Bon, le titre est un peu sec. Mais quel déception de découvrir (comme une paresseuse que je suis!) que la réforme scolaire ne me plaît pas. Ni en orthographe (même si le fait le "vieil" est toujours accepté), ni en histoire, ni en géographie.
En histoire juste parce que cette volonté de fonctionner en cycle de 3 ans, CM1/CM2/6ème, est tout de même incompatible avec le changement de professeur durant le cycle et parce que le lutin est pile dans l'année de transition donc tout un pan de l'histoire ne sera pas vu faute de temps. Bien-sûr les maîtresses (il en a deux cette année) vont tenter de tout balayer mais leur volonté ne pourra pas mieux faire. Donc je pallierai.
En géographie parce qu'ils n'aborderont pas les notions fondamentales que sont les continents, le relief mondial, la France et ses régions, les océans et mers, les fleuves de notre pays. Voilà ce qui me laisse perplexe! Pas de souci pour le petit d'homme, j'ai le temps et les moyens de les poser... sans plus attendre l’Éducation nationale mais bon...
Cet été, j'avais craqué sur quelques investissements qui ne seront pas dénués de sens.
"Mon Atlas Bretagne" de Pierre DESLAIS et illustré par Amélie CLEMENT(billet ici) nous permettra d'envisager la France plus précisément et "Les mondes invisibles des animaux microscopiques" d'Hélène RAJCAK et illustré par Damien LAVERDUNT(billet là) de bien préciser le classement zoologique...
Le premier nous donne une vision plus large de la région que nous abordons chaque été.
Sur le second, petit focus des créatures microscopiques qui nous ont côtoyés pendant les vacances iodées.
Près des fonds marins et dans le sable, bien plus petit que l'arénicole...
Ça y est! Nous redémarrons notre travail de mathématiques. Bien plus qu'une aide pour le lutin. Comme chaque année, je prends le guide pédagogique qui me permet de faire une vraie présentation de la difficulté ainsi que de la mise en mouvement accompagnée. Ensemble nous nous posons les questions et trouvons le résultat, par étape souvent. Et bien-sûr le manuel de cours et le livret d'exercices (1 seul en CM2) sont là.
Tout est clef en main mais je préfère réécrire le cours pour mieux le comprendre. Cette année aussi, j'ai investit pour une ardoise plus grande, malheureusement le verso n'est pas quadrillée, c'est pourtant très utile pour la Méthode de Singapour.
Voici donc le sommaire du CM2 et dès que je ferais un petit point dessus, je vous mettrais le lien ici en fonction du chapitre concerné. Le programme de Singapour CM2 (celui-ci) correspond presque au programme de 6ème en France, vous
trouverez en suivant ce lien les différences.
Chapitre 1 : Les nombres entiers
- L'ordre des chiffres
- Les millions
- Approximation et estimation
- Multiplier par 10, par 100 ou par 1 000 (un exemple ici)
Cela sera très dur de faire sans en 6ième: pour rappel, la Méthode de Singapour court sur 6 ans (tout le primaire + 1 an)! La Librairie des écoles, éditeur de cette version française, compte sortir ce niveau aussi mais plus tard!
Je ne lui avais pas laissé le choix. "Il te faut lire plus pour qu'à un moment donné la lecture te soit moins difficile et presque que du plaisir." Autant dire fluente et non laborieuse pour que le CM2 ne soit pas synonyme de tétanie devant les énoncés de tous poils ou les questionnaires de compréhension.
Il lui fallait lire, après une période de repos, un chapitre à chaque fois. Je lui proposais Roald DAHL qu'il connaissait un peu pour son crocodile et par ses adaptations cinématographiques appréciés. Le lutin a commencé par dire: "Non, pas la peine de lire "BGG": je vais voir le film!".
Oui
partant comme cela, il ne lirait pas "James et la grosse pêche",
"Charlie et la chocolaterie" ou "Fantastique Maitre renard" et pourtant.
D'autres livres étaient dans la valise. Du "journal de Gurty" de Bertrand SANTINI aux chapitres tout doux, le
lutin est passé à un livre de 500 pages plus dense. Tant pis. Il avait
choisi avec les yeux larmoyants de faire un mini chantage à son père
pour l'avoir, maintenant il fallait voir si le contenu l'intéressait. "Et puis un si gros livre, c'est compliqué." Touché au vif, "La conspiration d'Anubis" d'Alain SURGET a été lu avec de plus en plus
de bonheur vers la fin.
Et puis j'avais acheté un magazine littéraire pour cet été. Je le lisais dans mon coin et la curiosité l'a emporté. Il faut l'avoir par le défi le bonhomme!
"Le
BGG" a été suivi par l'achat de "La potion magique de George Bouillon"
et "Les deux gredins"... le lutin était déjà repéré dans la librairie
(surtout qu'il souhaitait un marque page pour chacun de ses livres).
Nous
avons vu le "BGG" de Spielberg et pourtant l'idée de lire des histoires
vues au cinéma (avant ou après lecture) ne le dérange plus. Il a suivi
sa lancée avec "Fantastique Maitre Renard", "Charlie et la chocolaterie".
Comment dire: les autres propositions jeunesse ont suivi dans la valise et ont retrouvé les quelques ouvrages déjà à la maison.
J'ai
dû pour ma part en lire aussi... "Matilda", Renard, Charlie et ses deux
aventures. Je me garde "Moi Boy" et "Escadrille 80" pour ce mois de
septembre, avec je l'espère une biographie et quelques nouvelles adultes
à relire (ou lire en V.O.).
La vie est une suite d'étapes. Certaines plus difficiles à franchir que d'autres. Pour ma part, prendre ma vie comme un chemin et non une réaction au passé n'a pas été si évident. Devenir adulte, prendre soin de l'adulte et non de l'enfant en moi (ou des autres). Je me suis concentrée sur l'intellect délaissant le superflu qui est devenu superdé(en)veloppé.
Ou la réflexion d'une baleine pour ne garder que sa queue de cétacé, afin de bien faire une queue de poisson aux diktats des régimes (et des préjugés)!
Et puis il a fallu faire avec cette obésité. L'assumer et ne pas vouloir devenir shar pei donc rester telle que. L'assumer et vouloir tout de même repasser à une norme plus facile à habiller, à bouger.
Après cette séance animalière, passons au gras double. Je suis en obésité, ce n'est pas une vue de l'esprit, pas une coquetterie de midinette. C'est un mot médical, grossier, mais exact, trois chiffres sur la balance, sans zéro et pas que des 1. A l'inverse de ce que certains pourraient dire, je n'ai pas honte! L'obscénité est seulement dans ce que j'ai vécu, souffert et dans le mal que je continuais à me faire et non dans ce que les autres voient en me regardant.
L'assumer avec humeur, humour. Vouloir une hygiène de vie et non une perte de poids! (non non ce n'est pas identique!) Je suis ainsi partie durant quelques années sur différentes voies comme le montrent mes anciens billets.
Alimentaire: parce que je suis une fervente opposante aux régimes (à toute restriction cognitive)! Il a été question de favoriser des modes alimentaires, flexitariens mais aussi crétois et Okinawa, de retrouver ses sensations alimentaires (satiété, rassasiement, faim) et de prendre plaisir. Cela fait donc quelques années que je mets la main à la pâte pour que ces gestes deviennent naturels et peu demandeurs d'investissement. Parce que oui, je n'aimais faire la cuisine que de bonne humeur, le reste était faire la bouffe et là je parais au plus pressé. Il a fallu du temps pour que les recettes s'enchainent avec souplesse.
Émotionnelle: parce que toutes mes émotions se compensaient ainsi. J'ai cherché des méthodes de lâcher prise, de la méditation de pleine conscience. Je ne suis pas assez assidue mais je persévère.
Stop sédentarité: marcher encore et toujours, prendre le prétexte d'une amitié naissante pour le faire 1h presque chaque matin en papotant; prendre le prétexte d'une montre podomètre pour faire plus de 10 000 pas par jour. Nager quand l'occasion se présente, faire du vélo quand l'enthousiasme me prenait, onduler sur de la zumba quand le dos le permettait.
Mais je n'étais pas encore dans l'optique de perdre du poids. Enfin pas tant que cela.
Il y avait, en plus, deux vérités peu agréables que je gardais en mémoire pour ne pas démarrer mieux:
- Les cellules graisseuses, adipocytes, sur un sujet qui prend du poids, ont deux méthodes de stockage: se remplir et grossir ou se multiplier. En sachant que, si les adipocytes se sont multipliées, c'est irréversible. Donc plus de gras!
- Si le sujet a expérimenté plusieurs régimes (même contre son gré), la restriction des apports alimentaires réduisait le métabolisme de base propre à libérer le gras! Le métabolisme ne revenant plus à la normal. Donc plus de gras!
Il a fallu un petit d'homme mettant à mal mes genoux et une intervention sur ces adipocytes d'un coach médiatisé pour que je parte sur une nouvelle voie:
Sportive: Il a parlé d'adrénaline comme d'un bouchon décapsuleur d'adipocytes. De cardio et de musculation. Conquise sur le papier par les exercices adrénergiques, soit libérateurs
de lipide sur les zones les plus récalcitrantes. Non, je ne deviens pas
fashion! Et voici que cet été je suivais sa Méthode détox Fitnext.
Sur l'ineptie des régimes et une voie possible:
Sur la prévalence de la musculation:
Sur les efforts anabolisants et catabolisants:
Erwann Mentheour propose un coatching en ligne payant, dégressif en multipliant les mois. J'ai choisi pour ma part son livre Méthode. Mon objectif premier n'est pas de perdre du poids mais de me reprendre en main. Après son parcours très instructif et des éléments scientifiques et sur la nutrition, sur le corps et le sport, il offre 6 semaines clefs en main: alimentaires, sportives et de zen attitude.
Je n'ai pas suivi ses menus ciblés pour une action détox (avec recettes en fin de livre) tout en gardant en tête des éléments prégnants: - pas de plats industriels tout prêts - pas de café - pas d'alcool - pas de chocolat - pas de pain après le petit déjeuner - pas de laitage après le midi (et si possible pas de vache) - une monodiète de détox au début - une autre chaque soir de sport - légumes si possibles seuls le soir (pendant les 40 jours). Je ne me suis pas restreinte et ai suivi globalement que peu d'éléments (surlignés), le reste a tout de même évolué avec les repas d'une famille retrouvée pendant les vacances.
J'ai tout de même énormément fractionné mes repas en offrant des pauses douceurs à 10h et à 16h (fruits et fruits secs). Pauses qui se sont avérées très salvatrices sur mon appétit, de potentielles envies de grignotage et surtout sur des compulsions possibles tournées vers le sucre rapide! Je me suis mise à la tisane de thym et aux rototos de souffre (capsules d'huile de haarlem prises les soirs de sport).
Agréablement surprise par les exercices en isométrie (en tension, en gainage mais sans mouvement) et les autres sans matériel et peu douloureux pour le dos.
J'ai pris au pied de la lettre toute la partie active. Trois jours de
sport par semaine: une séance cardio (footing) progressif de 30 minutes à 1 heure, deux séances de 45 minutes de
musculation dont une couplée à du cardio. Faire de la musculation est vraiment une nouveauté, j'avais bien fait des abdos, mais là, la cadence et l'intensité sont importantes. Voici par exemple mon exercice horreur!
Pourquoi en parler autant ? parce que cela marche. Cet été, une nouvelle silhouette est apparue: plus ferme, plus gainée et un moins lourde (presque moins 10 kg sans régime ni restriction en 2 mois).
Et puis je continue au quotidien comme une hygiène de vie. Je vous laisse suivre le site Fitnext pour la méthode, les exercices, les focus alimentaires et les vidéos.
J'ai échangé le footing (trop traumatisant pour mon dos) par un autre exercice de cardio effectué en endurance fondamentale: la marche nordique. Vous savez cette marche avec bâtons, entre marche et ski de fond! J'en reparle ici.
En plus de mobiliser plus de muscles que le footing, la marche nordique m'apporte une foulée évidente (et une suée).
***
Ne reste plus qu'à...
S'approprier les plis, les drapés. Y voir une pelisse, une douceur revenue après un traumatisme assoupi. Retirer les écailles de la carapace, de l'armure. Choisir d'autres armes pour se battre contre la vie. Pour la vie. Lâcher du lest pour aller de l'avant. Ne plus avoir peur de cette peau qui va inévitablement être détendue, trop lâche.
Nous avons fini le livret "Minimus, starting out in latin" de Barbara BELL et illustré par Helen FORTEdont je vous parlais là. Le lutin a tellement adoré que nous avons commandé le second volet.
Je voulais revenir sur ce sujet après avoir fait toutes les leçons. A chaque leçon le travail était et pour moi et pour le chenapan. Je préparais en amont en traduisant le vocabulaire nécessaire... en latin mais aussi en anglais (parce que les focus historiques ou mythologiques sont assez longs).
- Je lisais l'histoire en bande dessinée sans aide du vocabulaire et en mimant, rejouant la scène, il se faisait une idée du sens. Il m'a fallu reprendre quelques notions de prononciation.
Dans le livret, d'ailleurs, il est question de mettre un accent sur les syllabes. Je dois dire que je n'ai pas réussi. Le CD, à acheter à part, serait alors un complément (cher mais appréciable si l'objectif est de valider les acquis!).
- Puis nous arrivions au vocabulaire, avec sa traduction et une recherche des mots français partant de cette étymologie.
- Le petit d'homme lisait alors l'histoire pour bien prononcer et comprendre.
- Nous découvrions la gymnastique grammaticale du latin avec des questions sur les terminaisons des mots (pour mettre en évidence les accords ou les conjugaisons), pour mettre en évidence la nature des mots (noms, verbes, adjectifs, adverbes ou conjonction). Pas de leçon à proprement parlé mais une indication de l'ordre et des variations d'un même mot.
- Je traduisais le focus historique, sur la santé et l'hygiène des romains, leurs trajets, leurs armées et les pays conquis au peuple tenu en esclavage, leurs repas ou encore leurs funérailles.
*source Vindolanda avec une visite activité de ce fort romain
Ce livret a pris le parti de nous faire découvrir la culture latine de l'intérieur en parlant d'une famille qui a vraiment existé en Grande-Bretagne, sous l'empire romain, et plus particulièrement dans la ville de Vindolanda.
Les photos des objets découverts pendant les fouilles appuient le texte et des explications sont aussi présentes, comme ici la stratégie de la tortue.
- Une seconde petite histoire en bande dessinée suivait (lue deux fois puis par lui)
- A chaque fois le thème amenait une histoire offerte à l'enfant, de culture latine, grecque ou britanique. En parlant d'étourderie nous présentions Icare, à l'arrivée d'une nouvelle jeune esclaves où les autres serviteurs font les fanfarons c'était la boite de Pandore, la colère de la déesse Diana et du sort d'Actaeon, pour éviter toute avidité Midas est convoquée... Les premiers exploits de Thésée, le cheval de Troyes, l'amour impossible de Pyramus et Thisbe... Ou encore les déesses et dieux repris aux grecs, noms latins et grecs à côté.
Au final, le livret aide à une lecture amusante de phrases courtes latines. Peu à peu certains mots de vocabulaire rentrent. C'est surtout un rythme inclus par le verbe à la fin et une attention portée aux accords.
C'est amusant, instructif et aussi très généreux en narrations parentales ou professorales. Le niveau 7-11 ans est là pour indiquer qu'il s'agit bien d'une première approche mais pas forcément des bases. Nous attendons avec impatience le second volet pour découvrir ou capitaliser la curiosité que le lutin a démontrée.
Aujourd'hui pas de plage. Nous sommes rentrés. Nous avions profité des proches. Puis seulement de la mer et des vagues. Après le goûter, pour défier le temps, la pesanteur, le vent. Le soleil un peu moins rude sur les dos, les fesses un peu en l'air pour regarder les laisses de mer et quelques coquillages en prime.
Chaque été, je porte mon dévolu sur un nouveau coquillage. Ce fut les si fragiles tellines roses, puis les patelles, puis une année les crépidules envahissantes. Les dentales ont pris le dessus depuis quelques années.
Cet été, j'ai porté mon dévolu sur les pétoncles, magnifiques petits coquillages en forme de noix de Saint-Jacques à une seule encoche.
Puis, je me suis laissée prendre au jeu de la marche tête baissée, pour le plaisir du sel sur la peau, de l'eau fraîche sur les pieds. Une récolte plus tard, nous les avons annotés.
Été 2016:
- donaces, tellines et pied de pélican
- anomies si friables, turitelles, gibbule, natice, nasses réticulées, patelles, pourpres et balanes