mardi 30 août 2011

Ressources Montessori pour lire et écrire... et les lettres et les mots

Les vacances ont été studieuses, aussi pour le lutin.
Pour répondre à la demande du papa de faire des "devoirs" pour permettre à notre loupiot de ne pas être à la traine, j'ai accepté de m'y plier à une seule condition... suivre les grandes lignes de Montessori. Bon l'esprit manque certaines fois, surtout dans la disponibilité du matériel et l'utilisation express selon la volonté de l'enfant mais la spontanéité est tout de même présente. Le point faible du chenapan est l'alphabet et tout ce que cela inclus: la reconnaissance des lettres, des sons, l'écriture et la lecture.

Cela fait déjà des années que nous le sensibilisons à l'acte d'écrire et de lire, alors comment reprendre, continuer, peut-être intensifier.
Bonne étudiante, je me suis aidée de ressources fiables, entre autre "100 activités Montessori pour préparer mon enfant à lire et à écrire" de Marie-Hélène PLACE. L'auteure m'est déjà bien connu pour tous ses "Balthazar illustrés" que je reprends aussi ici un à un par thème. Le livre ne présente pas que des nouveautés pour moi. De nombreuses activités étaient proposées dans mes autres livres de vulgarisation:
- "Jeux d'après la pédagogie Montessori, pour favoriser l'éveil de votre enfant de 0 à 3 ans" de Maja PITAMIC met en avant déjà le langage et les histoires et d'autres aspects permettant une sensibilisation au monde, au sens, aux "bruits".
- "Activités d'après la pédagogie Montessori, pour accompagner le développement de votre enfant à partir de 3 ans" de Maja PITAMIC où le développement du langage est encore plus complet (mots, lettres, sensibilisation aux supports écrits créés ou déjà présents).
- "Eveiller, épanouir, encourager son enfant, la pédagogie Montessori à la maison" de Tim SELDIN proposait aussi quelques petites approches
- "La pédagogie Montessori illustrée" de Murielle LEFEBVRE présente lui le matériel proprement Montessori comme il peut être disponible aux enfants en école Montessori
- "La pédagogie scientifique, tome 1 La maison des enfants" de Maria MONTESSORI bien-sûr
- "Atelier Montessori" de Carol GUY-JAMES BARRATT offre quelques leçons explicités avec le matériel et les objectifs

Mais ce dernier de Marie-Hélène PLACE, spécialement préparer pour l'acte d'écrire et de lire, permet de bien définir les thématiques préparatoires, ainsi l'acte même est détaillé en différentes étapes et nous pouvons situer encore mieux la difficulté de l'enfant.
- les livres et cette approche du support écrit, la disponibilité d'une bibliothèque
- la sensibilisation aux écrits dans le quotidien de l'enfant
- l'ouverture au monde des sens, de la nature, des saisons
- les mots, la dénominations des choses, des actes, des lieux
- la poésie et le rythme
- l'écoute des sons, des bruits
- la main et sa motricité
- les lettres (sons, graphismes, alphabet)
- le matériel

****
Oui mais alors qu'est-ce que nous avions fait jusque là.
Le loupiot n'a jamais été attiré par les lettres pourtant les textes écrits sont permanents chez nous.
Il réclame des histoires. Les même en boucle, d'autres. Souvent aussi il semble préférer le son de notre voix, les rythmes, les tonalités et les mots prononcés au récit lui-même. Suivre la ligne et me dicter mon rythme de lecture lui a plu mais plus peut-être pour rire avec moi de mon débit accéléré. La compréhension du texte n'a pas toujours suivi, cela ne me perturbait pas: la répétition et les illustrations lui proposaient une immersion qui lui a donné aussi de beaux souvenirs de récit. Alors oui, certains autres savaient déjà lire... et puis après.

J'avais beaucoup axé sur la motricité de la main, le graphisme détourné.
Cet été j'ai repris les lettres et les sons. Les abécédaires de Bathazar en lettres rugueuses "Balthazar et les lettres à toucher" de Marie-Hélène PLACE et illustré par Caroline FONTAINE-RIQUIER (abécédaire en minuscule) et "L’Abécédaire imaginaire de Balthazar" de Marie-Hélène PLACE et illustré par Caroline FONTAINE-RIQUIER (abécédaire en majuscule) et en histoire "L'extraordinaire abécédaire de Balthazar"de Marie-Hélène PLACE et illustré par Caroline FONTAINE-RIQUIER reviennent.

Puis c'est la reconnaissance des lettres et du son associé qui nous a tenu toutes les vacances.
Avec un accordéon alphabet reprenant la majuscule, la minuscule et la lettre en majuscule cursive que j'avais trouvé chez La petite école de Hilal, les lettres avec indication de graphisme du livre de Marie-Hélène PLACE et le livret correspondant de "Mon album des sons" de Caroline DESNOETTES et d'Isabelle D'HUY DE PENANSTER.

L'apprentissage de la langue réserve de belles surprises... juste pour le plaisir de noter les jeux de mots de cet été:
- un rat de marais n'est pas un raz-de-marée!
- des mots repris sur le rythme d'une chanson "du raisin, du raisin toujours du raisin, du raisin de première classe, du raisin seconde classe..." qui par la suite donne "des pépins, des pépins toujours des pépins..."
- des mots qui se ressemblent par leurs sons: un son qui claque suivi de 2 qui résonnent (comme elle confondu par la grand-mère avec caramel, puis le jeu, camel comme un chien de la famille, cannelle, quenelle
- des questions sur le vocabulaire durant les histoires du soir
- et un émerveillement avec les différentes manières de dire un enfant en suivant le vocabulaire de Valérie DAYRE dans son livre "L'Ogresse en pleurs": petiot, loupiot, marmouset, pitchoun, marmot, lardon, bambin, mouflet, petits, "drôle", moutard, gamin.

L'écrit, lui, est venu spontanément. Ou plutôt le graphisme des lettres.
Le lutin a réclamé d'écrire le prénom de la personne à qui ses nombreux dessins étaient destinés. Alors oui nous énoncions les sons, puis pour l'aider au cas où le nom de la lettre "N comme..."
Notre plus grande surprise a été lors d'une visite à ma grand-mère où je notais sa recette de gnocchi à la romaine. Le petit d'homme m'a dit que lui aussi voulait écrire sa recette... Après le premier étonnement nous lui avons indiqué les lettres contenus dans le titre. Il n'a pas voulu s'arrêter là et nous avons donné les lettres des ingrédients.
Son mot de la fin "-Tiens maman, maintenant tu as ma recette, tu peux déchirer la tienne!"


jeudi 25 août 2011

Fabrication estivale Montessori

Les vacances se poursuivent et les devoirs aussi... enfin plus pour moi que pour le lutin.

Je profite de n'être pas la seule à bricoler (je suis en fait assez mauvaise sur le sujet) pour utiliser avec soutien les scies électriques (sur pied ou à main) et manuelle à l'huile de coude. C'était l'occasion idéale pour faire les cubes de binôme et de trinômes Montessori.

Autant dire que les cerveaux ont fumés! Des baguettes pas toujours à la bonne dimension, pas assez de 2x2 etc... Alors il a fallu ruser.

Les dimensions des cubes de binôme et de trinômes sont données sur Le Jardin de Maria. Les couleurs du binôme et du trinôme géométrique sont indiquées. Il ne vous reste plus qu'à noter ceux du trinôme hiérarchique si vous avez le courage de faire le matériel maison.

dimensions en cm des pièces des trinômes (hiérarchique et géométrique) et indication des couleurs pour le hiérarchique par étage du plus haut au plus bas:
1 pièce 2x2x2 blanc
2 pièces 2x2x3 jaunes
2 pièces 2x2x4 oranges
1 pièce 2x3x3 orange
2 pièces 2x3x4 rouges
1 pièce 2x4x4 marron
***
1 pièce 3x2x2 jaune
2 pièces 3x2x3 oranges
2 pièces 3x2x4 rouges
1 pièce 3x3x3 rouge
2 pièces 3x3x4 marrons
1 pièce 3x4x4 verte
***
1 pièce 4x2x2 orange
2 pièces 4x2x3 rouges
2 pièces 4x2x4 marrons
1 pièce 4x3x3 marron
2 pièces 4x3x4 vertes
1 pièce 4x4x4 bleue

Nous avons après pris le temps de peindre les faces du trinôme géométrique (et d'en comprendre la logique) et nous avons construit les boites en cartons, s'ouvrant que sur deux côtés, puis collé les trois modèles couleurs dans chaque boite. Le résultat n'est pas professionnel mais le lutin est conquis et moi aussi.

Et comme si ces quelques jours dans la sciure ne suffisaient pas, j'ai satisfait mon envie irrésistible d'alphabet mobile Montessori en cursive, et surtout, en épaisseur.
Avec de la pâte fimo et un modèle de chaque lettre, nous étions prêts pour un travail d'équipe d'une journée.
Le fiston à la pâte: de paquet en faire de beau boudin bien chaud (la chaleur permettant d'assouplir la pâte et de l'empêcher de s'effriter), la grand-mère d'en faire de très beaux lacets plus fins et moi, la mère, de les façonner, appuyer, décoller et mettre sur plaque.

Soit 6 fois chaque lettre, les voyelles en bleu, les consonnes en rouge. Puis direction le four préchauffé à 130°C pendant 30 minutes, puis repos, puis "conditionnement".

Vous remarquerez que les couleurs ne sont pas toutes conformes.
C'est une erreur presque assumée. D'une part, parce que j'ai fait avec les matériaux présents (et quel plaisir d'avoir les acryliques et des paquets de pâte fimo gratis) et d'autre part parce que le lutin a une déficience des couleurs donc je ne m'appuie pas tant que cela sur elles, même les nuances d'une couleur peuvent pour lui être complètement différentes (par exemple du rouge peut être reconnu et du fushia, mélange de rouge, de rose et de violet, peut être gris). Pour plus d'explication, n'hésitez pas à suivre mes déambulations du handicap coloré qui se compléteront au fur et à mesure de mes adaptations des couleurs utilisées par la pédagogie Montessori au cas de daltonisme rouge-vert.

jeudi 4 août 2011

Thés guérandais et les turbulences enfantines

J'y étais allée la dernière fois sans même m'arrêter aux salons de thé. Francine, celle à qui je pense à chaque fois que je vais dans un lieux de thé, celle qui m'a convié à ces rendez-vous dans les "maisons", entre dégustations et partages, avait pourtant parlé d'un salon là, le "Salon Céladon", celui qui me faisait de l'oeil d'ailleurs, ne serait-ce que par la texture de ses tasses, le céladon. J'aime énormément cette "porcelaine verte", qingci en chinois. J'aime cette teinte, cette douceur du vert comme du velours glacé sur une feuille de sauge.
Ce qui me plait énormément dans cette céramique c'est aussi la nature qui persiste dans toute sa puissance. D'une part, nous admirons le travail de l'artisan, dans la forme et le lissage de la matière, et surtout la glaçure laisse apparaître, à la cuisson et au fur et à mesure des infusions, des fissures. J'aime assez ce côté "patine" qui à force donne une teinte aux fissures blanches. C'est d'ailleurs ce qui me plait le plus dans la céramique, le raku aussi, cette matière qui ne se maîtrise que pour montrer son côté brut ou ces fissures dans les coulures ou la glaçure.
Mon compagnon m'avait offert mes deux tisanières/mug coréennes mais j'avais eu envie lors de cette dernière visite à Guérande d'en acquérir une autre...

Cette fois-ci je me suis aussi retenue, pas complètement tout de même: nous nous sommes enfin arrêtés pour boire au "Salon céladon". J'ai aimé ce Pu'er impérial servi en céladon, ces sabliers colorés permettant là d'attendre l'infusion optimale de 5 minutes.

Il était aussi agréable de partager avec les deux hommes sensibles aux thés mais buveurs de chocolats chauds.
Un thé ample, prononcé, aux odeurs de cuir, d'étable, de terre. Le lutin a cru y reconnaitre le grillé de "ton thé grillé du restaurant japonais, maman!" Oui, il y avait bien comme une cuisson végétale, de bois ou de terre chaude après l'orage. J'ai aimé, même s'il n'avait pas humé ou goûté juste, qu'il y ressente une similitude. C'est déjà une sensibilisation.

Et puis, comme je prends des photos, voilà le loupiot empruntant l'appareil et me shootant en pleine dégustation (j'aime sa photo de début de billet).

Et puis il y a les débordements des enfants.
C'est amusant mais une citation dans le second salon de thé rencontré le marquait: avoir des enfants ne fait pas de nous des parents. Et pourtant c'est à la naissance des enfants que nous devenons parents. Mais cette parentalité est une aventure de tous les instants.

La dégustation de thé avec un enfant, avec le notre, est pour moi très difficile.
Il n'a rien du petit garçon modèle que j'ai été en version fille, et je lui en suis gré. Je n'ai effectivement pas envie de cette "sagesse" affichée qui n'est qu'un masque d'esprit emprisonné dans des conventions. J'étais muette, docile, droite et polie, parce qu'il le fallait, il sied bien à une petite fille que j'étais. J'ai l'impression d'avoir été une "enfant grave", trop sérieuse. Et quand l'entourage le dit du lutin, j'ai comme une boule au cœur! Il n'est donc pas immobile, il parle sans arrêt et est peu concentré. C'est l'âge et c'est aussi une liberté d'être que nous souhaitions pour lui... avec des limites sonores en public, et aussi avec mes propres limites et tolérances.
Alors oui, il est impétueux et j'ai du mal à conserver mon calme, comme s'il fallait le canaliser, le maintenir. J'aime qu'il parle, chante, même s'il s'agite... mais à mi-voix, presque à demi-gestes. Les alternatives pour qu'il reste "tranquile" sont là, toujours,

ici une chasse aux lézards sur les remparts de la vieille ville... ou la chasse aux trésors pour trouver, une fleur, un chat, une cabane.

La dégustation du thé est encore un pire moment avec les turbulences enfantines. Celles du notre! Je suis sur la défensive éducationnelle. En rapport à mes propres tolérances, en rapport au regard des autres pour qui les enfants dérangent ou qui les souhaitent "transparents". Mais aussi en défi permanent pour être respectueuse à son encontre tout en conservant les limites du confort des autres à proximité.
Et encore plus parce que le thé se boit doucement, lentement, de manière concentrée. Et que là je ne le suis pas.

Alors la seconde visite à un salon de thé fut plus mouvementée. J'ai cependant pu déguster un Huo Shan, thé jaune chinois de la région de Anhui, au salon "Goût'thé", sous le feuillage du tilleul.

Entre deux regards inquiets, son parfum et son arôme, doux, sucré et végétal, désaltérant et presque acidulé m'ont ravie. Juste avant que je ne laisse mes papilles à une saveur de rhum et de sucre plus affirmée et agressive (en rapport au délicat du thé) avec une part de gâteau nantais (excellente pâtisserie).

dimanche 31 juillet 2011

L'art, cela se touche presque toujours

Au tout début de sa vie, le loupiot a pu toucher les sculptures, les statues publiques. Je m'arrêtais à chaque fois. Il ne parlait pas, ne marchait pas encore et pourtant je lui prenais la main et la faisais passer sur le surface, en lui marquant les différences, lisse, douce, rugueuse, striée, en bois, en métal, en pierre.
Au départ, j'étais le stimulateur, ensuite nous en sommes venus à ne plus pouvoir marcher dans la rue sans courir voir une statue publique, je le prenais dans mes bras et on regardais avec les mains. Nous avons même eu des larmes quand elles étaient inaccessibles.

Où que nous allions, il y a toujours cette attirance pour les sculptures. Dans la rue, sur la plage. Les toucher si possible... sauf ces sculptures de sable du Puy du fou.

Souvent aussi j'aime les détails, vous savez comme dans la publicité avec Jean ROCHEFORT "Tout l'art du maître est là!" Je me retiens de toucher, maintenant, parce que parait-il cela ne se fait pas. Mais j'ai envie, oh oui, des courbes, un creux, un lissage, une angulosité...

Les sculptures monumentales de Jiménez DEREDIA laissent admirer de superbes femmes en rondeur délicieuse. Ce sont les courbes qui m'ont attirée, l'angle du ventre, le dodu du pied.

Mais aussi et surtout, nous touchons celles maternelles.
Pendant mes années d'enfance, j'ai vécu chez ma maman (jusqu'ici assez logique) mais la maison était aussi autre chose: un salle d'attente avec une cage immense prenant toute la vitrine et un écureuil de Corée dedans, Caramel... et aussi, et surtout, un atelier.

Atelier de peinture, de bas relief. Des pigments partout, des morceaux de verre, du mastic, des clous, de la térébenthine, des pinceaux partout, sur le sol, les éviers, les lavabos, du jaune d’œuf dans l'huile etc...
Maintenant elle se consacre plus à la sculpture, la maison reste un atelier en étant en plus une galerie avec les œuvres partout. J'ai toujours aimé être entourée d’œuvres d'art (en conservant tout de même de mauvais souvenirs de slalom obligatoire, de vrais passages périlleux pour vivre dans la maison) mais je redécouvre le plaisir de voir l’œuvre se créer.
Les techniques diffèrent: résine, peinture de carrosserie, polissage, mousse etc. Le dessous des choses apparait avec son lot de bricolage: vissage des cadres, des vis de soutien entre le socle et la sculpture etc.
Mais le plus magique reste de partir de peu pour arriver au final...

Le lutin apprécie aussi le processus et a une charmante explication pour certains changements:
-" Oh maman, la statue de Yaha a pris un coup de soleil: elle était noire, elle est maintenant bleu brillant!" pas bête, pas bête... ou la couche et la sous-couche prennent de la poésie.
Et j'aime toucher... des détails, des détails, la vue d'ensemble vaut le détour mais ce qui m'inspire, attire la main est souvent juste un focus, une manière de faire que je n'aurais pas imaginé...

Et puis profiter encore et encore du luxe du toucher, renouvellement toujours magique. Où je peux étreindre un élément qui sera par la suite (r)attaché au reste... une cerise offrant son juteux dur et lisse, une impression de force, de puissance contre soi...

samedi 30 juillet 2011

Un Nantes sensitif

Nous sommes retournés sur Nantes, cette fois-ci au sec.
Quel plaisir de déambuler dans cette ville où j'ai vécu quelques années pendant mes études. C'était l'occasion de refaire les circuits que j'aimais: le quartier Bouffay pour la crêperie,
le passage Pommeray, la "cigale" pour le chocolat chaud et le décor (euh sauf le rajout sur la table), et ces monuments qui, enfin, ont été restaurés: si blanche au dessus des belles en noir, la pointe si dépoussiérée.

Et le reste fut tactile. J'ai suivi le conseil de A la douce et nous sommes allés à l'exposition temporaire "Très toucher" du Musée d'histoire naturelle. L'exposition est extrêmement interactive en plus d'être très intéressante.

- L'acte de toucher mais aussi notre sensibilité au toucher (des caresses dans un passage, des chaines et de la résistance dans un autre, mais aussi des sièges durs, mous, doux, piquants, et une sensation de picots sur tout le corps), la pression
- le palais de l'homonculus sensitif avec la localisation des zones les plus sensibles du corps
- la texture (rugueuse, douce, lisse, veinée, piquante, drue, douce) par les mains et les pieds avec du bois, des fourrures, des piquants, des fleurs, des haricots secs etc...
- la chaleur (impression tactile et illusion, différence de conduction calorique entre les matières, sensibilité thermique des mains et des pieds)
- le moelleux et la sensitivité des pieds (reconnaitre par la plante des pieds une fourrure rencontrée aux doigts)
- les sensations de souffrance avec des expériences de fakir, une nasse pleine de mystère (où il faut passer outre la peur de toucher) mais aussi les piquants du hérisson
- la sensibilité des doigts permettant le braille, la reconnaissance d'empreintes ou d'objet sans les voir

Nous en avons profiter aussi pour visiter les autres salles. Alors oui, ce n'est pas une nouveauté, la zoologogie non vivante (thanatopraxie, formolisation ou fossiles) est toujours un domaine de prédilection. Nous en avons profité pour regarder les chauves-souris qui s'étaient faites si furtives un soir. Nous nous sommes étonnés d'avoir plus peur d'une mâchoire d’hippopotame que de celle d'un crocodile et de s'extasier devant le squelette du serpent (je ne pourrais plus avoir de doute: le serpent est un vertébré!)

Mais chose nouvelle, nous avons aussi profiter de la salle de minéralogie et de géologie... les pierres brillent... j'y reviendrais.

vendredi 22 juillet 2011

Perlinpinpin cranberrisée pour les vessies qui se prennent pour des lanternes inflammées

Bon, bon, je reprends mes essais, plus ou moins fructueux, pour devenir une sorcière es experte. Il me fallait aller chez l'herbier, ou le bio du coin, et faire le plein de quelques simples. Et puis faire un mélange.

Mais pourquoi donc. Ma vessie s'était toujours faite oublier. Mes reins ne m'étaient sensibles que par un quiproquo il y a deçà 10 ans environ: une coupe de bois de chauffe et son entreposition. Mais là, pfiou. Pour diminuer l'invasion possible des infections féminines en "ite", quelles soient cyst. ou pyélonéphr. parce que mince alors!!!

Pour la peine il faut, je note et me fais un pêle-mêle de confort. Bien-sûr, personne n'est dupe, je ne suis pas une professionnelle, je n'ai fais aucune étude sur le sujet, je n'ai même pas été plus loin qu'une simple information sur le net mais je ne suis pas contre quelques petites tisanes, deci-delà, quelques "alicaments" supposés. Alors même si l'effet est placebo, je pioche un peu, privilégiant la diversité et non l'excès.

De tout ce qui est proposé en gélules, ampoules, tisanes pour le confort de la partie basse, j'ai noté grosso modo qu'il faudrait mélanger ceci en préventif et bien-sûr en cas de traitement consultez un médecin (bien-sûr pas toutes dans la même préparation, en variant, en tisane, en-cas etc!)....

- l'antibactérien principal anti-adhésif : cranberries (le principal ingrédient dans toutes les propositions) en baies sèches, en jus pur, en capsules, en ampoules, en poudre.
- un ou deux diurétiques (quoique je me demande si c'est bien nécessaire avec le litre 1/2 d'eau à boire par jour sans compter les boissons ici ou là... ou les thés) : soit Reine des près, Bruyères ou Hibiscus en tisanes
- un antiseptique, antibactérien, antiinfectieux ou dépuratif: Bouleau, extrait de pépin de pamplemousse ou Busserole en tisanes, Myrtille en jus, capsules, ampoules ou fruits séchés
- un reminéralisant facultatif: Ortie fraiche ou en tisane
- un anti-inflammatoire facultatif : Frêne en tisane
- un soutien au système immunitaire défaillant facultatif: Mélèze d'Europe en tisane
- un antibiotique naturel: le jus d'Aloé vera en boisson
- un probiotique (ou prébiotique) naturel facultatif, pour plus d'explications n'hésitez pas à lire ici: Chicorée pour le prébiotique, et probiotiques pour l'hygiène de la flore intestinale (kéfirs, kombucha, miso, produits lactofermentés etc...) et mieux pour la flore urino-vaginale (lactobacille crispatus, lactobacille acidophilus, brevis, rhamnosus et reuteri) cf ici
- une cure de pastèque
- du shiatsu avec le makkho-ho D concernant les méridiens de la vessie et du rein

Vous trouverez d'autres conseils ici et

Alors ce soir là, ce fut une tisane "libre" de cranberries, myrtilles et chicorée, "filtrée" de reine des près, bruyère et frêne. Avec les fruits à manger à la fin (et cette fois-ci ce sont les cranberries, pas comme les raisins secs de la première photo!). Un makkho-ho.