mercredi 22 septembre 2010

Il veut lacer, dessus, dessous...

Il y a des fois où je n'avais pas tout prévu... des fois où le lutin avait des envies d'apprentissages que je n'ai pas pu satisfaire. Cela laisse un sentiment affreux... difficulté dû à plusieurs éléments:
- un jeu peu adapté à son âge en terme de précision
- du matériel peu accessible

Alors voilà le nœud du problème (enfin le lacet). Cela fait déjà 5 ou 6 fois qu'il le prend, la première fois était il y a plus de 3 mois. Alors j'avais affiné certaines choses.
Les cartes à lacets avaient pris la place du tissage de grille à gâteau"... passer au-dessus, au-dessous, au-dessus, au-dessous la première bande de papier et faire l'inverse avec celle d'à côté au-dessous, au-dessus... mais cela restait trop compliqué... même avec des scoubidou plus maniables et attachés à la première branche...
trop compliqué de savoir le dessus et le dessous, pas très ludique et très peu applicable car trop maniable et pas stable... une catastrophe en somme.

Les cartes sont arrivées avec leur côté plus ludique et gai. Mais le lacet de laine et l'aiguille (même à bout rond) était encore trop précis pour lui... alors les lacets de chaussures et les scoubidous ont pris leur place permettant un embout solide et un "lacet" facilement tirable mais les trous sont encore trop petits, il me faut les "assouplir".


Et enfin il manipule seul... au hasard, il rentre le "lacet" dans les trous de ces cartes, ne suit pas les dessins mais aime par-dessus tout découvrir le dessus, le dessous

et aussi ce mystère d'un lacet rentré ici et sorti dans une "autre géographie" par l'autre côté. Il rentre et sort le lacet, utilise les deux mains, se concentre sur l'embouchure, tire pour que le lacet ne soit pas trop lâche... beaucoup, beaucoup de motricité fine...
Comme quoi il réussi à faire d'une catastrophe un atelier qui le conforte et lui apporte ce dont il a besoin... même si je rêve encore devant ce matériel présenté là chez Marmottons, si pratique, si engageant et si adaptable à l'enfant

samedi 18 septembre 2010

Un jeûne accompagné d'un Chi Nei Tsang (massages du ventre, des organes)

Oui, oui jeûner une journée... bon, bien, pourquoi pas, chacun pour ses raisons personnelles. Mais comme toujours j'ai du mal à me contenter de quelque chose qui ne me convient pas tout à fait... jeûner spirituellement, pourquoi pas, mais bien jeûner j'ai encore plus envie... une fois par an. Le jeûne est aussi un acte de yoga par exemple, alors pourquoi ne pas profiter de cette journée pour aller plus avant.

Je ne ferais pas encore le Basti, une de 6 purifications, Kriyas, prévu dans le yoga, ce lavement du gros et petit intestin. Pas de Basti, pas de mouvements de yoga, même pas un jeûne d'autorestauration... alors quelques considérations de mon ventre.
Avec un lavement, un massage soutient l'action des organes dans cette élimination rapide:
massage des parties génitales vers le nombril puis dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Rouler sur la gauche, masser le ventre, rouler sur la droite, masser le ventre et ceci pendant 7 à 10 minutes... oui mais sans cet ajout liquide faut-il premièrement masser du bas vers le nombril ? Pas si sûr.

*source organes du corps


*source des émotions dans le ventre

Quel étonnement de constater toutes les techniques de massages possibles et il est encore difficile de se faire une idée des méthodes pour s'automasser: légères frictions, contrôle du diaphragme pendant la respiration (méditation abdominale), toutes petites spirales à des endroits précis. En attendant les voici toutes, reprises de la source sur le CNT avec un petit peu moins de détails.
"- Massage avec le(s) pouce(s) en position verticale ou horizontale, en glissement vers l'avant ou l'arrière (...)
- Massage avec le coude, en cas de forte corpulence du sujet traité, et face à un ventre plutôt volumineux, enrobé, raide et crispé, ou très musclé. (...)
- Massage avec le tranchant de la main, droite ou recourbée, perpendiculairement au ventre. (...) Technique souvent employée d'abord en périphérie de l'abdomen (au voisinage du diaphragme, de l'os de la hanche et de la zone pelvienne) en variant au besoin l'inclinaison des mains et leur degré de courbure. Action de drainage, d'écopage ou de balayage-ramassage très efficace ; possibilité de lui imprimer dans certains cas un va-et-vient qui rappelle l'action de scier.
- Massage par pétrissage ou malaxage. Lorsqu'il est fait adroitement, avec sensibilité et souplesse, c'est l'une des techniques les plus belles, efficaces et agréables du Chi-Nei-Tsang abdominal. Avec elle on accomplit la « petite vague » sur l'ensemble du ventre (en aller et retour), massage latéral, général, assouplissant et détendant, qui intervient presque toujours en début de séance. (...)
- Massage avec la base charnue de la main et les quatre doigts d'en face, en alternance. (...) Cette technique, variante de l'antérieure, est d'un usage très diversifié et adaptable ; sert notamment pour accomplir la « grande vague » en faisant le tour du ventre dans le sens des aiguilles d'une montre, ou dextrogyre. (...)
- Massage avec le bout des doigts, ensemble ou séparément. Ici on agira par pressions soutenues ou successives, par secousses ou à l'aide de vibrations sur des points déterminés du ventre que l'on voudra traiter, au besoin en envoyant de l'énergie de manière consciente. (...)
- Massage par spirales ou rotation ponctuelles. C'est encore l'une des techniques emblématiques du CNT ventral. Elle se fait avec un ou deux doigts, sur une zone très localisée, dans le sens des aiguilles d'une montre ou inversement, en surface ou bien en profondeur, par une pression digitale plus forte. (...)
- Travail avec la main tout entière (l'une d'elles ou les deux), soit en massant, soit en imposition immobile sur la peau du ventre ou au-dessus - hors contact- par rayonnement énergétique. (...)"
Surtout qu'en plus des énoncés, les différentes nuances d'apprentissages sont d'une complexité certaine, et ceci en fonction des organes et de ces points ci


Le Chi Nei Tsang est une hygiène intestinale et un des quatre piliers de l'hygiène de vie selon Kousmine. Il fait partie de la spiritualité associé au Taoïsme comme expliqué ici.

Voici un des ambassadeurs de cette "transformation du chi des organes internes", Mantak Chia:

vendredi 17 septembre 2010

Le jeûne "odorant" de Yom Kippour

En coïncidant ma vie à la sienne, je profite de sa culture religieuse, comme on profite d'un cadeau, d'une fête. Les rituels m'apparaissent encore un peu "ethniques" mais je les suis pour le soutenir dans sa foi (ou dans sa culture, quelques fois je ne sais plus ce qui est important pour lui). Yom Kippour, le grand pardon, arrive. Demain, nous jeûnerons... sans le lutin bien-sûr.

*source de "Juifs priant dans un Synagogue pour Yom Kippour" de Maurycy GOTTLIEB, à suivre pour les fêtes religieuses juives

"Les jeûnes de Kippour et de Tichah be-av sont dits majeurs : non seulement ils commencent au coucher du soleil et se terminent le lendemain à la tombée de la nuit, mais ils nécessitent également le respect des « critères de mortification » : on n’a pas de relations sexuelles, on ne porte pas de cuir, on n’utilise pas de parfum ou de savon et on ne se lave pas (sauf le bout des doigts et les yeux). Les autres jeûnes, qui ne commencent qu’à l’aube et n’exigent pas les critères de mortification, sont dits mineurs." (source de l'extrait)

Alors je le laisserais méditer sur sa vie, son accomplissement, ses devoirs, ses souffrances, ses torts... je l'accompagnerais toutefois dans cette démarche introspective mais plus à la manière bouddhiste (j'en reparlerais peut-être une autre fois). Je le suivrais aussi dans ces 24h sans boire ni manger... mais pour qu'un jour son (notre) fils le suive (après ses 9 ans ou 12 ans pour certains), j'ai envie de trouver une manière saine de faire cette rupture avec l'alimentation du corps pour celle de l'esprit.
Alors comment bien jeûner à Yom Kippour ? C'est peut-être bien dans la préparation du jeûne que se trouve l'essentiel. Une habitude serait de bien manger le dernier repas, Aruha Mafseket, juste avant le coucher du soleil début du jeûne jusqu'au coucher du soleil suivant, en quantité et qualité... une sorte de mise en "bonne humeur"... il faudrait pourtant selon les experts santé réduire notre consommation, surtout réduire pendant la "descente" les protéines animales, puis les produits laitiers et les céréales et boire beaucoup en compensation de ce que nous devrions boire en quantité importante durant le jeûne. Pour la reprise, il faudrait limiter les apports en raison d'une satiété perceptible lentement et aussi continuer des tisanes de plantes aidant l'élimination de l'organisme... mais tout cela est un peu plus santé que spirituel. Alors question santé c'est ici et très centré sur ce jeûne particulier, suivez le guide:

"1. Tout d'abord, les buveurs de caféine (café, thé, Coca-Cola) en grandes quantités se rendront un grand service en réduisant leur consommation quelques jours avant le jeûne, de manière à limiter l'effet de manque soudain.
2. La veille de Kippour, il faut toujours boire beaucoup d'eau, parce que ce dont souffre l'organisme le plus pendant le jeûne, c'est de la soif. c'est elle qui est à l'origine des maux de tête, des vertiges et des malaises, et pas la faim.
3. Il ne faut surtout pas trop manger ni manger trop gras pendant la Aruha Mafseket, le dernier repas avant le jeûne. C'est encore plus dur de jeûner après.
4. A la fin de Kippour, commencez par vous hydrater avant de manger, avec une boisson chaude et surtout de l'eau.
5. Le sentiment de satiété met vingt minutes à être ressenti par le corps. Mangez lentement et ne vous gavez pas, vous n'avez pas aussi faim que ça en a l'air." (source)

J'aimerais rajouter des éléments accompagnant cette fête pour la rendre "héritage commun, partage des deux parents"... une petite chose me tente, ce coing odorant au clou de girofle accompagnant la journée et sacrifié après.

Le moment de thé... vers plus de voyage pour l'esprit

Des thés dans la semaine, entre esprit occupé et esprit concentré:

Un Tung Ting Shan, thé semi-fermenté de Formose. Les feuilles sèches roulées en grosses perles serrées. L'infusion était jaune paille beaucoup plus que sur mes photos qui ne rendent décidément pas bien les couleurs (un jour je me formerais à la photographie) et l'arôme était très "vanillé" et gras. Beaucoup plus doux que cette bogue picotante ;)

Un Tung Ting Shan savoureux bu dans la semi-précipitation, la tête encore embuée de lectures (celle du square ces derniers jours: "Ogrus: histoires à digérer" de Gégroire KOCJAN et illustré par Pauline COMIS dont je parle là), d'envies, de réflexions sur des modes opératoires...

ici pour une amie bipolaire, de quoi la soulager par le shiastu et la relaxation lors des moments où ça ne va pas, mais pas bien du tout... des étirements de méridiens avec une explication la plus sensitive possible, des points particuliers qui s'avèreraient être douloureux dans ces moments-ci et une petite méthode de "méditation".
Un thé dont la dernière infusion a été savourée aussi par le loupiot. Je suis en train de noter les thés qu'il aime, celui-ci en fait partie.

Et puis après quelques rédactions de modes opératoires bloguesques, un Meng Ding Huang Ya (le TT303 de Thés de chine), premier thé jaune chinois bu à la maison. Ces petites aiguilles couvertes de duvet argenté magnifiques qui apportent à l'eau chaude une odeur très forte de torréfaction. Mes papilles ne sont plus aussi sensibilisées... il me faudra déguster à nouveau ce thé d'exception, voir le billet de Francine sur cette exceptionnalité et les autres billets dégustations ici.

et là, un peu plus de soulagement en tête, de petits trésors de saison... glands, bogues ou cucurbitacée... et quelques "gammes" de dessin à la Charlotte, si brèves, si "pénibles" dans leur précipitation mais foncièrement revigorantes tout de même.

Je suis très loin de proposer de vraies mises en scène, tableaux, images ou "mandala" qui reflèteraient infiniment le lien esthétique, artistique, historique et représentatif du plaisir offert. Teamaster nous ouvre la voie, pour nous occidentaux, vers ces Cha Xi, vous retrouverez d'ailleurs l'index de ses propositions superbement expliquées là. Nikosan nous l'explique aussi, le Cha Xi est un choix minutieux des accessoires et un tableau que va former le thé, l'infusion, les accessoires et tout le cadre pour nous mettre dans l'atmosphère.
Très très loin. D'une part parce que je ne peux pas me permettre de choisir mes accessoires, je n'en ai pas tant que cela... ils sont usuels et conviennent à la dégustation amatrice que je fais des petits crus de thés et des plus grands qui trouvent ma route. Les plus grands, d'ailleurs, sont souvent dégustés dans ces "maisons de thé" (boutiques ou salons pour grands amateurs). D'autre part, par mon inculture sur le thé, son origine et même son histoire (si ce n'est ce qu'il y a sur le paquet et sur internet). Bon, ce n'est pas tout à fait vrai, certains "sommeliers" du thé offrent de superbes approches des plantations et exploitants avec lesquels ils travaillent. Ainsi Tamayura, Terre de Chine mais aussi Chajin m'ont offert ce privilège des connaisseurs mais en privé: ici, et . Mais je n'ai pas la chance de m'offrir le thé venant de Teamaster chez qui tous les thés choisis reprennent une âme géographique et humaine, du Sommelier en thé japonais, de la Maison de thé Camellia Sinensis pour qui les "reportages" valent le détour...
Alors ce sont de petits plus, des objets, des traces végétales... de quoi faire apparaître l'humeur du moment ou la saison. D'un certain côté, je trouve que cela s'apparente presque plus à une table de la nature ou des saisons selon la pédagogie Steiner, qui reprend des graines, des feuilles, des tissus, des pierres mais aussi des animaux ou des personnages représentatifs d'une saison. A cela près, qu'il s'agit de ma table et non celle d'un enfant en phase de sensibilisation à la nature, au rythme saisonnier et qu'elle est très éphémère (la durée de 3 à 8 infusions de thé et leur dégustation) et ne reste pas au même endroit... la sensibilisation à la nature est tout de même là... un peu.

mercredi 15 septembre 2010

Le monde du silence ?

Il a fallu remettre de l'eau chaude par trois fois...

Tout (ou presque) est parti d'une expérience de ce livre de la collection Croq'sciences de Nathan dont je vous parle là plus en détail : "Expériences avec les sons" de Isabelle CHAVIGNY et illustré par Jérôme RULLIER. Il nous était proposé d'écouter les bruits et résonances dans une baignoire remplie. Alors avant l'invasion des canards flotteurs, de la faune marine et des dinosaures siffleurs... un bain rempli d'eau selon une mesure propre à chacun (voir juste après) plein de mousse et un loup de mer allongé sur le dos, la tête dans l'eau avec les oreilles sous l'eau, le nez, la bouche et les yeux hors de l'eau.

Il a fermé les yeux... et il a écouté dans l'eau, sans rien, avec une pierre qui roule sur les parois, des bulles d'air, des claquements de doigts, une pluie d'eau sur l'eau faite avec un arrosoir, il a chanté en écoutant sa voix de l'intérieur (il a aussi pété)... et puis les yeux ouverts, une voiture toute en plastique a roulé sur les parois et sous l'eau avec une main lui permettant de restant au fond. Assis le lutin a froissé un morceau de papier aluminium avec ce bruit caractéristique, puis a réitéré dans l'eau (plus de bruit...).
Les ventouses de la pieuvre, essayées quelques jours auparavant, ont repris du service sous l'eau.

Nous avions "touché la mer" ici, nous avons voulu reprendre le sons de la faune marine, un peu comme ceux de la faune "extérieure" écoutée un peu ici. Nous avions déjà un peu entendu le chant des baleines.

Alors nous avons continué avec les sons des bords de mer trouvés ici... ou avec le chant du crabe avec la vidéo qui suit.


Il fallait maintenant aller en immersion virtuelle avec le chant du dauphin, du narval, de l'orque...




Et puis aussi se faire une idée de l'acoustique en écologie ou plutôt dans une certaine forme de pollution acoustique de l'écosystème marin.


(et à l'inverse de la chronologie des billets, la baignoire artistique c'était il y a quelques mois et quelques jours )

De la peinture sur les murs, liberté et règles

Des petits doigts qui ont envie de peinturlurer et une idée en tête aussi... laisser la liberté totale et l'obligation de règles inhérentes... un peu paradoxal mais pas tant.

De la peinture à doigt, une baignoire, un tablier, une serviette, de l'eau, une éponge

de quoi délier les mains, suivre les tracés, les petits carrés (ou non), ne pas avoir peur de s'en mettre plein les doigts, les mains, faire de grands gestes. Utiliser les couleurs voulues sans pouvoir faire de mélanges vraiment ni de fond blanc mais...
Et puis ces règles... pour avoir encore la bonne couleur entre chaque utilisation, passer le doigt dans l'eau et essuyer sur la serviette.Et à la fin, effacer avec l'éponge, le savon et l'eau....
Cela nous rappelle les giclées au pinceau... un défoulement garanti!