mardi 25 mars 2008

Premier tableau chinois sur le thé


« Xia Yi reçoit l’album calligraphique Lanting » de Yan LIBEN

Il s’agit du premier tableau sur le thème du thé, dynastie Tang, pas une étude pour comprendre le processus d’infusion mais bien une mise en scène d’appréciation du thé.
« Il décrit les lettrés et les bonzes bouddhistes buvant ensemble : à droite, deux bonzes et un lettré discutent sur la doctrine du bouddhisme, en attendant qu’on prépare du thé ; à gauche, deux domestiques, un vieux et un jeune, attentifs, font infuser le thé. Le vieillard met un pot à thé sur le feu pour préparer avec soin le thé, alors que le jeune, en portant le bol, attend pour offrir du thé à son maitre. »

Le thé, en usage régulier, est encore réservé à des lettrés. Lu Yu vient de proposer son Cha Jing où tous le matériel et la méthode sont décrits. Les chinois, sous la période Tang, étudient alors le thé, breuvage et non plus pharmacopée, et en révèlent 10 vertus :
1/ renforcer la santé, activer les méridiens, dissiper les maux de tête, la sécheresse des yeux et le manque de forces dans les quatre membres
2/ dessouler et aider à se passer de l’alcool
3/ apaiser la soif
4/ dissiper la chaleur de l’été
5/ chasser le sommeil
6/ se débarrasser des ennuis et purifier son esprit
7/ faciliter la digestion
8/ désintoxiquer
9/ prolonger la vie
10/ renforcer les facteurs positifs internes du corps.
Le thé se présente alors sous quatre variétés : en brique, sans emballage, en poudre ou en galette réservée aux lettrés… voici ce que cela donnait.
extrait et sources "Le thé et la culture chinoise" de Wang LING dont je parlais . Pour avoir un oeil sur la frise chronologique des dynasties chinoises c'est ici.

lundi 24 mars 2008

Tag pas si naif

Béatrix me propose de suivre cette chaîne, entre oisivité et vraie partage, je continue donc avec un peu moins de mystère qu’elle .
Règlement du tag :
* Donner le lien de la personne qui vous tague
* Préciser le règlement sur votre blog
* Répondre aux dix questions que voici :



1/ Le trait principal de mon caractère :
mikka bozu mais pas girouette, 3 jours mais assez de ressentis pour y revenir et enrichir mon chemin de vie….
2/ La qualité que je désire chez les hommes :
être une personne communicante


3/ La qualité que je préfère chez les femmes :
la sincérité à ne pas confondre avec les comportements convenus
*source

4/ Mon principal défaut :
être en perpétuelle intellectualisation, loin d’être une méditation
*source photo de Namaki



5/ Ma principale qualité :
me croire toujours au début du chemin, en apprentissage
*source



6/ Mon occupation préférée :
m’émerveiller de tout


7/ Un plat qui me met l'eau à la bouche :
tous ceux préparés par amour ou amitié



*source chemin de table 1 et 2



8/ Mes mots favoris :
tous ceux qui viennent quand aucune préoccupation ne nous accapare.

*source Jean PREVOST



9/Ce que je déteste par dessus tout :
la nature humaine dans ce qu’elle a de plus violent…là où on oublie la vie


10/ un rêve :

me trouver…et en trouver d’autres sur mon passage

Quand il s’agit de taguer d’autres personnes, je laisse les volontaires suivre parce qu’un blog est aussi un espace personnel.

samedi 22 mars 2008

Sociologie (?) du thé en terre chinoise

J’ai fait une immersion dans la Chine ancienne et récente et sa culture du thé, avec le livre de Wang LING « Le thé et la culture chinoise ».

Une vraie mine d’or pour tous ceux que le thé fascine. Nous partons des feuilles en pharmacopée avec Shen Nong. De par ses bienfaits, ce liquide a pris la place de l’alcool comme boisson chez les lettrés et aux banquets, par envie de frugalité mais aussi pour rester en pleine conscience. Les apports de Lu Yu comme fondement de la culture du thé et un aperçu de ce trésor qu’est le thé : cadeau et concours jusqu’à une immersion dans chaque famille. L’art du thé est distingué de la cérémonie du thé, l’eau et les récipients indiqués, la meilleure façon de déguster aussi. La cérémonie du thé est alors précisée avec son esprit confucianiste, bouddhiste ou taôiste. Les coutumes des maisons de thé sont détaillées par fonctionnalités et régions, nous apprenant que certaines sont réservées à des catégories de personnes définies, d’autres aux jeux d'échecs ou d’autres peuvent s’ouvrir dès 5 heures du matin. Les approches de la calligraphie et de la peinture sont abordées comme un ensemble complet de la culture du thé. Les légendes, contes et rites actuels sont enfin proposés. Nous apprenons les différentes façons de déguster le thé, pur ou assaisonné, à la méthode similaire au Chanoyu japonais ou au Gongfu Cha, sans compter les rites les plus divers en suivant les étapes de la vie : accueil d’un hôte, fiançailles, mariages, funérailles…Ce livre, par des termes simples, nous présente cette boisson quotidienne et toute la philosphie de vie chinoise qui lui est liée.
Chaque détail est un petit tableau de mœurs et peut s’illustrer par un poème, une calligraphie, une photo, une dégustation ou une peinture…des miscéllanées que je ne manquerais pas de vous susurrer…
Rajout: détail du premier tableau sur le thé, dynastie Tang, les 10 vertus du thé, une idée en vue réelle ici

vendredi 21 mars 2008

Passeurs et reporters d'espoirs

De métiers imaginaires, comme tous, mes rêves en étaient remplis, enfant. Je ne m’en rappelle plus. Je pense que ma tête était bien près des étoiles et bien loin de la réalité.
Adolescente, ce fut enseignante pour le secondaire pour passionner les foules déjà acquises, sociologue pour regarder la société et avoir des pistes de compréhension mais aussi dessinatrice…quand je vous parlais de ce que je voulais être en démarrant le blog vous vous rendez compte à quel point je suis encore une enfant.

Dans ce qui m’est resté, il y a fortement ancrée une envie de découvrir, de m’ouvrir l’esprit, de « faire le tour du monde et refaire le monde » et si je peux entraîner du monde à ma suite, tant mieux. Une initiative m’avait beaucoup marquée, pile dans ce que j’avais envie au fond de mes trippes, et si mon métier pouvait être dans leur appellation, je signe dans l’heure : Passeurs d’espoir.

Cette famille avec 5 enfants, les De Cherisey, est partie autour du monde, pour mettre en lumière des initiatives locales, des entreprises sociales, économiques et écologiques.
D’une part, ce tour du monde avec la famille m’enthousiasme, quoi de mieux que de vivre avec les populations locales, ouvrir son esprit aux autres, coutûmes et philosophies de vie, sans utopie infantille, en gardant la notion des problèmes et des différences. Je suis pour ces voyages pédagogiques au cœur des populations et non dans un hôtel (avec le nombre d’étoiles que l’on voudra).

Mais là où l’initiative est fabuleuse est, qu’en plus d’offrir cette vue sur le monde « de l’intérieur », ils ramènent les actions des populations. Ce n’est pas qu’une réflexion sur le monde mais bien un suivi, des rencontres autour des actions engagées de part le monde pour le rendre meilleur à son échelle : gestion des déchets, environement et santé publique, éducation, nutrition ou solidarités diverses.

Partir à travers les pays, choisir de rencontrer des personnes, comme tout le monde, qui individuellement, par petites touches, changent le quotidien. Je n’ai pas encore eu le temps de me plonger dans les livres de leur aventure mais suivre leur optimisme, me dire que « le monde est ce que nous choisissons qu’il soit» me plait.


« Passeurs d’espoir, 1/ Une famille à la rencontre des bâtisseurs du XXIe siècle » et « Passeurs d’espoir, 2/ Quel monde pour nos enfants, quel avenir pour le monde ? » sont les livres relatant leur périple, leurs rencontres humaines et familiales et le portrait des héros anonymes rencontrés par le monde.

« Passeurs d’espoir : l’album » est plus un carnet de voyage avec DVD.

Grand bien nous fasse, les parents sont aussi reporters et nous livrent des documentaires fabuleux, passés sur France5 et que nous pouvons redécouvrir avec leurs DVD à leur boutique. Pour vous faire une idée, voici une initiative locale après le génocide rwandais, rencontrée par la famille:



Passeurs d'espoir (Comment vivre après un génocide?)
envoyé par LiliTheKing



J’ai, je dois l’avouer, une réticence à l’humanitaire. Il y a pour moi un rapport de force qui perdure et j’ai toujours l’impression que seuls certains d’entre nous sont acceptés et pas d’autres. J’aurais envie de croire que toutes les compétences sont les bienvenues. De plus j’y vois une certaine forme de sacrifice, une certaine utopie, mais aussi une plue-value personnelle pas forcément pérennisée. Mais ne vous méprenez pas: je loue les bénévoles pour leur investissement. Merci à eux. Ce qui me plait là c’est qu’il s’agit de tout un chacun, là où il se trouve, qui agit. C’est pile d’actualité aussi avec le livre plus européen de Laurent De Cherisey qui vient de sortir « Recherche volontaires pour changer le monde ».


J’aimerais que ma vie prenne exemple sur cette famille, partie pour « promouvoir une philosophie de l’ « information globale » présentant la vie telle qu’elle est avec ses problèmes mais aussi ses solutions ou ses chemins de résolution » et retienne l’action et pas seulement des réflexions. Laurent De Cherisey est aussi co-fondateur de Reporters d'espoirs, agence d'informations, valorisant une information porteuse de solutions, relayant ces solutions par le biais de leur magazine et soutenant les projets innovants.

jeudi 20 mars 2008

Je reprends l'air...attraction

"...Si l'amour n'est pas dans l'air, je préfère rester sur terre... "
pour mon attraction partie ce soir avec les copains...le calme plat!


Merci Paris Combo ...

Vos animaux féroces "imaginaires"

Le thème des animaux féroces des Passeurs d'imaginaires vous a laissé, pour certains, dans le silence. Je me suis demandée si cette envie de partage autour de l’imaginaire, ou plus concrètement autour d’un thème précis imposé par moi(s)? vous lassait ou si cela dépendait de ce que les animaux féroces impliquaient comme symbole en chacun de nous.
Est-ce aussi parce qu’il n’y en a plus ? La férocité est relative : de la méconnaissance, de la nuisance, de l’imaginaire enfantin, de la nature humaine…sûrement de tout. Voici donc pour vous une porte ouverte sur l’animalité et la férocité :

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Les Animaux féroces car sauvages
Au fil des siècles et des découvertes géographiques, zoologiques, biologiques, en suivant les théories de l’évolution, les animaux du bout du monde nous ont été présentés, leurs mœurs expliquées. Des gravures, des zoos, des cirques, nous ont amené les animaux féroces sur un plateau. La férocité était là une méconnaissance de cette faune extraordinaire. Les zoos sont alors un espace d'appréhension de l'animalité et de la nature … Il s’agit aussi de faune tellement ancrée dans certains pays, certains continents, que ne serait-ce que les voir nous amène dans une atmosphère particulière de voyage. Sa Marraine la fée nous invite au dépaysement entre photos et carnets de voyages, avec des mots inventés d’animaux et partagés par KIPLING.

*source Douanier ROUSSEAU (à lire)

« elle ne s’adressait plus à King : sa chanson était la voix de son accord avec le monde. Un monde qui ne connaissait ni barrières ni cloisons. Et ce monde par l’intermédiaire, par l’intercession de Patricia, il devenait aussi le mien. Je découvrais, avec un bonheur où le sentiment de sécurité n’avait plus de place, que j’étais exorcisé d’une incompréhension et d’une terreur immémoriales. Et que l’échange, la familiarité qui s’établissaient entre le grand lion et l’homme montraient qu’ils ne relevaient pas chacun d’un règne interdit à l’autre, mais qu’ils se trouvaient placés, côte à côte, sur l’échelle unique et infinie des créatures » (extrait de « Le lion » de Joseph KESSEL)

La férocité est aussi un instinct. La proximité des habitats avec des espaces encore sauvages montrent encore des attaques. La férocité n’est pas dirigée vers l’homme mais bien vers ce qui l’entoure et qui répond aux besoins vitaux des animaux. Des ours polaires dans les villages, des lions attrapant les poules etc… ou encore plus féroces car sans objectif de survie, une attaque d’hippopotames. Les animaux féroces de Rose sont inoffensifs, entrés dans la ville, ils sont maintenant de compagnie.

*source des hommes montrés par des animaux


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Les Animaux féroces, parce que nuisibles

Les animaux peuvent ne pas être féroces de nature. Très longtemps, les hommes ont eu le même sentiment de rejet pour les animaux féroces (qui pouvaient atteindre à leur vie) et d’autres juste nuisibles à leur quotidien. Les animaux sont soit des alliés, soit des adversaires et en ce sens les sentiments humains sont contradictoires. Une vache peut devenir féroce quand elle est source d’inquiétude pour la vie (maladie de l’encéphalopathie spongiforme bovine). Le caractère « féroce » peut aussi venir d’une légende : les chauve-souries aggrippent les cheveux mais ne nous mordent que rârement. Dracula est loin et pourtant notre rejet est là, Batman n’a rien pu faire pour nous réconcilier avec elles.


*source Dracula à lire avec la fonction de vampire



*source dessin de Chip Kidd

La férocité vient aussi de ce changement hors norme, d’une certaine mutation ou comportement trouble. Lily nous montre bien comment de simples oiseaux peuvent nous faire peur avec HITCHCOCK. Elle nous confirme ce rapport effrayé de l’homme pris au dépourvu d’une nature qui ne se laisse pas attraper : une férocité dans le contexte. Les attaques d’animaux ne sont pas uniquement dûes aux plus féroces, la férocité vient de l’à-propos ou de la quantité (au vu des attaques animales dans les scénarii cinématographiques). Le côté inattendu l’emporte aussi, des monstres marins proposés par Sa Marraine peuvent faire peur comme peuvent aussi le faire d’autres bestioles moins grosses situées entre deux eaux ou au fond de l'océan. Merci Jules VERNE et ses enfants qui époussêtent son univers, site dont est tirée la prochaine image.




*source Nicolas VIAL


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Les Animaux féroces comme interprétation du monde ou de l’homme

Les animaux féroces sont aussi ceux que nous créont pour des raisons théologiques ou comme un second langage. Fables de l’Antiquités, bestiaire du Moyen-Age, dialogues de bêtes des temps modernes, animaux naturalisés et emprunts de légendes indigènes de l’époque coloniale, les animaux ont toujours été fantasmés aussi par notre conscience humaine. Béatrix nous montre combien le bestiaire du Moyen-Age révèle plus de l’humain et de nos fantasmes que du reste. Miroirs des aspects les plus souterrains du monde, ils sont nos côtés sombres ou nos illuminations cosmogoniques.

Les animaux fabulés sont aussi là pour marquer le mal, représenter un adversaire pour un duel, un combat. Le dragon, tellement multiple, né sûrement d’une représentation encore plus féroce du dragon de Komodo, est l’animal féroce par excellence.

*source dragon de Komodo (à lire)

Il y a aussi une part de mystère, de crainte mêlée de curiosité par rapport à ces animaux féroces : il nous arrive de vouloir en créer. Chrixcel nous présente des hybrides plus ou moins malchanceux qui n’ont pas forcément choisi les plus efficaces parties animales. MAP, elle, les voit partout, nous les imagine féroces et pourtant si gentils, féroces par obligation, monstres étonnés de l’être…Son bébé monstre

et son monstre étonné d’être un monstre


sont des "gentils monstres, un peu perdus dans ce drôle de monde quelquefois plus monstrueux qu'eux-mêmes". Les ménageries impossibles sont nombreuses, férocité de l'inconnu ou encore de la technicité et du monde moderne, via le blog des cryptozoologues.


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Les Animaux féroces humains

La férocité est aussi alimentée, créée par l’homme, ici avec nous


*source BYEL

seuls


*source Rémy COGGHE

ou sous des aspects de jeux pour nos enfants avec le domptage.

Nous pourrions dire aussi que la férocité est animale, l’homme en est un : « Le langage semble bien signaler cette volonté de rapprochement : on parle aujourd’hui d’animaux, et non plus de bêtes. La différence est importante. Car bestia, qui signifie « bête féroce » en latin (bestial désignait au départ, en tant que nom commun, le gladiateur qui combattait les fauves), exclut de cette catégorie les hommes. Il a peu à peu été remplacé par le mot savant « animal » (à partir du 16ème siècle), qui a progressivement inclut l’espèce humaine, peut-être à partir de Darwin. » (Valérie PEAN extrait tiré d'ici). Les rapports entre humanité et animalité sont de proximité dans la chaine de vie et de rupture par les limites. Mais ou sont-elles ces limites ? Rose, par ses ogres, extrapolés en contes, nous montre aussi cette part d’animalité, de férocité en l’homme sans même jouer sur nos parts d’ombre évidentes que l’on découvre en dehors des moments de paix (et pas seulement).
Il est aussi indéniable que les colonisateurs aient trouvé les indigènes découverts similaires à des animaux, féroces aussi. Cette volonté d’inférioriser les autres est un élément essentiel de notre humanité, la littérature coloniale nous le montre.

Est-ce que la férocité ne serait pas qu’humaine alors ? Est-ce que la culture aurait permis de dissimuler la nature ? La Fontaine marque que les travers que nous voyons animals sont en fait bien bien humains, et pour aller plus loin que seul l’homme serait avec autant de défauts, les caricatures zoologiques reprennent des aspects innés de la nature mais marquent une agravation humaine d’un penchant naturel.

*source des Fables de Florian

L’utilisation des animaux dans la littérature française provoque assurêment une lecture de nous-même. Notre violence, notre férocité, est aussi historique : la violence est un rapport à autrui, de la barbarie initiale (anéantir l’autre) en passant par les gardefous religieux qui justifient les actes de férocité aux psychologies comportementales.

Les Algonquins, eux, gardent en mémoire que les animaux, aussi féroces soient-t’ils, sont là pour nous aider à conduire notre vie avec réciprocité.


*source où l’histoire des Algonquins après 1500 est rappelée (en anglais)


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Animaux féroces, entre imaginaire et psychologie de l’enfant

La littérature pour enfants autour des animaux découverts pendant les colonies apporte un exotisme et une frayeur de l’inconnu. La férocité est alors juste une extrapolation humaine, les animaux ayant une seule mission, survivre. KIPLING, KESSEL et les autres gardent bien un méchant mais c’est dans l’ordre des choses. Je vous conviais moi aussi à aller regarder ses animaux féroces/sauvages de plus près .
De plus, à travers les comportements animals, l’enfant est en prise à la vie humaine, la férocité rend compte des travers de l’homme. Le fait de créer un méchant animal permet aussi de détourner les peurs enfantines et de ne pas signaler les parts d’ombre humaines.

Une faim de loup est alors d’une méchanceté plus acceptable.


*source du dragon en glace

Parce que dans certains hybrides, ce n’est pas le caractère animal qui choque le plus mais bien les attributs humains comme nous le montre La Trolette. Le dernier rapport anéanti toute forme de « férocité » par l’apprivoisement. L’attachement est une forme de réinterprétation en tant que maître et dominé : le dominant sait ce qu’il faut faire pour le plus faible. Le surinvestissement affectif est aussi fluctuant, l’animal est sacrifié à la « férocité » enfantine ou adulte.


Mais les animaux féroces sont là pour faire peur. Alors pour minimiser certaines peurs enfantines, il suffit alors de leur dire qu’Orphée, lui, enchante les animaux sauvages



*source mosaïque

et comme le Joueur de flûte de Hamelin, les animaux féroces partiront en le suivant…il reste les humains, aussi voire plus féroces. Chut, ils le seront bien assez tôt…à moins qu’ils décident de suivre le son de la flûte et choisissent le joueur et les animaux dits « féroces » à nous : jouer à être chasseur imaginaire et proie mais amis.


*source Carl PLINKE

Merci de vos participations. Cette initiative ne vaut que par vos envies de partage et je vous en remercie : Sa Marraine, La Trolette, Béatrix, MAP (que nous pouvons retrouver comme scénariste pour les fanes de carottes et poétesse ici et là), Rose, Lily et Chrixcel.