vendredi 10 octobre 2008

Ma bibliothèque de flexitarienne culinaire

Je suis de celle qui a besoin d’être initiée, au thé, à la peinture, à la cuisine etc… Ma maman a préparé à manger depuis le début des années 1980 de manière macrobiotique. Elle reprenait ainsi des ingrédients jusqu’alors inconnus, pour végétariens mais aussi des ingrédients japonais.
J’ai récupéré ses livres de macrobiote et vous en parlerais plus une autre fois. En tous cas, je suis restée avec une connaissance des produits mais pas forcément une réelle maîtrise de leur préparation et aussi de leurs accommodations gourmandes. Le principe macrobiote étant plus une « doctrine » à visée thérapeutique qu’une ouverture culinaire gastronomique.
J’ai donc réappris, par la pratique et aussi et surtout par l’achat de livres nécessaires pour apprendre les us de ces ingrédients différents mais aussi savoureux, mais si, mais si !

Voilà donc de quoi agrémenter une bibliothèque culinaire de flexitarien (personne omnivore de plus en plus intéressée par les plats végétariens). Les trois livres dont je parlerais en premier sont des indispensables parce qu’ils nous révèlent les astuces des ingrédients.




« La nouvelle tendance végétarienne » de Virginie PEAN
Mon dernier achat est bien le premier à faire pour toute personne intéressée par le tofu, le seitan, les algues etc… sans oser commencer. Je ne détaillerais pas les recettes que Virginie, de l’excellentissime blog Absolutely Green (dont je parlais ), pour initiés (et pas seulement), nous laisse. Elles sont bonnes, à prendre, à refaire, comme toutes celles qu’elle propose sur son blog ou lors de publications de magazines végétariens auxquels elle participe. Ce qui m’intéresse le plus ici c’est sont postulat de base : ouvrir une autre fenêtre à tous les omnivores ! Elle part du principe que nous n’y connaissons rien et qu’il nous faut être initié. Même pour ceux qui connaissent déjà les produits, comme moi, Virginie nous donne des éléments indispensables à savoir. Une petite idée des protéines végétales, tout d’abord, par rapport aux protéines animales et le préjugé sur les carences d’une alimentation végétarienne. Puis, et c’est là le plus important, une description de tous les produits à utiliser. Ce n’est pas seulement un inventaire mais bien une description de l’intérêt de cette alimentation vivante et des quiproquos derrière.
A chaque type d’aliments, céréales, fécules et gélifiants, légumineuses, algues, graines germées, huiles, laits végétaux, sucres, produits lactofermentés, protéinés, colorants, boissons etc… Virginie vous présente leurs bienfaits mais aussi leur cuisson de base, des questions d’assimilation, des astuces pour remplacer les œufs, le lait de vache, la crème fraiche, le beurre etc… ainsi chaque ingrédient trouve sa place dans une cuisine pas « sans » mais autre. Comme elle le dit, ici il est question d’un livre « B.A-Ba du végétarisme » et pour la flexitarienne que je suis, j’avais encore bien des choses à savoir !
Militante convaincue, vous n’échapperez pas à l’historique et aux combats anti carnivore mais aussi une vision personnelle de comment nous pouvons en arriver à ce genre d’alimentation différente. Vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à lire le communiqué de presse de son auteure.


« Cuisiner bio, mode d’emploi » de Valérie CUPILLARD
Un indispensable ! Là, par ordre alphabétique, vous aurez pour chaque produit d’une cuisine biologique, ou tout simplement végétarienne, une description et les astuces, un mode d’emploi et deux ou trois recettes avec l’ingrédient. C’est le seul livre que je connaisse qui offre une aussi facile utilisation. Mais pour cela, il faut déjà avoir passé le pas et avoir acheté ces premiers ingrédients, même à l’aveuglette. Vous y retrouverez les céréales, crèmes, farines, flocons, algues, protéinés, fécules et tout le reste avec la générosité en astuces dont fait preuve cette auteure. Pour en savoir plus, c’est ici. Je vous recommande aussi sa cuisine aux huiles essentielles dont je parlais , et encore et toujours son blog Biogourmand à mettre entre toutes les mains.


« L’alimentation intelligente » d’Alessandra BURONZO
Là aucune recette mais bien une discussion de fond sur l’alimentation et les schémas ancrés. Je vous en parlais en tant qu’éducation alimentaire.
Il est bien question de cela. L’auteure reprend notre façon de nous alimenter et décortique les bienfaits de chaque aliment et les erreurs faites jusqu’ici. Il nous est proposé de faire le point d’un point de vue scientifique et thérapeutique sur les aliments eux-mêmes. Ce livre permet aussi d’ouvrir notre panel d’aliments ou de consommer au mieux certains autres. Une vraie réflexion sur l’alimentation saine, vivante, sans culpabilisation mais bien une ouverture sur plus de plaisir à se nourrir (et non seulement un devoir)… pour une alimentation intelligente et à notre manière. L’auteure nous parle de son parti-pris . Je reparlerais de ce livre. N’hésitez pas non plus à vous perdre sur son site.

Premier condensé de bibliothèque culinaire sur X...

lundi 6 octobre 2008

Joyeux anniversaire Y

Voilà, il y a un an, il avait 1 an ! Après être présenté selon nous « il est le fils de… », nous venons en second… « Ah vous êtes les parents de »… quelle belle récompense. Un petit d’homme en plein dans sa vie.
Le temps passe vite… allongé, assis, debout et maintenant courant…

Ses premiers mots ont laissé place aux seconds, oubliant un peu le perroquet… il sait maintenant communiquer à la manière des adultes. Quelle adaptation, encore, précipitée par notre compréhension moyenne de ce qu’il voulait, avant… bien sûr, en y regardant de plus près, ses gazouillis, ses mimiques et gestes, ses regards en disaient longs. Bien sûr nous avons été communicants… et aveugles.

Ses mains sont devenues plus agiles, ses gestes plus précis. ses câlins sont de retrouvaille et d’affection, toujours gratuits mais avec cette considération de la distance, de l’absence.

Il grandit. A qui ressemble-t-il ? A lui pardi ! Rien qu’à lui, une dose de papa, un soupçon de maman et tout le reste venant de lui, tout le reste choisit par lui. Il s’émerveille, se frustre, se met en colère… et puis se calme, s’éveille, se renfrogne. De moins en moins au diapason avec sa maman, il devient plus « autre », autonome dans le geste mais aussi dans ses humeurs…

Je l’aime du lever du soleil à son coucher… sans oublier les nuits avec et sans lune. Je l’aime câlin, jaillissant, boudeur et en colère, je l’aime tyran même si je le préfère prince en son royaume, je l’aime mutin et lutin, je l’aime sur la réserve et grandit. Je l’aime parce qu’il vient de là, de l’intérieur, mais aussi et surtout... maintenant... parce qu’il est lui !

Cela fait deux ans qu’il nous apprend à être nous, parents mais aussi homme et femme. Merci !

Des trésors... partout, partout

Ce que j’aime avec les personnes à la créativité éveillée, c’est de découvrir des trésors dans chaque petit détail de la vie. La Fille du Consul nous invitait à fêter les 2 ans de son blog professionnel. Je m’y plie avec enthousiasme, grâce à elle, porter des trésors au quotidien est chose facile…



Découvrez Juliette!



Une balade quotidienne avec notre petit d’homme et voici tous nos sens en éveil… le mouvement dans les branches et les feuilles qui dansent… Un autre univers, enchanté, comme celui-ci mais au jour le jour... dans chaque petite chose, il suffit de fermer les yeux...


*source Brian FROUD

Une course jusqu’à la place aux merveilles, des feuilles vertes et jaunes, avec une tendance à devenir brunes au fil des jours… et puis des marrons, des malingres, fissurés, mais aussi des beaux, dodus et charnus, à la belle couleur homogène.
Après, nous restons sur place, avec un ou deux pas dans la direction de la maison, à poser un à un les marrons de ma main, puis à les retirer et les mettre dans sa poche…un à un. La poche est trop remplie, aucun souci, le lutin est partageur, son trésor tout entier arrive dans la mienne, la plus proche… un marron, un autre marron, encore un… et un… et un.
Mais comme tous les trésors, il faut ouvrir le coffre à chaque fois, pour être sûr qu’il n’a pas disparu. Alors, après un pas de plus en direction de notre point d’arrivée, il faut remettre un à un les marrons dans sa petite poche de manteau.


A la maison, ils vont retrouver les pommes de pin ramassées à une autre saison et mises conscienceusement dans le sac de la poussette… il n’en reste que peu. Bien sûr, le petit d’homme a découvert que ces trésors d’une autre saison laissaient échapper d’autres minuscules « pierres précieuses » quand ils étaient plongés dans l’eau du bain.
Un coffre à trésors, perpétuellement ouvert, permettant de reprendre en main chaque objet précieux, permettant de rendre la « chasse » continuelle… et pas seulement à l’extérieur de la maison.

Pour moi, les marrons sont au pied d'une balançoire. Alors mes trésors ont changés : ils sont plus gros, tout aussi précieux, de saison bien sûr. Ce sont de ces légumes si imposants que nous pourrions en faire du land art. Mais c’est vrai que mes trésors ne se cachent pas aussi facilement, coloquinte, courge, potimarron, pâtisson…


Mais non, pas la citrouille de Cendrillon, pas ce carrosse de conte de fée… à moins que cela soit une théière :

*source théière citrouille en raku de Yolande PEUVRIER

… mais bien le légume, lui-même, tiré par des rats des champs (non, non pas des villes tout de même)… ou à la boutonnière comme le propose Shantti

*source Jean-Baptiste MONGE

… et même mieux, un champ lugubre ou simplement équivoque, plein de quiproquos, un champ à la Jack.

De toute façon, ils ne feront pas long feu mes cucurbitacées, bientôt ils seront dessus… pour servir de décor à un sortilège, avec un chapeau pointu, des fantômes et une verrue. A moins qu’ils ne passent tout gentiment dans le chaudron pour une soupe… allez avec un peu de pincée magique


*source « La cuisine des fées ou comment faire des merveilles sans être magicienne » de Anne et Annie PAVLOWITCH.

Des trésors précieux mais éphémères, toujours renouvelés. Et si jamais je les veux éternels, il ne me reste plus que la Fille du Consul pour me permettre de les avoir toujours près de moi, autour du cou ou sur le cœur. Une branche de gui et un mendiant sont déjà venus jusqu'à moi… et le mystère restait entier. Quant au lutin, lui, il garde ses trésors encore dans ses rêves...

dimanche 5 octobre 2008

Initiation aux thés verts japonais

Francine m’avait fait suivre une invitation où elle ne pouvait pas se rendre. La malheureuse. Alors, en m’y prenant à la dernière minute, j’ai réussi à me faufiler à une des dégustations de thés verts japonais du magasin importateur direct Chajin.

Nous avions rendez-vous dans un château/hôtel parisien et nous nous sommes retrouvés entre une ambiance bien cosy française (avec des portraits de personnages importants, des moulures, un immense escalier simple se scindant en deux en montant, des statues) et le Japon.


Les photos de Mr Xavier NEGIAR nous ont tout de suite amenés à côté des plantations. Des photos de théiers bien sûr mais aussi beaucoup sur la technique de couvrage de certains thés verts. D’un côté, une sorte de canevas, comme un tissu dentelé, ouvragé et aux mailles espacées, de l’autre, un grillage et ses ballots de paille attendant les prochains jours pour être disposés sur les théiers, puis un laçage de paille au fil blanc d’une vieille femme planteuse, qui, au fur et à mesure de la saison avant la récolte, étend ses « broderies », de plus en plus serrées.
Et puis ces jikatabi …pas de visage et pourtant la passion de ce breuvage apparaissait déjà.

Trois tables nous attendaient aussi pour des dégustations de thés verts japonais. Nous avons pu nous mettre les papilles en éveil avec un hojicha grillé à la main juste avant notre arrivée dans une casserole incurvée de chaque côté et une excellente pâte d’amande au matcha faite par un maître confiseur, avec nous lors de cette séance.
Le mieux fut cependant cette rencontre avec les producteurs japonais. Un couple de passionnés, le mari est un instructeur de thé (un maître de thé ?) très connu au Japon. Ce titre très élogieux n’a pas empêché notre « hôte » d’honneur de se révéler extrêmement généreux en explications, en temps et en sourire/attention. Dans son service de sincha, précautionneux, généreux et avenant. A boire les trois infusions, je crois bien que je n’arriverais pas à ce résultat à la maison… ils avaient la bouilloire de Benead et les doses, l’infusion a été très rapide. Un vrai moment de plaisir et quelle délicate inspiration que son écusson … un plateau de thé, une tasse et la théière en action, à transmettre la dernière goute si importante du breuvage, un 8, l’infini, l’éternité mais aussi l’expansion et le partage.
J’ai été très étonnée aussi par le thé (le produit sec), j’ai l’habitude, avec les oolongs que je bois, d’avoir des feuilles entières, là ce sont de toutes petites « aiguilles »… impressionnant. Et encore plus par ce matcha, pas du tout amer, même si nous avons eu le droit au sucre pour adoucir l’amertume : un higashi, soit un wagashi fait à base de sucre et de farine… une vue des cimes de montagne jusqu’aux fleurs et aux vagues…comme du sucre glace très parfumé, j’imagine qu’il se rapproche d’un suiko de chez Toraya.
Nous avons pu apprécier ce matcha avec bonheur, pas amer car ses feuilles étaient dénervées, broyées puis moulues au dernier moment. Un matcha fouetté et non tourné (le fouet en bambou, chasen, agite latéralement, d’avant en arrière, sans rotation !), mousseux à souhait. La préparation était elle-même illustrée par les dessins du producteur.

En rétro olfaction une impression de cerisier, sakura… va falloir que je me l’achète, c’est pour la semaine prochaine, sûr. Je rêve ainsi d’un Haku-yu, d’un Chasen et d’un Chashaku… et puis d'un passage non éclair chez Chajin biensûr!

Loula a eu la chance d’aller aux dégustations aussi… merci infiniment Francine. Et puis je viens de savoir que la pâtisserie japonaise place de la Madeleine a fermé. Quel dommage ! Il nous reste Toraya, la plus vieille de la capitale. Et enfin, Mr NEGIAR prépare un livre, je suis prête !

jeudi 2 octobre 2008

Une leçon de piano

Couleur d'automne... et du Keith Jarrett (merci Siréneau de me l'avoir fait connaître et le morceau était fabuleux, une vraie leçon de piano), pour mettre mon corps en mouvement et en rythme à la façon Jaques-Dalcroze... allez un petit effort

Keith Jarrett Trio, "Autumn Leaves"

De la rythmique dans la vie

En lisant « Totto-chan, la petite fille à la fenêtre » de Tetsuko KUROYANAGI, dont je parlais , j’ai vraiment été touchée par une pédagogie musicale différente. En effet, le directeur de l’école primaire TOMOE, où la petite fille a passé quelques années, a été le premier à exporter la pédagogie JAQUES-DALCROZE dans le milieu scolaire de l’enfance au Japon.

Je suis incapable d’être en rythme dans le chant, la musique ou la danse. Alors, la pédagogie d’Emile JAQUES-DALCROZE basée sur l’apprentissage du mouvement par et pour la musique comme une manière de vivre m’a rendue perplexe… puis enthousiaste. Il s’agit d’investir notre corps et de le rendre sensible au rythme et à la musique. Nous sommes loin des cours de solfège ou de danse traditionnelle. Ici il est question de naturel avant de laisser parler la technique…
Par des exercices de « rythmique », le corps évolue en entier et fait appel à la voix et aux sens auditif, visuel, tactile et kinesthésique. Avec la musique, le corps est en mouvement et par des jeux, des exercices de coordination, de réaction, de dissociation et des improvisations, les élèves apprennent les notions de rythme (mesure, carrure, pulsation, rapport des durées), d’harmonie et de mélodie (gammes, tonalités, intervalles, accords). Le solfège n’est pas forcément présent.

*source du dompteur, site français JAQUES-DALCROZE

Il n’y a pas de méthode unique et chaque enseignant a improvisé sa vision de la « rythmique », très différente des méthodes passives d’enseignement de la musique ou de la danse traditionnelle. Ainsi le Directeur de TOMOE, Mr Kobayashi, après avoir suivi des cours en Europe, a dispensé les siens tous les matins à ses petits élèves : sur une musique jouée au piano, ils marchent de « façon parfaitement décontractée, en traînant presque le gros orteil par terre » puis ils adaptent l’allure au nombre de temps dans le rythme, 2 temps, 3 temps, jusqu’à 6 temps. Les mouvements des bras suivent, s’accélèrent, se modifient en fonction avec une gestuelle spécifique au nombre de temps. Et puis les changements de temps s’opèrent, il faut s’adapter ou continuer dans l’ancien rythme jusqu’à nouvel ordre « Quand on lui demandait ce qu’était la rythmique, M.Kobayashi répondait : « C’est un jeu destiné à affirmer les mécanismes corporels, un jeu qui apprend à l’esprit à contrôler les mouvements du corps et à l’esprit de comprendre le rythme. Par sa pratique, la personnalité trouve son rythme. Une personnalité rythmée est belle et forte, et se conforme d’elle-même aux lois de la nature ». »



Mr Kobayashi, persuadée de l’intérêt de cette pédagogie pour harmoniser le corps et l’esprit, avait poussé la pratique par des séances, son cours de musique, de dessins à la craie sur le parquet de la salle commune. Affalés, couchés, assis, ou dans n’importe quelle position qui leur convenait, les enfants dessinaient les rythmes en notes de musique sans portée, fluettes ou grosses, prenant tous l’espace ou microscopiques… elles devenaient des dessins d’enfant et de vie : une « cabriole » par-ci, un « drapeau » par-là, un « drapeau-drapeau » ou un « double-drapeau », une noire, une blanche avec ou sans « grain de beauté », une ronde….

*source peinture de Ba Da Shanren (Shitao), Galerie de Andy

« Une grenouille qui saute dans un étang : qui n’a jamais assisté à pareille scène ? Pourtant seul Bashô a pu écrire :

Le vieil étang
Une grenouille plonge
Le bruit de l’eau !

(…) Le directeur rappelait alors la célèbre formule : « Rien n’est plus à craindre en ce monde que d’avoir des yeux incapables de voir la beauté, des oreilles incapables d’apprécier la musique, un esprit incapable de saisir la vérité et un cœur incapable de s’enflammer ». C’est là sans doute ce qu’il cherchait à éviter en incluant la rythmique au programme de l’école. »

Pour vous faire une idée de cours de solfège enseigné ailleurs avec ce même esprit JAQUES-DALCROZE, voici quelques extraits :


Cours de Rythmique-Solfège II
envoyé par Dalcroze


Cours de Rythmique-Solfège V
envoyé par Dalcroze


Cours de rythmique Parents-enfants
envoyé par Dalcroze

Pour en savoir plus sur cette pédagogie, lisez donc ici sur leur site français. La finalité de la rythmique (et une définition plus complète de la rythmique de JAQUES-DALCROZE) vous est présentée et puis n’hésitez pas à essayer le petit questionnaire en bas de cette page, très instructif sur notre façon de concevoir la musique et le rythme. Il est aussi très intéressant de voir qu’en considérant l’espace, le temps, l’énergie dans le mouvement et la rythmique, cette pédagogie sert aussi en cas de handicap ou d’exercice de psychomotricité, par exemple pour les séniors.

Et Totto-chan m’a encore emmenée plus loin dans la découverte de la danse, comme j’aurais aimé en faire, loin des pointes ou des dictats, bien plus près de chacun tout en étant aussi énergique (et sportif). Elle a suivi quelques cours avec le célèbre professeur Baku ISHII, chorégraphe réputé, fondateur du « Centre de Recherches sur la Danse » à Jiyû-ga-oka. Paradoxalement elle attendait plus de rigueur, de pointes et de postures, des battements de cygnes pour danser sur le lac ! J’aurais aimé, pour ma part, répéter des phrases en musique comme « Soleil sur la montagne ! » : « - C’est bien que tu veuilles être un cygne, mais ce que je voudrais, c’est que tu prennes goût à danser à ta manière. » Oui j’aurais aimé… ainsi j’aurais pu suivre le rythme… avoir l’oreille et apprécier ce que la musique a à nous offrir. J’aurais vraiment aimé que Cécile nous livre son avis sur cette pédagogie, elle qui sait si bien parler de musique.