mercredi 12 septembre 2012

Une première approche des Tables de Seguin 1 et jeux des points à relier

J'avais l'intention d'en préparer une toute belle, comme ici mais quelques activités de l'été ont précipité sa réalisation et sa présentation.

En fait, le lutin a été très attiré par les jeux de points à relier, en suivant ainsi point par point la suite numérique de 1 jusqu'à 40 quelques fois.
Il récite la suite des chiffres jusqu'à 30 sans trop d'hésitation mais il ne fait pas encore la relation entre le chiffre et le symbole au dessus de 10. Alors au lieu de suivre correctement la présentation Montessori de la première Table de Seguin explicitée là, j'ai proposé juste la manipulation sans y associer vraiment la leçon. Je n'ai pas utilisé non plus la même manière de poser les barrettes de perles...

J'avais préparé en vue de ces jeux "points à relier" un éventail d'aide:
à chaque pliure, l'unité

ou la dizaine...




L’éventail ouvert offrait la suite numérique de 0 à 9, puis une autre colonne de 10 à 19, puis de 20 à 29.

J'avais aussi préparé un mode opératoire très peu clair: au début ouvrir juste le volet 1, après le volet 2 + le volet 1, puis le volet 3 + le volet 1. Même si je n'étais pas du tout contente du résultat, a logique n'étant pas simple, le loupiot a utilisé pendant toutes les vacances cette aide avec énormément de plaisir et, très vite, d'autonomie.


Pour concrétiser visuellement, la Table de Seguin 1 est arrivée, encart de carton avec trou à la taille des chiffres d'une ardoise magnétique du commerce.

La table a été présentée seule comme une suite de chiffres, 10 et 1, 10 et 2, 10 et 3 etc... mais je n'ai pas indiqué l'addition, ni accentué "10 et un, onze". Alors comme automatisme il complétais sans vraiment comprendre.

Puis la seconde fois, nous avons intégré les perles Montessori. Après avoir bien repéré la barre dorée de 10, il rajoutais 1 perle de plus qu'au-dessus... au début il mettait la barre dorée de 10 + la barre rouge de 1 + la barre rouge de 1...


je lui expliqué que comme le support, la Table de Seguin, il fallait juste deux barres de perles... le reste est allé à une vitesse incroyable...


mardi 11 septembre 2012

Je vous propose un petit sondage sur la colonne de droite jusqu'à fin septembre: souhaitez-vous que je publie un billet brouillon sur la progression en mathématique selon la pédagogie Montessori?

J'y mets tous les liens sur le net en plus de ceux vers mes billets, je tente aussi de détailler les présentations selon le matériel spécifique en vous renvoyant sur des explications plus claires de "formateurs" amateurs ou experts, et des expériences blogesques.

Pour l'instant rien n'est complet, les codes html sont pour la plupart apparents, les liens pas encore bien présentés sous chaque élément et mes billets pas du tout mis en valeur.

Mais est-ce que cela peut servir à quelques uns d'avoir déjà une petite vue sur le sujet?

Qu'est-ce que le beau?

C'est assez souvent que nous nous arrêtons devant une vitrine de galeriste. Nous entrons aussi parfois dans les coulisses, les tableaux emballés, déballés, pas encore encadrés... les sculptures en préparation, en réparation...

Chaque membre de la famille a son idée sur ce qu'est l'art et chacun a une idée sur ce qui est beau (et plus insidieusement sur ce qui est "monstrueux"). J'ai moi aussi, dans une autre vie, étudié la question de la représentation monstrueuse dans l'iconographie (et dans la vie). Cet été, le sujet s'est invité à deux reprises.

La première, la moins choquante, fut la découverte des œuvres du sculpteur mexicain Javier MARIN présentes sur le remblai baulois.
En balade au bord de la plage, le lutin est revenu avec des idées très arrêtées: c'est épouvantable, ça fait peur, ce sont les guerriers de l'enfer, il y a une tête décapitée, c'est moche. J'étais un peu mal à l'aise et sceptique, un artiste n'est pas exposé sur le chemin d'une balade familiale s'il présente des oeuvres choquantes. Si?! Alors nous y sommes allés tous les deux.
Et je me suis rendue compte que le jeune spectateur avait été influencé... par sa grand-mère et son arrière grand-mère. Certaines oeuvres les perturbent; dans d'autres, elles y voient une torture, une souffrance que je ne ressens pas.
Alors nous avons regardé à nouveau et pour chaque statue, nous nous sommes posés plein de questions.

Les têtes décapitées tout d'abord. Même si ce genre de mort a été entrevue dans des fictions par le lutin, je le soupçonne d'avoir pioché dans le vocabulaire d'un adulte accompagnateur.
En regardant donc les deux têtes je n'ai pu que sourire.

Effectivement, les têtes étaient "détachées" du corps mais...
- Est-ce que tu dessines toujours tes monstres en entier, de la tête au pied? Qu'est-ce que tu préfères chez eux, les yeux, les muscles, les cornes, les ailes, les armes?

- Est-ce que les hommes ou les femmes semblent souffrir? Elle a la bouche ouverte, les yeux qui pleurent... et puis derrière sa tête il y a un trou. Ah oui, bon! Les larmes oui, la bouche semi-ouverte... mais le trou.
Nous sommes donc passés derrière... et nous avons regardé cette trouée... - Est-ce qu'elle a une forme particulière? Bah oui, elle suit le contour de la tête. Cette immense tête de femme rouge offrait en effet à l'arrière le mystère de sa fabrication... elle n'était que épaisseur mince, résultat en creux.
Et puis cette texture le mettait mal à l'aise, les coups de spatule, les lignes de coupe ou d'assemblage.
Pour ma part, j'ai adoré cet effet de cire rajoutée dans l'oeil, sur l'iris, le cil ou la larme.


Et puis il y avait les guerriers écorchés vifs à aller inspecter. Écorchés vifs? Je revoyais encore les bocaux de formol, les freaks en photo, "L'écorché" de FRAGONARD, les momies ou l'exposition polémique "A corps ouvert".
Mais là juste trois guerriers pas très farouches.
- Est-ce que tu as peur qu'ils t'attaquent? Est-ce qu'ils te regardent? Pointent la lance vers toi? Est-ce que les chevaux galopent?  Est-ce que les combattants sont prêts au combat? ... surtout en regardant celui-ci ou les autres avec la position des jambes.


- Est-ce que tu vois la peau, les os, les organes?


Alors que fallait-il y voir? Un choix du sujet sculpté, une oeuvre perturbante... bon, il y avait bien cette femme comme attachée: comme des cordes, des lignes qui coupent le corps et le visage.
Et puis est-ce que le beau est obligatoirement mignon? Est-ce que le beau se rapporte au sujet ou à la manière de le traiter? Est-ce que le beau est quelque chose attendue ou quelque chose qui intrigue?


Il y a tout de même une oeuvre plus perturbante comme les roues de la vie et de la mort. Elle est constitué de bouts de corps, de mains tendues, de torses musculeux sculptés au plus proche d'une tension, des têtes aux bouches ouvertes ou grimaçantes, de sexes isolés... oui, ces roues sont déstabilisantes et là, oui, j'ai dû admettre qu'il pouvait ne pas aimer, du tout, et même moi je ne les ai pas trouvées belles et pourtant « Pour les Olmecs, la roue n'est pas un moyen de transport, mais un symbole de vie et de mort qui se perpétuent et se succèdent sans fin, l'allégorie d'une vie sans fin. » (extrait de l'article consacré dans le "Ouest France" du 20/07/2012)

Et la seconde fois fut le feuilletage d'un livre sur le cirque dans le temps: ces artistes, les affiches, la communauté nomade, les spectacles. Je ne mets volontairement aucune image!
Je n'aime pas le cirque, c'est un fait. Je n'aime pas le domptage, où même si les conditions de vie des animaux sont "respectueuses", même si les cirques ont permis la sauvegarde de certaines espèces, je ne cautionne pas l'utilisation... (et pourtant j'aime assez le domptage au cinéma, allez comprendre...).
Je n'aime pas les clowns et pas forcément la magie.
Reste les prouesses des gymnastes qui m’extasient, le jonglage aussi... enfin plutôt nouveau cirque.
Malgré le fait que le lutin ne soit encore jamais allé au cirque conventionnel (j'ai dit qu'ils iraient entre hommes!) il est attiré... alors nous avons ouvert les pages... des affiches, des artistes, des animaux... et des peuples... et des freaks.

Le monstrueux dans la rencontre d'autres hommes aux coutumes inconnues, aux contrées encore peu explorées... la fascination pour l'ethnique dans ce qu'elle a de fétide! L'autre obligatoirement sauvage, moche, laid... les femmes girafes qui ne sont que des femmes Padongs de Birmanie ou de Thaîlandes, les Vénus Hottentotes, les hommes plateau qui ne sont que des indiens d'Amazonie Kayapos.
Le monstrueux dans la difformité humaine. Des affiches et des photos présentaient ces hommes, ces femmes et ces enfants, siamois, microcéphales etc... J'ai tenté de cacher les pages mais une est apparue et suivant la lecture que nous faisons régulièrement, "La mélodie des tuyaux" de Benjamin LACOMBE, nous nous sommes arrêtés, un peu pour expliquer les déformations des organes, les maladies, les handicaps, les infirmités. Et la manière dont certains humains les mettent en avant pour choquer, faire peur, provoquer l'horreur. Encore une fois, la différence comme choc.
Je n'ai pas été très loin sur le sujet, plus tard, bien plus tard... nous reparlons d'ethnologie, d'anthropologie, de colonisation, de prétendue supériorité des peuples, de handicap, de maladies, de rapport à l'autre, de respect, nous verrons peut-être aussi "Freaks, la monstrueuse parade" ou La vénus noire", tout au moins "Elephant man"...

... et je me lirais bien "Zoos humains, au temps des exhibitions humaines".

Mais le beau humain dans tout cela? Est-ce une personne conforme? Identique à soi? aux normes actuelles de la beauté? Et qu'en est-il des vénus préhistoriques (Lespugue, Brassempouy, etc...)?

lundi 10 septembre 2012

Avez-vous consommé des magazines enfants cet été?

Pour ma part, c'est assez flagrant. A l’extérieur de la maison avec le trublion en vacances, je cherche partout de l'écrit et des activités. Avec la mauvaise habitude de lui lire une, deux ou trois histoires par soir, partir sans écrit me parait extrêmement dur.
Alors oui, je me laisse aller à la consommation de magazines spécial été... et comme chaque année, je cherche au cas où un de ceux acheté répondraient à mes attentes.
Petit point au cas où vous seriez comme moi (pour l'année prochaine):

Ma photo ne montre pas tous les achats, dans le lot quelques arnaques commerciales, des gadgets foireux, des contenus lobotomisés, des BD sans qualité...
Dans le lot aussi d'autres numéros des magazines présentés là:
- Je ne parlerais pas encore du livre d'Ed Emberley... ça viendra très vite!


- Il me fallait tout d'abord de quoi  occuper ses mains toujours en demande d'arts plastiques (que je n'arrive pas à préparer pour lui d'ailleurs... lui qui adore les émissions "Art attack" (cf en fin de billet!). "Petites main découpe" est un bon postulat de départ. Avec peu de choses, l'enfant peut créer de nombreux objets. Destiné à des enfants de 3 à 8 ans, il propose des découpages faciles permettant aux plus jeunes de s'initier et aux plus vieux de prendre aussi du plaisir. Tout est dans le magazine ou presque: le papier coloré et les indications de découpes en pointillé, des variations avec le même matériel... en tous une dizaine d'activités.




 - J'avais aussi envie de quelques jeux ou activités d'éveil... pas de programme scolaire tout en restant demandeur d'attention. "J'aime lire 100 jeux à faire tout seul" a été parfait. Il alliait des histoires bien foutues, des historiettes pleine d'humour "Les petits mots de Zoé" de Pascal LEMAITRE et aussi des rébus, des histoires séquentielles à remettre dans l'ordre ou des sudoku x4. Un très bon investissement pour l'été.

- Et puis j'ai acheté quelques "Toboggan" et quelques "Youpi, j'ai compris!".
Le premier destiné aux 5 à 8 ans est assez complet. Il offre des histoires dont "Les excalibrius" de Grégoire PONT. Autre coup de coeur: les documentaires très très bien construits et clairs (mais un seul à chaque fois) et "la grande enquête de Super-Ouaf".
Le second destiné aussi aux 5 à 8 ans est mon coup de coeur. Il n'est qu'une suite de documentaires et d'expériences. Il ouvre sur le monde, l'histoire, la nature et donne accès à des notions abstraites en interagissant. Il reste toutefois moins "ludique".

A vous de voir, en attendant, de quoi dessiner un squelette selon "Art attack", chouette!


Art-Attack Dessiner Un Squelette par maouri

mercredi 5 septembre 2012

Utiliser les doigts pour écrire un chiffre ou le début du Suan pan (boulier chinois)

Cela fait longtemps que je comptais reprendre les calculs par boulier. Pour le lutin... mais aussi pour moi piètre élève de mathématique et ignorante en calcul mental. Bon j'avais aussi en tête le fait de subtiliser le boulier Montessori par le chinois, abaque ou boulier Suan Pan. L'année dernière j'avais tenté de m'y mettre mais mon manuel d'utilisation étant aussi épais que peau de chagrin, je n'arrivais qu'à "mettre en forme des chiffres". Cet été pourtant, j'ai vu une partie d'émission présentant le Soroban, boulier japonais, manipulé par une jeune adolescente. Quelle dextérité! Quelle aptitude au calcul mental!
L'idée n'est pas de proposer cette manière de calculer pour faire du petit d'homme un enfant encore plus original qu'il ne pourrait l'être tout seul, ni de le sur-stimuler à des fins compétitives. Mais mon impression de base s'est révélée confirmée scientifiquement. Manipuler entraine des connexions cérébrales permettant d'entrevoir l'abstraction différemment. Pour ceux qui suivent ce blog, ou mieux encore tous les principes de la pédagogie Montessori, vous en conviendrez, c'est évident! Former un chiffre, lier le geste à la notion est aussi bénéfique aux non-voyants qu'aux enfants qui n'ont pas encore acquis les équivalences 2 = 1+1; 10 = 4+6 = 5+5 etc... Le chiffre ou le nombre sont alors constitués d'unité(s).


Le doigté opéré pour former un chiffre, un nombre et un calcul, demande d'autres aptitudes que mentales. Bien-sur pour l'addition, la soustraction, la multiplication ou la division (ou extraire la racine carrée), un minimum de calcul mental est requis: toutes les correspondances de 5 à 10 et les multiples de 0 à 9 vont être nécessaires. Mais nous n'en sommes pas là.

Ce qui m'intéressait dans la pratique du suan pan, autre que se former au calcul mental autrement, pour le petit loup et pour moi, est bien de se créer d'autres méthodes pour s'approprier les calculs. De plus, la pratique demande concentration et discipline. La présence de l'immense suan pan à 13 branches de ma mère a fait le reste. Si vous êtes motivé pour vous former, je vous conseille ce lien. Pour ma part, je me suis aidée de celui-ci pour débuter l'approche avec le lutin, soit niveau CP/CE1. Je ne suis pas compétente en mathématiques, vous pourrez donc lire mes imperfections, mes complications mais l'idée principale peut peut-être vous aider.

Le premier pas fut de préciser comment le boulier fonctionne. Le zéro étant le boulier avec toutes les boules placés vers l'extérieur en bois, le chiffre étant les boules en contact avec la partie médiane.
Sans m'attarder sur le vocabulaire, utilisé tout de même, nous avons regarder:
- les deux étages de boules "zhu"
- l'étage inférieur constitué de 5 boules dites "unaires" équivalentes chacune à 1 unité
- l'étage supérieur constitué de 2 boules dites "quinaires" équivalentes chacune à 10 unités.

Et nous avons commencé à écrire des chiffres sur le suan pan. J'ai considérer dans un premier temps, par simplification et peut-être à mauvais escient pour la compréhension future, que chaque tige correspond à un chiffre. Pourtant, c'est faux, chaque tige/colonne correspond au chiffre derrière la virgule, à l'unité, à la dizaine, à la centaine etc...
par exemple sur la première photo de l'article, le nombre correct est 2610935... dans la pratique, le lutin a "former" ses chiffres de droite à gauche: 1ère tige "Montre moi un 5", 2nde tige "Montre moi un 3" etc...


- la première étape fut donc de former un chiffre par tige de 1 à 5 et de le relire cette fois-ci de gauche à droite (soit pour la première photo 2, 6, 1, 0, 9, 3 et 5), puis de 1 à 10, puis de 1 à 15. Cela va assez vite car dès que l'enfant comprend qu'il doit coller les boules vers le centre, que celles du bas valent 1 et celles du haut 5, il avance très rapidement.


- la seconde étape fut de noter de différentes manières 5 et 10, soit 1 quinaire = 5 unitaires ou 2 quinaires = 10 unitaires
- la troisième étape a été de proposer d'additionner par tige: 1/ pour obtenir un chiffre en dessous ou égal à 5 (par exemple 2+2), 2/ pour obtenir un chiffre (ou nombre) en dessous ou égal à 10 à partir d'un chiffre supérieur ou égal à 5, 3/ pour obtenir un chiffre (ou nombre) en dessous ou égal à 15 à partir de 5 ou de 10. Soit rajouter des unitaires ou un quinaire et non ajouter et retirer en jouant sur les equivalences.
- la quatrième étape fut les additions de type 6+7 demandant de rajouter un (ou des) quinaire(s) et une (ou des) unitaire(s). Soit toujours ajouter et ne pas retirer.
- la cinquième étape fut d'inclure le nombre sous sa lecture exacte (sans lui demander de le lire !?) et de lui demander d'ajouter un autre nombre sans inclure de retenue ni de prévoir d'ajouter et de retirer selon les équivalences.
par exemple j'écrivais 633+221 comme ça
    6  3  3
+
    2  2  1
en lui expliquant de former 633 et d'ajouter le chiffre du bas au chiffre du haut pour chaque colonne/tige, soit 3+1, 3+2 et 6+2. Et ensuite il lisait le résultat sous forme d'une suite de chiffres (et non le nom du nombre), soit 8, 5 et 4.


En trois séances courtes, le lutin arrive à de nombreux calculs simples. A aucun moment, je n'ai inclus les règles de calcul plus complexes, soit par exemple 634+241 qui implique, pour la seconde tige, de savoir que 3+4 signifie ajouter 2 unitaires aux 3 de début, de considérer que cela équivaut à 1 quinaire et retirer ainsi tous les unitaires puis rajouter 4-2 unitaires... vous suivez...

Une gestuelle de base est à intégrer à la pratique: les boules quinaires sont manipulées avec l'index, les unaires activées avec le pouce et désactivées avec l'index. Une chose est sûr après avoir jouer à entrechoquer les boules, à les faire glisser et écouter le frottement et la musicalité, le loupiot a très vite su qu'il fallait pratiquer à plat et amener le suan pan bien horizontal pour montrer les chiffres... aussi bien pour l'équilibre, la concentration et l'auto-discipline que la carafe d'eau pleine à amener d'un point à l'autre en suivant une ligne au sol comme l'exercice Montessori le propose.
Et en avant pour la pratique avant d'autres étapes sur le suan pan maison, beaucoup plus petit et seulement à 9 branches (largement suffisant pour le CP et le CE1).
Si vous voulez vous entrainer avant nous, vous aurez les 10 leçons là.

mardi 4 septembre 2012

Il vient de rentrer à l'école... plus question de jouer! Mais si bien-sûr!

Cette année, les grandes vacances ont été aussi très investies en jeux, de plus en plus de choix à la maison. D'une part, le loupiot est plus demandeur. D'autre part, nous avons retrouvés pendant une partie des vacances des membres de la famille très joueurs (ce n'est pas un trait de caractère de la mienne!) et pendant les soirs sans télévision ce fut un grand rassemblement de toutes les générations. Enfin, le temps nous a aussi contraint à rester un peu plus souvent à l'abri.

Nous avons ainsi jouer à des jeux édités pour les enfants mais aussi à d'autres pour plus grands mais que nous avons adaptés.
Dans la gamme d'âge enfant:

"Mini-family" de Djeco (à partir de 4 ans) a été très réclamé. Il est très facile d'approche: un jeu des 7 familles mais juste en 4 membres: le père, la mère, la fille et le fils. Bon, c'est un peu limité tout de même, à réserver pour les plus petits avant le jeu des 7 familles normal. Le graphisme et le choix des familles est par contre très attirants pour les enfants.


"Piratatak" de Djeco (à partir de 5 ans)  a eu lui aussi beaucoup de succès. Le jeu est un peu plus complexe et stratégique. Chaque joueur doit compléter son bateau (6 cartes) et choisir d'acheter les parties manquantes à l'adversaire tout en conservant assez de cartes à donner pour le pirate s'il passe.


"Piou Piou" de Djeco (à partir de 5 ans) est aussi un petit jeu stratégique: il faut arriver à pondre et couver 3 poussins avant que le renard des autres les mangent.

"Bonjour Robert" de FK dont je vous avez déjà parlé là (à associer à "Bonjour Simone" pour encore plus de plaisir)

"Spidmonsters" de Djeco (à partir de 5 ans) est un jeu de réflexes! Se séparer de ses cartes en les posant sur celle du centre à partir du moment où elles ont le même monstre, le même motif ou le même fond. Très intense entre toutes les générations.


Et puis les plus complexes:

"Tic Tac Toe" de Djeco (à partir de 6 ans) commençant comme un morpion mais proposant des continuités très intéressantes où les chiffres (en plus des croix ou ronds) ont leur place. La stratégie est là, pour placer ses pions mais aussi pour faire table rase de ceux de l'autre. Un très bon jeu!


"Brin de jasette junior" de Gigamic (à partir de 7 ans) est vraiment le préféré du chenapan. Et pourtant ce n'est pas le plus simple. Le but du jeu est de convaincre, impressionner, émerveiller, épater... en répondant à des questions personnelles. La question fait le tour des participants et permet de délier les langues. Les questions sont effectivement faites pour les enfants à partir de 7 ans mais le choix sur chaque carte ainsi que la thématique permet de commencer plus tôt. Le plus sympa reste d'être nombreux et de différentes générations, enfants, parents et grands-parents c'est encore mieux!
Son animal préféré, qu'est-ce qui nous fait le plus rire, qu'est-ce que la famille pour nous, la personne qui a été la plus importante dans notre enfance, la matière préférée à l'école, quelle personne es-tu etc...
Nous avions tenté l'année dernière mais le lutin ne savait pas prendre la parole pour répondre par une phrase aux questions. Cette année, ce fut la demande tous les jours. Les réponses le poussent à s'exprimer, à inventer, à détailler, à faire le point sur une idée. Coup de coeur! (Attention, le lien amazon est pour le brin de jasette classic)
Rajout: brin de jasette a changé de format, j'en parle là.



"Rummikub" de Parker/Hasbro (à partir de 7 ans) est lui beaucoup plus ardu mais il n'est pas impossible de jouer avec un enfant de 6 ans à partir du moment où la participation est la valeur principale et non le fait de vouloir gagner à tous prix... il n'aurait alors aucune chance, du moins au début!
C'est un rami des chiffres. Le but du jeu est de faire des suites ou des séries de chiffres: plus de trois cartes associées, 3 cartes de 1 par exemple de 3 couleurs différentes, ou une suite de même couleur 1/2/3. La logique est de mise, couleur et aussi chiffre de 1 à 13. Il est nécessaire aussi de savoir reconnaitre un chiffre unité et un chiffre inclus dans une suite logique.
Après 1 ou 2 parties, les progrès sont effarants.


"Chromino" de Asbodée est lui plus simple, quoique. C'est un jeu de domino coloré mais il faut là associé un domino contre 2 couleurs sur les 3 du domino proposé. Cela complique le tout et permet aussi des stratégies.