mercredi 28 janvier 2009

Lectures prétextes pour relation parent-enfant

J’aime les livres dits « intelligents », de ceux qui provoquent la sensibilité, émoussent les sens, amènent, en seconde lecture, une réflexion, toute douce ou plus vive. « P comme papa » de Isabel MARTINS, Bernardo CARVALHO n’est pas de ceux-là et pourtant il a une place de choix, aussi, dans notre bibliothèque jeunesse.


Parce qu’il s’agit de tendresses, de câlins, de moments d’échange… un père et son enfant dans ces petits rapprochements du quotidien, pas d’histoire mais du spontané… p comme papa mais ce papa qui devient tout autre objet utile, nécessaire, important, rassurant, comique, amusant…
papa capuche,
papa échelle, papa fauteuil, papa avion, papa pommade etc…
*source illustrations de Bernardo CARVALHO (en version originale et cela rajoute en fait beaucoup de chaleur)

Les bouts de chou de 2 ans, et quelques, adorent et redemandent, les mots sont répétés, les gestes mimés, le reste de l’action raconté. Et puis les illustrations de Bernardo CARVALHO offrent des silhouettes toutes stylisées et rayonnantes, chaudes et pastels mais aussi feutrées… une belle proposition dont abusent mon compagnon et notre lutin… de l’autre côté de l’appartement je n’entends que les éclats de rire !

De notre côté, relation mère-enfant, j’ai aussi un livre, plébiscité… « Les douze manteaux de maman » de Marie SELLIER et Nathalie NOVI.

Marie SELLIER propose là des humeurs de maman, changeante, merveilleuse, fragile, efficace, tendre. Elle offre un panel très large et superbement bien vu sur les différents états d’une maman quelquefois fatiguée… tout cela en ne parlant que de ses manteaux… douze, comme les saisons (par forcément de la terre), mais plutôt d’une vie ou d’une journée… de maman. Cette auteure mérite de s’attarder, pour son inventivité, son rapport à l'art, voir ici dont est tiré la couverture.

J’ai aussi beaucoup d’admiration pour les illustrations de Nathalie NOVI, personnage étrange aux chapeaux à imiter. Avec un immense plaisir j’avais pu aller à une de ses expositions lors de notre escapade normande, Ribambelles&Ribambins me redonne envie là (nous n’avons pu ramener qu’une affiche, à suivre)… J’aime les couleurs chatoyantes ramenées d’Afrique noire ou du Nord, ces références picturales, ces costumes bigarrés, ouatés, chauds et doux… et ces paysages, décors impressionnistes d’une humeur plus que réalistes. Me reste en mémoire, tout de même, une vue d’une colline orageuse que j’aurais aimé vous proposé quand je parlais de l’odeur après l'orage. J’aurais aimé un livre d’exposition mais bon ce premier en notre possession, « Les douze manteaux de maman» permet déjà à la maman que je suis de me fondre avec bonheur dans ces illustrations pas si enfantines.

*source illustrations Nathalie NOVI

Pour en revenir à ce manteau, capeline de sorcière, châle de réconfort, j’aime ce parti-pris pas du tout mode mais bien émotif. J’aime la part d’ombre du manteau de brume, des yeux de plume de paon qui lancent « des éclairs de colères et font des trous partout », mais aussi ce côté vol au vent, cet emmitouflement déjà effectué avec un peignoir mais aussi un manteau duveteux, chaud... non, non pas bleu mais fushia…. De très beaux extraits sont remis en scène là. Bellesahi m’avait intriguée là et Katell harponnée ici. Sylvie vous dévoile les couleurs du manteau là.

jeudi 22 janvier 2009

Surprise à coeur de muffins verts et soupe de carotte, pour convalescents

Il a fallu 2 semaines pour se sortir un peu de tous ces miasmes respiratoires et intestinaux…
Hier pour se réconforter à deux… un petit diner aux surprises :



Muffins au mesclun et poivron rouge
Pour 4 beaux muffins
1 sachet de salade mesclun
1 petit poivron rouge (voire ½)
1 poignée de noix
100g de farine
1 sachet de levure
1 peu de fromage râpé
2 œufs
1 peu d’huile d’olive


Préchauffez votre four à 180°C. Dans une casserole à fond épais, mettez un peu d’huile, 1 pincée de sel et la salade à feu moyen. Tournez la salade jusqu’à ce qu’elle cuise sans accrocher, rajoutez pour 2 minutes supplémentaires le poivron rouge coupé en grosses lamelles et un peu d’eau si cela accroche.

Récupérez le mesclun sans le poivron et en enlevant l’excédant d’eau et mixez-le. Dans un saladier, mettez la purée de mesclun, les noix écrasées grossièrement avec le plat de la main, le poivron rouge, le fromage râpé et les œufs. Mélangez.

Rajoutez la farine, la levure. Mélangez et mettez la préparation dans des moules en silicone. Enfournez pour une 20aines de minutes.


Soupe tiède aux carottes et aux clémentines
Pour 2 personnes
4 carottes
¼ de céleri-rave
2 clémentines
1 noisette de gingembre frais
1 peu d’huile d’olive


Coupez les légumes en très petits cubes. Coupez très finement le gingembre après l’avoir épluché et en privilégiant l’extérieur moins fibreux. Mettez –le dans la casserole avec un peu d’huile. Quand l’huile est chaude, rajoutez les légumes et 1 pincée de sel. Faites suer les légumes le plus longtemps possible puis rajoutez de l’eau jusqu’à hauteur des légumes pour terminer la cuisson.

Préparer les suprêmes d’une clémentine, cf. technique pour le citron sans les mettre en dès au final (avec une joie non dissimulée, je les ai réussi, sans comparaison avec cet autre essai). Disposez-les entiers dans le fond de deux coupelles. Récupérez, en pressant les peaux blanches, le jus de la clémentine qui a servi aux suprêmes. Puis pressez l’autre clémentine.

Attendez que les légumes tiédissent. Mixez les légumes cuits et leur eau de cuisson en rajoutant le jus de clémentines. Servez dans les coupelles.

jeudi 15 janvier 2009

Imposture et auto-shiatsu pour une sinusite

Je suis prise en délit d’imposture tous les jours. Imposture que de paraître maîtriser les sujets dont je parle sur ce média (comme dans d’autres occasions). Je ne suis qu’une amatrice, une défricheuse… je mets ici des petits focus souvent sur des pratiques qui me plaisent et vers lesquelles j’aimerais devenir plus expérimentée mais je ne suis qu’une débutante. En thé, en shiatsu, en littérature, en cuisine comme dans tout le reste.
Je me demande souvent si ce n’est pas une erreur monumentale que de faire des billets spécifiques quand je ne suis qu’une apprentie. Mais je suis partisante de continuer, de poser là des jalons pour moi (pour vous) pour aller ensemble ou seuls vers ces alternatives. A vous (à moi) de continuer la réflexion, de chercher la pratique exacte, de trouver confirmation auprès des spécialistes et des experts… je ne suis là que pour vous (me) mettre sur la voie. Avec plus d’informations, des idées précises, nous avons souvent plus envie d’ouvrir la porte entrouverte… en connaissance de cause en fait. Et puis, il y a certaines choses que j’ai envie de transmettre à notre fils, de ces pratiques comme une hygiène de vie.

Nous devrions tous avoir des techniques pour calmer le mal (en attendant le diagnostic et l’ordonnance). Je suis très tournée vers le shiatsu et quelques auto-pressions pour les symptômes bénins me paraissent de « santé publique ». J’essaye par tous les moyens de trouver des sources d’informations aussi simples et utiles que ces versions japonaises :

*source (avec d'autres supports pour d'autres symptômes)

Je suis, depuis le début de la semaine, près de mon homme malade et au lit, la grippe des premiers jours a fait place à une otite et une sinusite. Alors le petit d’homme et moi gardons nos distances (enfin nous essayons) et je pratique quelques petites auto-thérapies de « prévention ». En prévention de l’otite, toujours des bains de pieds et des massages de chevilles… et pour moi, qui ai un début de sinusite, les 6 points faciales d’auto-shiatsu pour les problèmes respiratoires supérieurs. Je les ai pris du livre « Shiatsu pratique » de Denis LAMBOLEY. Cette version simplifiée, par rapport à celle de MASUNAGA, apporte énormément de facilité à la pratique quotidienne. Ainsi l’auto-shiatsu est accessible, les pressions explicités et quelques massages repris. Les troubles courants (fatigue ou dépression, stress et anxiété, insomnie, migraines, problèmes respiratoires et ORL, problèmes digestifs, ostéo-articulaires, urinaires ou génitaux, du dos, des yeux et des oreilles …) sont bien repris et vous avez une image très claire pour l’application de vos pressions sur les points de méridiens.



Ici pour la sinusite (problèmes respiratoires supérieurs), ce sont ces 6 points à presser entre 5 et 10 secondes. La pression se fait par le gras de l’index, pour plus de facilité vous pouvez pencher la tête vers vos mains. Les méridiens concernés sont celui de la vessie (V), du gros intestin (GI), du triple réchauffeur (TR) et de l’estomac(E).

*source (lien à lire que je reprends pour le tsubo bitong)

1V : au dessus de la commissure palpébrale de l’œil, près du bord interne de l’orbite (le premier point rose au plus près de l’œil)
2V : dans la dépression située à l’extrémité interne du sourcil (le second pont rose aux sourcils)
20GI : entre le bord externe de l’aile du nez et le sillon naso-labial (le second point marron près des narines)
23TR : sur le bord externe de l’orbite, à l’extrémité externe du sourcil (le premier point orange près du sourcil)
3E : à l’intersection d’une ligne passant par la pupille de l’œil et le bord inférieur de l’aile du nez (j’imagine le point rouge marqué estomac)
Tsubo bitong : au milieu de l’aile du nez

*source tsubo bitong (très connu pour le sevrage du tabac, à lire ici sur le blog de l’acupuncture expliquée de MaîtreQi) (Attention: en y regardant de plus près ce n'est pas ce point là le bitong... le point à presser jsute au dessus de la narine, allez donc le voir en suivant le lieu sur le sevrage du tabac)

Le soulagement est immédiat et l'auto-pression peut se faire deux fois dans la journée.

samedi 10 janvier 2009

Thé rose d'Abyssinie, petit-déjeuner conté et hibiscus légume

Je voulais vous parler d’un petit-déjeuner rose. Hier j’avais pris, au lieu d’un thé, une infusion d’hibiscus et un yaourt à la confiture de fraise (pour les grands), offerte par N-Talo (entre autres petites merveilles dont je parlerais plus tard). Quel plaisir, très régressif… en effet, la confiture fut un nectar d’enfant chez mes grands-parents… et puis cette infusion, dont l’absorption était contrôlée par ma maman… trop tonique, excitant, pour une enfant ou une jeune fille ! (pas tout à fait : maman, il te faut lire la suite !).


Ce fut d’ailleurs un petit-déjeuner très agréable en surprise : un petit goût, une note particulière dans la confiture de fraise… un je ne sais quoi de plus, très, très agréable… une « étoile » de badiane (entre autres épices)… et dire que mon hibiscus lui aussi est stocké avec la badiane dans mon étagère tisanes (même si ce n’est pas le meilleur en terme de conservation : deux ingrédients très forts en odeur !).

Et puis après la petite promenade du matin, retour vers la blogosphère et lecture d’un billet de N-Talo sur un petit-déjeuner à l’hibiscus… et un autre sur son organisation de SWAP « Si ton petit déjeuner m’était conté ».

Alors voilà, je rempile pour un SWAP ; mais quand je suis invitée de cette manière, je ne peux pas résister. Vous avez jusqu’au 20 janvier si vous êtes tentés et c’est ici ! Il ne me reste plus (ou presque) qu'à me présenter sur le blog dédié au SWAP.

Et puis cet hibiscus qui dans les petits-déjeuners de N-Talo devient une boisson africaine sucrée (avec recettes). A l’Ouest, un Bissap au Sénégal, un Coc’Afrique en Mauritanie, un Seille (ou Oseille rouge) en Guinée, un Roselle en Jamaïque ou un Dabléni (ou Dah) au Mali. A l’Est et au Moyen-Orient, un Karkadeh (karkadé, carcadet)… voir ici ou encore là pour d'autres noms.

En fait, sans le savoir, j’avais bu un « Thé rose d’Abyssinie ». Encore un thé "sans thé" pour commencer ma matinée, ce "Thé de santé" de l'Erythrée (région de l'Ethiopie anciennement appelée "Abyssinie") bu dans une tasse peinte par ma tante, quelques plumes. Rajout: Oui Fortunato , tu as raison, ce n'est pas du thé, juste une infusion, il fallait éliminer la confusion.


Comme quoi le thé me suit partout. Un thé rose au goût de groseille ! Cette boisson arrivée plus tôt en Italie (après le retour des soldats italiens d’Ethiopie en 1936) devrait prendre de plus en plus de place sur le marché européen.



*source cueillette d'hibiscus (lien à suivre avec plusieurs billets sur cette plante)

Moi, j’avais pris une simple infusion chaude, mais non bouillie 10 minutes, et sans sucre. Notre loupiot l’adore avec sucre. Oui, les enfants peuvent en boire, sans excès bien sûr. L’infusion est utilisée en cas de fatigue passagère, elle est un léger tonique mais aussi dépurative, facilitant la digestion (et même réputée brule-graisse)… et encore plus d’incroyables propriétés ayurvédiques. Mais les propriétés ne concernent pas uniquement les infusions.

Comme quoi un petit-déjeuner est aussi le temps pour apprendre la botanique et découvrir d’autres préparations. Des trésors sous une fleur.
De la transformation artisanale du Bissap en boissons, sirops, jus, marmelades, confitures, pâtes à tartiner, à d’autres variantes plus européennes dans un jardin portugais (avec un indice de maturité à la récolte manuelle et à notre portée).
Mais aussi des utilisations alimentaires, l’oseille de Guinée étant aussi un légume à explorer, plus connu sous le nom de bele, chou glissant, aibika, hibiscus manihot et hibiscus soleil couchant.

Attention cependant à ne pas confondre tous les hibiscus ! Maman, ne pique pas les fleurs d’hibiscus de Mam ce n’est pas la même espèce… l’hibiscus des infusions et de feuilles en légume est de la variété annuelle hibiscus sabdariffa. Si tu trouves un hibiscus syriacus, tu pourras manger les fleurs… lire ici pour les différents hibiscus « comestibles ». Mais quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un hibiscus dans un des légumes que je consomme: le gombo est le fruit d’un hibiscus esculentus.

Comme quoi un petit-déjeuner peut nous emmener loin, en Afrique par exemple, dans des découvertes et des partages, botaniques, gourmands mais aussi « théophile »…et aussi proposer un plat de déjeuner… des gombos au tamarin.
Rajout: cela donne envie aussi de répondre à une question d'atelier créatif, relayée par Kris... Qu'est-ce que le thé nous inspire?

jeudi 8 janvier 2009

Les rites imaginaires *8* janvier/février

Et oui ils reviennent… ils ont trainés ici et là, ont été ailleurs voir si le vent les porterait, ont pris d’autres noms pour brouiller les pistes et sont de retour : les Passeurs d’imaginaires.

J’avais fait, il y a quelque temps déjà, une proposition à tous selon son bon vouloir : participer chacun sur son blog (ou ici pour ceux qui n’en aurait pas) à un thème imaginaire. Rappelez-vous le principe. Je n’avais pas pu tenir la cadence d'un thème par mois car les billets de « tissage » imaginaire étaient fastidieux. Mais voilà, l’idée me plaisait de partager, ensemble, à un moment donné, une divagation.

Alors avant de faire le billet « mise en bouche » de vos parfums imaginaires, thème qui traine depuis mai 2008 (oui, oui), je vous en propose un autre : les rites ! Ces passages dans la vie plein de symboles, sans s’arrêter à la définition du dictionnaire. Il s’agit de rites réels ou imaginaires ou de toutes coutumes symboliques, par exemple toucher le nez d’un Harubang de Corée du Sud donnerait toute chance au couple de mettre au monde un petit garçon.

*source Harubang

Je vous propose donc de :
- nous emmener avec vous suivre les vôtres, religieux, de famille, de culture, de saison et décrire les us et coutumes
- répertorier toutes les petites coutumes de fertilité, de bonheur, de consolidation sociétale, de richesse etc… que vous aimez.
- nous en inventer d’autres (de cohabitation par exemple) ou nous indiquer ceux que vous remettriez d’actualité, rites de passage, symbole d’une étape, initiation
- nous décrire une civilisation à travers ses rites, nous présenter le décor, les masques, les musiques et les gestes (tatouages, danses, actes)
- reprendre les termes de ritualités en psychologie ou anthropologie par exemple
- nous dévoiler vos étapes clefs, celles qui organisent et compartimentent votre vie ou votre journée.
- nous dévoiler d’autres notions du rite (en gymnastique avec les 5 tibétains par exemple)
- nous expliquer votre position sur certains plus agressifs que d’autres (par exemple les circoncisions ou excisions ou plus « modestement » les bizutages)


*source de peinture rituelle Cauk pour une cérémonie de mariage (lire le lien très instructif) dans la tribu des Warli en Inde

Comme toujours vous avez carte blanche pour partir dans du vrai, de l’imaginaire, de l’écrit ou du visuel… Le but n’étant que de partager, de suivre vos liens, de reprendre le cours de la réflexion, de la découverte ou de l’imaginaire. Vous avez jusqu’au vendredi 27 février (2009, il ne faut tout de même pas exagérer !). Il vous suffit juste de me mettre un commentaire sous ce billet dès que vous avez mis en ligne votre participation.

2 ans de toile de bord, à l'abordage!

Demain cela fera deux ans de blog ! C’est long et c’est court. C’est, parait-il, la durée de vie moyenne des blogs. Est-ce un cap si difficile à passer ? Peut-être…
C’est vrai que
nos motivations de départ ont quelque fois changé, c’est vrai que l’addiction à ce format d’échanges, de partages (et il faut bien l’avouer de confidences) est au rendez-vous. Cependant une forme de tension arrive : pour certains, une envie de pousser encore plus les billets, de leur offrir plus de qualité donc un investissement supplémentaire, pour d’autres, beaucoup moins pour retrouver plus de temps pour la vie réelle.
Et puis il y a ces « lecteurs ». Ceux qui se perdent sur la toile et se trouvent capturés par la mienne. Certains arrivent à s’en dépêtrer, une fois conscients de leur erreur (un contenu en non adéquation avec leur demande), certains s’y reposent un petit peu, ballottés par les vents et trouvant le paysage pas si désagréable de ce point de vue. D’autres reviennent, ils savent qu’ils ne seront pas mangés par l’araignée maîtresse du lieu, alors ils prennent une goutte de rosée là, une effluve ici, un peu de pollen déposé par une abeille là, une vibration qui ragaillardit sa mouche de ce côté ou juste une contemplation géométrique, architecturale de mes toiles. Je dois vous dire que ma toile sera bien sûr bioindicatrice, déformée par l’absorption de théine : la catégorie «Un chemin de thé » venant avec une fréquence plus assidue.


*source Arthur RACKHAM

J’y ai pris goût. Je me délie volontiers, sans me déliter tout de même malgré l’éclectisme. J’ai encore envie de noter, de me servir de ce support comme un carnet de bord modeste, avec des petits riens, des petits plus et des petits n’importe quoi… en espérant à chaque fois que certains y trouvent leur compte. Certains d’entre vous sont des invités de marque, j’aime savoir qu’ils sont passés par ici ou par là. D’autres viennent pour les vacances et j’aime les retrouver chaque saison et puis certains restent sur le bord de la toile, n’osent pas. A vous tous je voudrais dire que ce blog est autant mon fait que le votre. Sa vie, sa durée, le contenu, les échanges ne sont que des volontés de partage. Merci d’y croire aussi.

Aujourd’hui j’enlève aussi mon compteur de visites. Ce serait ce dernier qui me laisserait si déconfite à chaque fois par les
fenêtres intempestives, merci Félix-Etienne. Nous sommes loin des 1000 et un passages et pourtant même si le nombre de visiteurs est aussi un indice de mon humeur (n’oubliez pas que je suis encore en non-travail professionnel… mais avec de nombreuses tâches, de nombreuses activités qui pourront le devenir…), je suis toujours aussi fébrile à savoir que la moitié des visites quotidiennes est peut-être due à mon contenu. Plus de 90 500 visites pour plus de 500 billets depuis 2 ans. Mais ma plus grande joie en ce début d’année est la visite de quelques personnes (oh pas bien nombreuses mais importantes) qui reviennent avec plaisir entre mes billets, chez qui je vais me ressourcer, prendre des forces et des idées, que je rencontre, avec qui les partages m’ont fait grandir à une vitesse que je ne croyais plus possible. C’est cette qualité qui prime à la quantité ! Et c'est grâce à tous les blogs que me sont chers (colonne de droite mais aussi suivi plus précis, cf mon profil) que je suis encore ici.