lundi 11 janvier 2010

Repassage simplifié... c'est déjà ça.

Il y a quelques jours où le quotidien reprend ses droits, des tâches urgentes, de l'organisation, des oublis. Quelques fois je n'arrive plus à savoir si je suis bien faite pour mon monde. Faire un repas pour la famille comme il se doit, faire un brin de ménage et tenir une maison.

Ce début d'année me laisse encore sur ma faim: j'aimerais tellement être plus "adaptée" à mon quotidien. Pour arriver à faire à manger, j'ai trouvé quelques trucs dont ouvrir un énième blog me permettant de bien mieux visualiser où j'en suis, mes approches fébriles d'une alimentation autre comme les plats qui demandent à revenir. Pour tenir la maison, j'ai l'impression de manquer de temps. Ce temps imparti, je le prenais de mes insomnies étant célibataire, je le prenais de mes moments lunatiques où la colère ou la déprime me gagnait. Je n'ai maintenant plus l'espace d'utiliser mes insomnies et plus assez de repos pour utiliser mes colères. Ou sont-elles moins présentes?

Je ne suis pas pour les résolutions de début d'année ou de cours d'année, je cherche continuellement à trouver un chemin en toutes choses, une certaine ligne de démarcation (ou plutôt de vie) dans toutes mes taches, mes envies et mes manques d'ambition.
Et pourtant quelques belles idées étaient là... faire le vide des placards alimentaires en cuisinant les stocks par exemple. Le nettoyage de printemps de Cléa devenu nettoyage d'hiver de Flo Makanai...
Moi, petitement, j'essaye de me simplifier la vie. Une pile de repassage à faire encombrant encore et toujours la chambre du petit d'homme. Je tente bien de plier mes tee-shirts façon nippone dont je vous parlais là en vain mais je reste sur mon envie de limiter le repassage de ces vêtements en période d'hiver. Ils sont bien cachés sous les pulls. Alors je me suis fabriquée la plieuse à linge, un peu moins pratique que celle du commerce mais bien fonctionnelle tout de même. Je la ferais en petit format plus tard pour le lutin, pour qu'il puisse ranger en autonomie ses propres vêtements, comme Augustin. Le tuto suit en image ou là en explications.

jeudi 7 janvier 2010

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Certains jours je reste muette, oui cela arrive...

Samedi prochain ce blog aura 3 ans! Il m'aide à me construire aussi.

A suivre.

mercredi 6 janvier 2010

Pi Lo Chun et l'amertume à appréhender

La disponibilité à soi me revient, petit à petit. Cette disponibilité choisie plus que subie, pour me faire avancer, pour travailler sur moi continuellement, pour être la plus présente, la plus attentive à notre lutin. Une dégustation de thé me rappelle à moi. Ce fut hier et l’amertume n’était pas que dans le thé.


J’ai fait un Pi Lo Chun imperial et j’ai brulé les feuilles. Oui c’est sûr la liqueur était très amère. Mon eau devait bien dépassée les 70°C recommandés et même si l’infusion fut très courte le mal était fait. C’est vrai j’ai un thermomètre à eau et aussi une minuterie mais pas moyen de faire mes infusions comme ça, je perds en spontanéité et en plaisir. Alors la rigueur viendra d’elle-même au fur et à mesure de l’éducation sensorielle au thé de mes papilles.
Un Pi Lo Chun imperial à l’odeur presque entêtante de tannerie et d’agrumes. Les feuilles sont torsadées, petites, vert/gris bleu avec du duvet. L’odeur des feuilles infusées change pour plus de boisé, de végétale voire même de fruits cuits. Et ces liqueurs furent très amères au goût de légumes cuits (est-ce l’amertume de l’endive qui me revenait en tête ?).
A la troisième infusion, eau moins chaude et infusion plus longue, l’amertume s’est un peu dissipée mais ce fut l’adjonction d’une pincée de fleur de sel de Guérande qui a radouci la liqueur.
L’amertume est une des composantes du thé même si notre appréciation se doit d’être éduquée comme nous le rappelait Nick. Je n’avais aucune envie de mettre du lait ou du sucre (oui Nick, tout à fait d'accord: ne sucrer pas votre thé même amer!) pour enlever l’amertume, aucune envie non plus de « rincer » le thé. Alors je dirais presque : pas de sucre ni de lait dans votre thé (sauf exceptions très ethniques) mais une pointe de sel s’il est trop amer ! Dixit une amatrice de thé très très loin d’être experte. Sinon suivez donc Thomas du Jardin de thé pour trouver votre voie du thé amer.

Amertume du breuvage et amertume du début d’année : me rendre compte que je suis encore la même, en pleine et perpétuelle procrastination et en manque de repères dans la vie pratique. Je ne sais toujours pas ranger mes papiers administratifs et perds mes ordonnances urgentes, je ne sais pas comment garder une maison propre etc… C’est peut-être pour cela aussi que je mets en avant pas mal de vie pratique (en reprenant les termes Montessoriens) avec le petit lutin. De quoi lui donner des bases tout de suite, quand lui est demandeur. Il me demande de lui apprendre à cuisiner, aujourd'hui c'est galette des rois, à suivre. Alors nous commençons une sorte d’enseignement Kateika (enseignement japonais d’une économie domestique : bricolage, couture, cuisine, etc…), pour lui et surtout pour moi : apprendre à tenir une maison, apprendre à rendre disponible l’espace pour être dans l’action.


Il m’a fallu refaire cette infusion de Pi Lo Chun Impérial. Et ce matin, avec une eau plus tiède, la liqueur fut elle-aussi douce et bien tapissante. Une légère amertume laissait cette fois passer une impression de boisé.

Reprendre pas à pas chacun de mes pas et prendre confiance… voilà sûrement ma bonne résolution de l’année 2010 : perdre l’amertume que j’ai à être moi quelques fois.

lundi 4 janvier 2010

Impressionnabilité et dinosaures (vivants, figurines et dessinés)

Ces vacances ont été très dinosauresques. Nous, les parents, avions en tête une sortie et il nous fallait préparer le lutin à ce premier grand spectacle. « La Marche des dinosaures » puisqu’il s’agit de cela nous semblait extrêmement impressionnant pour un « petit » de 3 ans.

Alors un mois avant, en plus de regarder les différents « L’Age de glace » et en particulier le 3, « Le temps des dinosaures », nous avions commencé à regarder « Dinosaure » de Walt Disney. Avec les lémuriens, un Iguanodon Aladar, contre les Carnotaures. Comme à chaque fois le premier visionnage est commun. Je parle pendant tout le film en commentant, en investissant aussi les moments forts, avec des mots sur les émotions et les peurs. En fonction de ses réactions, j’amplifie aussi : « Oh regarde ces dinosaures jouent les méchants. Tu vois les grosses dents, le cri, brrr… ils ont faim.» Cela permet aussi de se rendre compte que ses peurs ne sont pas celles que nous avions crues. Les courses-poursuites avec les « méchants » l’ont moins impressionné que l’obligation de se jeter dans le vide (eau en bas) de la falaise pour fuir la comète et l’incendie.


Le but était de se familiariser avec leurs cris si « forts » et savoir que dans le groupe des dinosaures, il y a de multiples familles, des herbivores et des carnivores. Les carnivores dévorant les autres dinosaures et les herbivores aussi en proie au combat de survie. Pas de méchants ou de gentils, juste une chaine alimentaire et de la survie.
Que cela ne vous retienne pas dans l’envie de voir ce film, pour petits et plus grands, j’aime d’ailleurs beaucoup comment le compositeur, James Newton HOWARD, en parle ici, y compris ce qu’il a fait pour les « méchants », pas de thème mais un son : « - Votre approche des carnotaures est plus brutale, moins thématique, plus « contemporaine ». - Aux thèmes, j’ai donc préféré substituer un son. Si l’on écoute attentivement The Carnotaur Attack, vous n’y décèlerez pas de thème à proprement parler, mais plutôt une idée de ce que sont ces carnivores. Le « son » devient violent, aveuglément violent. Disney teste certainement les limites de ce que le public peut recevoir. C’est tout à fait provocateur. » (extrait du site Media magic)… Un son de carnivores !
L’approche des sons a été primordiale, c’était important de savoir que chaque animal a un cri (sauf la girafe), nous l’avions expérimenté . Le cri imaginé des Iguanodons ou des Carnotaures, dans « Dinosaure » de Disney, avait continué à préparer le terrain.

« La Marche des dinosaures » a été préparée aussi par l’arrivée de figurines à Noël. La préhension fait des miracles chez le petit d’homme. Les animaux qui lui font peur deviennent manipulables et un « Bouh » suffit à les « impressionner »… oui, oui, je vous assure.
Bon, c’est le moment de vous les montrez. Allez montre votre plus beau profil !
Les herbivores de gauche à droite:
Apatosaure (reçu à Noël), Stégosaure (reçu au spectacle), Brachiosaure (reçu au spectacle) et Pachycéphalosaure (reçu au Musée)

Les carnivores, tout prêts à l’attaque, de gauche à droite :
Dilophosaure (reçu à Noël), Tyrannosaure (reçu au spectacle), Velociraptor (reçu au Musée) et Utahraptor (reçu au spectacle)

De quoi appréhender de multiples formes, ordres et familles.

*source

« La Marche des dinosaures » de la BBC a été un vrai moment de rencontre avec ces grands reptiles. Les dinosaures se présentaient par époque, nous rappelant au passage (ou nous apprenant) qu’ils font bien partie de la même ère, Mésozoïque, mais de périodes différentes : Trias, Jurassique et Crétacé.
*source règne des dinosaures

La technicité a mis en avant des dinosaures grandeur nature extrêmement « vivants ». La prouesse était immense : des animatronics fait de mousses, tissus, câbles et tuyaux hydrauliques.
*source

Le rendu était aussi saisissant pour la peau, souple (mais fragile : les touchers pour combats ou câlins les ont mis à rude épreuve), plissée. Les mouvements impressionnants de réalisme. Des scientifiques ont apportés leurs conseils et cela se voit : les démarches sont fluides, rapides et tellement « animales ». Nous avons donc suivi une présentation selon les périodes avec un paléontologue, de la naissance aux combats de survie, à la mort. Les Platéosaures, Stégosaures, Allosaures se sont suivis, dont le plus grand, un Brachiosaure encore « jeune », haut de près de 10 mètres et long de 17 mètres. Le spectacle se voulait familial, il n’y avait pas à proprement parlé de scène de violence : des combats simulés, une scène de repas de carnivore. Les effets sonores étaient eux bien scotchants.
Alors les dinosaures « inoffensifs » car herbivores ont été pourchassés… par aussi un petit Tyrannosaure tout mignon, même si bien agité… quand à la maman, elle, est toujours aussi terrorisante ! Pour vous faire une idée du spectacle, n’hésitez pas à aller sur le site et sur ce blog, notre lutin été presque plus impressionné que celui-là. Mais nous étions juste en face du Tyrannosaure hurlant et au troisième rang !

*source AFP

Et puis pour continuer, nous sommes allés au Palais de la découverte voir « La Faim des dinosaures », exposition créée par le Muséum d’Histoire naturelle de Londres et la société japonaise Kokoro, créatrices d'autres fameux animatronics. Nous avons retrouvé l’Ankylosaure avec sa masse au bout de la queue, le « chien-chien » du film « Dinosaure » de Walt Disney, présent aussi dans « La Marche des dinosaures ».

*source des dents présentées

Nous avons pu faire le lien entre la dentition, les griffes et le régime alimentaire. Une dentition en râpe à fromage, en forme de couteau de boucher pour le Tyrannosaure.

Tout cela mis en évidence par des têtes mastiquantes et dévorantes, moitié chair et squelette, moitié peau extérieure.

Nous avons retrouvé les Iguanodons sans faire le rapprochement avec le héros du film Disney et d’autres raptors (ceux qui me font vraiment peur depuis « Jurassik Park » de Steven Spielberg), ici des Vélociraptors poilus (je vais regarder la figurine du lutin avec plus de précaution, brrr !), un Edmontosaure avec son bec et un Baryonyx charognard et piscivore. Et puis d'autres encore...


Cela permet de remettre un peu d'objectivité dans les "méchants" et "gentils" au sein des dinosaures: ce n'est qu'une question de régime alimentaire, les carnivores étant les plus dangereux, si nous sommes un morceau de choix.

Bien-sûr les animatronics ont été les centres d’intérêt du petit d’homme. Pour voir d’autres robots de Kokoro, c’est ici.

*source de la manufacture d’animatronics de Kokoro

Mais l’exposition est très interactive et intéressante. N’hésitez pas à y aller, c’est jusqu’au 2 mai 2010, la bande-annonce est ici.

Et puis le lutin, impressionné oui bien-sûr, mais du moment qu'il peut les toucher après...
Rajout: un tricératops est venu rejoindre la compagnie.

samedi 2 janvier 2010

Thé, lait et terre: tibétain et Pu'er

Nous avons pris trois jours de vacances, le petit d’homme et moi. Nous sommes partis chez une de mes amies, la plus ancienne, cela fait 15 ans que nous le sommes. Une de ces amies que je ne vois que peu (voir une fois tous les 5 ans) mais avec qui je garde une relation privilégiée, comme si nous étions encore au téléphone la veille.

Nous étions près de leur ferme, à elle et son amoureux, près d’Ancenis. Alors en revenant, j’ai bu, juste pour le plaisir de me rappeler le séjour, un thé aux allures tibétaines


J’ai pris du lait cru et entier de leurs belles vaches, du beurre demi-sel et un thé noir comme il faut (ici un Pu’er compressé de 2006 Shu cha de « Terre de chine »).

J’ai sorti un bol de bois pour que le gras du beurre et du lait se colle à la matière. Pour que l’huile devienne elle aussi une part de l’acte de dégustation. J’ai bu en laissant déborder le liquide sur mes lèvres. Et j’aime.


Autant avec le temps, ma propension a aimé le lait s’est réduite à presque néant, autant ce lait là est savouré. Est-ce les papilles plus en éveil, cette impression aussi d’une offrande de la part de mon amie ? Ce lait d’hiver entier est délicieux. Est-ce aussi parce que maintenant je sais y lire le geste derrière le liquide blanc et opaque. Geste de la machine pour les traites de 7h et 18h, mais aussi les miens, doucement amenés près d’une vache au très bon tempérament et aux pies faciles. Est-ce aussi cette impression de découvrir de manière fugace ces foins secs, séchés par leurs soins, dans les arômes du lait ? J’ai ressorti pour l’occasion mon contenant à crème venant de suisse dont je n’ai jamais su quoi faire et pourtant si beau avec sa marmotte et son edelweiss… et les vache, veau et bœuf du lutin.


Oui, le thé ainsi n’a plus le même goût. Oui j’ai pris un très bon Pu’er pour ce côté étable, terreux. Il a sûrement été un peu malmené par le crémeux, le beurré. Mais quel plaisir au palais ! Un plaisir d’hiver, un plaisir avec le vent sur le visage, les mains froides toutes rapprochées, se réchauffant doucement au bois du bol, une chaleur plus souple, moins agressive, une chaleur plus progressive. Oui le thé n’est que derrière, presque en retour de goût mais quel plaisir d’avoir un très bon lait et un très bon thé.

Bien sûr, depuis notre retour, c’est mon petit-déjeuner ! Un thé « tibétain » et quelque fois c’est un thé noir cingalais qui accompagne le lait et le beurre…:
soit pour deux bols en bois : 1/4 litre d'eau, 1/8 litre de lait entier, 10 grammes de beurre demi-sel, 7 à 8 grammes de thé noir en brique. Faites infuser le thé dans l'eau jusqu'à frémissement, rajoutez le lait et laissez frémir 3 ou 4 minutes. En sortant du feu, incorporez le beurre et fouettez le mélange. Passez le et servez chaud!
C’est impressionnant que ce séjour sans thé m’appelle de dégustations de thé. La terre, riche et grasse, et l’air plein, presque palpable, avaient une odeur de Pu’er. L’étable au loin, quelques bouses sèches au sol (paradoxal avec l'humidité ambiante), de la pluie et de la bruine. Ce n’était pas une odeur animale mais bien de terre.
Mon Pu’er impérial 4 ans d’âge de « La route du thé » fut de sortie. L’odeur du thé est différente, en fait : plus de sellerie et d’écurie. Mais le goût me ramène à la terre, bien riche.

Des voeux pour suivre votre étoile


Une nouvelle année démarre. C’est le moment des vœux, je ne sais pas en faire, je n’ai d’ailleurs jamais su. Je rentre même dans une mini-panique : de ce que certains attendent de moi, de ce que je pourrais dire, euh, en le pensant vraiment.
Je n’ai jamais su les offrir car ils demandent une attention réelle, du moment de vie de l’autre, de ses envies, de ses doutes, du chemin parcouru. Dès le début d’année, j’ai l’impression de me louper, j’ai l’impression de montrer à tous mes proches que je ne serais pas là, pas présente, pas digne de la relation. Parce que oui, je vivrais ma vie pendant qu’eux vivront la leur, et pourtant j’ai tellement envie de les soutenir, de les encourager, de leur dire que, avec tout ou malgré tout, je serais là. Il y a aussi de ces relations biaisées, où je me cache derrière un masque depuis quelques temps déjà, pour que tout aille bien (ou mieux), pour que ce faux-semblant soit satisfaisant pour moi et eux.


Une petite étoile briochée à l’écorce d’orange d’Eric Kayser…

Mais bon, je n’y couperais pas : mes vœux virtuels !
Souvent venant des plus anciens souhaiteurs, je recevais la santé. Après plus d’un mois malade ou garde-malade et deux maladies à vie, je comprends à quel point la vie est diminuée… la disponibilité à soi réduite, les capacités à faire le minimum aussi. Alors je vous souhaiterais bien que la santé soit l’élément le moins marquant de votre année : quand nous en sommes pourvus, nous n’en parlons pas.

Je vous souhaiterez de suivre encore et encore votre étoile. De cheminer au bon vous semble et à votre allure. De faire votre possible dans cette vie pas si facile à tous niveaux. Je vous souhaite les grands bonheurs, les petits soucis, les grands partages. Je vous souhaite d’être en bonne compagnie, amoureux et aimé en retour, je vous souhaite des amitiés fortes, rassurantes, constructives. Je vous souhaite d’aller de l’avant en toutes circonstances.


Et moi, comme chaque année, je prends tout, le meilleur comme le moins bon, les grandes joies comme les peines, persuadée d’y trouver, de toute façon, un jour ou l’autre, ma voie.


Très belle année 2010!!