jeudi 4 octobre 2007

Des ombres...encore des ombres

Waouh...

Merci Fred

Crème de riz à la banane et à la caroube

Pour 1 portion bébé (12 mois)
1 cuillérée à soupe de crème de riz (farine de riz précuite)
1 demi-banane bien mûre
½ cuillérée à café de caroube.

La caroube est un succédané du chocolat, le chocolat étant déconseillé jusqu’aux deux ans de l’enfant car trop riche et contenant de la caféine. La caroube est plus digeste pour un bébé et moins allérgisant, la farine de caroube est utilisée par exemple pour épaissir les laits infantiles. Pour ma part, je cherche la gomme de caroube pour l’utiliser dans les préparations sans gluten : elle permet l’élasticité d’une pâte faite à partir de farine de châtaigne par exemple. Mais j’en reparlerais un autre jour.

Mettez à cuire la crème de riz avec un peu d’eau à hauteur, soit dans une casserole pendant deux minutes, soit dans le micro-onde au max pendant 30 secondes. Rajoutez la banane écrasée et la caroube, mélangez-bien et servez.
Mon petit loup n’a laissé que cela.

mercredi 3 octobre 2007

Nounoursement votre

Volà une photo de groupe des Teddy Bear (juste les miens). Je vous rappelle le Tedy Bear de mon père et la présentation que j'aurais aimée...


Qui donc nous montre le(s) sien(s)?


Bellesahi nous montre les siens ici et celui de la petite poulette . (En fait, ils sont tous à la petite poulette!)

Maijo nous montre le siens qui l'ont suivi d'Equateur à Lyon ici

Miss fenêtres sur la cour nous présente son bourlingeur, pas si râpé, venu d'Afrique (un ancien) ici

Béatrix nous livre sa vision virtuelle de son ours en peluche et les histoires qui vont avec


mardi 2 octobre 2007

Une sorte de présentation...

des cerf-volants en partance....





un début de présentation ....


Teddy bear ou l'imagination attendrie

« « Ca s’appelle un teddy bear. C’est beau, hein ? »
Beau ? De la fausse fourrure – de la peluche, plutôt – en deux teintes de brun, une couleur que j’abhorrais déjà, bourrée de quelque chose qui crissait sous la main – « Du sable ? Y m’ont donné un vulgaire toutou bourré de sable ? – et aux articulations tellement mal faites qu’on voyait la corde qui rattachait le bras à l’épaule ! »
(extrait de "Bonbons assortis" de Michel TREMBLAY)

Pour ma part, le teddy bear en question avait un peu plus de classe, d’un brun dorée, sans compter que la peluche était longue, bouclée, quoique très rêche. Il s’agit de l’ours en peluche de ma grand-mère paternelle. Cependant, môme, je le trouvais décati, fané, pas assez doux.

Ma grand-mère se l’était offert aux fêtes de fin d’année quand mon père était encore un jeune garçon. Il avait très mal pris le fait que ses parents lui offrent un élément supplémentaire à son train électrique au vu de ce superbe teddy bear ! Envieux il avait voulu jouer avec, ma grand-mère le lui avait interdit ce soir-là en indiquant que c’était son cadeau, à elle. De rage, il était parti se coucher sans jouer. Au matin suivant, ma grand-mère le lui avait mis entre les mains car au final, ce n’était qu’un jouet en plus d’être un bel objet. Il l’avait alors rapporté sur la petite chaise en face de la coiffeuse de ma grand-mère (sa place depuis toujours) et dit avec emphase que ce teddy bear n’était pas le sien et que plus jamais il ne le toucherait.

Sur cette photo, mon père est avec son teddy bear (moins sophistiqué, d’une peluche râpée blanche pâle), je ne me rappelle plus l’avoir vu après mes 8 ans.


Mais le teddy bear de ma grand-mère a pris une place importante dans les objets rares et précieux dont j’aurais aimé profiter, un peu, comme les objets de la vitrine . Tout simplement à cause de l’anecdote avec mon père. Petite j’ai eu le droit de le prendre dans mes bras et puis plus rien… Il ressemble à celui-là:


Alors ce passage-là de « Bonbons assortis » de Michel TREMBLAY m’aurait énormément plu: mon père n'a pas eu le temps d'être présent pour me le présenter.

« C’est donc mon père qui m’a fait aimer mon teddy bear. Avec une simplicité qui m’étonne encore aujourd’hui.
Il a commencé par nous asseoir l’un en face de l’autre, l’ours en peluche et moi, il nous a en quelque sorte présentés l’un à l’autre une seconde fois, puis il a parlé tout doucement.
Il a d’abord parlé de moi au teddy bear avec une telle chaleur, me déclarant à travers lui un amour d’une telle force, que j’ai été obligé de m’appuyer contre la tête de mon lit. (…)
Puis papa m’a parlé du teddy bear, de ce que je croyais être laid en lui, son museau en laine, ses articulations apparentes, ses yeux en boutons de bottine, ses griffes de feutres cousues n’importe comment, soulignant la côté comique de tout ça, ce qu’il y avait de touchant dans la façon maladroite d’être de cet ourson, dans sa laideur naïve, dans sa candeur qu’il dégageait alors qu’il aurait dû représenter un animal sauvage féroce et dangereux. (…) Un ourson en peluche s’adresse à l’imagination et tout ce qui s’adresse à l’imagination est plus qu’aimable, admirable.
Au fur et à mesure que papa me parlait, le teddy bear se transformait à mes yeux et, au bout d’un quart d’heure, j’en étais fou. »

C’est peut-être pour cela que j’en ai cinq aujourd’hui, de collection, dont un, à l’ancienne qui me vient du magasin Harrods à Londres, les voilà. J'ai aussi eu l'envie de savoir en faire… je vous montrerais peut-être mon « singe » (oui, il est entre ours et singe et le voici).
Tout cela pour dire que je suis la seule maître à bord de mon imagination, sûrement. Et que mon petit loup sera présenté, lui!

lundi 1 octobre 2007

Papiers de bonbons au goût d'enfance

Lily en parle et me l’a proposé en lecture. « Bonbons assortis » de Michel TREMBLAY m’a fait l’effet d’un caramel fondant en bouche (un soupçon de publicité en moins !).


Ce n’est pas l’accent québécois qui m’a séduite (je ne suis pas assez bonne comédienne pour avoir une idée de la musicalité de la langue, je reste un peu en difficulté pour comprendre…), mais un humour, la tendresse que porte l’auteur pour ses jeunes années, des situations bien campées, sa famille dépeinte avec amour et sans complaisance.


*source peinture: Catherine MARTINI (Béatrix m'avait donné l'eau à la bouche)
J'ai adoré ce passage, j'adore l'orage quand il est vécu ainsi...
Dans « Sturm und drang », l’orage gronde, les femmes s’enferment dans les armoires par peur des boules de feu zigzagantes dans la maison, les jeunes hommes font les fiers derrières les vitres des fenêtres et…

*source photo

« « Viens, Michel, on va aller voir ça ! »
Aller voir ça ? Où ça ? Quand même pas dehors !
Il se retourna et nous nous dirigeâmes à pas de géant vers la porte d’entrée de l’appartement. Je me mis à me débattre. (…)
« Arrête de te débattre comme ça, Michel, on s’en va voir un des plus beaux spectacles du monde ! »
Ca, un beau spectacle ? Mais c’était l’horreur ! C’était plein de boules de feu qui frôlent les jupes des femmes et qui brûlent tout sur leur passage ! Sans compter les fessiers ! Sans compter la senteur d’enfer ! La boucane ! Les flammes ! Un brasier ! Mon père m’emmenait dans un brasier !
Il ouvrit toute grande la porte ; une trombe d’eau tiède nous submergea d’un seul coup et je me dis ça y est, c’est là qu’on meurt ! (…)
« R’garde si c’est beau, Michel ! R’garde ça si c’est beau ! »
Beau ?
Mais c’était la fin du monde ! (…)
« Garde pas les yeux fermés comme ça….Ouvre-les. Pis regarde ça… »
(…) La pluie nous tombait dessus, les éclairs éclataient, suivies du tonnerre qu’on prétendait si dangereux, les arbres étaient secoués par un vent violent et produisaient un bruissement qui aurait dû me terroriser, mais plus rien ne semblait dangereux parce qu j’étais à vingt pieds du sol, dans les bras de mon père qui, par la seule force de sa volonté, faisait en sorte que rien ne m’arrive !
Rien ne pouvait m’arriver !
Protégé contre tout mal, rendu invincible par la présence de mon père qui affrontait la tempête au lieu de se cacher, j’étais l’enfant le plus heureux du monde.
J’étendis les bras dans la tourmente, levai la tête, ouvrit la bouche pour boire l’eau qui tombait du ciel. Comme c’était beau ! Mon père entonna aussitôt sa chanson favorite, Sous les ponts de Paris, dont il ne savait pas la moitié des mots et qu’il assassinait avec un évident plaisir.
C’était faux, pas très joli, mais c’était aussi le plus beau concert de l’univers.
Un temps assez long se passa avant que l’orage faiblisse, puis finisse par s’éloigner. Nous en vîmes toutes les étapes, tous les caprices, et lorsque ce fut terminé, mouillé jusqu’aux os mais visiblement ravi, mon père me dit avec un grand sourire :
« Jure-moé que t’auras pus jamais peur d’un orage électrique ! »

Dans tous ces récits, il reste de très belles images d’enfance : se réfugier sous la table pour écouter les conversations de grands ; être présenté à un ourson en peluche affreux et mal finis comme lors d’une première rencontre entre amis ; se rappeler être dans les bras de son père, tout jeune enfant, et voir la maison d’au dessus, avoir l’impression de voler dans ses bras sécurisants, répondre au téléphone accroché dans l’entrée juste pour dire : « « Chus dans les bras de mon père pis c’est la plus grande aventure de ma vie. ! » ; croire, enfant, que l’on peut acheter les hommes, ou leur âmes, et se rappeler qu’une grande personne propose de penser par soi-même…