l’entourage, la famille, avec les professionnels de santé (un vrai challenge) ou le travail. La difficulté à se dire, à parler de la maladie. Rester discret, interdire le dialogue par peur ou ouvrir la parole… la plate-forme avait justement ce but : offrir un nouvel espace de parole, pas familial, pas conventionnel avec des professionnels mais bien de malade à malade (ou non), avec cet aspect tout de même feutré de l’internet, d’un lieu cosy et de l’anonymat (conservé ou non). Rompre avec l’isolement des malades et de l’entourage.
La maladie est alors posée de côté pour passer sur du concret : de l’alimentation, de la cosmétologie, des alternatives de bien-être en complément de l’allopathie lourde… et à venir de l’intimité.
Les difficultés annexes ont été entraperçues : la perte de revenu, la difficulté d’accession à la propriété, à l’emprunt… quand aux thèmes forts, une journée, et la présence d’autres (nous les non-malades) a peut-être limité les échanges. Comme elles nous l’ont dit, nous n’avons jamais le bon ton. Mais même notre maladresse, si elle est empathique, de solidarité et de compréhension, est aussi une porte ouverte vers les autres, vers autre chose que la maladie parce que les malades sont surtout des femmes et non des cancéreuses.

*source « oser en parler en Chine » (lire aussi le billet)

La plate-forme a donc toute son utilité, de mettre sur un pied d’égalité, de proposer des échanges d’émotions, d’informations, avec le risque d’être « éponge » un temps, d’être aussi dynamiseur à un autre moment. C’est aussi cela l’internet de ce mode opératoire de dialogue : l’action d’écrire permet de se dire, d’élaborer une parole, la réponse, les commentaires sont là comme accusé réception d’une présence comme aussi autant de moments de partage.
De quoi souhaiter une pérennité à cette plate-forme (et à toutes les autres) permettant de relier les gens ensemble et de trouver, par d’autres voies, des informations pour mieux vivre un quotidien en dehors du convenu.

*source

Mais moi dans tout cela. Et bien voilà, maladroite, naïve, sensibilisée et déboussolée aussi. J’avais envie d’être présente pour être prévenue, ne pas me limiter à une connaissance de mes seins et aux peurs que les tests cliniques peuvent m’avoir donné, de choisir aussi une certaine sagesse de vie (car nous prenons vraiment une leçon de vie). J’avais envie de savoir comment l’on se reconstruit femme… je me suis sentie hors de propos. Rajout du 27/06/09: un extrait de livre pour cette rage de la malade chez Erell .

mercredi 17 juin 2009

Reconnaître son sein et le reste

Etre parent requiert un devoir parental et un autre fantasmé. Nous voulons tous partager des valeurs, même pour certains les transmettre. De l’argent pour leur offrir un avenir, des convenances ou que sais-je… j’ai d’autres illusions. Bien sûr je ne serais pas contre un bon pactole pour que tous les investissements choisis soient possibles. Mais ce qui me touche plus encore, ce qui me parait essentiel est l’autonomie et la connaissance de soi. Permettre à notre petit d’homme d’être lui-même, par lui-même, en se connaissant et non en se subissant.
Connaitre, reconnaitre et exprimer ses sentiments, ses besoins. Savoir subvenir à ses besoins… là encore je pense que je n’ai pas la même notion que beaucoup mais j’y reviendrais.
Au même titre que d’autres formes d’éducation, la connaissance du corps me parait primordiale. La mécanique, une volonté d’alimentation plus vivante et saisonnière, mais aussi des « techniques » pour l’appréhender charnellement et reconnaitre ses inflexions et ses maux (mots). A notre petit homme, je propose les supports sur le corps, en livres bien-sûr, en jeux de miroir (tirer la langue, lever le bras etc) pour se réapproprier les gestes, les grimaces.


Et puis, à son niveau, il y a le puzzle (j’en parlais ici). Cela remet en place de manière tactile les différentes couches du corps : habit (qui n’est pas corps), peau, muscles, organes, squelette. Depuis qu’il est arrivé, il est fait, défait, refait avec juste les têtes ou les jambes etc…


Il y a aussi toutes les autres voies d’apprentissage du corps, de cette machine merveilleuse même si fragile. J’irais sûrement regarder la pédagogie du corps expressive de André GIORDAN .

Cela passera aussi par les étirements de méridiens venus du shiatsu, cette notion de force vitale Ki, cette gymnastique consciente de prévention, d’équilibre (en référence aux makkho-ho déjà si cités entre mes billets).

(Sur la colonne de droite les étirements des méridiens… l’affiche est aux petits coins mais permet de se concentrer pour toucher un à un les méridiens avant de faire la formation que j’aimerais tant et dont je vous parlais .)

Ne vous méprenez pas, je ne suis pas une fana du « bien-être » sous toutes les coutures, une bio-addict (même si j’ai quelques produits que je ne trouve que chez eux), je mange au McDo, ne bouge pas assez, dort mal etc… des travers bien partagés dans notre société.

Cela ne m’empêche pas de croire en la respiration, mais aussi en une bonne posture même si je suis immanquablement un modèle à éviter. Dans cet ordre d’idée, j’aime ce principe d’un recentrage du corps, d’une harmonie entre le corps et l’esprit. Le seitai selon IMOTO nous livre bien ce qu’est un corps plus fort, recentré. La concentration est alors une réalité mentale mais aussi corporelle : la verticalité se fait par rapprochement des hanches et des omoplates pour mettre en avant le hara (centre vital où la force se situe). Je ne peux que vous convier à suivre cette vidéo explicitée…














Seitai, Arts-Martiaux et santé : Connaître son corps
envoyé par seitaiho. - Plus de vidéos de sport professionnelle et amateur.

Le seitai propose aussi de régulariser l’organisme… à suivre sur le site Toucher la vie et aussi . Régulariser le corps… oui la santé est un équilibre instable. J’aimerais aussi, en tant que maman, pouvoir faire de la prévention à ma porte, comme une hygiène de vie.
J’ai un fils mais parce que ma pudeur a encore disparu hier après-midi, je ne peux m’empêcher de rajouter ici un acte préventif contre le cancer du sein pour la fille que je n’ai pas, les sœurs que je n’ai pas, les belles sœurs que j’ai, les cousines et toutes les autres…

Connaitre son corps : ses muscles, ses os, ses organes et ses « attributs ». Loin de moi l’idée ici de faire l’apanage de nos attributs féminins et de proposer des soins beauté. Je n’ai pas l’art, ni la manière et encore moins les attributs correspondants. Pour ce qui est de l’érogénéité, une éducation du plaisir me parait importante aussi (sans moi pour notre loupiot si possible ou juste nous parents dans la capacité à exprimer ses émotions et à redéfinir le corps comme intégralité de nous) mais cela fera l’office d’un autre billet (si je l’ose… un Kâma-Sûtra, non des positions, mais bien le savoir être en désir).
Alors quoi, une connaissance de la poitrine, cela peut paraître de soi et pourtant… les mains douces ou calleuses de nos amant(e)s et nos passages de savon sous la douche ne font pas tout. La vie est ainsi faite que c’est en suivant des liens amis que l’autopalpation est devenue un acte fort d’éducation féminine.
L’état des lieux du cancer du sein est préoccupant. En suivant la liste des facteurs dits favorisants ou réduisants (sans réelle étude de pertinence), il ne nous reste que peu de moyen de maîtrise. Il ne reste plus que ce premier dépistage de cancer du sein, l’autopalpation, même si cet acte doit être suivi d’autres méthodes de dépistages professionnels comme ce lien le souligne.

*source poitrine saine

Vous trouverez ici un schéma d’autopalpation en plusieurs mouvements et postures en sachant que dans la poitrine il y a plein de choses à palper : glande mammaire, tissu adipeux mais aussi ganglion etc… Alors si la texture est différente, si une boule existeelle peut être : un kyste, un lipome, un adénofibrome avant d’être autre chose. Quel dommage que la boule de palpation ne soit pas en offre libre.

*source lésions de la poitrine : fibroadénoma (adénofibrome), cisti (kyste)

*source localisation cancer

Et comme un sein malsain peut paraitre sain, tout comme un sein sain malsain, le diagnostique par un professionnel est obligatoire.

Après, pour protéger la poitrine, je serais tentée de donner la technique à toutes, un massage en quatre temps des points lymphatiques se référant à la poitrine… et pourquoi pas une réflexologie du pied avec les points pour notre décolleté. Des massages à se faire soi pour mieux aussi en apprécier par d’autres.

mercredi 3 septembre 2008

Périne et lune

Ce billet est tendancieux. Si vous ne voulez pas lire sur de l’intimité féminine, passez votre chemin et revenez au prochain sujet. Je ne devais pas faire ce genre de posts, je voulais rester assez conformiste à ce niveau (et pas sur les autre sujets, tout de même). Mais voilà, ce blog représente aussi comme une porte ouverte sur mon quotidien, sur mes réflexions, comme si je parlais à un(e) ami(e)… des parenthèses plus ou moins constructives et aussi un état des lieux, souvent. Et puisque les fenêtres intempestives sont là sans raison, je ne risque rien à laisser ici quelques thermes qui, sur un moteur de recherche, vous amènent à des sites réservés aux adultes quand ils ont aussi d’autres rayonnements.
Alors je vais droit au but : je vais parler de lune et de Périne…vous ne saisissez pas. Allez, je vais vous parler de la période du mois où notre corps féminin se rappelle à nous (les lunes pourpres) et de ce plancher pelvien si important pour les femmes (et les hommes). Mais pourquoi donc un sujet si trivial ? Et bien parce que ce sont des sujets qui viendraient d’office dans une éducation féminine, des secrets qu’il ne faudrait pas limiter à la sphère très, très restreinte de la maman et de sa fille…alors dans la sphère privée (femmes de la famille) et puis ici, dans une sphère extrêmement publique mais aussi et surtout comme un mot de soutien, de compréhension, de patience, destiné à toutes les jeunes femmes, femmes…et aux hommes qui les accompagnent (parce que j’aurais du mal à en parler devant une assistance, quoique).


*source (n'hésitez pas à lire le sommaire en suivant le lien)

Alors le premier : notre périnée. Ce muscle m’a été présenté lors de ma grossesse. Il m’était inconnu… et pourtant il est essentiel. Il retient nos organes et permet de maîtriser nos éliminations. Un relâchement entraîne de nombreux symptômes. Le poids d’un bébé affaibli ce hamac, il est normal de le rééduquer après l’accouchement. Mais bien plus que cela, une rééducation après symptômes ou postnatale, une éducation de la tonicité du plancher pelvien est extrêmement importante pour toute femme, la présence d’une cavité affaiblissant cette zone.
Pour le cas des grossesses, certaines s’y sont prises avant, gros ventre pointé vers le ciel : en chant prénatal par exemple ou en découvrant tout d’abord le muscle et le contractant un peu, beaucoup, passionnément. D’autres, après, rééducation avec un kinésithérapeute ou gym douce avec bambin ou sans ici et . Certaines vont encore plus loin et mettent à profit les boules de geisha pas simple jouet "sessuel" et reprennent conscience de leur tonicité.
Certaines femmes « concernées », parce que conscientes, vont vers le Qi Gong féminin, susceptible de réharmoniser le mental, le physique et l’émotionnel. D’autres iront vers le tantrisme avec son apport pour une sexualité plus aboutie (dit-on).

Le mieux serait de prendre connaissance de ce « soutien » avant, avant même qu’il devienne la « Porte de tous les mystères » asiatique. Dès l’état de jeune fille. Même si j’avais été mère d’une fille, j’aurais eu du mal à lui offrir la panoplie interne que sont les boules de geisha pourtant bien recommandée. Je me serais contentée de lui parler de l’importance de cette partie de son corps. Lui apprendre encore plus jeune les règles de l’élimination pour prévenir les troubles : en effet, faire pipi s'apprend aussi et les 4 règles sont à présenter à la petite fille comme au petit garçon.
Et puis je lui aurais chaudement recommandé la danse, orientale, du ventre, musclant avec beauté, grâce et souplesse tous ce qui représente le charme féminin du bas du corps. Et si je m’y mettais, aller un peu de chez moi, une idée de baladi et des autres danses orientales aussi sensuelles et sportives ici ou .

*source ventre

Pour ma part, mon aide la plus précieuse pour prendre conscience de la tonicité de mon périnée fut cette métaphore :
« Imaginez un petit fruit tendre de la taille d’une cerise placé à l’intérieur, à mi-profondeur de votre vagin. Serrez-le comme si vous vouliez mâcher et manger ce fruit. Puis avalez le fruit d’un mouvement doux et continu, comme si vous vouliez l’entraîner vers l’utérus. Reposez-vous quelques secondes… puis mangez un autre fruit. »
(extrait de « L’allaitement de mon enfant, toutes les clés pour un allaitement réussi » de Marie-Dominique LINDER et Catherine MAUPAS dont je pense beaucoup de bien, qui reprenait l’idée du livre de Sheila KITZINGER, « L’expérience sexuelle des femmes »)

Et parce que l’éducation de négliger notre corps, l’interne, les organes et parties du bas ventre, de les trouver pas beaux, mauvais, puants…de ne pas considérer comme normal, allant de soi, partie intégrante d’un équilibre nos émissions : mixions, selles, éructations, pets etc…me pose problème. Vive notre loupiot : Prrrrr - Hpetou – Oh oui j’ai entendu, tu viens de faire un pétou petit coquin !
Il y a aussi les lunes…je n’avais pas compris ce dont parlait Marie LAFORET dans son livre « Mes petites magies : livre de recettes pratiques pour devenir jeune »…les mots n’étaient pas aussi poétiques (milieu familial médical oblige). C’est mamzelle Yaya qui m’a mise sur la voie. Une prise de conscience de nos rythmes, une meilleure connaissance et une hygiène écologique : l’utilisation de la femme/diva cup…une coupe menstruelle.

*source d’une pochette personnalisée de cup de la Galerie de Alice Isabelle

La poule pondeuse nous livre tous les secrets et nous donne le mode d’emploi en deux temps, le premier et le second, elle nous rappelle aussi les intérêts écologiques, non négligables. C’est une alternative à proposer, pour l’adopter ou la refuser…peut-être pas à proposer à une toute jeune fille cible de ses premiers cycles…il faut pouvoir se toucher…
Et puis parce que c’est une vacherie, je parlerais à ma fille potentielle, lors de son début de sexualité partagée, d’un papillon, ennemi invisible, le papillomavirus .

jeudi 26 avril 2007

La sagesse des mères

Je ne voulais pas d'un blog journal intime... diariste peut-être, mais en privé. Pourtant, je m'effeuille émotionnellement de plus en plus souvent... peut-être grâce à ce respect des commentaires reçus...

Etre maman n’est pas une évidence. Se préparer à l’être, non plus.

J’aurais aimé pour cela faire partie d’une société de rites, où un accompagnement de la femme enceinte, de l’accouchement et du premier mois de l’enfant est une évidence.


Malgré notre très belle approche de la naissance par lhaptonomie, je trouve qu’il nous manquait quelque chose.

Les femmes de ma famille, garantes d’une « certaine » conception de la naissance, m’avaient recommandé de ne pas prendre la péridurale pour connaître le rite initiatique de la naissance et être une vraie femme. Quelle déception de ne voir dans la grossesse et l’accouchement que cette étape (forte en émotions et en douleurs, même avec l’ « antidouleur » injectée) ! Ma grand-mère maternelle, ancienne sage-femme, m’a donné des cours de respirations : le « petit chien » et la respiration longue… j’ai été très émue, Mam, par ce partage (même médical ?!) de génération à génération, même si ces cours n’ont servi que peu.
J’ai juste été floutée par un accompagnement de parole insatisfaisant. Faut-il reconsidérer la présence d’une doula comme un passage obligé pour retrouver cette transmission de femme à femme. Les sociétés dites primitives et les ethnies de l’oralité ont gardé cet aspect affectif, englobant, et médical et de soutien. Notre bout de chou est arrivé avec l’aide d’une sage-femme fabuleuse, merci Isabelle… (J’aimerais te dire en face notre bien-être entre tes mains !). Pourtant prise dans l’étau d’une maternité moderne, sans propositions alternatives, avec un emploi du temps surchargé d’une nuit de pleine lune, elle n’a pas pu nous proposer plus que son enthousiasme…


Une doula, accompagnante à la naissance, réinvestie suite à un manque (ou à un quiproquo entre le personnel médical et les émois, doutes, d’une « primipare » -quel terme odieux-), est-elle notre seule porte de sortie à cette solitude affective de la grossesse et des premiers « chocs » émotionnels d’après la naissance ? Faut-il encore qu’elle ne surpasse pas ses compétences d’écoute : intermédiaire, interprète des termes médicaux, elle n’a aucune fonction médicale. Catalyseur des peurs, elle est là pour nous aider à exprimer nos doutes… elle peut être aussi cet interprète de nous-mêmes (sans même considérer une de leur compétence possible : le langage des signes !).
Je ne sais pas…


Je remercie ici, Georgette, notre haptothérapeute, ancienne sage-femme, pour cet accompagnement formidable qu’elle nous octroie, encore, avec générosité et sans compter son temps… j’ai retrouvé avec elle cette liberté d’expression, dans l’affectif et le respect.

Je retrouve maintenant un état d’esprit libre. Je suis maman, oui, une maman comblée, de lui (notre fils), de nous (notre couple) et enfin de moi (enrichie de découvertes, d’écrits, de partages…) Et je peux dire que mon accouchement, médicalement assisté, n’a pas été une anesthésie de mes sensations, de notre parcours à trois (enfant-mère-père), vers cette naissance à l’air libre.

Je voulais te dire, notre enfant, déjà autonome (est-ce si ambiguë que cela ?), que ton arrivée aux yeux de tes proches a été saluée, avec peut-être plus de retenue qu’ailleurs mais avec une joie contagieuse.
Ton grand-père paternel (accompagné par ta grand-mère paternelle, silencieuse, émue aux larmes), par son obédience religieuse, a salué ta venue… transi, dans une salle d’attente. Ta famille du côté maternel a été émue à sa manière : pas beaucoup de mots mais des enlacements inhabituels, tenus.
Ces femmes familiales et amicales ont aussi ramené une part d’elle à ce moment-là…l eur inaptitude, pour certaines, à accompagner par l’affect vient peut-être de plus loin mais là j’ai été comblée.
Je me rappellerais toujours : ces bouquets de fleurs, ces strudels aux pommes achetés au marais, ce tajine tunisien, ces wagashi (pâtisseries japonaises) de chez Minamoto Kitchoan avec leur magnifiques emballages,


des doudous pour le petit être, ce livre sur les bébés du monde qui me suit depuis pas à pas, cet autre sur l'allaitement et surtout sur les émois (des premiers jours, premiers mois après), ces quelques capucines cueillies au jardin le matin même de la naissance de notre merveille… ce fut un don d’elles, intense…
*source

Pour le reste, ce livre pour s’imprégner d’autres coutumes… "Bébés du monde" de Béatrice FONTANEL et Claire d'HARCOURT.


Et celui-ci, même pour celles qui n’allaitent pas, peut-être surtout pour elles…ou comment se ressourcer, nous, parents, seuls et avec son enfant… « L’allaitement de mon enfant, toutes les clés pour un allaitement réussi » de Marie-Dominique LINDER et Catherine MAUPAS