vendredi 8 août 2014

Dernier jour...

Une voile fluo, du vent, du soleil, de la pluie, des vagues, des sensations fortes et un large sourire après chaque sortie.


Aujourd'hui pas de pique-nique sur l'île d'en face, orage oblige, mais dans le vestiaire. La petitesse du lieu et l'humidité extérieure ou des combis n'ont pas diminuer sa joie!

dimanche 3 août 2014

Trop grand

Le chenapan cache sa tortue doudou quand des inconnus et de la famille arrivent... seules les personnes chez qui il a déjà dormi ont le droit de la voir encore. Une certaine gêne!
Il suce son pouce et se retrouve avec des réflexions grand-parentales où le mot bébé revient à loisir. Il a honte!
Alors des fois comme ce soir, le premier depuis que son papa est rentré à la maison nous laissant seuls en vacances, il veut jeter sa tortue par la fenêtre, littéralement. Dans la gouttière. Et me fixe le regard frondeur. Une seconde après c'est un voile humide qui passe sur ses yeux. Aux bords des larmes.
Le loupiot est un petit grand. Il a des envies de grand et des angoisses de petit.
Il m'a fallu ce soir le prendre dans mes bras et le rassurer. Ce n'est pas le fait de sucer son pouce ou de prendre un doudou pour dormir qui fait de lui un bébé. Ce ne sont pas ses manières de se réconforter qui font de lui ce qu'il est mais bien ses actes et ses réflexions. Sa spontanéité à courir après une vieille dame pour lui rendre ce qu'elle a laissé tombé sur le trottoir. Ses excursions en apnée en mer ou dans les vagues. Ses attentions comme celle d'escalader un peu un grillage, de se faire piquer les jambes par les orties, tout cela pour me cueillir un chardon (fleur que j'aime toujours autant, pour son insolence peut-être, son piquant qui ne retire pas sa beauté). Ses enthousiasmes à essayer de comprendre le corps, les émotions, les relations humaines. Sa manière de nous enlacer en cas de fatigue, de tristesse. Pour ses réflexions sur ce qu'aurait pu être notre vie sans lui (et nous avions dû déployer d'infinies tendresses ce soir-là). Sa maturité pour gérer les quelques petits travaux "scolaires". Ses conciliations faciles pour mettre fin à des conflits.
Son envie de rentrer seul par la plage la nuit (petit point rouge sous la lune)...


nous sur le remblais

Oui bien-sûr c'est encore un grand petit. Il chouine, il pleure de frustration, il joue quelques fois au chantage, il colle comme un moule sur un rocher. Oui. Mais il a aussi, trop souvent, la gravité d'un adulte, comme je l'avais moi, alors je suis ravie de le voir encore grandir doucement, doucement, à son rythme. Un enfant, un petit grand.

Et la tortue est dans la valise.

samedi 2 août 2014

Au plus près des animaux

Je ne suis pas une fane des zoos. Mais j'espère qu'ils contribuent à la sauvegarde des espèces en attendant leur réintroduction dans leur environnement sauvegardé. En dehors de ça, ce sont tout de même des lieux magiques pour les enfants. Encore plus si nous sommes "parmi" eux.

A Branféré, quelques magnifiques primates, singes et lémuriens, des oiseaux presque en liberté. Et puis...


un petit mara comme un souvenir d'enfance et beaucoup de walabee partout




Et quelques sensations de nouvelle apesanteur pour le lutin et sa grand-mère avant de reprendre la route.


Piscivore

Les vacances à la mer entrainent un régime alimentaire un peu plus... piscivore! Alors quand les sardines, les saint-pierre, les soles ou les daurades viennent entières sur le plan de travail, le chenapan n'est pas loin.


Il "vérifie" la fraicheur... non mais c'est tout comme! Ouïes, branchies, bouches, yeux, nageoires et épines dorsales. Tout est inspecté pendant que je joue à la cuisinière quand ce n'est pas à la poissonnière.


Vider et écailler, préparer des filets de sardines à la manière express, retirer la peau des soles à la manière... hum, hum... lourde.


Chacun son style! Et le papa râle... - Rhoo n'enlève pas toute la chair. Si c'est pour ce résultat là, j'aurais dû demander au poissonnier de le faire! - M'enlever tout le plaisir alors là non!


Allez zhou à la poêle sur son papier cuisson (pas besoin de beurre)... juste pour les plus gros spécimens une petite farce d'algues et de citron, de romarin et de coriandre en grain.

dimanche 27 juillet 2014

Un peu d'évasion

Nous sommes au bord de la mer. La plage, un soleil invité avec parcimonie sur mon visage, les vagues et l'eau salée sur les bras, la nuque, dans les cheveux et quelque fois jusque dans le nez. Une ville que je connais, une région que je n'ai pourtant que peu visitée... la petite plage inattendue de Mesquer avec une gazelle des sables (elle n'a pas les yeux de biche ni la peau tachetée et mouchetée de poils courts mais une belle parure lie de vin et elle partage avec la première une allure très élégante).


Je peaufine mes sens en regardant les arbres, toujours réceptive au moindre détail révélant les pies jacassantes en bande, les corbeaux croasseurs du soir, les mouettes espiègles, les goélands hautains et supérieurs volant bas près du parasol, les chauves-souris toujours là à la danse moins proche des lampadaires et plus près de nos cuirs chevelus (et les moucherons attirés par notre chaleur corporelle). Mais aussi les rouges-gorges, les mésanges bleues, les palombes, les tourterelles et les geais plus discrets. Et puis les bruits d'écorce et de feuilles annonçant Séraphine et d'autres plus petits (ses petits?).

Des lectures, distractions suprêmes. Une activité que j'aime et qui, fabuleusement, me permet de m'évader et de permettre à mon esprit de ne pas ripper sur les mêmes pensées ressassées, amères et aigres. Une fuite constructive.


Un ordinateur pour noter juste un peu.
Les recettes ou les livres. Un cahier (mais juste quand je suis seule pour les écrits plus personnels).

Des thés avec outrance.
Ce matin, un Sam bodhi F.O.P. du Sri Lanka. Des feuilles entières de la meilleure qualité, d'un beau brun, avec des bourgeons. Une liqueur à l'odeur bien boisée, ample et profonde. Thé boisé et comme un peu sucré.

samedi 19 juillet 2014

Nous sommes partis depuis déjà quelques jours

... nous mettre les pieds dans l'eau.


Nous suivons les péripéties de Séraphine dont la queue a été "déplumée" et celles de l'amoureux qui se fait marcher dessus... non mais dis donc que ne fait-on pas au nom d'une séance de Iokai Shiatsu!!! Et le fiston y va aussi!

Des billets sporadiques suivront tout de même tout l'été, du thé et des livres surtout.